Soigner les militaires

9 juil. 2008, PAR Acteurs Publics
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Le général Bansart, sous-chef des armées, les députés PS d’Ille-et-Vilaine, Jean-Michel Boucheron, et UMP du Morbihan, Michel Grall, le secrétaire général du ministère de la Défense, Christian Piotre, ainsi que Yves Duplaix de Logica et Vincent lanata de PriceWaterhouseCoopers étaient présents à la table ronde consacrée à la défense.
« J’approuve la réforme de la Défense dans ses principes. » Le ton était donné d’entrée de jeu par le député PS d’Ille-et-Vilaine, Jean-Michel Boucheron. « Mais il faut les soigner nos militaires. Le métier est particulier », a-t-il tenu à souligner. Michel Grall, député UMP du Morbihan, de retour du Kosovo, n’a pas manqué d’en confirmer toute la particularité, à l’heure où l’ennemi prend un nouveau visage. RGPP ou pas, il faut se mettre en capacité de préparer l’impossible. Une mission stratégique, le cœur de métier de la défense. Celui-ci est appelé à évoluer en profondeur. Les représentants du ministère ont confirmé, avec force et vigueur, l’essentiel de la réforme. À savoir une coupe sombre dans les effectifs, et plus particulièrement dans le soutien, afin de retourner le ratio au bénéfice des forces armées. Et pour permettre de financer les opérations extérieures et tenir l’engagement de projeter 30 000 hommes. Autre objectif : financer les programmes d’armement grâce aux marges de manoeuvre dégagées sur l’administration. Aujourd’hui, 18 milliards d’euros sont consacrés à la masse salariale, et seulement 10 à l’investissement. C’est trop peu. Au final, les 54 000 suppressions d’emplois sont acquises. Comment seront-elles accompagnées ? Les consultants, forts de leur expérience menées au sein de grands groupes, ont insisté sur l’importance du pilotage, car le paradoxe est de gérer une déflation majeure des effectifs tout en attirant les talents. La gestion prévisionnelle RH sera le défi de demain. Du côté du ministère, on se prépare, avec un soupçon d’inquiétude. « On craint la débandade », confirme le général Bansart. L’accompagnement social sera-t-il à la hauteur pour maintenir les troupes?

Xavier Sidaner