23/03/2009
Fonction publique

Les concours seront professionnalisés

Assurer plus de diversité dans le recrutement des agents. Tel est l’esprit qui a présidé à la réforme de 180 des 600 concours de la fonction publique. Souvent, la fameuse épreuve de culture générale passe à la trappe.


L’État a dĂ©cidĂ© de s’attaquer Ă  un symbole de la fonction publique : le concours. Le secrĂ©taire d’État Ă  la Fonction publique, AndrĂ© Santini, et son ministre de tutelle, Éric Woerth ont annoncĂ©, le 13 mars, avoir revu de fond en comble 180 des 600 concours existants pour assurer plus de diversitĂ©, mais sans les affaiblir, car le concours "reste le moyen le plus dĂ©mocratique d’accès Ă  la fonction publique", ont-ils dĂ©clarĂ©. Au lieu de la sacro-sainte Ă©preuve de culture gĂ©nĂ©rale, les Ă©lèves plancheront sur des Ă©preuves de connaissance tournĂ©es vers le mĂ©tier. "Il y a 15 postes en moyenne par concours, ce qui coĂ»te 110 millions d’euros, et c’est mal organisĂ©. Il y a des candidats qui sont souvent exclus dès la première question. On veut se rapprocher plus d’une forme de recrutement que de concours", a dĂ©clarĂ© Éric Woerth.

Cette réforme fait écho au rapport sur les écoles de fonctionnaires rendu par Raymond-François Le Bris, ancien directeur de l’ENA, qui constate le coût exorbitant de la formation des agents, issus pour la plupart de la même élite. Toujours dans l’optique d’assurer une plus grande diversité, des classes préparatoires réservées aux jeunes issus de milieux défavorisés seront créées dans les grandes écoles.

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