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Bruxelles invite les États membres à investir dans l’IA

25 avr. 2018, PAR Acteurs Publics
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Le vice-président de la Commission européenne, Andrus Ansip. - SIPA

Comme les machines à vapeur ou l'électricité dans le passé, l'intelligence artificielle transforme notre monde” et constitue “un défi” pour les Européens, a souligné le vice-président de l'exécutif européen Andrus Ansip, en présentant la stratégie de l’UE dans ce domaine.


Développer l'investissement, partager des données, établir des règles éthiques : la Commission européenne a présenté, mercredi 25 avril, son approche pour placer l'Union européenne “au premier plan” dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA). “La concurrence féroce au niveau international exige une action coordonnée” de l'UE, souligne-t-elle dans un communiqué.

La Commission invite en premier lieu les États membres et le secteur privé à investir d'ici à 2020 un total de 20 milliards d'euros dans la recherche et se dit prête à contribuer à cet objectif à hauteur de 1,5 milliard d'euros. Son objectif est de rattraper les États-Unis, mais aussi la Chine, qui a annoncé en 2017 un plan d'investissement public de 22 milliards de dollars (18 milliards d'euros) d'ici à 2020.

Cet argent doit permettre de “soutenir le développement de l'IA dans les secteurs clés, comme les transports et la santé”, de “renforcer les centres de recherche dans toute l'Europe” et “d'encourager les essais et l'expérimentation”, est-il précisé. Outre les investissements, Bruxelles se penche également sur les données, qui constituent souvent la matière première des technologies liées à l'IA, afin de faciliter leur accès.

Directive sur la réutilisation des données publiques

La Commission propose, entre autres, de réviser une directive sur la réutilisation des données collectées dans le secteur public et d'accélérer l'échange des données dans le domaine de la recherche. Elle annonce aussi, au passage, des recommandations sur la façon dont les dossiers médicaux électroniques des citoyens européens peuvent être échangés entre États membres. Enfin, la Commission compte présenter “d'ici à la fin de l'année 2018” des règles éthiques spécifiquement consacrée à l'IA.

Ces annonces font suite à une déclaration signée le 10 avril par 24 pays de l'UE et la Norvège, qui se déclarent prêts à unir leurs forces dans l'IA. La Commission “va débuter un travail” avec ces pays afin de présenter “un plan coordonné sur l'IA d'ici la fin de l'année”.

(avec AFP)