Le 09/10/2012 dans Actualités > État
Défense

Le nombre de bases de défense “n’est pas figé dans le marbre”

© Chesnot/SIPA

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Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian (photo), en visite le 8 octobre sur la base aérienne de Bricy, dans le Loiret, a reconnu des dysfonctionnements dans les bases de défense. Il espère les corriger en 2013.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé, le 8 octobre à Bricy (Loiret), qu’il faudrait une petite année pour régler les dysfonctionnements liés à la mise en place des bases de défense destinées à mutualiser le soutien aux forces armées. La réforme, dont la mise en œuvre s’est accélérée à partir de 2011, a été menée “avec trop de rapidité et trop de précipitation” lors du dernier quinquennat, a jugé le ministre, qui a passé la journée sur la base aérienne de Bricy.

Il faut stabiliser le dispositif et le rééquilibrer dans ses moyens logistiques et informatiques afin d’aboutir à une meilleure efficacité”, a encore déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’une allocution devant les militaires de la base à l’issue de sa visite. “Je compte une petite année” pour trouver des solutions, a-t-il dit.

Pragmatisme

Les bases de défense – 51 en métropole et 9 en outre-mer – sont des zones géographiques au sein desquelles les unités mutualisent désormais leurs moyens de soutien (carburant, achats, finances, RH, etc.) dans le cadre de l’adaptation des armées. Les sénateurs Gilbert Roger (PS) et André Dulait (UMP) avaient estimé dans un rapport remis au début de l’été dernier que les bases de défense, privées de marges de manœuvre et dans un cadre budgétaire extrêmement contraint, étaient “au milieu du gué”.

Lors de son audition devant le Sénat le 10 juillet, dans le cadre de cette mission, Jean-Yves Le Drian n’avait pas caché être “perplexe”. “Non pas sur l’idée de la Cour des comptes de passer de 60 à 20. C’est non”, avait-il affirmé. “Mais il faut bien reconnaître qu’il y a des bases de défense qui marchent et d’autres pas. Il y a du mécontentement aussi bien chez les militaires que chez les civils. C’est préoccupant. Il ne faudrait pas qu’il y ait un clivage entre ces deux catégories et que les bases de défense deviennent des nids de mécontentement. Mais il y a eu suffisamment de réformes comme cela. Je ne vais pas remettre la réforme des bases de défense en cause”, avait-il souligné.

Le 8 octobre, le ministre a répété que la réforme irait “jusqu’au bout” car “les fondamentaux sont justes”, tout en affirmant, au risque de se contredire, que le nombre de bases “n’est pas figé dans le marbre”, avant de déclarer pour conclure être dans une démarche “extrêmement pragmatique”.

Xavier Sidaner

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