La parole aux cadres publics

Des formations plus courtes, Ă distance, communes aux trois fonctions publiques, telles sont quelques-unes des attentes qui reviennent le plus dans la bouche des agents publics.
"La formation continue doit être pensée de manière plus cohérente avec la carrière. Même si des avancées indéniables (le droit individuel à la formation, par exemple) existent, la hiérarchie considère toujours, à tort, le départ en formation d’un collègue comme une gêne de service."
Un agent de l’État
"Les formations en situations professionnelle de type alternance (ENACT, INET) et stages professionnels hors Collectivité, antérieurement en vigueur dans la fonction publique territoriale (avant la loi 2007-209) auraient pu voir leur format aménagé et poursuivi. En effet, la pluralité des profils des cadres en formation et ce creuset commun permettaient l’émergence d’une culture, voire d’une identité commune au service des territoires en sus du développement de solidarités territoriales et de réseaux professionnels favorisant les échanges et donc l’enrichissement des projets professionnels de développement des services publics offerts à la population."
Un agent de la fonction publique territoriale
"Il est erroné de penser que l’on devient d’emblée « haut fonctionnaire ». Un temps d’expérience dans les « soutes » des organisations et au moins dans l’encadrement intermédiaire est indispensable pour ne pas perdre de vue les réalités. Un passage par des fonctions d’audit interne (ou externe) est de ce point de vue une étape utile dans le parcours de construction des profils les plus adaptés. Une « grosse tête » ne suffit pas !"
Un agent de l’État
"Proposer, via les écoles des formations de courte durée associant des cadres des trois fonctions publiques et du secteur public sur des thématiques communes."
Un agent hospitalier
"Le management et la gestion des ressources humaines sont sans conteste les points faibles de nombreux responsables administratifs. Or ces compétences sont essentielles pour préparer et mener les réformes de fond de notre organisation."
Un agent de l’État
"La formation continue est importante, mais je pense que l’échange sur les pratiques et les expériences entre les personnes venant des différents horizons de la fonction publique est tout aussi primordiale."
Un agent hospitalier
"En dehors des militaires qui bénéficient statutairement d’une formation continue de très grande qualité (qui est aussi très coûteuse), la formation continue des hauts fonctionnaires est, en règle générale, très nettement insuffisante, en tout cas si on la compare aux formations accessibles aux dirigeants du secteur privé."
Un agent de l’État
"L’offre de formation doit s’appuyer de plus en plus sur le dispositif de formation à distance. Par ailleurs, elles doivent donner lieu à l’obtention de certificat ou diplôme, valorisable en dehors de la branche professionnelle."
Un agent de la fonction publique territoriale
"Les formations proposées pour accompagner le changement sont, bien souvent, organisées dans l’urgence et la précipitation sans véritable anticipation. En revanche, on trouve facilement des formations de qualité adaptées à des évolutions de poste."
Un agent de l’État
"La formation continue reste souvent une initiative individuelle du fonctionnaire et peu pensée par l’employeur."
Un agent hospitalier
"La formation continue des hauts fonctionnaires doit devenir un levier essentiel de renouvellement des acquis et des savoir-faire, afin de mieux anticiper les évolutions de la pratique managériale et d’accompagner la modernisation de la gestion des ressources humaines."
Un agent de l’État
Lire aussi :
- La formation continue jugée adaptée
- L’analyse de Didier Guidoni, Claude Bodeau, associé secteur RH, Ineum :"Le corollaire d'une mobilité accrue"


















