14/06/2010
Collectivités

La réforme territoriale votée de justesse

Contestée par la gauche, le Nouveau Centre et une partie de l’UMP, la réforme controversée des collectivités territoriales a été votée le 8 juin à l’Assemblée. La seconde lecture du texte va s’engager au Sénat.


Le texte de la réforme des collectivités, qui met en place 3 741 conseillers territoriaux pour remplacer les quelque 6 000 élus régionaux et généraux à partir de 2014, a été adopté par 276 voix contre 240. C’est le second vote le plus serré au Palais-Bourbon depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Une quarantaine de députés UMP a voté contre.

Le Nouveau Centre, opposé à l’abandon de toute proportionnelle, promise initialement par le gouvernement, est très critique : “C’est enterrer le pluralisme et la parité”, résume François Sauvadet, chef de file des députés Nouveau Centre. Le député PS Bruno Le Roux dénonce, quant à lui, un texte “désarticulé”.

De son côté, l’association des Maires ruraux appelle ses membres à signer une pétition contre cette réforme qui “menace l’existence des communes”. L’association, qui rassemble 10 000 maires de communes de moins de 3 500 habitants, s’oppose notamment à la création du conseiller territorial, “qui se traduira par des cantons ruraux moins nombreux et plus vastes”, et à “toute fusion de communes qui ne serait pas le fruit d’une volonté librement exprimée par les élus et les populations concernées”.

Le rapporteur du texte, Dominique Perben (UMP), reconnaît qu’il a fait “au plus vite” et parle d’un texte qui peut encore être “amélioré et complété” lors de son examen au Sénat. Privé de majorité absolue UMP à la Haute Assemblée, le gouvernement devra trouver d’autres appuis.

blog comments powered by Disqus