Un territoire qui n’anticipe pas se dégrade

9 juil. 2008, PAR Acteurs Publics
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Serge Bergamelli, de la Caisse des dépôts et des consignations, Bruno Janet, directeur des relations avec les collectivités locales et Conseiller spécial du Président de France Télécom - Orange, Philippe Vigier, député et maire NC d’Eure-et-Loir, étaient réunis pour évoquer l’aménagement du territoire.
Avec la réforme de la carte judiciaire et la publication du Livre blanc de la défense, on redécouvre l’aménagement du territoire. Mais la crainte d’un désengagement de l’État demeure, et notamment d’un déménagement des services des zones rurales vers les agglomérations. Philippe Vigier approuve : « L’aménagement du territoire est un mot qui revient enfin à la mode. On peut avoir un État fort si les collectivités locales assument clairement leurs responsabilités. » Il met également l’accent sur l’« urgence numérique », en faisant remarquer qu’«on ne pourra pas éluder les péréquations entre régions riches et régions pauvres… » Bruno Janet intervient sur les « autoroutes de l’information », en précisant que l’aménagement du territoire en matière de télécommunications a été très rapide. En 2004, 50 % de la population n’avait pas accès au haut débit, aujourd’hui, 98 % des Français sont connectés, plaçant la France au premier rang européen. « On a mis 30 ans pour installer le téléphone, 15 ans pour le mobile et 4 ans pour le haut débit. » « Les techniques permettent de faire les réformes et les services publics autrement, en les endant plus proches des usagers », comme avec l’installation des Points VisioPublics en Auvergne, par exemple. Du point de vue de la Caisse des Dépôts, Serge Bergamelli est formel : « Les territoires sont en compétition les uns contre les autres et c’est encore plus vrai au niveau européen. L’élu devient de plus en plus un manager territorial : ce qui se joue, c’est l’attractivité, la compétitivité. »

Cécile Prévost

Acteurs Publics