Le télétravail "en retard"

Le secrétaire d’État à la Fonction publique Georges Tron vient de lancer une mission pour développer le télétravail dans la fonction publique. “Des marges de progression sont possibles”, affirme-t-il.
“Alors que le télétravail est une pratique ancienne dans la fonction publique”, elle est désormais “incontestablement en retard”, a estimé Georges Tron, le 9 juin, lors d’un colloque organisé au Sénat. La fonction publique compte seulement 1 % de télétravailleurs, contre environ 7 % dans le reste de la population active.
Des expérimentations sont actuellement menées au l’Éducation nationale (1 500 agents du Centre national d’enseignement à distance) et au ministère de la Justice (les personnels des greffes des conseils des prud’hommes). “Des marges de progression sont possibles", observe Georges Tron, qui a confié une mission à plusieurs inspections chargées de formuler “des propositions susceptibles de permettre à ce mode d’organisation de se développer dans de bonnes conditions pour les agents”.
Dans la fonction publique, le télétravail est encadré par une convention écrite basée sur le volontariat et la possibilité d’une réversibilité de l’expérience. Elle est limitée à deux ou trois jours par semaine pour ne pas couper l’agent de son administration.


















