Qui pour diriger le PS ? Le fil info du congrès de Reims

Royal, Delanoë, Aubry, Hamon... Le PS tient sa grand-messe à Reims avec comme premier objectif de trouver un successeur à François Hollande. Heure par heure, la rédaction de Profession Politique décrypte et analyse le congrès du Parti Socialiste.

Vendredi, 20h35

Bertrand Delanoë et ses partisans ont décidé de ne soutenir ni Benoît Hamon ni Martine Aubry comme candidat au poste de premier secrétaire, a annoncé le député Michel Sapin.

Vendredi, 20h30

Manuel Valls sort de la salle plénière, où la motion E est rassemblée, et annonce que Ségolène Royal sera bien candidate au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste.

Vendredi, 19h10

Les débats s'achèvent, c'est l'heure des assemblées générales de chaque motion. Les royalistes, arrivés en tête lors du vote des militants, s'installent dans la salle plénière. Pour les cinq autres motions, les réunions se tiendront sous des chapiteaux montés sur le parking du parc des expositions. Cette première soirée de congrès est déjà riche en enjeux.

Ségolène Royal va-t-elle décider une fois pour toutes de se déclarer candidate au premier secrétariat ? A priori, l'ancienne candidate à la présidentielle briguera bien le poste de son ex-compagnon, tout en proposant la création d'un "premier secrétaire délégué", responsabilité qui pourrait être confiée, le cas échéant, à Vincent Peillon.

De quel côté va pencher la motion Delanoë ? Les partisans de François Hollande poussent en effet le maire de Paris à refuser tout accord avec Martine Aubry.

Vendredi, 18h35

Manuel Valls, qui soutient Ségolène Royal, laisse entendre qu'elle sera bien candidate au premier secrétariat. Et dit ne pas accepter qu'il y ait un "débat sur les personnes" : "Si Delanoë ou Aubry étaient arrivés en tête du vote des militants, nous aurions accepté leur schéma sans protester".

Vendredi, 18h20

A la tribune, François Hollande aborde le sujet "MoDem" : "Il est en compétition avec nous et nous sommes en concurrence avec lui. Il n'espère qu'en nos faiblesses, qu'en nos divisions. S'il n'y a pas de doute sur ce que nous voulons faire avec lui, il ne peut pas jouer le premier rôle, il ne peut être qu'une force d'appoint"...

Vendredi, 18 heures

Une proche de Ségolène Royal fait le point : "On décidera ce soir, lors de l'assemblée générale de motion, de ce que l'on fera. Soit on reçoit d'ici là un signe positif des autres et on choisira un premier secrétaire de consensus, style Vincent Peillon ; soit il n'y a pas de signe et Ségolène ira elle-même". Le signe positif est surtout attendu, précise cette source, "du côté de la motion Delanoë, avec laquelle il serait possibile de former une majorité". Et d'afficher un regret : "Ségolène aurait dû dire depuis longtemps qu'elle était candidate. Car maintenant, on donne un peu l'impression de flotter"...

Vendredi, 17h35

Ségolène Royal fait son entrée dans la salle plénière, au coeur d'une indescriptible cohue médiatique, affirme espèrer "un congrès utile et serein", et se dit "toujours heureuse d'être parmi les socialistes".

Vendredi, 17h15

Dans les couloirs, Michel Sapin, soutien de Bertrand Delanoë, philosophe sur "l'envie" de prendre la tête du parti exprimée par Ségolène Royal mercredi soir sur TF1. "Qu'est-ce que l'envie ?, s'interroge l'ancien ministre, "Où commence le désir et ou s'arrête le plaisir ?"

Vendredi, 16h50

A la tribune, Jean-Louis Bianco, soutien de Ségolène Royal, appelle ses "camarades" à "montrer le beau visage du socialisme". Mais sans citer le nom de l'ancienne candidate à la présidentielle.

Vendredi, 16 heures

Les débats démarrent avec une heure de retard. Dans la salle, les conciliabules se sont multipliés. Un ponte de la motion A, celle de Bertrand Delanoë, raconte à quel point les discussions sont "compliquées" avec Martine Aubry. Avant de présenter Pierre Moscovici comme un possible candidat au poste de premier secrétaire...

Vendredi, 15h15

Martine Aubry est la première des têtes d'affiche à faire son entrée dans la salle plénière, suivie de peu par Bertrand Delanoë. Happés par les caméras, les maires de Lille et de Paris parlent "rassemblement" et "unité", tout en admettant que les "discussions" continuent.

Vendredi, 14 heures

Soixante minutes avant l'ouverture officielle du congrès, tension et fébrilité sont palpables. Les couloirs bruissent de la réunion Aubry-Delanoë-Hamon du matin. "Ils sont tous contre elle", s'indigne un militant. "Elle", c'est Ségolène Royal, qui vient de faire savoir par l'une de ses proches, Aurélie Filippetti, qu'elle annoncerait samedi matin,devant le congrès, sa décision d'être candidate ou non au poste de premier secrétaire.

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