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Comment l’administration Trump va moderniser les grandes infrastructures

12 févr. 2018, PAR Acteurs Publics
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Patrick Frilet/SIPA

Lors de son discours sur l’état de l’Union fin janvier, le Président américain avait demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement d’au moins 1 500 milliards de dollars pour développer les infrastructures aux États-Unis. Des précisions doivent être apportées cette semaine.

 


L’administration Trump doit préciser, lundi 12 février dans la soirée, les grandes lignes de son plan d’investissement de 1 500 milliards de dollars (environ 1 278 milliards d’euros) en faveur des infrastructures, dont un grand nombre, en piteux état, a un besoin urgent d’être rénové.

Le budget du Président Donald Trump inclura 200 milliards de dollars consacrés aux routes, autoroutes, ponts et autres infrastructures cruciales pour l’économie des États-Unis, selon des responsables de la Maison Blanche. Les États et les investisseurs privés vont être sollicités pour contribuer aux 1 300 milliards restants.

L’administration Trump compte utiliser les 200 milliards comme effet de levier en fournissant des garanties d’emprunt, des prêts directs et autres mesures incitatives dans le cadre de programmes tels que le Tifia, pour les infrastructures de transport (Transportation Infrastructure Finance and Innovation).

Simplification des procédures

Lors de son discours sur l’état de l’Union, fin janvier, Donald Trump avait demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement d’au moins 1 500 milliards de dollars pour développer les infrastructures aux États-Unis sans donner de détails sur la manière de le concrétiser.

Construites pour la plupart entre les années 1950 et 1970, les autoroutes, routes, ponts, voies ferrées, aéroports et autres infrastructures sont en très mauvais état, faute d’avoir été entretenus et modernisés au fil du temps. 

La Maison Blanche doit annoncer la simplification des procédures de permis de construire pour les réduire à deux ans, alors qu’elles peuvent en prendre aujourd’hui jusqu’à dix.

L’administration Trump souligne que la totalité des infrastructures ont besoin d’une autorisation du gouvernement fédéral bien que ce dernier joue un rôle mineur dans leur financement. Environ 14 % des coûts d’infrastructures sont à la charge de l’État fédéral, les 86 % restants étant répartis entre États et gouvernements locaux d’une part et secteur privé d’autre part, ont détaillé les responsables de la Maison Blanche.

Quelles sources de financement ?

Le Congrès doit désormais discuter de la proposition. Dans cette perspective, Donald Trump doit accueillir les parlementaires des deux partis mercredi 14 février.

En attendant, les experts s’interrogent sur les sources de financement des 200 milliards dans le budget fédéral alors que le déficit public risque déjà d’être creusé par la baisse des impôts entérinée fin 2017. L’administration Trump parie sur un principe de réalité pour convaincre États, gouvernements locaux, entreprises privées et même usagers de mettre la main au porte-monnais : le vieillissement des infrastructures coûte cher à l’économie américaine.

(avec AFP)