Deux milliards d'euros d’économies en 2010

Selon le dernier rapport d’étape de la RGPP, 1 milliard d’euros a été gagné sur les politiques d’intervention, 500 millions grâce à la réduction des frais de fonctionnement. Le reste des gains provient du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux.
Éric Woerth, le ministre du Budget, a fait ses comptes. En 2010, la Révision générale des politiques publiques devrait permettre d’économiser 2 milliards d’euros – un montant à comparer aux 287 milliards d’euros de dépenses de l’État ou aux 2,5 milliards du manque à gagner liés à la baisse de la TVA dans la restauration. Le troisième rapport d’étape, présenté le 16 février, précise que les frais de fonctionnement ont été réduits en 2010 de 500 millions d’euros, notamment grâce au nouveau service des achats et à la rationalisation immobilière (140 000 m2 en moins). Un milliard d’euros a été gagné sur les politiques d’intervention (réforme du crédit impôt-recherche, du 1 % logement, du réseau des chambres de commerce, etc.) et le reste provient du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Quelque 30 000 postes ont été supprimés rien que sur l’année 2009, soit une économie de 800 millions d’euros. La moitié de cette somme est toutefois censée avoir été redistribuée aux agents : une prime d’entrée de 1 500 euros a ainsi été créée pour les enseignants.
Écologie, Défense et Budget bien notés
Dans le détail, selon Bercy, 76 % des mesures décidées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques progressent conformément au calendrier prévu (feu vert), tandis que 21 % accusent du retard (orange) et 3 % sont au point mort (rouge). Parmi les bons élèves, on trouve, comme souvent, les ministères de l’Écologie, de la Défense et du Budget, qui ont validé la grande majorité de leurs objectifs. À l’opposé, le ministère de la Culture est épinglé par de nombreux “feux rouges” (réformes de la Réunion des musées nationaux, des aides au spectacle vivant et de la gestion des musées). Celui des Affaires étrangères est abonné au “orange” (restructuration du réseau culturel, simplification des procédures consulaires).
Pour l’année à venir, Éric Woerth souhaite mettre encore un coup d’accélérateur, en appliquant cette cure d’amaigrissement aux opérateurs de l’État et en poursuivant la mutualisation de la formation, des concours et de la logistique. Prochain bilan prévu en juin.


















