Ne pas toujours viser la rentabilité

10 juil. 2008, PAR Acteurs Publics
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Des spécialistes des questions budgétaires, comme Georges Tron, député UMP de l’Essonne, membre de la commission des finances de l’Assemblée, Bernard Derosier, président du conseil général du Nord et député PS, Dominique Lamiot, secrétaire général à l’administration centrale du Minefi et du ministère du Budget et de la Fonction publique, Philippe Roger, directeur grands comptes de France Télécom - Orange et Didier Menusier, directeur général en en charge du secteur public pour l'ensemble des activités de Logica France se sont rassemblés autour des thématiques liées à l’économie.
Georges Tron réalise d'abord un diagnostic sévère sur le retard pris par la France en matière de réforme de l'État, en prenant comme exemple le cas canadien. « Lorsque l’on demande aux Canadiens ce qu'ils retiennent du fruit des ces réformes, ils évoquent d'abord la qualité de service. » « Je prends souvent cet exemple : en temps de guerre, nous avons besoin de moins de militaires qu'en temps de paix », argue le député UMP de l’Essonne, au moment où le débat portait sur les réductions d'effectifs. « Le service public ne doit pas toujours viser la rentabilité », explique Bernard Derosier. « Justice, défense, bientôt santé, ce n'est plus de l'aménagement du territoire, nous assistons à un déménagement du territoire ! », dit-il, pointant « l'idéologie » de la majorité. En guise d'exemple concret, Dominique Lamiot livre son analyse sur les réformes entreprises de longue date au sein des ministères de l’Économie et des Finances. Philippe Roger, en prenant l'exemple de ce qui est pratiqué chez France Télécom - Orange, insiste sur la nécessité de responsabiliser les agents pour réussir toute réforme.

Thomas Renou
Acteurs Publics