Un nouveau décollage
“Pour reprendre un néologisme qui fait florès, nous n’avons pas encore été RGPP-isé”, sourit Pierre Ulrich. Le DRH du Centre national d’études spatiales (Cnes) l’explique par une raison principale : “Nous arrivons au terme de notre contrat d’objectif 2005-2010… et je crois pouvoir dire que nous n’avons pas été mauvais !”
En cinq ans, l’Epic est passé de 2 437 à  2 394 salariés (en équivalents temps plein), soit 43 postes en moins. “Nous avons pris le parti de nous soustraire à la contrainte en effectifs au profit d’un engagement en terme de masse salariale”, poursuit le directeur. Le Cnes s’est ainsi engagé à contenir la progression de sa masse salariale entre 0,5 % et 1 % par an durant toute la durée du contrat.
Avec 60 à  100 départs (dont une bonne moitié de départ à la retraite) par an, l’établissement a pu embaucher 50 à  80 jeunes chaque année. Bien que la réduction des effectifs n’ait pas été spectaculaire, l’effet ancienneté a joué à plein sur les salaires.
Le Cnes a largement tenu son objectif en privilégiant les postes techniques – ingénieurs et techniciens – au détriment des services administratifs, qui ont subi un régime sévère : “C’est un domaine dans lequel les gisements de productivité sont considérables. La preuve : avec 10 à  15 % de moyens en moins, nous avons décroché une double certification (ISO 9001 et certification des comptes)”, assure le DRH.
Pierre Ulrich admet toutefois que la situation du CNES a été particulièrement “propice à l’effort collectif”. Entre 2002 et 2003, l’établissement s’est trouvé au bord du gouffre et placé sous la tutelle directe de Bercy. “Tout le monde a compris que le CNES aurait pu mourir.”
S.G.
Statut : établissement public industriel et commercial (Epic)
Tutelles : ministère de l’Enseignement supérieur et ministère de la Défense
Effectifs : 2 394 agents (en équivalent temps pleins)
Budget 2009 : 738 millions d’euros


















