31/08/2009

3 questions à Sophie Mahieux, directrice de l’ONP

"Un projet amorti sur cinq ans"

 

Quelles sont les principales difficultés posées par un tel projet ?
Outre une volumétrie d’une ampleur inégalée pour un SI-paie, le principal enjeu du projet ONP réside dans sa dimension interministérielle et notamment dans les transformations à apporter à la chaîne RH-paie de l’État : remplacement dans les ministères de la préliquidation de la paie par la validation de paies provisoires calculées par l’ONP, nouvelle organisation des ministères en matière de gestion administrative et de paie grâce à la création de centres de services partagés (pôles d’expertise et de service mutualisés). De nouveaux métiers vont apparaître, d’autres vont évoluer, tout ceci nécessitera un accompagnement au plus près des administrations.

Une externalisation pure et simple était-elle envisageable ?
Cette hypothèse a été examinée par la mission de préfiguration de l’ONP en 2006. Mais il est apparu, au vu d’une part des volumes en jeu et d’autre part de la complexité de la veille réglementaire en matière de paie des agents de l’État qu’une externalisation de la gestion de la paie n’était pas pertinente économiquement.

A-t-on une idée du coût d’un tel projet ?
Le coût du projet est fortement dépendant du montant du marché SI-paie pour lequel les offres des candidats ont été livrées le 15 juin et sont en cours d’instruction. Des estimations ont toutefois été réalisées avant le lancement du programme ONP. Elles ont permis de conclure à la possibilité d’atteindre un retour sur investissement du projet sur cinq ans.

blog comments powered by Disqus