Le Sénat réduit le nombre de ses directions

À moins d’un an des élections sénatoriales, le Sénat poursuit la réforme de son administration en réduisant le nombre de ses directions. Un bouleversement qui fait grincer les dents, alors que le budget du Sénat est gelé depuis quatre ans.
Le bureau du Sénat a décidé, à l’unanimité, de réorganiser son administration en resserrant le nombre de ses directions, ramené de 21 actuellement à 14, selon un plan présenté le 12 juillet par le président UMP du Sénat, Gérard Larcher.
L’administration du Sénat sera désormais scindée en deux directions générales. La première, chargée des missions institutionnelles, placée sous la responsabilité du secrétaire général du Sénat, Alain Delcamp, regroupera six services et sera chargée d’assister les sénateurs dans l’exercice de leurs missions.
La deuxième direction générale, chargée des ressources et des moyens, et regroupant huit services, sera placée sous la responsabilité du secrétaire général de la Questure (finances du Sénat), Robert Provansal.
Elle aura pour tâche d’assurer les conditions matérielles d’exercice de l’ensemble des missions du Sénat. "Il s’agit d’une évolution très profonde, d’une forme de révolution culturelle", a dit M. Larcher qui a souligné que c’était la première réorganisation de cette ampleur depuis 1958.
Les syndicats, qui avaient boycotté les groupes de travail, ne voient pas d’un très bon œil cette réforme qui aura des conséquences sur le travail de nuit des agents et donc sur leurs rémunérations. Ces questions, comme celle de la mobilité, devraient être abordées le 7 octobre, lors d’une deuxième phase de cette réforme, qui doit entrer pleinement en vigueur en janvier 2011.


















