La médiation du crédit, une structure externe pour parer au plus urgent
Structure souple, la médiation du crédit facilite l’avancée de dossiers sensibles. La proximité de son président, René Ricol, avec Nicolas Sarkozy n’y est pas pour rien.
Voulue par Nicolas Sarkozy et placée auprès de Christine Lagarde, la médiation du crédit a vu le jour le 23 octobre, avec la nomination à sa tête de René Ricol, expert-comptable de renom. Sa mission ? Veiller aux engagements pris par les banques en contrepartie du soutien public et aider les entreprises confrontées à des problèmes de financement. En clair, faire en sorte que la crise bancaire ne se traduise pas par une multitude de faillites.
Pour constituer son équipe, René Ricol a puisé dans les effectifs de la direction générale des finances publiques, de l’inspection des finances, de la Banque de France, ainsi qu’au sein de cabinets d’experts-comptables privés. Au total, une petite quarantaine de personnes pilote depuis Paris les 105 médiateurs départementaux, qui ne sont autres que les directeurs départementaux de la Banque de France.
Pourquoi le gouvernement a-t-il créé cette structure en dehors de Bercy ? "C’est vrai que notre mission aurait pu être menée par la direction du Trésor ou un service de Bercy, reconnaît Henri Jullien, médiateur délégué en charge de la coordination, mais le Président a considéré qu’il fallait une structure plus légère. Notre organisation nous permet de régler certains problèmes de manière plus informelle et rapide."
Sans compter que la proximité entre René Ricol et Nicolas Sarkozy permet de débloquer bien des dossiers. À l’image des garanties apportées aux sociétés d’assurance crédit ou de l’anonymisation des entreprises demandant des délais de paiement aux créanciers publics. Jusqu’ici, le bilan du médiateur est plutôt flatteur : 65 % des dossiers d’entreprises en difficultés trouvent une solution. Même s’il est difficile de contrôler et d’améliorer les conditions dans lesquelles ces crédits sont accordés par les banques.


















