Les concours seront professionnalisés

Assurer plus de diversité dans le recrutement des agents. Tel est l’esprit qui a présidé à la réforme de 180 des 600 concours de la fonction publique. Souvent, la fameuse épreuve de culture générale passe à la trappe.
L’État a décidé de s’attaquer à un symbole de la fonction publique : le concours. Le secrétaire d’État à la Fonction publique, André Santini, et son ministre de tutelle, Éric Woerth ont annoncé, le 13 mars, avoir revu de fond en comble 180 des 600 concours existants pour assurer plus de diversité, mais sans les affaiblir, car le concours "reste le moyen le plus démocratique d’accès à la fonction publique", ont-ils déclaré. Au lieu de la sacro-sainte épreuve de culture générale, les élèves plancheront sur des épreuves de connaissance tournées vers le métier. "Il y a 15 postes en moyenne par concours, ce qui coûte 110 millions d’euros, et c’est mal organisé. Il y a des candidats qui sont souvent exclus dès la première question. On veut se rapprocher plus d’une forme de recrutement que de concours", a déclaré Éric Woerth.
Cette réforme fait écho au rapport sur les écoles de fonctionnaires rendu par Raymond-François Le Bris, ancien directeur de l’ENA, qui constate le coût exorbitant de la formation des agents, issus pour la plupart de la même élite. Toujours dans l’optique d’assurer une plus grande diversité, des classes préparatoires réservées aux jeunes issus de milieux défavorisés seront créées dans les grandes écoles.


















