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Valérie Pécresse veut des polices municipales obligatoires dans les villes de plus de 10 000 habitants

12 févr. 2018, PAR Acteurs Publics
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RTL-BUKAJLO/RTL/SIPA

Alors que la police de sécurité du quotidien (PSQ) va se déployer notamment dans une trentaine de quartiers difficiles, la présidente de la région Île-de-France s’est dite “mal à l’aise” face à ce dispositif et a esquissé ses propres propositions.


La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), a proposé, dimanche 11 février, de rendre obligatoires les polices municipales dans les villes de plus de 10 000 habitants, en se disant par ailleurs “mal à l’aise” avec la future police de sécurité du quotidien (PSQ).

Interrogée sur cette police, dont les contours ont été dévoilés jeudi 8 février par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, et qui doit se déployer après une expérimentation dans une trentaine de quartiers, Valérie Pécresse s’est dite “mal à l’aise”, sur BFMTV en partenariat avec Le Parisien-Aujourd’hui en France.

“Je pense que le rôle de la police nationale, c’est de faire peur aux délinquants et que le rôle de la police municipale, c’est de rassurer les honnêtes gens”, a expliqué la présidente de la région Île-de-France. “Moi, je crois qu’aujourd’hui, [celle qui doit assurer] la police de proximité, c’est la police municipale. Et qu’il faudrait donner aux communes la possibilité de beaucoup plus de moyens pour faire cette troisième force de police qui serait la police de proximité”, a-t-elle poursuivi, en dénonçant un “mélange de genres” dans le fait “de demander de faire et la répression et la prévention”.

“Le vrai sujet, ce serait de rendre obligatoires les vraies polices municipales dans les villes de plus de 10 000 habitants, en leur donnant les moyens de le faire”, a-t-elle dit.

Distinguer polices nationale et municipale

La police de sécurité du quotidien (PSQ), réforme promise par le candidat Macron après la retentissante “affaire Théo” et la grogne inédite dans la police, promet notamment davantage de moyens dans des quartiers.

Gérard Collomb a annoncé jeudi que, d’ici janvier 2019, 30 quartiers difficiles bénéficieraient de “moyens supplémentaires” – un renfort de 15 à 30 policiers chaque fois. Trente autres quartiers suivront d’ici 2020. Au total, 1 300 effectifs supplémentaires y seront affectés, dans une “logique des zones de sécurité prioritaire (ZSP)” lancées sous Manuel Valls, selon des proches du ministre de l’Intérieur.

Valérie Pécresse a par ailleurs appelé à “renforcer la police nationale” et à “renforcer le nombre de zones de sécurité prioritaire”, dans lesquelles, selon elle, “on devrait mettre beaucoup plus d’effectifs de police”. “On devrait aussi mettre des ZSP y compris dans le métro, les transports en commun, sous terre”, a-t-elle poursuivi, en se félicitant qu’une ZSP ait été étendue aux stations de métro, notamment dans le 18e arrondissement de Paris.

Avec AFP