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Un rapport international alerte sur les risques liés au développement de l’intelligence artificielle

Les experts auteurs de ce document appellent les gouvernements et les différents acteurs concernés à mettre en place des parades pour limiter les menaces potentielles liées à l’intelligence artificielle.  

21/02/2018 | ACTUALITÉ

Des experts internationaux sonnent l’alarme sur les risques d’une utilisation malveillante de l’intelligence artificielle (IA) par “des États voyous, des criminels, des terroristes”, dans un rapport publié mercredi 21 février [lire le rapport The Malicious Use of Artificial Intelligence]. Selon eux, dans les dix prochaines années, l’efficacité croissante de l’IA risque de renforcer la cybercriminalité, mais aussi de conduire à des utilisations de drones ou de robots à des fins terroristes. Elle est aussi susceptible de faciliter la manipulation d’élections via les réseaux sociaux grâce à des comptes automatisés (bots). Ce rapport de 100 pages a été rédigé par 26 experts spécialistes en intelligence artificielle, cybersécurité et robotique. Ils appartiennent à des universités (Cambridge, Oxford, Yale, Stanford) et à des organisations non gouvernementales (OpenAI, Center for a New American Security, Electronic Frontier Foundation). Pour illustrer leurs craintes, ces spécialistes évoquent plusieurs “scénarios hypothétiques” d’utilisation mal intentionnée de l’IA. Ils soulignent que des terroristes pourraient modifier des systèmes d’IA disponibles dans le commerce (drones, véhicules autonomes) pour provoquer des crashs, des collisions ou des explosions. Les auteurs imaginent ainsi le cas d’un robot nettoyeur trafiqué qui se glisserait subrepticement parmi d’autres robots chargés de faire le ménage dans un ministère berlinois. Un jour, l’intrus passerait à l’attaque après avoir reconnu visuellement la ministre des Finances. Il se rapprocherait d’elle et exploserait de façon autonome, tuant sa cible. Renforcement de la cybercriminalité Par ailleurs, “la cybercriminalité, déjà fortement en hausse, risque de se renforcer avec les outils procurés par l’IA”, déclare à l’AFP Seán Ó hÉigeartaigh, directeur du Centre for the Study of Existential Risk de l’université de Cambridge, l’un des auteurs du rapport. Les attaques par hameçonnage ciblé (spear phishing) pourraient ainsi devenir beaucoup plus aisées à mener à une large échelle. Mais pour lui, “le risque le plus sérieux, même s’il est moins probable, est le risque politique”. “Nous avons déjà vu comment des gens se servaient de la technologie pour essayer d’interférer dans les élections et la démocratie”, rappelle-t-il. Avec l’IA, il devrait être possible de réaliser des fausses vidéos très réalistes et cela pourrait être utilisé pour discréditer des responsables politiques, avertit le rapport. Les États autoritaires vont aussi pouvoir s’appuyer sur l’IA pour renforcer la surveillance de leurs citoyens, ajoute-t-il. “Actuellement, il y a encore un écart important entre les avancées de la recherche et ses applications possibles. Il est temps d’agir”, déclare à l’AFP Miles Brundage, chargé de recherche au Future of Humanity Institute de l’université d’Oxford. “Les chercheurs en IA, les concepteurs de robots, les compagnies, les régulateurs, les politiques doivent à présent collaborer pour tenter de prévenir” ces risques, conclut Seán Ó hÉigeartaigh. (avec AFP)


Pas de réhabilitation du travail en prison sans modernisation de sa gouvernance

La revalorisation du travail en prison implique une responsabilisation accrue des pouvoirs publics ainsi qu’une modernisation de sa gouvernance, estiment l’Institut Montaigne et la Fondation M6 dans un rapport. La création d’une agence dédiée au travail en prison y est préconisée. 

20/02/2018 | ACTUALITÉ

Rénover la gouvernance. C’est l’une des conditions préalables à la réhabilitation du travail pénitentiaire, cette “figure oubliée” par les pouvoirs publics, selon un rapport coproduit par l’Institut Montaigne et la Fondation M6 et dévoilé jeudi 15 février. À les croire, la modernisation de l’action des pouvoirs publics dans ce domaine serait même devenue une urgence, tant le travail en détention – qui n’est plus obligatoire depuis 1987 – pourrait contribuer à abaisser le taux de récidive et donc de la population carcérale. Or, malgré ses bénéfices avérés – un détenu formé ou ayant travaillé diminuerait de “près de moitié” ses risques de récidive –, le travail en prison est devenu de plus en plus rare au cours des dernières années. La part de détenus exerçant une activité rémunérée est ainsi passée de 46,5 % en 2000 à “uniquement” 29,2 % en 2016. Actuellement, sur les 78 796 personnes incarcérées, moins d’un tiers exercerait donc une activité rémunérée. “Si cette diminution s’explique par certaines dynamiques extérieures à l’action des pouvoirs publics (la crise économique de 2008 ou les mouvements de délocalisation des entreprises depuis le début des années 1990), elle révèle également que le développement du travail en détention ne fait pas partie des priorités stratégiques de l’administration pénitentiaire”, souligne le rapport [cliquez ici pour le consulter]. Ce document est issu d’un groupe de travail présidé par Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6, et par Jean-Marie Delarue, acine contrôleur général des lieux de privation de liberté. Renforcer le pilotage Face à un besoin de “pilotage plus fort au niveau national” et avec une direction de l’administration pénitentiaire qui “ne peut agir seule”, le rapport invite à repenser la gouvernance actuelle du travail pénitentiaire en deux temps. Tout d’abord, en créant à titre transitoire une task force au niveau national pour impulser une “dynamique nouvelle”, une structure “en mode projet pour mettre en place un dispositif de pilotage du travail pénitentiaire et de la formation professionnelle”. Celle-ci devrait notamment s’efforcer de fixer une stratégie nationale de développement avec des priorités “spécifiques et volontaristes”, telles que la systématisation de la dimension qualifiante d’un emploi occupé en détention ou encore le développement du numérique comme métier et comme outil de travail. Cette task force devra aussi “construire et outiller” une “véritable” offre de services vis-à-vis des entreprises concessionnaires du travail en détention “à décliner en directions interrégionales”. Agence nationale Dans un second temps, cette task force aurait vocation à aboutir à la création d’une Agence nationale dédiée, dénommée “Agence nationale pour la réinsertion des personnes placées sous-main de justice par le travail et la formation professionnelle”. “Il s’agirait de créer une administration légère, spécialisée, dans le but de répondre au besoin de consolider et de coordonner la déclinaison territoriale de la stratégie de développement du travail pénitentiaire”, précise le rapport. Les auteurs du rapport préconisent que cette agence dispose du statut d’établissement public et soit sous la cotutelle du ministère de la Justice et du ministère du Travail. “Ce statut a l’avantage de permettre à l’agence de définir de manière autonome une stratégie de développement du travail pénitentiaire dans une logique d’objectifs chiffrés et de performance et de recruter les compétences nécessaires à ses activités de production, de commercialisation et d’accompagnement à l’insertion professionnelle”, ajoute le rapport. Il est par ailleurs “essentiel” que son conseil d’administration soit ouvert à des représentants de l’État (ministères du Travail, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de l’Économie, du Numérique), à des représentants d’établissements publics (Agence nationale pour la formation des adultes, Pôle emploi), à des collectivités territoriales, à des parlementaires, à des prestataires de l’orientation et de la formation professionnelle (organismes de formation) et “surtout” aux acteurs économique (Medef, CGPME, chambres de commerces et d’industrie…). Formation des agents L’organisation de cette agence devrait ensuite être déclinée en un service central et des services déconcentrés, chargés notamment d’appuyer les directions interrégionales des services pénitentiaires dans l’exécution de leurs missions mais aussi de “fournir un service direct” aux établissements pénitentiaires. Selon le rapport, l’Agence devrait aussi avoir dans son périmètre la formation continue des agents de l’administration pénitentiaire “dans un souci de professionnalisation de la filière travail et insertion professionnelle” au sein de la direction de l’administration pénitentiaire. Objectifs : la formation particulière des directeurs des services pénitentiaires, des responsables locaux du travail et des surveillants d’atelier.  Travail en prison : de quoi parle-t-on ? Le travail en prison revêt plusieurs formes, explique le rapport : le “service général” pour les détenus employés directement à l’entretien des locaux et au fonctionnement courant de la prison (9 800 personnes en moyenne chaque mois pour une rémunération mensuelle nette moyenne de 254 euros) ; le “travail en ateliers”, où les prisonniers occupent des activités productives marchandes (manufacture, production industrielle) pour des concessionnaires privés (7 000 détenus par mois pour une rémunération moyenne de 408 euros mensuels) et le “service de l’emploi pénitentiaire” (SEP), où les détenus réalisent également des activités marchandes, cette fois-ci pour la régie industrielle des établissements pénitentiaires (1 150 détenus en moyenne par mois pour une rémunération mensuelle moyenne de 532 euros). Les travaux de cette dernière (textiles, menuiserie, imprimerie) sont directement commandés et gérés par l’administration pénitentiaire.


Coup d’envoi des tractations pour le pilotage de la Banque centrale européenne

Luis de Guindos, ministre espagnol de l’Économie, a été désigné lundi 19 février par ses pairs de la zone euro comme futur vice-président de la Banque centrale européenne, ouvrant le bal du renouveau à la tête de l’institution bancaire. Un nouveau président devra notamment être nommé l’an prochain.

20/02/2018 | ACTUALITÉ

Réunis à Bruxelles lundi 19 février, les ministres des Finances des 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont annoncé leur soutien à Luis de Guindos, âgé de 58 ans, pour le poste stratégique de vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Son unique rival, Philip Lane, le gouverneur de la Banque d’Irlande, avait annoncé son retrait. La désignation du successeur du Portugais Vitor Constancio, qui quittera la vice-présidence de la BCE le 31 mai prochain, marque le début des tractations pour remplacer, au cours de ces deux prochaines années, 4 des 6 membres du directoire de l’organe exécutif de l’institution de Francfort, dont son président, l’Italien Mario Draghi, le 31 octobre 2019. Le choix de Luis de Guindos pour ce poste a toutefois fait grincer des dents, notamment au Parlement européen, qui regrette de voir un politique nommé numéro 2 de la banque centrale de la zone euro. “Étant donné qu’il était ministre des Finances depuis 2011, sa désignation pourrait créer un conflit d’intérêts et saper l’indépendance de la gouvernance de la BCE”, a déclaré l’eurodéputée socialiste, la Française Pervenche Berès, dans un communiqué. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles juste après sa désignation, Luis de Guindos a promis qu’il “défendr[ait] l’indépendance de la BCE”. Et il a également annoncé qu’il présenterait dans les prochains jours sa démission en tant que ministre.  Un Allemand pour la présidence ? De l’avis de tous les analystes, la nomination de Luis de Guindos devrait accroître les chances de l’Allemagne d’occuper la présidence de la BCE l’an prochain. Un poste qu’elle n’a jamais eu depuis la création de cette institution, contrairement aux Pays-Bas, avec Wim Duisenberg, à la France, avec Jean-Claude Trichet, et à l’Italie, avec Mario Draghi, ce qui pourrait d’ailleurs aussi jouer en sa faveur. Parmi les successeurs potentiels de Mario Draghi, figure d’ailleurs l’Allemand Jens Weidmann, le patron de la Bundesbank et ancien conseiller de la chancelière Angela Merkel. Trois Allemands occupent déjà de hautes fonctions dans la finance européenne : Klaus Regling, le président du Mécanisme européen de stabilité, dont la mission est d’aider les pays de la zone euro en difficulté, Werner Hoyer, qui dirige la Banque européenne d’investissement, et Elke König, à la tête du Conseil de résolution unique, chargé d’organiser la faillite ordonnée des banques en difficulté de la zone euro. Si Jens Weidmann succédait à Mario Draghi, l’un des trois devrait probablement quitter son poste, soulignait récemment Carsten Brzeski, un économiste de la banque ING. La décision finale sur la nomination de Luis de Guindos reviendra aux chefs d’État de l’Union européenne au cours d’un sommet les 22 et 23 mars à Bruxelles. Le Parlement européen et le conseil des gouverneurs de la BCE doivent également être consultés pour avis, mais ils n’ont pas de droit de veto. (avec AFP)


Le royaume saoudien veut recruter plus de femmes dans le secteur public

Dans son programme de réformes Vision 2030, le prince héritier Mohamed Ben Salman projette d’accroître considérablement le nombre des Saoudiennes qui travaillent. Elles représentent actuellement 22 % de la population active dans le pays et 5 % des effectifs de la fonction publique.

19/02/2018 | ACTUALITÉ

Une première en Arabie Saoudite. Le parquet de Ryad vient de publier un avis de recrutement de femmes aux postes de lieutenants-enquêtrices. Il y a un mois, les services de l’émigration ont également fait part de leur intention d’employer une centaine d’agents féminins dans les aéroports. Environ 100 000 candidates ont répondu à cette dernière annonce, révélant l’existence d’un vivier important dans un pays ou l’emploi des femmes demeure très minoritaire. Actuellement, les Saoudiennes constituent 22 % de la population active. Elles sont 5 % dans la fonction publique, un secteur qui emploie pourtant 70 % des salariés saoudiens et où elles sont cantonnées à des postes d’enseignantes ou de médecins. Jusque-là, des dispositions légales rigoureuses ont empêché les femmes d’accéder à la vie active. Le code de travail liste un certain nombre de professions interdites aux Saoudiennes, comme la magistrature, l’architecture et l’ingénierie. Il limite en outre, assez significativement encore, la mixité sur les lieux de travail en édictant des règles de séparation des hommes et des femmes dans les entreprises, les commerces et les administrations. Plus de chaperon pour accomplir les actes de la vie quotidienne Aujourd’hui, beaucoup en Arabie Saoudite s’attendent à ce que ces règles soient totalement supprimées. Les réformes engagées depuis quelques années, en faveur de l’émancipation des femmes et de leur accès à la sphère publique, permettent en effet de le penser. En 2011, le défunt roi Abdallah avait autorisé les Saoudiennes à siéger au conseil de la Choura, une instance qui conseille le gouvernement. Les femmes ont obtenu par la suite le droit de voter aux élections municipales et de s’y présenter en tant que candidates. Elles ont également été autorisées, en 2012, à travailler en tant que vendeuses, dans des magasins avec une clientèle exclusivement féminine, et dans des établissements hôteliers. Après la chute des prix des hydrocarbures en 2014, la promotion de l’emploi des femmes a pris une plus grande ampleur, avec l’adoption de mesures encore plus audacieuses. Le roi Salman a décidé, en mai 2017, d’abroger l’obligation qu’ont les femmes d’être accompagnées d’un chaperon dans leurs actes de la vie quotidienne, comme l’accès aux soins, à l’éducation ou lors de la recherche d’un emploi. Depuis janvier dernier, les Saoudiennes âgées de plus de 25 ans n’ont plus besoin d’être escortées par des membres masculins de leurs familles lors des démarches d’obtention d’un visa de voyage à l’étranger. Un tiers de la population active en 2030 Mais la décision qui a fait le plus de bruit, ces derniers temps, concerne le droit accordé aux femmes de conduire un véhicule. Cette mesure, qui prendra effet à partir de juin prochain, est censée contribuer à une meilleure insertion professionnelle des Saoudiennes. Son instigateur est le puissant prince héritier, Mohamed Ben Salman, qui aspire à une plus grande féminisation des emplois. Dans son programme de réformes et de développement économique, Vision 2030, le jeune souverain vise à ce que les femmes constituent un tiers de la population active et qu’elles occupent des postes importants. La nomination, il y a quelques mois, de Sarah El Souhaimi à la tête de la bourse de Ryad a valeur de symbole. Cette jeune femme de 36 ans, diplômée d’Harvard, avait déjà fait parler d’elle en 2014, en devenant la première Saoudienne P.-D.G. d’une banque publique. D’autres femmes, moins renommées, sont également parvenues à briser le plafond de verre. Mais elles sont encore très rares. En dépit des avancées qui viennent d’avoir lieu, l’Arabie Saoudite reste un pays ultraconservateur, où la discrimination sur la base du genre est très marquée. Les Saoudiennes n’ont par exemple pas encore le droit d’ouvrir un compte bancaire. Il leur est également difficile de se faire délivrer une carte d’identité. Cela sans compter l’obligation qu’elles ont de se couvrir en public. À ce sujet, un changement semble pourtant se profiler. Un membre du Conseil des grands oulemas (la plus haute autorité religieuse du royaume) vient d’affirmer que les femmes devraient être dispensées de l’abbaya (longue robe noire), préfigurant un allégement des règles vestimentaires les concernant. Samia Lokmane-Khelil  


Un rapport suggère la fin du statut de cheminot à l’embauche

Dans un rapport présenté jeudi 15 février, l’ancien patron d’Air France Jean-Cyril Spinetta préconise qu’à l’avenir, les nouveaux embauchés à la SNCF ne bénéficient plus du statut de cheminot. Il recommande de transformer les deux principales composantes de l’entreprise, SNCF Mobilités et SNCF Réseau, en sociétés anonymes.

15/02/2018 | ACTUALITÉ

Un rapport remis jeudi 15 février au gouvernement par l’ancien patron d’Air France Jean-Cyril Spinetta préconise une profonde réforme de la SNCF, en particulier une transformation en société anonyme et la fin du statut de cheminot à l’embauche. Long de 127 pages et fort de 43 propositions, dont certaines pourraient bouleverser la SNCF, le rapport en question “pose un diagnostic complet et lucide sur la réalité du service public ferroviaire français auquel les Français sont très attachés”, selon Matignon. Jean-Cyril Spinetta y estime que “la situation du transport ferroviaire est préoccupante” et que ses “performances ne sont pas satisfaisantes, en termes de régularité, de gestion des crises, d’information aux voyageurs, de sécurité”. “Cadre conventionnel” pour les nouveaux embauchés Dans la foulée de la présentation de ce rapport, le gouvernement a annoncé qu’il allait ouvrir “dès la semaine prochaine” une “première phase de concertation” sur une réforme du système ferroviaire français, avec des rencontres prévues avec les syndicats et la direction de la SNCF, les régions et les usagers. S’attaquant au statut des cheminots, Jean-Cyril Spinetta suggère que les nouveaux embauchés à la SNCF n’en bénéficient plus, à l’exemple de ce qui a déjà été fait pour La Poste et Orange. “Dans le cadre de la loi, il pourrait être mis un terme au recrutement sous statut des nouveaux embauchés, en préservant strictement les droits individuels des personnels en bénéficiant. Les nouveaux recrutements devront s’opérer (...) dans un cadre conventionnel à parachever”, affirme-t-il dans son rapport. Il estime également que la SNCF devrait pouvoir “recourir pendant deux ans à la procédure des plans de départs volontaires”, pour mettre fin aux “excédents d’effectifs qu’elle gère tant bien que mal” après des changements d’activité et des actions de modernisation. Nouveau statut pour l’entreprise Quant au statut de la SNCF, déjà réformé en 2014, il devrait selon lui être à nouveau revu, en transformant ses deux principales composantes, SNCF Mobilités et SNCF Réseau, en sociétés anonymes à capitaux publics. Le statut actuel d’établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) assure en effet une garantie illimitée de l’État, ce qui serait incompatible avec l’ouverture à la concurrence pour SNCF Mobilités et interdirait à SNCF Réseau de reconstituer une dette “non soutenable”. Suggérant de faire rentrer les gares dans le giron de SNCF Réseau, Jean-Cyril Spinetta estime que l’État devrait reprendre “une part” de la très lourde dette de cette branche de la SNCF. Recentrer le réseau ferré L’ancien patron d’Air France juge également nécessaire de “recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de pertinence”, c’est-à-dire les transports du quotidien autour des agglomérations et les dessertes TGV entre les principales métropoles françaises. Il appelle de ses vœux un audit des “petites lignes”, qui mobilisent actuellement 16 % des moyens consacrés au ferroviaire, voient passer moins de 10 % des trains et transportent seulement 2 % des voyageurs. “Le réseau à grande vitesse peut être considéré comme abouti” et construire de nouvelles lignes “entraînerait le TGV au-delà de sa zone de pertinence économique, c’est-à-dire les dessertes de très grandes agglomérations avec des trajets durant jusqu’à trois heures”, précise-t-il. (avec AFP)


Une plate-forme numérique méditerranéenne en Tunisie

Baptisé Smart Tunisia, ce programme public-privé orienté sur le numérique soutient les investisseurs internationaux dans leur installation en Tunisie.

13/02/2018 | ACTUALITÉ

Une visite à forte connotation économique et en particulier numérique. En Tunisie, le 1er février dernier, Emmanuel Macron a appelé les entreprises françaises à revenir investir dans le pays. La France est le premier partenaire commercial de la Tunisie, mais s’est fait prendre la première place de fournisseur par l’Italie en 2017, a regretté le Président français, qui a notamment ciblé le tourisme, l’agroalimentaire et évidemment le numérique comme des secteurs porteurs. Il était d’ailleurs accompagné de plusieurs chefs d’entreprise, dont Stéphane Richard (Orange) et Xavier Niel (Iliad). À l’occasion de cette visite d’État, le Président français a listé ce qui fait à ses yeux les atouts de l’économie numérique tunisienne : “une jeunesse formée, un tempérament entrepreneurial, une tradition justement de déploiement économique et de commerce qui sont propices à faire de ce pays une plate-forme de développement numérique dans toute la région”. Riche de ses 20 000 ingénieurs et scientifiques et de ses 12 000 informaticiens diplômés chaque année, la Tunisie a créé depuis une dizaine d’années des centres d’excellence en FinTech et data et s’est dotée d’une structure baptisée Smart Tunisia. Ce programme public-privé porté par la Fondation Tunisie pour le développement et le ministère des Technologies aide depuis deux ans les investisseurs internationaux dans leur installation en Tunisie au moyen d’un dispositif international composé d’équipes de support logistique et administratif, d’une équipe marketing et commerciale et d’“ambassadeurs” en Europe, aux États-Unis, en Afrique et au Moyen-Orient. Porte d’entrée Selon Badreddine Ouali, son président, “Smart Tunisia s’efforce de positionner le hub technologique tunisien comme porte d’entrée des investisseurs étrangers au Maghreb et en Afrique. Il s’agit de répondre à deux enjeux majeurs : l’employabilité de nos jeunes diplômés et la réponse concrète aux besoins de la révolution numérique”. Smart Tunisia est l’une des actions portées par la Fondation Tunisie pour le développement. Ses principaux actes de contribution tournent autour de 4 piliers d’aide au développement : la réduction de la fracture sociale par la création d’emplois dans des secteurs à potentiel, la réduction de la fracture numérique, le support des centres de recherche et de traitement des maladies mentales et l’éducation qualifiante.  Cette fondation est aujourd’hui entrée dans une phase de déploiement active. Son portefeuille d’initiatives comprend déjà, outre le hub Smart Tunisia, le lancement de l’initiative Recherche Alzheimer et santé mentale hôpital Razi, la construction de premiers centres à Siliana et Beja pour la requalification en formation des jeunes des régions défavorisées, l’initiative Université franco-tunisienne et enfin l’Observatoire de la mobilité africaine.  


L’efficacité de la baisse du nombre de députés mise en doute

La réduction du nombre de parlementaire ne garantira pas forcément un surcroît d’efficacité du Palais-Bourbon, bien au contraire, estiment deux chercheurs dans une évaluation ex-ante de la réforme annoncée par le président de la République, Emmanuel Macron. 

12/02/2018 | ACTUALITÉ

Le 3 juillet, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, le président de la République le défendait bec et ongles : “Un Parlement moins nombreux, mais renforcé dans ses moyens, c’est un Parlement où le travail devient plus fluide [et] qui travaille mieux.” Néanmoins, à en croire une évaluation ex-ante de la réduction annoncée d’un tiers du nombre de députés (ils seraient alors 385 contre 577 actuellement), le surcroît d’efficacité qu’entraînerait cette réforme n’aurait rien de certain. Réalisée par Olivier Rozenberg, professeur au Centre d’études européennes & LIEPP (Sciences Po Paris), et par Thomas Ehrhard, maître de conférences à Panthéon-Assas (Paris-II), l’évaluation en question [cliquez ici pour la consulter] souligne que les arguments liant inefficacité de l’Assemblée nationale et nombre d’élus semblent particulièrement “infondés”. Efficacité relative L’occasion donc pour les deux universitaires de remettre en cause (à titre liminaire et tout au long de leur développement) les propos tenus par Emmanuel Macron devant le Congrès. Sur l’argument du manque de fluidité et d’efficacité, formulé par le chef de l’État, “une remarque liminaire est utile tant son manque de définition et de précision rend malaisée sa discussion”, affirment-ils. Certes, “il est possible d’admettre que le Parlement légifère de façon relativement inefficace”, indique la note, qui cite notamment la non-réduction du nombre d’amendements déposés en séance “contrairement aux attentes des promoteurs de la révision constitutionnelle de 2008” ou encore la réévaluation des commissions dans la procédure législative qui “n’a pas aspiré les activités de séance” mais a plutôt contribué “à ajouter de facto une lecture” lors de la procédure. Néanmoins, ces difficultés “sont sans rapport direct avec le nombre de parlementaires” puisqu’elles “relèvent essentiellement d’autres dynamiques à la fois constitutionnelles et politiques”, expliquent Olivier Rozenberg et Thomas Ehrhard. Quid alors de l’efficacité réelle d’une réduction à venir du nombre de parlementaires ? Selon ces deux chercheurs, cette réforme pourrait notamment “influer négativement sur la dimension fonctionnelle du Parlement”. Législation, contrôle, évaluation, représentation : “l’argument d’une meilleure efficacité produite par une baisse des effectifs doit être pensé par rapport à cette multitude de tâches”, précise leur évaluation. “Un Parlement plus resserré servirait-il mieux chacune de ces tâches ? L’efficacité attendue dans un domaine – par exemple la législation – ne risque-t-elle pas de produire des effets contraires dans un autre ?” questionnent-ils par exemple. Seuil insuffisant pour maîtriser la procédure Les universitaires estiment également que le seuil de réduction du nombre de députés envisagé par le président de la République n’est pas suffisant pour accélérer la rapidité de la procédure législative. “Qu’il s’agisse de l’initiative législative, du droit d’amendement et des procédures de clôture de la discussion, les petites assemblées sont tendanciellement mieux loties”, soulignent-ils. Cependant, le seuil à partir duquel l’exécutif serait plus en capacité de maîtriser la procédure législative “se situerait autour de 200 membres”, soit bien moins que celui envisagé par le chef de l’État. Bien plus que du nombre de parlementaires, ce “temps” de la procédure dépend aussi des fondamentaux de la relation entre exécutif et législatif. Ainsi, les démocraties de “consensus” prennent par exemple “leur temps pour légiférer” (plus d’un an aux Pays-Bas ou en Suisse), les démocraties “majoritaires” sont quant à elles “plus rapides” (cinq à six mois au Royaume-Uni ou en France) et les démocraties dites “illibérales” pratiquent pour leur part “l’examen éclair” (un mois en Hongrie). Si l’Assemblée nationale ne travaillera pas forcément mieux avec moins de parlementaires, certains éléments développés par Olivier Rozenberg et Thomas Ehrhard laissent également penser qu’elle travaillera “moins bien” dans le futur. Le moyen pour ces derniers de citer notamment la plus difficile saisine du Conseil constitutionnel par les députés. Actuellement, 10 % des locataires du Palais-Bourbon peuvent saisir les sages de la Rue de Montpensier. Sans changement de la Constitution, ce “taux passerait à 15 %”.  Des économies “résiduelles” Selon les chercheurs Olivier Rozenberg et Thomas Ehrhard, les économies réalisées grâce à la réduction d’un tiers du nombre de députés (et des charges parlementaires correspondantes) seraient “résiduelles” par rapport au budget global de l’État. Sur la base des lois de finances initiales de 2014 à 2017, ces deux universitaires estiment que le gain d’une telle réforme serait de l’ordre 100 millions d’euros annuels, soit environ 20 % du budget de l’Assemblée nationale et 0,03 % du budget de l’État (environ 300 milliards d’euros de dépenses). La réduction du nombre de députés serait aussi “sans effet direct sur la plupart des autres dépenses, par exemple sur les charges du personnel de l’Assemblée nationale”, qui représentent environ 175 millions d’euros par an, ajoutent-ils.                             


Comment l’administration Trump va moderniser les grandes infrastructures

Lors de son discours sur l’état de l’Union fin janvier, le Président américain avait demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement d’au moins 1 500 milliards de dollars pour développer les infrastructures aux États-Unis. Des précisions doivent être apportées cette semaine.  

12/02/2018 | ACTUALITÉ

L’administration Trump doit préciser, lundi 12 février dans la soirée, les grandes lignes de son plan d’investissement de 1 500 milliards de dollars (environ 1 278 milliards d’euros) en faveur des infrastructures, dont un grand nombre, en piteux état, a un besoin urgent d’être rénové. Le budget du Président Donald Trump inclura 200 milliards de dollars consacrés aux routes, autoroutes, ponts et autres infrastructures cruciales pour l’économie des États-Unis, selon des responsables de la Maison Blanche. Les États et les investisseurs privés vont être sollicités pour contribuer aux 1 300 milliards restants. L’administration Trump compte utiliser les 200 milliards comme effet de levier en fournissant des garanties d’emprunt, des prêts directs et autres mesures incitatives dans le cadre de programmes tels que le Tifia, pour les infrastructures de transport (Transportation Infrastructure Finance and Innovation). Simplification des procédures Lors de son discours sur l’état de l’Union, fin janvier, Donald Trump avait demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement d’au moins 1 500 milliards de dollars pour développer les infrastructures aux États-Unis sans donner de détails sur la manière de le concrétiser. Construites pour la plupart entre les années 1950 et 1970, les autoroutes, routes, ponts, voies ferrées, aéroports et autres infrastructures sont en très mauvais état, faute d’avoir été entretenus et modernisés au fil du temps.  La Maison Blanche doit annoncer la simplification des procédures de permis de construire pour les réduire à deux ans, alors qu’elles peuvent en prendre aujourd’hui jusqu’à dix. L’administration Trump souligne que la totalité des infrastructures ont besoin d’une autorisation du gouvernement fédéral bien que ce dernier joue un rôle mineur dans leur financement. Environ 14 % des coûts d’infrastructures sont à la charge de l’État fédéral, les 86 % restants étant répartis entre États et gouvernements locaux d’une part et secteur privé d’autre part, ont détaillé les responsables de la Maison Blanche. Quelles sources de financement ? Le Congrès doit désormais discuter de la proposition. Dans cette perspective, Donald Trump doit accueillir les parlementaires des deux partis mercredi 14 février. En attendant, les experts s’interrogent sur les sources de financement des 200 milliards dans le budget fédéral alors que le déficit public risque déjà d’être creusé par la baisse des impôts entérinée fin 2017. L’administration Trump parie sur un principe de réalité pour convaincre États, gouvernements locaux, entreprises privées et même usagers de mettre la main au porte-monnais : le vieillissement des infrastructures coûte cher à l’économie américaine. (avec AFP)


L’Europe veut être en pointe sur la technologie “blockchain”

Pour ne rien manquer de cette révolution numérique, l’Union européenne a lancé un observatoire-forum qui associera les autorités publiques, les régulateurs et les industries. L’objectif de la Commission est d’observer ce secteur pour en tirer avantage dans la perspective du marché unique européen.

08/02/2018 | ACTUALITÉ

“Je considère la technologie des chaînes de bloc (blockchain) comme un changement fondamental et je veux que l’Europe soit à la pointe de son développement”, a expliqué Mariya Gabriel, la commissaire à l’Économie numérique et à la Société, lors d’une conférence de presse, le 1er février dernier, qui annonçait la création d’un observatoire-forum sur ce sujet. Cet observatoire, lancé à l’initiative du Parlement européen, poursuit deux objectifs à moyen terme. Il vise, tout d’abord, à évaluer tous les services numériques que peut rendre la blockchain. Cette technologie de stockage et de transmissions de données a pour principaux atouts d’être transparente et sécurisée. Elle consiste à stocker des blocs d’informations de façon distribuée sur le réseau, fonctionne sans contrôle central et permet, en fonction de ses applications, de se passer de ses intermédiaires. Dans le cas des cryptomonnaies, elle évite les banques. L’idée de ce projet est ainsi d’être “un des référentiels les plus complets au monde de l’expérience et de l’expertise blockchain”, selon la commissaire. 340 millions d’euros d’investissements jusqu’en 2020 Un rapport publié par le Parlement européen en 2017 affirmait que la technologie blockchain “changerait la vie des résidents de l’UE en concentrant ses efforts sur des domaines tels que les données et l’identité”. Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne en charge de la Stabilité financière, a indiqué que l’observatoire guidera l’élaboration des politiques communautaires. La Commission a prévu d’investir 340 millions d’euros sur des projets de technologie blockchain jusqu’en 2020. L’utilisation la plus connue de la blockchain à l’heure actuelle, les monnaies cryptées (comme le bitcoin), entraîne une réaction très prudente, voire ambivalente, des instances européennes. D’un côté, lors de la conférence de presse, Valdis Dombrovskis a affirmé que “la chaîne de blocs a le potentiel d’être véritablement transformatrice pour les services financiers et les marchés”. De l’autre, la Commission a approuvé, en décembre 2017, un plan visant à mettre fin aux transactions anonymes sur les portefeuilles numériques et les échanges, ce dont sont accusées les monnaies virtuelles par les banques centrales européennes. À plus long terme, la Commission souhaite utiliser cette technologie au profit du marché unique européen. L’observatoire souhaite s’appuyer sur des projets existants et s’assurer qu’ils fonctionnent au-delà des frontières de leur pays. ConsenSys, l’une des start-up les plus en vue dans l’écosystème de la blockchain, sera l’une des premières sociétés à apporter son expertise à cet observatoire. Jean-Bernard Gallois


La Commission européenne optimiste pour la croissance française

Dans ses dernières prévisions, Bruxelles table sur 2 % de croissance pour la France en 2018, soit 0,3 point de mieux que les estimations publiées en novembre dernier. De quoi permettre à Paris de sortir à coup sûr de la “procédure de déficit excessif” ouverte en 2009. 

07/02/2018 | ACTUALITÉ

Au moment où la Cour des comptes mettait en garde, mercredi 7 février, le gouvernement contre tout “relâchement” dans la gestion des finances publiques, à l’occasion de la remise de son rapport public annuel, la Commission européenne rassurait Bercy en relevant ses prévisions de croissance. Cette reprise de l’activité plus élevée qu’attendu – 1,8 % en 2017, 2 % en 2018 et 1,8 % en 2019 – pourrait permettre à la France de rester dans les clous européens en matière de déficit public. En novembre, la Commission tablait sur 1,6 % de croissance en 2017, 1,7 % en 2018 et 1,6 % en 2019. Elle avait également estimé que le déficit de la France respecterait le critère européen d’un déficit public inférieur à 3 % du PIB : 2,9 % en 2017, 2,9 % en 2018 et 3 % en 2019. L’exécutif européen n’a pas publié mercredi de nouvelles estimations sur le déficit public français, mais doit annoncer, le 23 mai, son chiffre définitif pour 2017. Un taux qui revêt une importance particulière pour la France, seul pays de la zone euro avec l’Espagne encore sous le coup d’une “procédure de déficit excessif” en raison de ses largesses budgétaires. Cette procédure ouverte en 2009 par l’Union européenne peut aboutir à des sanctions et des amendes, même si cela ne s’est encore jamais produit. Confiance économique Pour en sortir, la France doit présenter deux années de suite à Bruxelles un déficit public inférieur à 3 %, objectif dont elle pourrait désormais un peu plus se rapprocher avec ces bons chiffres de croissance. “La confiance économique a continué de progresser dans les derniers mois, avec certains indicateurs approchant ou même dépassant leur pic d’avant-crise”, explique l’exécutif européen. “Par conséquent, la croissance du PIB devrait atteindre 2 % en 2018, avant de s’atténuer à 1,8 % en 2019, quand les capacités inutilisées de l’économie seront réabsorbées”, ajoute-t-il. Le chômage en France devrait “continuer de baisser, en ligne avec la robustesse croissante de l’économie”, insiste Bruxelles. La prévision de l’UE pour 2018 est sensiblement supérieure à celle du gouvernement français, qui table sur 1,7 % de croissance, mais qui a laissé entendre qu’il pourrait lui aussi réviser ce chiffre à la hausse. (avec AFP)


La Rue Cambon adresse un quasi-satisfecit au projet “Balard”

Tout en relevant que des crédits supplémentaires ont été nécessaires par rapport aux prévisions initiales, les magistrats financiers jugent que le contrat de partenariat public-privé utilisé pour l’opération de regroupement des services du ministère de la Défense sur le site de Balard a été globalement correctement préparé et conduit, de même que le pilotage de la réalisation des ouvrages.

07/02/2018 | ACTUALITÉ

Un dépassement limité des coûts et une “réussite opérationnelle”. Dans leur rapport annuel, les magistrats de la Cour des comptes reviennent sur le regroupement sur le site de Balard, dans le 15e arrondissement de Paris, de l’ensemble des états-majors et des organismes centraux du ministère des Armées, décidé au début de la Présidence Sarkozy sous la double impulsion de la réorganisation du ministère et de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). À l’époque, il s’agissait d’accueillir 9 500 agents du ministère des Armées, jusque-là éparpillés sur 12 implantations différentes. Pour mener à bien le projet, une opération de partenariat public-privé (PPP) a été conclue. Pas le genre de contrat dont la Cour est en général très fan. Pourtant, les magistrats financiers ne trouvent pas grand-chose à redire sur ce point : “La conduite du dialogue compétitif, préalable au contrat, et celle du pilotage du projet dans la phase précédant l’emménagement, ont été efficaces tout en mettant en évidence les risques propres à ce type de projet.” (consulter le rapport  "Le projet « Balard » : une réussite opérationnelle, un pilotage à renforcer") Gouvernance initiale saluée La gouvernance du projet – et notamment l’institution d’une délégation pour le regroupement des états-majors et services centraux du ministère des armées directement rattachée au ministre et donc indépendante des 3 grands hiérarques que sont le chef d’état-major des armées, le délégué général pour l’armement et le secrétaire général pour l’administration – est plutôt saluée. Les magistrats relèvent toutefois quelques difficultés dans la mise en œuvre des bonnes pratiques dans la phase de construction. Malgré quelques réserves, la Cour fait observer qu’au final, le bâtiment a été livré avec un faible retard de calendrier, principalement dû à des difficultés avec la ville de Paris. Les dérapages du coût de la construction sont, eux, restés “relativement contenus et inférieurs à 7 % du coût total des investissements (bâtiments et SIC)”. C’est sur le terrain des finances que la Cour se montre au final la plus critique. L’opération de regroupement à Balard reposait sur l’hypothèse que le coût serait intégralement supporté par le ministère des Armées, rappellent les magistrats financiers. Les économies générées par l’opération devaient permettre de financer cette dernière. Et en cas de dérapage, le ministère s’engageait à couvrir les coûts supplémentaires par redéploiement de ses propres crédits. “L’analyse financière du contrat de partenariat montre que cette contrainte initiale n’a pas été respectée, relève la Cour des comptes. Le ministère a dû bénéficier de ressources supplémentaires pour équilibrer le plan de financement du contrat.” Moins d’économies que prévu Pour expliquer cette situation, le rapport pointe des économies réalisées inférieures à celles prévues dans le plan de financement. Des prévisions d’économies sans doute surévaluées. Tout en reconnaissant qu’il est “prématuré” de se prononcer sur l’équilibre global du projet, la Cour estime qu’entre 2012 et 2017, le manque de financement au titre des économies de fonctionnement a atteint 18 millions d’euros, soit 7,5 % des ressources attendues. Les magistrats financiers jugent ainsi que si l’opération a été bien conduite, elle ne respecte pas sa feuille de route financière. Affichant quelques craintes pour l’avenir, le rapport constate que le manque à gagner en termes d’économies a été, pour l’instant, couvert par redéploiements de crédits internes à la mission Défense. Au plan qualitatif, les premières enquêtes de satisfaction font apparaître un taux de satisfaction de 85 % pour la première enquête du service restauration, quand l’enquête relative aux conditions de travail et de vie sur le site de Balard, réalisée au printemps 2016, affiche un taux de satisfaction globale de 80 % (53 % des 8 300 usagers avaient répondu). Revoir le pilotage Si la Cour conclut à une “réussite opérationnelle” de l’opération Balard, elle attire l’attention sur un pilotage à venir plus incertain. Elle suggère de clarifier les relations entre le groupement Opale – principalement constitué des sociétés Bouygues Bâtiment Île-de-France, Thales et Sodexo – et le ministère des Armées afin de revenir à “une gestion plus conforme aux termes du contrat”. Pour la Rue Cambon, le ministère doit obtenir d’Opale un meilleur contrôle de terrain pour qu’il puisse se recentrer sur une supervision plus stratégique. À cet égard, le mode de pilotage côté ministère est critiqué, avec un nombre d’intervenants devenu, au fil du temps, trop élevé. “Ce foisonnement d’intervenants a conduit à la conclusion de protocoles entre services et à la mise en place d’une comitologie lourde”, estime la Cour, qui préconise une cellule de pilotage de haut niveau en mesure d’orienter et de contrôler l’action des différents intervenants, “comme c’était le cas lors de la première phase du PPP”. Les magistrats financiers plaident pour un pilotage de Balard en mode projet, dont la direction serait confiée à une personnalité rendant compte directement au ministre.


La Cour des comptes appelle à lever les freins à la transformation digitale de l’État

Dans leur rapport public annuel, les magistrats de la Rue Cambon constatent que “l’administration est confrontée à une véritable guerre des talents” et appellent à créer “une filière de recrutement d’experts en numérique, informatique, cybersécurité”.

07/02/2018 | ACTUALITÉ

En progrès mais peut mieux faire. Dans son rapport public annuel [lire le chapitre Amplifier la modernisation numérique de l’État], rendu public le 7 février, la Cour des comptes publie un volet consacré à la stratégie numérique de l’État et à son pilotage par la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (Dinsic). Les magistrats de la Rue Cambon adressent globalement un satisfecit. Ils constatent “des progrès dans l’organisation de la fonction et dans la définition de la stratégie” et appellent à amplifier le mouvement. La Cour salue notamment le placement sous l’autorité du Premier ministre de la Dinsic, opéré en 2017 par l’actuel gouvernement. Sur la doctrine et la manière de fonctionner de la direction interministérielle, les magistrats financiers valident l’essentiel. La Cour salue la promotion de “l’État plate-forme” avec le partage et l’ouverture des API, des données, des codes sources, des logiciels libres – “le partage de développements libres apparaît comme un puissant facteur d’efficience et d’influence”, note le rapport. La mise en place d’un incubateur qui rassemble une communauté d’une soixantaine de personnes est également citée en exemple par la Cour, même si ce laboratoire a parfois du mal à diffuser ces nouvelles méthodes auprès des administrations de l’État. Trop d’externalisation des compétences Le rapport liste toutefois plusieurs freins. La Cour appelle à un créer d’urgence un programme budgétaire qui permette les dépenses numériques à vocation transversale. “Il est regrettable de devoir attendre l’attribution de 30 millions d’euros dans le cadre du Plan d’investissement d’avenir pour pouvoir fermer 16 centres informatiques ministériels en 2018”, souligne-t-elle, citant ainsi l’exemple du déploiement ralenti d’une offre interministérielle de téléphonie sécurisée faute de cadre budgétaire adapté. La Cour appelle aussi à développer le capital humain au sein de l’État sur le numérique. “L’administration est confrontée à une véritable guerre des talents alors qu’elle avait trop largement externalisé ses compétences informatiques au cours des vingt dernières années”, indiquent les magistrats financiers, qui incitent l’État à renforcer “l’attractivité de l’État comme employeur en mobilisant l’ensemble des leviers autres que celui des seules rémunérations”. Parmi les recommandations, figure également la “création d’une filière de recrutement d’experts en numérique, informatique, cybersécurité”. Enfin, le rapport déplore des lacunes dans la diffusion de la culture digitale auprès des agents publics et dans la formation. Et la Cour d’appeler à “former massivement et en continu l’ensemble des agents publics aux compétences nécessaires pour accomplir la révolution numérique”. 


Mise en garde des banques centrales contre les cryptomonnaies

La banque centrale des banques centrales a invité les autorités à faire preuve de vigilance, car ces monnaies virtuelles peuvent miner la confiance du public dans le système financier.

06/02/2018 | ACTUALITÉ

Le patron de la Banque des règlements internationaux (BRI), la banque centrale des banques centrales, a qualifié, mardi 6 février, le bitcoin de bulle spéculative et a appelé les autorités à agir pour protéger la confiance dans le système financier.  Alors que les développeurs du bitcoin poursuivent le but de créer un système de paiement alternatif sans implication des pouvoirs publics, cette cryptomonnaie “devient à la fois une bulle, un montage Ponzi et un désastre environnemental”, a prévenu Agustin Carstens, directeur général de la BRI, lors d’une conférence à Francfort. Comme le bitcoin, les cryptomonnaies sont en réalité des actifs “purement spéculatifs” avec des valorisations “très volatiles”, a rappelé le banquier central. Elles ont bénéficié l’an dernier d’une clémence des autorités, alors que leur technologie offre un exemple à suivre pour réduire les coûts élevés des transactions financières.  Un boulevard au blanchiment de l’argent sale Or, au vu de la fonte de valeur du bitcoin – tombé d’un sommet de près de 20 000 dollars en décembre à moins de la moitié ces derniers jours, avec au passage de fortes fluctuations quotidiennes –, les régulateurs se sont faits plus critiques. La Chine envisage ainsi de renforcer son contrôle des cryptomonnaies et de porter un coup très dur aux transactions réalisées dans le pays.  Selon Agustin Carstens, la volatilité des cryptomonnaies mine leur utilité pour les transactions et comme unités de valeur, pendant qu’elle ouvre un boulevard aux criminels pour blanchir l’argent sale. “Si le seul” modèle d’activité “est l’utilisation pour des transactions illicites ou illégales, les banques centrales ne peuvent pas permettre à ces jetons numériques de s’appuyer sur la même infrastructure qui sert le système financier global et sur la confiance que celle-ci procure”, a prévenu le directeur de la BRI. C’est pourquoi, selon lui, les banques centrales doivent “être prêtes à intervenir si nécessaire”.  À la mi-janvier, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, et son homologue allemand, Peter Altmaier, ont affirmé vouloir réguler le bitcoin, et annoncé que les deux pays présenteraient des propositions communes en vue du G20 Finances en mars. (avec AFP)


Les sanctions pour absentéisme font débat chez les députés

L’opposition a vertement répliqué au président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, qui a fait part de son souhait, le 4 février, d’“appliquer strictement” les sanctions financières pour les députés qui seraient “multirécidivistes de l’absence”.

06/02/2018 | ACTUALITÉ

Les déclarations de François de Rugy sur les sanctions pour les députés “multirécidivistes de l’absence”, notamment lors des votes solennels, ont causé des remous, mardi 6 février, à l’Assemblée nationale, qu’il préside, avec des critiques de plusieurs groupes, à commencer par Les Républicains (LR), contre des “méthodes de petit comptable”. Le président de l’Assemblée nationale avait dit souhaiter, dimanche sur BFMTV, faire “appliquer strictement” les sanctions financières pour les députés qui seraient “multirécidivistes de l’absence”, lesdites sanctions pouvant atteindre “4 320 euros d’amende” en cas de présence à moins des deux tiers des scrutins solennels. Il en a reparlé mardi 6 février lors de la conférence des présidents, qui réunit notamment les présidents des groupes politiques, l’occasion pour certains de marquer leur désapprobation. Dans les propos du président de l’Assemblée, qui s’est fait un “petit coup de pub”, ce seraient moins les sanctions en soi contre les absentéistes que la volonté de supprimer la délégation de vote qui aurait déplu, selon un participant à la réunion.   “Méthodes de petit comptable” “C’est assez invraisemblable. Quand on est député, on n’est pas fonctionnaire, on n’est pas salarié de M. Rugy ou du bureau de l’Assemblée nationale, et on n’est pas là pour marcher avec une pointeuse !” s’est exclamé le chef de file des députés LR, Christian Jacob, lors d’une conférence de presse. Jugeant que “les seuls auxquels on a des comptes à rendre, ce sont nos électeurs, et d’ailleurs les Français ne se privent pas de sanctionner leurs élus, il suffit de regarder le renouvellement de l’Assemblée”, le patron du groupe Les Républicains a dénoncé des “méthodes de petit comptable”. “La qualité d’un élu de la nation ne se mesure pas à être un Playmobil dans l’Hémicycle, à lever ou baisser la main pour voter ni aux heures de présence en réunion, mais à sa capacité à faire remonter les attentes de la population, les retranscrire dans la loi à certains moments”, a poursuivi Christian Jacob. Interrogé sur le sujet, l’un des porte-parole des députés socialistes, Boris Vallaud, a jugé que François de Rugy, “s’il a un problème avec la présence de ses parlementaires, qu’il en parle avec sa majorité”. Réorganisation du travail parlementaire “La responsabilité des parlementaires c’est d’être présents, François de Rugy n’a fait que rappeler le règlement sur la présence en commission et lors des votes solennels”, a jugé Marc Fesneau, le patron du groupe MoDem, allié de LREM. Il a cependant appelé à “faire attention de ne pas mettre de critère unique sur le travail parlementaire” car “les critères quantitatifs ne suffisent pas”. “On ne peut être à la fois sur le terrain, essayer de percevoir les attentes en circonscription, et être en commission à l’Assemblée, dans l’Hémicycle”, a-t-il ajouté, plaidant pour “réorganiser le travail parlementaire”, avec “des sessions mieux organisées”. Claire O’Petit (LREM) a, elle, exprimé devant des journalistes sa “colère” envers François de Rugy pour ses propos, “dont les collègues en pleine campagne (pour des législatives partielles) n’avaient et n’ont pas besoin”. “Ça suffit, nous travaillons, M. de Rugy !” a-t-elle lancé. Avec AFP


La commande publique est repartie à la hausse en 2017

Après quatre années de baisse, la commande publique a connu une hausse de 7,1 % en 2017. Les acheteurs publics – pour plus de la moitié, les collectivités locales – ont ainsi commandé pour 77,3 milliards d’euros après 72,2 milliards en 2016. Le traditionnel cycle électoral de l’investissement accuse un retard de deux années. 

31/01/2018 | ACTUALITÉ

Sur la commande publique, “c’est l’une des premières fois où nous venons présenter des chiffres non pas avec le sourire, mais avec une mine plus détendue”. Ces mots prononcés par Marc Abadie, le directeur des réseaux et des territoires de la Caisse des dépôts, à l’occasion de la présentation des résultats de l’Observatoire de la commande publique, mardi 30 janvier, symbolisent à eux seuls le redressement observé en la matière l’année dernière. Après quatre années de baisse continue, l’année 2017 est “enfin celle de la reprise de la commande publique”, ont affirmé le représentant de la Caisse des dépôts et le président de l’Assemblée des communautés de France (ADCF), Jean-Luc Rigaut. Selon le baromètre mis en place par leurs deux organisations, les acheteurs publics ont ainsi commandé pour 77,3 milliards d’euros l’année dernière, soit 5,1 milliards de plus qu’en 2016 (+ 7,1 %). Néanmoins, le volume des commandes de l’État, des collectivités, des hôpitaux et des autres organismes publics (bailleurs sociaux, entreprises publiques locales…) reste encore très inférieur à celui de 2012 (96 milliards). Au total, sur la période 2012-2016, la commande publique a chuté de 19,5 %. Retard sur le cycle électoral “On a deux grosses années de retard sur le cycle électoral de l’investissement communal”, a précisé Nicolas Portier, délégué général de l’ADCF. Comme le prévoit traditionnellement ce cycle, Le “frémissement” observé en 2017 aurait dû intervenir au cours des deux années suivant le dernier scrutin municipal (les dernières élections municipales remontent à 2014), ce qui ne fut pas le cas. En l’occurrence, en 2015 et 2016, la commande publique a respectivement enregistré des baisses de 0,7 % (à 76,7 milliards d’euros) et de 5,8 % (à 72,2 milliards d’euros). La reprise observée l’année dernière a été précisément amorcée dès le deuxième trimestre pour ensuite s’accentuer au second semestre. Les montants de la commande publique étaient ainsi évalués à 17,9 milliards d’euros au premier trimestre 2017, 20,8 milliards au second trimestre, puis 18,6 milliards au troisième et enfin 20,1 milliards au dernier trimestre de l’année. Les collectivités en force Comme en 2016, le poids des collectivités locales et de leurs groupements demeure “prépondérant” dans la commande publique, avec une part de 53,6 % en 2017 contre 53,5 % en 2016. Celles de l’État et des opérateurs publics augmentent (avec respectivement + 0,9 % à 16,3 % et + 0,5 % à 5,3 %), à l’inverse de celle des bailleurs sociaux, qui connaît une baisse de 1 % (12,9 % l’année dernière contre 13,9 % en 2016). Au total, les échelons locaux concentraient l’essentiel de la commande publique en volume en 2017, avec 41,4 milliards d’euros contre 12,6 milliards pour l’État et 4,1 milliards pour les opérateurs publics. Dans le détail, la commande publique est tirée à la hausse par les marchés de fournitures (+ 8 % à 11 milliards d’euros), de services (+ 14 % à 26,2 milliards d’euros) et d’ingénierie (+ 8 % à 8,2 milliards d’euros). Après une baisse de plus de 40 % entre 2012 et 2016, la chute des marchés de travaux est, elle, enrayée avec + 0,9 % en 2017 (28,6 milliards d’euros après 28,3 milliards en 2016). Au sein de ces marchés de travaux, toutes maîtrises d’ouvrage confondues, “si l’on observe une reprise des travaux de renouvellement et de rénovation (+ 5,6 % en 2017 à 17,6 milliards d’euros)”, les travaux neufs poursuivent en revanche leur déclin avec une baisse de près de 6 % l’année dernière (pour un total 11,1 milliards d’euros). Espoirs pour 2018 Quid alors de l’année 2018 ? La reprise observée en 2017 “nous laisse espérer des choses intéressantes pour cette nouvelle année”, estime le président de l’ADCF, Jean-Luc Rigaut, pour qui l’année 2018 doit être celle du “redressement”. Un enthousiasme permis, selon lui, par la visibilité financière désormais offerte aux collectivités dans le cadre du pacte financier noué entre l’État et les collectivités pour les prochaines années et notamment son volet contractuel. “Je crois aux bienfaits de la lisibilité résultant des décisions prises et discutées par les élus et le gouvernement lors des Conférences nationales des territoires”, a renchéri Marc Abadie, de la Caisse des dépôts, tout en soulignant qu’il ne disposait “pas de boule de cristal”…  Les autres résultats marquants de l’Observatoire de la commande publique La reprise est constatée dans “quasiment” tous les territoires de métropole et d’outre-mer (+ 16,2 % en région Bourgogne-Franche-Comté, à environ 3 milliards d’euros, + 36 % en Corse, à environ 0,7 milliards…), à l’exception de la Bretagne, qui observe une baisse de 2,4 % de ses nouvelles commandes en 2017, à 4 milliards d’euros. Toutes les politiques publiques connaissent une reprise en 2017 (+ 12,6 % pour le bâtiment notamment), à l’exception du logement et de l’habitat (- 3,7 %). Les marchés de travaux repartent à la hausse dans toutes les catégories de collectivités sauf dans les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre (- 7 %). Les collectivités et leurs groupements commandent plus de la moitié des prestations d’ingénierie (4,2 milliards d’euros sur un total de 8,2 milliards). 


NOMINATIONS

Olivier Dussopt recrute en interne un nouveau chef de cabinet

Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, a choisi de nommer au poste de chef de cabinet et conseiller en charge des relations avec le Parlement, de la communication et de la presse, son actuel conseiller chargé de la fonction publique territoriale et des relations avec les élus et le Parlement, à savoir Christophe Guérin-Linxe. Ceci en remplacement de Philippe Blanchot, qui rejoint pour sa part la direction des relations institutionnelles de la Caisse des dépôts. Précisons que le titre et les attributions de Christophe Guérin-Linxe diffèrent légèrement de ceux de son prédécesseur, puisque Philippe Blanchot était chargé des sujets “politique et communication”. Âgé de 40 ans et titulaire d’une licence professionnelle de droit et d’économie rurale, le nouveau chef de cabinet était conseiller d’Olivier Dussopt depuis novembre dernier. Il avait, juste avant, exercé des fonctions de conseiller technique à partir de 2014, au cabinet du président du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), François Deluga. Christophe Guérin-Linxe a aussi, et entre autres, collaboré à deux reprises avec Alain Vidalies : d’abord en tant qu’attaché parlementaire, entre 2005 et 2012, lorsque l’ancien ministre était député PS des Landes, et ensuite comme conseiller au ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, entre 2012 et 2013. Christophe Guérin-Linxe a en outre été conseiller municipal socialiste de la commune de Saint-Pierre-du-Mont, dans les Landes, de 2008 à 2014.

20/02/2018 | NOMINATION FRANCE

L’Agence de financement des infrastructures de transport en passe d’avoir un nouveau président

Après le départ de Philippe Duron, atteint par la limite d’âge, et après l’intérim assuré par le directeur général des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM), François Poupard, depuis l’été dernier, l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) devrait enfin avoir un nouveau président. Selon une information du quotidien en ligne Contexte, confirmée par plusieurs sources à Acteurs publics, c’est en effet le maire d’Angers, Christophe Béchu (ex-LR), tout juste nommé en tant qu’administrateur au conseil d’administration de l’agence, qui devrait prendre la relève. Son nom devrait en effet être proposé lors du conseil d’administration de l’Afitf du 28 février prochain. Cette nomination s’était fait attendre, selon l’ancien parlementaire Philippe Duron, interrogé par Acteurs publics, car “il a été difficile de trouver un président. Et pour cause, un des pressentis, à savoir Gilles Savary, a été contacté tardivement. Résultat, entretemps, il avait pris des fonctions incompatibles avec le mandat [l’ancien parlementaire socialiste est, depuis novembre dernier, conseiller spécial au sein de l’agence de conseil Euros/Agency, ndlr]. Le gouvernement aurait aussi voulu trouver une femme pour assurer la fonction, mais il n’y en a pas beaucoup dans le monde du transport. Et la maire de Nemours [Valérie Lacroute, ndlr], qui aurait pu prendre la fonction, a conservé son mandat de députée [LR de Seine-et-Marne]. Or il n’est plus possible de cumuler la fonction de parlementaire avec celle de président de l’Afitf”. Âgé de 43 ans, Christophe Béchu est maire d’Angers et président de la communauté urbaine Angers Loire Métropole depuis 2014. Il est diplômé de l’IEP de Paris, titulaire d’un DEA de droit public et d’un DESS de droit des interventions sanitaires et sociales dans les collectivités territoriales. Ancien député au Parlement européen de 2009 à 2011, président (UMP) du conseil général du Maine-et-Loire de 2004 à 2014 et sénateur (LR) du Maine-et-Loire de 2011 à 2017, il avait quitté le parti Les Républicains en décembre dernier.

20/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Un ancien sénateur nommé à l’Hadopi

La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), chargée de lutter contre le piratage, voit ses membres renouvelés. Louis de Broissia, ancien sénateur UMP de la Côte-d’Or, a ainsi été nommé par le président du Sénat, Gérard Larcher. Il remplace l’ancien député Didier Mathus (PS), dont le mandat était arrivé à terme. Âgé de 74 ans, Louis de Broissia a été choisi pour siéger parmi les 9 membres de l’autorité en raison de “sa grande connaissance du secteur de la communication audiovisuelle et du numérique”, selon le communiqué de la Chambre haute. Membre du comité d’éthique du groupe M6 depuis 2017, il a été administrateur de La Chaîne parlementaire du Sénat ainsi qu’ambassadeur chargé de l’audiovisuel extérieur de 2009 à 2014. Président du groupement d’intérêt public France TéléNumérique de 2009 à 2012, il avait notamment supervisé le passage à la TNT.    Depuis le 7 janvier 2018, Denis Rapone est chargé d’exercer l’intérim de la présidence de l’autorité administrative après le départ de Christian Phéline, arrivé au terme de son mandat. Une fois que les deux autres membres de l’Hadopi restant à designer (par le Premier président de la Cour des comptes et le président du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique) auront été nommés, le collège sera chargé d’élire son nouveau président.

20/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Philippe Blanchot rejoint une institution financière

Chef de cabinet et conseiller du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, Philippe Blanchot a rejoint la Caisse des dépôts et consignations en tant que directeur des relations institutionnelles au sein de la direction des relations institutionnelles, internationales et européennes de l’institution. Il remplace ainsi Brigitte Laurent, directrice de cabinet du directeur général de la Caisse des Dépôts, Éric Lombard, qui occupait, depuis l’année dernière, les deux fonctions. Âgé de 36 ans et diplômé l’institut d’études politiques de Paris, Philippe Blanchot débute sa carrière comme attaché parlementaire, entre 2006 et 2012, pour les sénateurs Bariza Khiari (PS, Paris, en fonction jusqu’en juin dernier), Françoise Cartron (PS, Gironde) et Alain Anziani (PS, Gironde, qui a démissionné de son mandat en octobre dernier), ainsi que pour Henri Weber, député au Parlement européen jusqu’en 2014. Il collabore ensuite pendant quatre ans avec Manuel Valls, de 2012 à 2014, d’abord en tant qu’attaché parlementaire à son cabinet du ministère de l’Intérieur, puis comme conseiller parlementaire adjoint à Matignon. Devenu, entre 2016 et mai dernier, directeur de cabinet de Jean-Marie Le Guen au secrétariat d’État chargé des Relations avec le Parlement, puis à celui chargé du Développement et de la Francophonie, il était devenu chef de cabinet d’Olivier Dussopt en novembre dernier.

20/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Florence Lerat change de sous-direction

En remplacement de Patrice Laussucq, devenu directeur général des finances publiques pour l’interrégion Sud-Pyrénées en novembre dernier, l’administratrice civile hors classe Florence Lerat a pris, ce 19 février, ses nouvelles fonctions de sous-directrice du contentieux des impôts des professionnels au service juridique de la fiscalité de la direction générale des finances publiques (DGFIP) à Bercy. Diplômé de l’IEP de Paris et de l’Essec, cette énarque de la promotion République (2007) était jusque-là sous-directrice chargée des dossiers fiscaux et de l’action pénale au sein de cette même DGFIP, et ce depuis 2016. Celle qui a fait une grande partie de sa carrière à Bercy a débuté à la direction de la législation fiscale, en tant qu’adjointe au chef du bureau de la synthèse, entre 2007 et 2008. Florence Lerat a ensuite notamment occupé la fonction de cheffe de bureau à deux reprises, toujours à la direction de la législation fiscale, sur les périodes 2008-2011 et 2013-2016. Florence Lerat a en outre été, pendant deux ans, entre 2011 et 2013, financial market officer (agent de marché financier) au département du financement structurel et corporatif de la Banque interaméricaine de développement (BID).

19/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Le collège de l’Arcep est au complet

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a nommé le dernier membre manquant du collège de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Joëlle Cottenye, vice-présidente du conseil départemental du Nord, déléguée à l’éducation, remplacera ainsi la professeure Françoise Benhamou dans ce collège. Le collège de cette autorité administrative chargée de réguler les communications électroniques et les postes est composé de 7 membres nommés pour six ans. Trois d’entre eux sont désignés par le président de la République, tandis que 4 autres le sont par les présidents des deux chambres du Parlement. Le président de l’Assemblée nationale a de son côté nommé Serge Abiteboul [lire l’article] en remplacement de Jacques Stern. Le collège est donc au complet et prêt à siéger. Âgée de 50 ans et enseignante en collège et lycée de profession, Joëlle Cottenye est diplômée de l’institut d’études politiques de Lille. Vice-présidente du conseil départemental du Nord depuis 2015, elle est également maire adjointe centriste de Hem depuis 2001. Gérard Larcher l’aurait choisie parce qu’elle justifie d’une “connaissance pointue des territoires”, tant au niveau des “acteurs”, que “des populations”, explique Joëlle Cottenye, contactée par Acteurs publics.

19/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Un ancien secrétaire d’État rejoint une agence de conseil

Ancien secrétaire d’État chargé de l’Industrie, de l’Innovation et du Numérique sous la Présidence de François Hollande et ex-député SER de Saône-et-Loire, Christophe Sirugue vient de rejoindre les équipes de l’agence de conseil Tilder, en tant que directeur associé. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il aura notamment pour mission “de développer les offres de Tilder en matière de conseil en dialogue social, en transformation culturelle des entreprises et des organisations, en gestion de crise et en mise en œuvre des nouvelles dispositions sociales du code du travail”, indique l’agence dans un communiqué diffusé ce 14 février.  Âgé de 51 ans Chistophe Sirugue est titulaire d’un Deug d’histoire. Il a notamment été secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé de l’Industrie, de 2016 à février 2017. Un portefeuille qui s’était vu étendu au Numérique et à l’Innovation jusqu’en mai dernier. Député SER de Saône-et-Loire de 2007 à 2016 et vice-président de l’Assemblée nationale de 2012 à 2015, il a été candidat malheureux aux élections législatives de juin dernier. Au cours de sa carrière politique, Christophe Sirugue a également été président PS du conseil général de Saône-et-Loire de 2004 à 2008 et maire de Châlons-sur-Saône de 2008 à 2014.

14/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Marc Houalla prend du galon

À peine six mois après sa nomination en tant que directeur de l’aéroport Paris-Orly, Marc Houalla vient d’être nommé directeur général adjoint, directeur de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle au sein d’ADP (anciennement baptisé Aéroports de Paris). Désigné par le P.-D.G. du groupe, Augustin de Romanet, il remplace ainsi Franck Goldnadel, à la tête de Paris-Charles-de-Gaulle depuis 2011, et qui quitte ses fonctions au sein d’ADP. Âgé de 57 ans, diplômé de l’École nationale de l’aviation civile (Enac) et de HEC, Marc Houalla débute sa carrière à la direction de l’aviation civile canadienne, en tant qu’ingénieur d’études, en 1985. Il intègre ensuite, en 1987, la direction générale de l’aviation civile (DGAC), où il enchaîne les postes d’ingénieur chargé d’affaires et de chef des départements “technique” et “financier”, au Service technique de la navigation aérienne (Sefa). Devenu consultant de la société de conseil et d’ingénierie du transport aérien Sofreavia, de 1996 à 1998, il retourne à la DGAC à cette dernière date, en tant que directeur des opérations de la direction de l’aviation civile Sud à Toulouse. Marc Houalla poursuit ensuite sa carrière à la fonction de délégué territorial “aviation civile” à la région Provence, et comme directeur de l’aéroport principal de Marseille Provence à partir de 2003. Notamment nommé, en 2006, chef du Sefa, il prend ensuite, à partir de 2008, la direction de l’Enac. Il avait pris la direction de l’aéroport Paris-Orly au sein du groupe ADP en septembre dernier.

13/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Une nouvelle directrice des relations institutionnelles pour la RATP Dev

La RATP Dev, filiale du transporteur francilien dédiée au développement des activités du groupe en dehors du réseau historique parisien, recrute Sophie Castagné au poste de directrice des relations institutionnelles. Elle sera en charge des relations avec les élus et autres acteurs institutionnels. Il s’agit d’une création de poste. Titulaire d’un master en communication des entreprises et des institutions et d’une licence d’anglais, Sophie Castagné commence sa carrière en 1990 chez Euro RSCG Consultants, une agence de communication, désormais baptisée Havas Worldwide. Elle rejoint, quatre ans plus tard, une autre agence de communication, CIE, puis entre, en 1998, à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) en tant que responsable de la communication des sites de stockage. Un poste qu’elle quitte en 2005 pour prendre la tête, au moment de sa création, du groupement d’intérêt économique (GIE) “Objectifs transports public”, réunissant le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) et l’Union des transports publics ferroviaires (UTP). Elle y est restée treize ans.

13/02/2018 | NOMINATION FRANCE


Un député LREM nommé rapporteur du projet de loi “Agriculture et Alimentation”

Saisie au fond sur le projet de loi “Agriculture et Alimentation”, la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale vient de nommer le député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau en tant que rapporteur du texte. Pour mémoire, le projet de loi “pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable”, a été présenté le 31 janvier dernier en Conseil des ministres. Basé sur les travaux des États généraux de l’alimentation, qui se sont déroulés entre juillet et décembre dernier, il se donne trois objectifs principaux, selon le ministère de l’Agriculture : améliorer “l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire” ; permettre “à chacun d’accéder à une alimentation saine, sûre et durable” ; renforcer “la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits pour une alimentation saine, de qualité et durable”. Parmi les mesures phares du texte, figure par exemple celle de mettre en place une inversion de la construction du prix payé aux agriculteurs, en se basant sur les coûts de production. Est également prévu le fait d’obliger les supermarchés à revendre des produits alimentaires à un prix au moins équivalent à celui qu’ils ont payé, avec un supplément de 10 % couvrant les frais logistiques. Âgé de 40 ans, Jean-Baptiste Moreau est éleveur de profession. Député La République en marche de la Creuse depuis 2017, il est également coprésident du groupe d’études parlementaire “Modernisation des activités agricoles et structuration des filières”. Il a en outre été président de la coopérative des éleveurs de la Marche de 2012 à 2017.

12/02/2018 | NOMINATION FRANCE

L’Assemblée nationale lance une mission sur les “blockchains”

Après la mission lancée le 15 janvier dernier sur le bitcoin par le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire [lire notre article sur le sujet], l’Assemblée nationale a annoncé la mise en place d’une mission d’information commune sur la technologie utilisée par nombre de monnaies virtuelles et cryptomonnaies, à savoir les blockchains. Rappelons que cette technologie, née à la fin des années 2000, permet de stocker et de transmettre des informations sans organe de contrôle, avec un registre partagé. Forte de 17 membres issus des commissions des affaires économique, des lois et des finances de la Chambre basse, cette mission est présidée par Julien Aubert (LR, Vaucluse).  Jean-Michel Mis (LREM, Loire) et Laure de La Raudière (UAI, Eure-et-Loir - cf. photo), en sont pour leur part les deux rapporteurs. Âgé de 39 ans et conseiller référendaire à la Cour des comptes, Julien Aubert est député LR du Vaucluse depuis 2012. Diplômé de l’IEP de Paris et ancien élève de l’ENA (promotion Léopold Sédar Senghor, 2004), il est également secrétaire général adjoint du parti Les Républicains, en charge de la formation. Il a en outre notamment été vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur de 2015 à juin dernier, en charge des finances et de la rationalisation des dépenses de fonctionnement. Jean-Michel Mis, pour sa part, est député LREM de la Loire depuis juin 2017. Âgé de 50 ans et juriste de profession, il a notamment été attaché européen de l’ancienne députée européenne Michèle Lindeperg à partir de 1994, puis chef de cabinet, à compter de 1997, du mari de cette dernière, Gérard Lindeperg, alors député de la 1re circonscription de la Loire. Il a aussi été attaché parlementaire de Jean-Louis Gagnaire lorsque ce dernier était député PS de la Loire, de 2007 à 2017. Laure de La Raudière enfin, qui est à l’initiative de cette mission, est députée UAI de l’Eure-et-Loir depuis 2007. Âgée de 52 ans, cette ingénieure en chef honoraire des télécommunications, diplômée de l’École normale supérieure, a notamment été conseillère régionale UMP du Centre de 2010 à 2014, maire LR de Saint-Denis-des-Puits, dans l’Eure-et-Loir (2012-2017) et présidente LR du conseil départemental d’Eure-et-Loir entre 2015 et 2017.

09/02/2018 | NOMINATION FRANCE

L’Île-de-France se dote d’un conseil du numérique

Dans le cadre de son programme “Smart Région Initiative 2018-2021”, lancé le 21 novembre dernier, la région Île-de-France a annoncé, le 8 février, l’installation de son tout nouveau conseil du numérique. Composé de 31 membres issus des mondes de la recherche, de l’entreprise, etc., et présidé par l’entrepreneur Pierre Dubuc, celui-ci a vocation, au cours de l’année 2018, à plancher notamment sur des sujets tels que la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la formation du numérique.  Pour mémoire, le programme Smart Région Initiative se veut “une démarche, proche de celle du designer, qui s’appuiera sur les usages et les besoins des Franciliens pour développer des services « plus intelligents » et plus performants, dans un objectif d’intérêt général”, avait indiqué la région capitale lors de son lancement. Visant à faire de l’Île-de-France la “première Smart Région d’Europe”, il s’intéressera à différents sujets liés à la transformation numérique, tels que l’intelligence artificielle, le big data, l’Internet des objets (IoT), ou l’économie collaborative. Diplômé de l’Institut national des sciences appliquée de Lyon (Insa), Pierre Dubuc a cofondé, avec Mathieu Nebra, en 2013, Open-Classrooms, la première plate-forme européenne de cours en ligne, sur la base d’un projet initié plus tôt par eux-mêmes lorsqu’ils avaient respectivement 11 et 13 ans. 

09/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Razzy Hammadi rejoint le monde de la presse

Reconversion en marche pour Razzy Hammadi. L’ancien député socialiste de la Seine-Saint-Denis a en effet rejoint, le 1er février, la nouvelle agence d’information spécialisée en ligne News Tank Cities, lancée par News Tank Network. Désormais directeur général associé du titre, il travaille aux côtés de Marc Guiraud, fondateur et ancien président du groupe AEF (une agence de presse spécialisée), et de Benoît Barbedette, ancien directeur du pôle presse “Transport et tourisme” de Wolters Kluwer France. Âgé de 38 ans, titulaire d’un DEA d’économie sur l’harmonisation des systèmes de protection sociale en Europe et diplômé de l’Essec, Razzy Hammadi justifie déjà d’une petite expérience du monde de la presse, puisqu’il a été, en 2009, chef de projet dans le cadre du lancement du fil “Habitat et urbanisme” du groupe AEF.   Candidat malheureux aux législatives de juin dernier, il a été député SER de la Seine-Saint-Denis de 2012 à 2017. Dans le cadre de son mandat parlementaire, le nouveau directeur général associé a notamment été rapporteur général de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi “Égalité et Citoyenneté” en 2016 et président du groupe d’études parlementaire sur le surendettement, entre 2016 et juin dernier. Plus tôt dans sa carrière politique, Razzy Hammadi a aussi été chargé de la politique de la ville et des quartiers difficiles au sein du pôle thématique “Habitat, politique de la ville” dans l’équipe de campagne de François Hollande pour l’élection présidentielle de 2012. Membre du Parti socialiste depuis 1998, il a en outre été président du Mouvement des jeunes socialistes de 2005 à 2007, secrétaire national du PS, chargé de la riposte, de 2007 à 2008, ainsi que secrétaire national du PS aux services publics jusqu’en 2012.  

08/02/2018 | NOMINATION FRANCE