31/05/2010

La parole aux cadres publics

“Comme pour toute nouveauté, il convient avant de généraliser de tester à une petite échelle et surtout ne pas oublier que les personnels de l’administration actuellement ne maîtrisent pas les techniques et les nouvelles technologies, à part un petit nombre par leur poste ou par intérêt personnel. Il ne faut pas oublier les restrictions des budgets informatiques et de formations dans certains ministères.”
Un agent de la fonction publique d’État

“Tout dépend de l’utilisation faite et des moyens mis en œuvre pour obtenir un outil vraiment utile. Il doit rester néanmoins des êtres humains serviables et à l’écoute de l’usager.”
Un agent de la fonction publique hospitalière

“L’accompagnement des agents (encadrement compris) dans le cadre d’une méthodologie de projet appropriée et étalée dans le temps me semble indispensable. Il faut aussi une communication adaptée vis-à-vis des usagers de l’administration. Les moyens matériels doivent pouvoir suivre (difficile en période de contraintes budgétaires accrues) et les personnels les plus engagés dans la démarche doivent être reconnus et valorisés par le biais du régime indemnitaire.”
Un agent de la fonction publique territoriale

“Le développement des services publics 2.0 passe par la formation des managers à l’utilisation des avancées du web 2.0. Il convient de sortir de cette sorte d’illettrisme numérique.”
Un agent de la fonction publique d’État

“Avec les coupes sombres qui s’annoncent, attention à ne pas aller vers un service public complètement déshumanisé.”
Un agent de la fonction publique hospitalière

“Il restera toujours à se préoccuper des usagers les plus démunis et les moins armés à se mouvoir dans les procédures. Des personnes qui n’ont pas ou peu accès à Internet.”
Un agent de la fonction publique territoriale

“La technologie est un moyen, mais ne remplace pas le contact humain ni l’accès multimodal indispensable aux services publics.”
Un agent de la fonction publique d’État

“Rien ne remplacera jamais le contact visuel ou éventuellement auditif, même si Internet 2.0 permet de trouver efficacement un interlocuteur et même si cela permet d’éviter des agressions de tous types, remplacer un humain par une machine ne fait et ne fera jamais progresser l’humanité. Mais si Internet 2.0 donne des outils adéquats et puissants aux interlocuteurs, en privilégiant l’aide de la machine et en gardant le contact humain, alors peut-être y trouverons-nous un sujet de satisfaction.”
Un agent de la fonction publique hospitalière


“Les services 2.0 doivent demeurer un complément à l’offre des services publics. Ils ne doivent en aucun cas s’y substituer. La relation entre les hommes est le postulat permettant à toute société de se développer ; la relation humaine doit être au cœur des services publics. Je m’inquiète quant à la protection des individus (respect de la confidentialité des données, durée de la sauvegarde, etc.).”
Un agent de la fonction publique territoriale

“Il est incontestable que ces outils peuvent constituer une voie d’amélioration extrêmement efficace cependant ils ne s’adressent qu’à une partie des usagers car une proportion n’ont pas Internet.”
Un agent de la fonction publique d’État

“Un véritable enjeu culturel pour l’administration – à lier avec une nécessaire évolution des modes de savoir-faire internes en termes de management – Internet 2.0 reste un outil, au service de politiques publiques et de services concrets à rendre aux citoyens, il ne faut pas en faire une fin en soi.”
Un agent de la fonction publique d’État

“C’est bien de penser aux services publics 2.0, mais il faudrait un « back-office » à la hauteur, motivé, organisé et pérenne, ce qui est tout le contraire de la tendance actuelle. Mieux vaut ne pas se ridiculiser !”
Un agent de la fonction publique d’État

“Il faudra des efforts particuliers de formation des agents pour utiliser au mieux cette nouvelle technique de communication.”
Un agent de la fonction publique d’État

“Si j’en juge par ce que je vois dans mon administration, j’ai peur que le fonctionnement interne des ministères ne se ringardise de plus en plus, par manque de culture « 2.0 » justement. Il n’est aucunement question ici de réseaux sociaux entre agents du même métier, d’annuaire « Pages jaunes » pour trouver des experts, d’espaces collaboratifs 2.0, etc.”
Un agent de la fonction publique d’État

Lire aussi :

- Sondage : les services publics 2.0 plébiscités
- L’analyse de Bruno Valet, associé “secteur public” chez Ineum Consulting : Des sites service compris
- Baromètre Acteurs publics/Ifop : 54 % des agents estiment que la qualité du service rendu aux usagers se dégrade

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