Le dialogue gouvernement-syndicats se durcit
Les sujets de conflit s’accumulent entre le gouvernement et les syndicats de fonctionnaires. N’ayant pas obtenu de moratoire sur les suppressions de postes, ceux-ci appellent à la mobilisation le 19 mars.
Le climat des relations sociales n’est pas au beau fixe dans la fonction publique. Mardi 3 mars, une rencontre multilatérale entre tous les syndicats et le ministre de la Fonction publique, Éric Woerth, a tourné court. D’un côté, on dénonçait "l’inflexibilité" du gouvernement. De l’autre, les revendications sont vues comme une "mauvaise réponse". Il faut dire qu’entre les réductions d’effectifs, le pouvoir d’achat des agents ou la loi sur la mobilité, il existe peu de terrains d’entente entre les organisations syndicales et le gouvernement.
"On attendait un gel des suppressions d’emplois pour 2009, une augmentation du pouvoir d’achat pour tous et un arrêt des réformes et on n’a rien", a ainsi regretté Anne Balthazar, de FO, au sortir de la rencontre avec le ministre. Résultat, les syndicats appellent les fonctionnaires à manifester le 19 mars. Afin d’obtenir le gel des suppressions de postes, une revalorisation importante du point d’indice et le retrait du projet de loi sur la mobilité. "Les non-remplacements de la moitié des départs à la retraite sont la conséquence d’une modernisation de l’ensemble de l’administration qu’il est impératif de continuer", maintient, pour sa part, Éric Woerth.


















