Quantcast

Le ministre du Brexit n'exclut pas un “accord d'association” avec l'Union européenne

2 mai 2018, PAR Acteurs Publics
  • 02
    MIN
  • 0

Le ministre britannique du Brexit, David Davis - Wiktor Szymanowicz/Shut/SIPA

Cette association, proche du modèle conclu par l’UE avec l’Ukraine, concernerait notamment les relations commerciales, la sécurité intérieure et la coopération dans le domaine des affaires étrangères et de la défense.


Le ministre britannique du Brexit, David Davis, a déclaré mardi 1er mai ne pas avoir « d'objection intrinsèque » à l'idée d'un « accord d'association » entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, sur le modèle de ceux conclus par l'Union européenne (UE) avec l'Ukraine ou la Géorgie. L'idée d'un « accord d'association » a été poussée en mars par les eurodéputés. Il permettrait de « fournir un cadre approprié » aux futures relations entre l'UE et le Royaume-Uni, selon une résolution votée par 544 eurodéputés (110 avaient voté contre et 51 s'étaient abstenus).

Cette association serait fondée sur quatre domaines : « les relations commerciales et économiques, la sécurité intérieure, la coopération dans le domaine des affaires étrangères et de la défense et une coopération thématique, par exemple en matière de projets transfrontaliers de recherche et d'innovation ».

Non à la compétence de la Cour de justice de l’UE

Interrogé mardi 1er mai à ce sujet devant une commission de la chambre des Lords, David Davis a déclaré que cela dépendrait « de ce qui est inclus » dans l’éventuel accord, soulignant que « certains accords d'association sont des tremplins vers l'adhésion à » l'UE. « Nous ne voudrions pas, par exemple, (que cet accord) entraîne la compétence de la Cour de justice de l'Union européenne » sur les affaires britanniques, a ajouté le ministre.

Alors que Londres souhaite conserver une relation étroite avec l'UE après le Brexit, sur la sécurité notamment, une experte de l'université du Sussex, Erika Szyszczak, a estimé qu'un « accord d'association » sur le modèle ukrainien pourrait être un exemple à suivre. Au principe de libre-circulation dont ne veulent pas les Britanniques, l'accord substitue un système de visas et de permis de travail, ainsi qu'une « coopération douanière », a-t-elle expliqué dans une analyse publiée en novembre 2017.

À moins d'un an de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévue le 29 mars 2019, les négociations sur la future relation sont encore loin d'être bouclées entre Londres et Bruxelles, malgré la conclusion d'un accord préliminaire en décembre dernier.

(avec AFP)