Trop de sites publics tuent les sites publics
Un groupe d’experts a remis ses préconisations pour la poursuite du développement de l’administration électronique. De gros progrès restent à faire.
Les sept experts missionnés par Éric Woerth, ministre du Budget, pour réfléchir à l’avenir de l’administration électronique ont tiré la sonnette d’alarme : il existe beaucoup trop de sites publics sur la toile, affirment-ils dans un rapport remis le 12 février. "On en dénombre plus de 10 000, dont 1 000 rien que pour l’État", s’étonne le député Franck Riester, à la tête du groupe d’experts, qui déplore des plateformes "redondantes", mal identifiées, sans chartes graphiques communes et "mal référencées".
Autre critique : ces sites n’apportent pas assez de services. Le nombre de démarches en ligne demeure insuffisant, le paiement en ligne ou la prise de rendez-vous via internet n’est pas assez étendu, chaque portail requiert de nouveaux identifiants, la réactivité des administrations est très aléatoire, etc. De même, le langage utilisé sur ces sites reste "trop technocratique" et la satisfaction des usagers n’est pas évaluée. Quant à la dualité entre les deux portails "service-public.fr" et "mon.service-public.fr", elle est au mieux "inopportune", estiment les experts.


















