Quantcast

Les discussions pour former le gouvernement italien repartent de zéro

26 mars 2018, PAR Acteurs Publics
  • 02
    MIN
  • 0

Le leader du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, à la Chambre des députés, à Rome, le 24 mars 2018. - © Andrew Medichini/AP/SIPA

Trois semaines après les élections qui ont plongé l’Italie dans l’incertitude politique, les deux coalitions arrivées en tête se sont mises d’accord pour la présidence de la Chambre des députés et celle du Sénat. Mais la majorité reste introuvable pour constituer un gouvernement.


Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles, M5S) et Matteo Salvini (extrême droite), considérés comme les nouveaux patrons de la politique italienne, ont affirmé, dimanche 25 mars, que les négociations concernant le gouvernement repartaient de zéro, malgré l’accord trouvé entre eux sur les présidences du Parlement.

Le Mouvement 5 étoiles (M5S) de Luigi Di Maio, jusqu’alors opposé à toute forme de tractations politiques, a conclu, samedi 24 mars, un accord avec la coalition de droite et d’extrême droite dominée par Matteo Salvini pour faire élire l’un de ses poids lourds à la présidence de la Chambre des députés, en votant en échange pour une fidèle de Silvio Berlusconi au Sénat.

Premier parti du pays

Ces élections constituaient une étape essentielle avant les consultations que le président de la République, Sergio Mattarella, doit entamer début avril en vue de former un gouvernement malgré l’absence de majorité après les élections du 4 mars.

Dans une interview, dimanche, au Corriere della Sera, Luigi Di Maio a répété que “le match” pour le gouvernement n’était en rien lié à celui des présidences du Parlement. “Mais à partir d’aujourd’hui, ceux qui veulent travailler pour les citoyens savent qu’il existe une force fiable et sérieuse qui dialogue avec tous et avance groupée pour le bien du pays”, a expliqué le jeune leader de 31 ans, qui revendique de diriger le gouvernement au nom des 32 % de voix du M5S, premier parti du pays.

Mais avant de parler de noms, le député dont le parti a été porté avant tout par une révolte du Sud, qui se sent délaissé, a assuré vouloir discuter des thèmes et a évoqué comme priorités des baisses d’impôts, une atténuation de la réforme des retraites, des mesures pour les familles et la lutte contre le chômage des jeunes.

Thèmes de la droite dure

En face, Matteo Salvini, dont la coalition avec la droite de Silvio Berlusconi a recueilli 37 % des voix, s’est montré plus direct dans un message sur Twitter : “Dans le respect de tous, le prochain chef du gouvernement devra être proposé par la droite”.

Le chef de la Ligue a ensuite énuméré, dans cet ordre, ses priorités : suppression de la réforme des retraites et de mesures bureaucratiques pour les entreprises, baisse des impôts, coupes dans les “dépenses inutiles”, réforme de l’école et de la justice, renforcement de la légitime défense, révision des traités européens, relance de l’agriculture et de la pêche, création d’un ministère aux Personnes handicapées, autonomie et fédéralisme (une revendication du Nord), expulsions des clandestins et contrôle des frontières.

(avec AFP)