Plus simple la vie

L’e-administration est au cœur de notre quotidien. Quel que soit l’outil, l’idée est la même : simplifier la vie de l’usager. Pour y parvenir, les outils se modernisent sans arrêt, et offrent des garanties de sécurité sans cesse améliorées. La preuve par quatre.
Impots.gouv.fr
Lancé en 2002, le service de télédéclaration n’en finit pas de battre des records. De 115 000 e-déclarants en ligne à ses débuts, le portail de Bercy a enregistré 9,7 millions d’opérations sept ans après.
Lors de la dernière déclaration, on s’est bousculés au portail des impôts, pour s’acquitter de son devoir de citoyen modèle. Selon Bercy, le site a enregistré pas moins de 9,7 millions d’opérations, soit une hausse de 25% environ. Un succès dû en grande partie à la simplification apportée cette année. Le certificat de sécurité a en effet été rendu facultatif, allégeant un peu plus le processus ! Seuls 3 clics suffisent pour accomplir la démarche : 1 pour vérifier la somme à déclarer, 2 pour la valider. Et pour parer à tout bug informatique, le serveur de Bercy a été optimisé pour pouvoir traiter 10 millions de déclarations ! Oubliés donc les embouteillages de l’an dernier qui rendaient le site inaccessible. L’usager n’est pas seul gagnant dans l’affaire : l’État dégage des gains de productivité qui lui permettent de réorienter les agents, autrefois chargés d’éplucher les feuilles de déclaration, vers leur cœur de métier : le contrôle et le redressement. Un avantage qui va bien au-delà de l’économie de papier ! Seul bémol: les internautes bénéficient de délais supplémentaires par rapport à la date de dépôt de la déclaration papier. Ce double régime « rend complexe la gestion de la charge applicative et nécessite un solide plan de communication invitant les contribuables à ne pas s’y prendre à la dernière minute », avertit le cabinet Accenture.
« changement-adresse.gouv.fr »
Géré par la Documentation française, ce site a pour but de permettre aux usagers d’informer de leur changement d’adresse une multitude d’administrations.
C’est une ordonnance de 2005 qui a créé ce site gratuit et facultatif. Quatre ans après, la fréquentation n’en finit pas de grimper : en 2008, pas moins de 880 000 dossiers ont été enregistrés. Celui-ci offre toutes les garanties de sécurité et de confidentialité aux usagers. Les informations transmises ne sont conservées que le temps nécessaire à leur traitement et à leur transmission aux organismes partenaires destinataires, soit au maximum un mois.
Concernant les « bugs », ce site existant depuis maintenant quatre ans, est arrivé à maturité. « Il est désormais très stable, et les anomalies sont très rares et en général non bloquantes », se félicite Samuel Dupont, responsable du site à La Documentation française. Les indisponibilités du service sont en général liées à des opérations techniques.
« Mon.service-public.fr »
Faciliter l’accès de l’usager aux services publics en ligne tout en créant un point d’entrée unique et personnalisé vers l’administration. C’est l’objectif du compte personnel des démarches en ligne lancé par la déclinaison « mon.service-public.fr », du portail service-public.fr. Près de 100 000 comptes ont été créés depuis son ouverture en janvier dernier.
Zoom sur “changement de nom”. Ce nouveau service a été développé par la DGME en janvier 2009 pour déclarer un changement de nom d’usage, suite à un mariage par exemple. Ce service accessible gratuitement permet d’informer dès à présent les services de l’assurance maladie (CPAM, MSA, RSI). Le cercle des partenaires doit s’élargir progressivement au premier semestre 2009, avec les caisses d’allocations familiales, l’assurance vieillesse et l’assurance chômage et le Bureau du service national. D'autres services seront progressivement connectés au dispositif, qui a enregistré 400 000 opérations cette année.
La carte Vitale 2
Constitué en 1993, SESAM-Vitale est un Groupement d’intérêt économique (GIE), chargé de concevoir et de mettre en œuvre des solutions techniques d’échanges avec les professionnels de santé. La plus connue : la carte Vitale.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 50 millions de patients utilisent leur carte Vitale acceptée par 260 000 professionnels de santé de toutes les spécialités, soit un milliard de feuilles de soins électroniques traitées chaque année. Les objectifs de réduction des délais de remboursement pour les assurés et d’optimisation administrative pour les organisations d'assurance maladie sont aujourd’hui atteints. Aujourd’hui, l'infrastructure évolue et se modernise. La volonté de développer les services et de renforcer la sécurisation des transactions a guidé la conception de la carte Vitale de seconde génération, actuellement en cours de déploiement. Dotée d'une photo de l'assuré et d'un nouveau visuel, « la carte Vitale 2 offre un potentiel de sécurité renforcée, équivalente aux standards de sécurité des cartes bancaires », souligne Jacques de Varax, directeur du GIE. Sa capacité mémoire permet ainsi d'héberger de nouvelles informations (inscription de la complémentaire santé, du médecin traitant…). Première carte à puce conforme aux standards de l’administration électronique, la carte Vitale 2 permettra également l’accès au futur Dossier Médical Personnel par le médecin traitant, avec l’accord de son patient. Ces cartes sont acceptées par tous les lecteurs de cartes des professionnels de santé et les 27 000 bornes de télémise à jour dans les pharmacies. Le rythme du déploiement des cartes dépend de chacun des régimes d’assurance maladie. Conformément aux commandes de l’assurance maladie qui fixe le rythme de déploiement, 8 millions de cartes Vitale 2 ont déjà été envoyées aux assurés.


















