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Les prisons sortent d’un conflit de près de trois semaines

29 janv. 2018, PAR Acteurs Publics
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NICOLAS MESSYASZ/SIPA

La signature, lundi 29 janvier, par l’Ufap-Unsa, syndicat majoritaire des gardiens de prison, d’un protocole d’accord marque la quasi-fin du mouvement entamé le 11 janvier dernier. La ministre de la Justice a assuré que les propositions gouvernementales étaient définitives.


Les prisons ont connu un quasi-retour à la normale, ce lundi 29 janvier, avec seulement 7 établissements touchés par le mouvement des surveillants, selon la direction de l’administration pénitentiaire (DAP). Après “une pause voulue et organisée” du mouvement pendant le week-end, les syndicats FO et CGT, qui ont rejeté le projet d’accord proposé par la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avaient promis une relance du mouvement lundi, mais l’essoufflement se confirme.

Samedi et dimanche, une vingtaine d’établissements ont été touchés alors qu’ils étaient encore 62 sur 188 vendredi 26 janvier dans cette vaste mobilisation, la plus importante en un quart de siècle, lancée le 11 janvier après l’agression d’un surveillant à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).  

Le secrétaire général de l’Ufap-Unsa, syndicat majoritaire des gardiens de prison, Jean-François Forget, a signé ce lundi à la mi-journée le protocole d’accord. Il a indiqué à l’AFP avoir obtenu “la levée de la majorité des sanctions infligées de mercredi dernier à samedi”.

1 100 emplois supplémentaires et une enveloppe de 30 millions

Le projet gouvernemental prévoit des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents, ainsi que la création de 1 100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d’euros pour les indemnités, soit une augmentation de 1 150 euros par agent par an.

De leur côté, La CGT et FO réclament toujours une amélioration statutaire – le passage de la catégorie C à B de la fonction publique – et ont déclaré qu’ils allaient lancer des concertations pour réfléchir à d’autres modalités d’action dans les prochains jours, mentionnant de possibles blocages des tribunaux et des préfectures. 

Dimanche 28 janvier, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a prévenu les surveillants de prison qui poursuivent leur mobilisation que les propositions acceptées par le syndicat majoritaire Ufap-Unsa étaient “définitives”. “Il est impératif que le fonctionnement du service public pénitentiaire puisse reprendre dans des conditions normales, c’est à la fois nécessaire pour la sécurité de nos concitoyens, pour les personnes en détention et les personnels qui y travaillent”, a expliqué la garde des Sceaux au Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.

Nicole Belloubet doit être entendue par la commission des lois du Sénat jeudi 1er février après-midi sur ce conflit.

(avec AFP)