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Une étude incite les villes à ouvrir leurs données publiques

15 nov. 2013, PAR Bruno Botella
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À la veille des élections municipales, l’Institut de l’entreprise formule une série de propositions en vue de bâtir la “ville intelligente” de demain. Le think tank propose notamment d’instituer un droit opposable à l’open data.


Les candidats aux municipales qui avaient jusque là négligé l’enjeu du numérique pour leur commune et ignoré le concept de “ville intelligente” doivent se plonger d’urgence dans l’étude que publie ce vendredi 15 novembre l’Institut de l’entreprise (cliquez ici pour lire l'étude).Le think tank liste les enjeux du développement des smart cities et fait surtout une dizaine de propositions. En période d’argent public rare, les municipalités sont contraintes de faire mieux avec moins et le numérique doit être au centre des politiques locales.

L’instauration d’une plate-forme numérique, sorte de guichet unique, qui rassemblerait l’ensemble des services locaux aux entreprises et aux habitants permettrait ainsi de faire des économies de fonctionnement. Le think tank suggère de créer d’ailleurs une fonction de directeur du numérique au profil plus entrepreneurial que technique, sur le modèle du Chief Digital américain.

Faire pression

Cette adaptation de l’administration locale à la nouvelle donne numérique devra s’accompagner d’une politique d’ouverture des données. La création d’un droit opposable à l’open data permettrait aux citoyens et aux entreprises de faire pression sur les municipalités récalcitrantes. L’Institut de l’entreprise insiste sur le fait que la dynamique d’ouverture des données (open data) “engendre souvent une modernisation interne des collectivités qui doivent se réorganiser pour produire des données”.

Participation directe des habitants et des entreprises, meilleure information, efficience énergétique… L’étude dresse le portrait idéal de la ville intelligente de demain sans éluder les obstacles, en particulier l’indispensable adhésion des différents acteurs et la facture numérique qui perdure.

Bruno Botella

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