La préfecture de la région capitale est née
Née de la fusion des préfectures de la région Île-de-France et de Paris, la préfecture de la région capitale est officiellement née le 1er juillet. Ce rapprochement s'accompagne d'une vaste réorganisation des services.
Le préfet de la région capitale, Daniel Canepa, l'affirme : “Nous serons plus efficaces, plus accessibles, plus lisibles et plus proches des attentes des usagers. C'est une impulsion nouvelle pour l'Île-de-France.” La préfecture s'installera début 2011 dans l'immeuble le Ponant, dans le XVe arrondissement, ancien siège de la Banque Populaire. Daniel Canepa précise que ce déménagement s'accompagnera de la cession de plusieurs biens immobiliers, “les reventes devant rapporter 61 millions d'euros, avec un solde positif de 30 à 40 millions d'euros”, après les travaux du Ponant.
Le nombre de bâtiments occupés par des services de la préfecture diminuera de moitié avant la fin de l'année, passant de 29 à 14. Quelque 4 200 agents sont concernés.
Fusion géographique et fusion de services : dans le cadre de cette réforme, les vingt structures existantes vont être remplacées par dix structures régionales thématiques représentant l'ensemble des politiques interministérielles. Plusieurs nouvelles directions voient le jour, à l'image de la Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (DRIHL).
L'autorité du préfet de région est confortée, comme le détaille Daniel Canepa : “La nouvelle architecture repose sur un principe simple : l'échelon régional est responsable du pilotage des politiques publiques avec une autorité du préfet de région renforcée, le niveau départemental est chargé de la mise en œuvre de ces politiques et se voit conforté dans son rôle de proximité, avec une organisation des services resserrée autour du préfet de département.”
Le préfet de région a désormais la charge de “conduire l'action, répartir les moyens et rechercher les synergies”, les préfets de département se chargeant de traduire les orientations définies “selon les nécessités du terrain”.
Sylvain Henry


















