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Le Royaume-Uni pourra changer d’avis après le Brexit et rester dans le marché unique

11 avr. 2018, PAR Acteurs Publics
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Le négociateur de l’Union européenne, Michel Barnier, et la Première ministre britannique, Theresa May, le 23 mars 2018 à Bruxelles. - © Daina Le Lardic/Isopix/SIPA

Londres a jusqu’au 31 décembre 2020 pour changer d’avis et décider de rester dans le marché unique et l’Union douanière malgré son départ de l'Union européenne, a assuré le négociateur européen, Michel Barnier.


Les Britanniques vont quitter l’Union européenne (UE) le 30 mars 2019, “mais ils ne sortent pas du marché unique ni de l’Union douanière avant le 31 décembre 2020”, a rappelé le négociateur de l’UE, Michel Barnier, dans un entretien publié mercredi 11 avril par le quotidien belge Le Soir. “Tant qu’ils n’en sont pas sortis, durant la période de transition, tout est possible encore”, a-t-il insisté. Fin décembre 2020 est la date probable de la fin de la période de transition de vingt et un mois visant à atténuer les effets néfastes du Brexit.

La nouvelle relation entre le Royaume-Uni et l’UE pourrait alors être le modèle choisi par la Norvège, a expliqué Michel Barnier. La Norvège a accès au marché intérieur de l’UE, mais elle n’a aucun pouvoir de décision. Elle doit respecter la législation de l’UE concernant le marché unique, verser une contribution financière pour son développement et respecter les quatre libertés. Or ces obligations sont aujourd’hui rejetées par les partisans du Brexit et le Royaume-Uni a plusieurs fois affirmé qu’il quitterait le marché unique et l’Union douanière au moment du Brexit.

Accord de libre-échange

La solution avancée par Michel Barnier permettrait pourtant à Londres de négocier une meilleure relation avec l’Union européenne après son départ. “Si les Britanniques souhaitent modifier leurs lignes rouges, nous modifierons les nôtres en conséquence”, a-t-il déclaré dans cet entretien. “Je n’entends pas cela aujourd’hui, mais tout est possible, il n’y a pas de dogmatisme”, a-t-il ajouté. Au stade actuel de la négociation, “compte tenu des lignes rouges britanniques, ce qui en découle sera un accord de libre-échange du type de ceux que nous avons conclus avec le Canada, la Corée ou le Japon”, a souligné le négociateur européen.

Malgré des avancées et un accord préliminaire sur les conditions du divorce, Michel Barnier rappelle que les négociations en cours pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne ne sont pas terminées.

(avec AFP)