Les femmes sous-représentées dans les emplois de direction
Avec 38 % de femmes occupant des emplois de direction, les hôpitaux sont à la pointe de l’égalité entre les sexes pour les postes de direction dans la fonction publique, selon le rapport “Chiffres clés 2009, l’égalité entre les femmes et les hommes”. Très loin devant la territoriale (18 %) et la fonction publique d’État (16,1 %).
Alors que la généralisation de l’activité des femmes constitue l’une des évolutions majeures de la société française de ces quarante dernières années et que l’on compte aujourd’hui presque autant de femmes que d’hommes en activité, les inégalités persistent. Telle est la conclusion du rapport annuel que vient de publier le Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes (SDFEFH), un document de 120 pages fourmillant de données statistiques actualisées chaque année depuis dix ans, notamment collectées auprès de l’Insee. Ces inégalités sont particulièrement criantes dans la fonction publique : les femmes représentent 59 % des emplois des trois fonctions publiques, mais seulement 21 % des quelque 7 800 emplois supérieurs.
16 % de directrices d’hôpitaux
L’évolution de la société civile, un arsenal législatif imposant, la maîtrise de la fécondité ou le développement de la scolarisation restent des avancées insuffisantes. Et si la fonction publique hospitalière est en tête pour la féminisation des emplois de direction (38 %), les femmes ne représentent encore que 16 % des membres du corps des directeurs d’hôpitaux.
Par ailleurs, le SDFEFH observe que le monde politique n’est pas un exemple : l’Assemblée nationale ne compte que 18,5 % de femmes députées (12,3 % en 2002) et le Sénat 21,8 % (5,9 % en 1998). Malgré des avancées réelles ces dix dernières années, l’égalité hommes-femmes reste un idéal à atteindre.


















