Une direction de la cohésion sociale

Comment le ministère du Travail a transformé quatre services d’action sociale en une direction.
Quatre services en un. Le service des droits des femmes et de l’égalité, la délégation interministérielle à la famille, la délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale et les personnels de la délégation interministérielle aux personnes handicapées. Tous ces services sont depuis janvier réunis au sein de la toute nouvelle direction générale de la cohésion sociale (DGCS) commune aux ministères sociaux (santé, travail). Une direction qui a son pendant au niveau régional, et qui permet d’afficher la “cohésion sociale” dans les organigrammes de l’administration centrale.
“Cette réorganisation a pour ambition de sortir d’une politique conçue par publics pour développer une approche plus globale, visant à des actions de prévention et plus seulement de réparation, souligne Fabrice Heyriès, son directeur. La DGAS était devenue une direction technique se consacrant essentiellement à la gestion de textes et de crédits. Cette nouvelle organisation doit permettre d’assurer une coordination interministérielle accrue et de soutenir les initiatives susceptibles de prévenir, et non seulement de corriger, les inégalités.”
Effectif maintenu
Avant d’aboutir à cette nouvelle direction, il y a eu une période de préfiguration, traditionnelle, qui s’est déroulée tout au long de l’année 2009. Les préfigurateurs ont sollicité l’appui de la direction générale de la modernisation de l’État (DGME). À chaque étape, il a fallu convaincre du bien-fondé du projet. Un comité d’experts, constitué de fonctionnaires et de partenaires du secteur médico-social, a été consulté sur les orientations à prendre. À charge ensuite pour le secrétaire général du ministère et la direction chargée des ressources humaines, en liaison avec les instances de concertation, de préparer les textes réglementaires officialisant la fusion.
Aujourd’hui, la nouvelle direction regroupe environ 300 personnes. Compte tenu de la crise et des priorités sociales, la réorganisation ne s’accompagne pas de suppressions de postes. Agrémentés ici ou là de quelques changements de postes et de fonctions des personnels. “La réorganisation et les déménagements, liés aux contraintes de densification immobilière sur le site parisien de cette administration centrale, se feront de façon échelonnée sans interrompre le travail administratif et les rencontres avec nos partenaires”, précise Fabrice Heyriès. La nouvelle direction est parée pour participer pleinement à l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Xavier Sidaner
2010, année de lutte contre la pauvreté
Après avoir œuvré pour le dialogue multiculturel en 2008, et pour l’égalité des chances en 2007, l’Union européenne a décidé, en 2010, de s’attaquer à la lutte contre la pauvreté. Fléau qui touche 79 millions d’Européens dont 19 millions d’enfants. “L’Année européenne 2010” est dotée d’un budget d’au moins 26 millions d’euros, dont 17 millions d’euros provenant de l’Union européenne, auxquels s’ajouteront des financements privés.


















