Le 23/10/2012 dans Actualités > État
Formation

La parité, priorité de la haute fonction publique

Les cadres de l’État vont être sensibilisés à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes grâce à des formations. Le gouvernement doit présenter prochainement un plan interministériel sur la parité dans le secteur public.

“Déconstruire des stéréotypes” qui, dans certains contenus de formation, “tendent à reproduire un certain type de schéma de la place des femmes et des hommes dans la société”. C’est l’une des préconisations formulées dans une circulaire de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) publiée le 22 octobre, relative à la formation des fonctionnaires de l’État.

Le texte rappelle les six priorités interministérielles de la politique de formation des fonctionnaires. Parmi elles : la mise en œuvre d’actions concrètes de formation pour contribuer à la mise en  œuvre de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Les cadres, qui jouent un “rôle clé” dans le recrutement et le déroulement des carrières, sont particulièrement concernés : encadrement supérieur, gestionnaires des ressources humaines, membres de jurys, membres des commissions administratives paritaires, conseillers “mobilité carrière”… “La thématique de l’égalité professionnelle a vocation à être intégrée dans la formation initiale des agents nouvellement recrutés, précise la circulaire, ainsi que dans les formations spécifiques « prise de poste » ou « adaptation à l’emploi »”.

Des hauts fonctionnaires à l’égalité des droits

La circulaire traduit la volonté du gouvernement d’instaurer l’égalité professionnelle comme l’un des principes structurants du fonctionnement du secteur public. Alors que la ministre de la Réforme de l’État Marylise Lebranchu vient de démarrer avec les syndicats de fonctionnaires une concertation sur le sujet, le gouvernement devrait présenter prochainement un plan interministériel d’actions.

En août, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault invitait déjà ses ministres à faire preuve “d’initiative et d’innovation”, chaque membre du gouvernement devant prendre en compte “les enjeux d’égalité entre les femmes et les hommes”. Un interlocuteur privilégié du ministère des Droits des femmes a été désigné au sein de chaque ministère. Et chacun d’entre eux doit nommer au sein de son administration un haut fonctionnaire en charge de l’égalité des droits, à l’image d’Agnès Leclerc, récemment choisie pour les ministères sociaux.

Autant d’actions saluées par les organisations syndicales et qui pourraient contribuer à rééquilibrer la proportion entre hommes et femmes sur les postes de direction de l’État. Elle penche aujourd’hui largement pour les premiers : seules 20 % de femmes occupent les postes de direction de l’État.

Sylvain Henry

Les autres priorités de formation
La circulaire de la DGAFP rappelle aux ministères les actions de formation à mettre en œuvre dans le cadre des autres “priorités interministérielles” de la politique de formation des agents de l’État. Notamment :
- accompagner l’évaluation et la prévention des risques psychosociaux dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail ;
- développer l’accompagnement de la mobilité ;
- accompagner les équipes RH dans le cadre de la mise en place de l’Opérateur national de paye (ONP) ;
- favoriser le renforcement de la qualité légistique des textes juridiques.

 

Tags associés : égalité femmes hommes, parité
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