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Des attributions musclées pour Royal, Vallaud-Belkacem et Hamon

Les périmètres des ministères du gouvernement de Manuel Valls ont été publiés le 18 avril. Najat Najat Vallaud-Belkacem, Benoît Hamon et Ségolène Royal disposent de larges attributions. Marylise Lebranchu reste armée pour piloter la décentralisation et la réforme de l’État. 

18/04/2014 | ACTUALITÉ

Ségolène Royal dispose du Commissariat général des territoires tout juste créé. Si le décret d’attribution de Ségolène Royal reprend quasiment point par point celui de son prédécesseur, Philippe Martin, confirmant le mariage entre Écologie, Transports et Équipement, quelques nouveaux termes y font leur apparition. La « transition énergétique » est pour la première fois mentionnée parmi les politiques à préparer et à mettre en œuvre par la ministre, tout comme « la coordination des actions tendant à la préservation de la qualité de l’air ». Ségolène Royal dispose également du Commissariat général à l’égalité des territoires tout juste créé, regroupant la délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale (DATAR), le secrétariat général du comité interministériel des villes (SGCIV) et l’agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSé). [Accéder au décret] Jackpot d’attributions pour Najat Vallaud-Belkacem En ajoutant au périmètre de son ministère des Droits des femmes la politique de la Ville, la Jeunesse et les Sports, le nouveau décret d’attribution de Najat Vallaud-Belkacem étoffe son champ d'action. La ministre récupère notamment la tutelle de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), celles de l’agence du service civique, de l’Institut national de la jeunesse et de celui du sport. Elle a par ailleurs autorité sur l’Observatoire national de la politique de la ville. Autant de périmètres auparavant partagés entre François Lamy et Valérie Fourneyron. À noter également que la ministre exerce à présent « une autorité conjointe » sur le secrétariat général des ministères sociaux, la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, et celle de l’enseignement supérieur, dont elle ne faisait que « disposer » dans le précédent gouvernement. [Le décret] Benoît Hamon à la tête d’un « super-ministère » de l’enseignement Avec le rassemblement des périmètres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Benoît Hamon prend la main sur l’ensemble du cycle de formation, du préélémentaire au supérieur. Il exerce une pleine autorité sur bon nombre de directions et d’inspections générales autrefois partagées entre deux ministères (enseignement scolaire, supérieur, insertion professionnelle…) et possède un pouvoir commun avec Arnaud Montebourg à l’Économie sur le Commissariat général à l’investissement pour la distribution des crédits de recherche. Benoît Hamon partage également avec son ancien colocataire de Bercy la responsabilité de promouvoir les nouvelles technologies et « la mise en œuvre de la politique du gouvernement, en faveur du développement des usages du numérique ». Secteur pour lequel Arnaud Montebourg bénéficie déjà de l’aide d’Axelle Lemaire comme secrétaire d’État. [Le décret] Marylise Lebranchu toujours armée pour la décentralisation Confirmée à la tête du ministère de la Décentralisation, de la Réforme de l’État et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu dispose des leviers nécessaires pour piloter plusieurs chantiers majeurs du quinquennat. À la tête de ce ministère inédit avant 2012, elle peut continuer de gérer dans une dynamique globale l'ensemble de la puissance publique. Marylise Lebranchu a ainsi autorité, conjointement avec le ministère de l'Intérieur, sur l'importante direction générale des collectivités locales (DGCL). La ministre met en œuvre « la politique de renforcement des responsabilités locales » et prépare « les orientations stratégiques du gouvernement pour le développement des métropoles, y compris de la région capitale ». Ministre des fonctionnaires, elle conserve logiquement le pilotage de la direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP), véritable DRH de l’État. Et elle a autorité conjointe avec le ministre des Finances sur l'opérateur national de paye. Le décret précise que la ministre « anime et coordonne le travail du gouvernement en matière d'évaluation des politiques publiques ». Elle « dispose » du secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP). La ministre de la Décentralisation dispose par ailleurs « en tant que de besoin » de la direction générale des finances publiques, de la direction du budget, du commissariat général à l'égalité des territoires, de la direction générale de l'offre de soins, du Service des achats de l’État et du Système d'information budgétaire, financière et comptable de l’État.  [Le décret]


Les annonces de Manuel Valls provoquent des remous au PS

Un vent de fronde souffle dans les rangs des députés socialistes après les annonces du Premier ministre, le 16 avril, détaillant le plan d’économies de 50 milliards d’euros sur les dépenses publiques. Le gel des prestations sociales passe très mal.

17/04/2014 | ACTUALITÉ

L’intervention de Manuel Valls détaillant le plan de 50 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques, le 16 avril, après le Conseil des ministres, a pris les députés PS au dépourvu. Et beaucoup n’ont pas apprécié. Pour preuve : onze députés PS, initiateurs de la demande d'un “contrat de majorité”, ont plaidé jeudi 17 avril auprès de Manuel Valls pour limiter les économies d'ici 2017 à 35 milliards d'euros au lieu de 50.  “Au-delà de 35 milliards, nous croyons que reculs sociaux et mise à mal des services publics sont inéluctables”, plaident-ils On met la majorité “devant le fait accompli alors qu’on nous avait promis un dialogue en amont”, s’est indigné Christian Paul, proche de Martine Aubry, à l’origine de ce "contrat de majorité", qui avait recueilli une centaine de signatures de parlementaires PS de différentes sensibilités avant le vote de confiance au gouvernement du 8 avril. Sur le fond, de nombreux députés PS se sont dit “atterrés” par les annonces de Manuel Valls. Les parlementaires n'ont guère apprécié de découvrir “via la télévision les décisions du gouvernement”, s’est étonné le député Michel Pouzol, sitôt l'allocution de Manuel Valls achevée. Le gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015 est resté en travers de la gorge de certains. “Nous n’avons pas été élus pour organiser la perte de pouvoir d’achat”, insiste Christian Paul. Selon Laurent Baumel, du collectif de la Gauche populaire, “on va dans le mur” malgré le message envoyé par l’électorat lors des municipales. Ces deux parlementaires menacent de ne pas voter le “programme de stabilité” des finances publiques le 30 avril. Pouria Amirshahi, l’un des représentants de l’aile gauche du PS, abstentionniste lors du vote de confiance, entend “faire revoir cette copie qui ne correspond ni aux nécessités du moment ni aux engagements pris”. Valeurs de la gauche Nous allons engager une discussion avec le gouvernement et voir comment nous pouvons avancer pour préserver les plus petites retraites”, a indiqué de son côté la nouvelle rapporteure générale du Budget, Valérie Rabault, faisant apparaître une division parmi les troupes. Quant au chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, qui avait qualifié d’“anormale” l’abstention de 11 députés PS lors du vote de confiance, il défend dans un communiqué un programme “pleinement conforme aux valeurs de la gauche”. “Le programme de réduction des dépenses ne sera ni un plan d’austérité ni une remise en cause de notre modèle social mais la résultante d’une réforme en profondeur des structures de l’État, des collectivités et de la Sécurité sociale”, a-t-il appuyé. Pour Bruno Le Roux, le plan d’économies “assure la réalisation des trois objectifs de notre stratégie de redressement : la compétitivité aux entreprises, le soutien au pouvoir d’achat et la réduction des déficits”. Les mesures annoncées répartissent, insiste-t-il, “le plus équitablement possible les efforts demandés aux Français en garantissant l’avenir des services publics et des prestations sociales”. Les parlementaires PS ne sont pas tous de son avis.


Les investissements des collectivités vont reculer en 2014

L’investissement des collectivités locales a atteint 55,5 milliards d’euros en 2013, soit un record sur les dix dernières années. Un montant qui devrait reculer de 5,6 % en 2014, selon une note de conjoncture de La Banque postale publiée le 16 avril.

17/04/2014 | ACTUALITÉ

L’année 2013, dernière année faste pour les collectivités locales ? Une note de conjoncture sur les finances locales dévoilée par La Banque postale le 16 avril montre que l’investissement a atteint l’année dernière un record de 55,5 milliards d’euros, soit le niveau le plus élevé depuis dix ans, en hausse de 4,9 % par rapport à 2012 [cliquez ici pour accéder à la note]. Mais avec une baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de l’État d’1,5 milliard d’euros cette année et l’annonce par Manuel Valls d’une économie de 11 milliards sur les collectivités locales d’ici 2017, cette hausse ne devrait pas se poursuivre. Ainsi, le niveau des investissements devrait retomber de 5,6 % en 2014, à 52,4 milliards d’euros, “soit moins que le montant en euros constants observé dix ans auparavant”, indique La Banque postale. “Les échéances électorales et les tensions sur les finances publiques, dont le corollaire direct est une baisse des concours financiers de l’État, laissent leur empreinte sur les comptes locaux”, souligne le document. Hausse continue des dépenses de fonctionnement Dans le détail, une baisse de 5,9 % des investissements à l’échelle communale ou intercommunale est anticipée en 2014. Le repli se limiterait à 4,7 % pour les départements, tandis qu’une stabilité est escomptée au niveau des régions, avec des investissements autour de 8,5 milliards d’euros depuis 2010. En revanche, les dépenses de fonctionnement ne tendent pas à diminuer, malgré la baisse des dotations. Elles progresseraient de 2,8 % en 2014 après + 2,9 % en 2013. “Les collectivités limiteraient la progression de certaines de leurs dépenses (achats par exemple), mais elles devront absorber des contraintes supplémentaires”, analyse La Banque postale, en référence à la prise en charge des rythmes scolaires et à l’effet d’une hausse des grilles indiciaires des fonctionnaires de catégorie C. Conséquence directe : l’encours de la dette devrait progresser de 2,6 % en 2014 et l’épargne brute des collectivités diminuer pour la troisième année consécutive, “un fait unique dans l’histoire des finances locales”, pointe La Banque postale. Quant à 2015, le tour de vis devrait se confirmer, toujours en lien avec la baisse de la DGF, et les investissements pourraient tomber sous la barre des 50 milliards d’euros.   Chiffres prévisionnels sur les comptes des collectivités locales en 2014 Dépenses d’investissement : - 5,6 % Recettes de fonctionnement : + 1,2 % (la plus faible évolution observée ces vingt dernières années) Dépenses de fonctionnement : + 2,8 % Encours de la dette : + 2,6 % Épargne brute : - 6 % Source : La Banque postale  



Le rapport Lambert-Malvy propose un pacte financier État-collectivités

Parmi les propositions remises à François Hollande par les deux anciens ministres du Budget, figurent un mécanisme d’incitation financière pour les collectivités vertueuses et un tour de vis pour les autres. La suppression des conseils généraux et les fusions de régions ne sont pas évoquées.

16/04/2014 | ACTUALITÉ

C’est un rapport très attendu qui a été remis ce mercredi soir au président de la République. Après sept mois de travaux et deux semaines après le changement de gouvernement, ces propositions vont nourrir le débat sur la recherche d’économies et une meilleure efficacité de l’action publique. Réaffirmée ce 16 avril par le Premier ministre lui-même lors d’une allocution à l’issue du Conseil des ministres, la volonté du gouvernement de réaliser le plan de 50 milliards d’euros d’économies est plus que jamais d’actualité (cliquez ici pour le consulter). Une loi financière pour les collectivités locales Parmi les 53 propositions de cette mission, qui a été épaulée par les trois grands corps d’inspection (finances, affaires sociales, administration), figurent des recettes pour contraindre les collectivités locales à maîtriser leurs dépenses. Sans aller jusqu’à imposer des normes de dépenses ou une reprise en main par l’État – ce qui obligerait à modifier la Constitution –, les deux patrons d’exécutif local proposent de formaliser dans une loi financière les évolutions des dotations de l’État et les perspectives d’évolution des principales masses budgétaires des collectivités. Aujourd’hui, les budgets de l’État et de la Sécurité sociale sont gravés dans la loi, mais pas ceux des collectivités. Ce dispositif permettrait d’y remédier, sans avoir la même portée. « Avec un acte législatif, les collectivités territoriales s’obligeraient à respecter une trajectoire de dépenses publiques, confie Alain Lambert à Acteurs publics. C’est une manière de solenniser davantage les choses. Cet acte comporterait en contrepartie l’engagement de l’État, qui sécuriserait ainsi les collectivités. » Un bonus-malus Autre proposition : instaurer un pacte volontaire individualisé avec l’État. Un donnant-donnant puisque ce document inscrirait l’évolution minimale de la dotation globale de fonctionnement sur trois ans, la compensation des décisions de l’État et l’évolution des dépenses, prélèvements, déficits et endettement, ainsi que les fusions ou regroupements de collectivités. En échange, les collectivités qui signeraient auraient droit à une bonification de dotations. En revanche, celles qui ne concluraient pas de pacte avec l’État se verraient imposer, pour le bloc communal, un cadre plus strict pour augmenter les impôts et pour toutes, un tour de vis indirect sur les dotations. En clair, un mécanisme inédit de bonus-malus. « Les collectivités d’une certaine taille signeraient individuellement avec l’État un contrat d’objectifs et de moyens qui traduirait précisément les orientations budgétaires retenues, indique l’ancien ministre du Budget. Les collectivités seraient bien sûr libres de s’engager ou non dans cette démarche. Mais celles qui ne le souhaiteraient pas disposeraient de dotations globales de fonctionnement plus limitées. » Sur la dépense publique en général, Alain Lambert et Martin Malvy proposent d’associer les collectivités au programme de stabilité et de fixer une trajectoire stricte sur les dépenses : + 2 % en valeur pour la Sécurité sociale, stabilisation en valeur pour l’État et les collectivités. Clarification des compétences entre État et collectivités Le rapport insiste aussi beaucoup sur la clarification des compétences, déplorant « l’imbrication des compétences et des financements entre État, administration de Sécurité sociale et collectivités territoriales ». Préconisant des mesures à la carte selon la nature des territoires, le rapport souligne que « la clarification doit commencer par l’État ». Celui-ci, même s’il ne paie plus beaucoup, continue de peser sur la politique culturelle ou l’aide économique au niveau local, ce qui gênerait l’action des collectivités. La mission réclame donc le transfert aux conseils régionaux des compétences résiduelles de l’État dans plusieurs domaines : aides économiques, formation professionnelle, tourisme, sport, soutien au spectacle vivant… Suppression de la clause de compétence générale Alain Lambert et Martin Malvy préconisent aussi de supprimer la clause de compétence générale pour les départements et les régions et de définir seulement un ou deux niveaux de collectivités pour chaque domaine de compétences. La logique du prescripteur-payeur devrait aussi s’appliquer concernant les prestations sociales réglées par les départements. Selon la mission, soit les départements qui distribuent ont la main sur la modulation des aides ou sur l’expérimentation, soit il faut recentraliser cette compétence. « Cette logique du prescripteur-payeur est l’un des éléments essentiels de nos propositions, relève Alain Lambert. Pour une efficacité budgétaire accrue, il nous semble que les administrations qui prescrivent devraient payer le coût de leurs prescriptions. » Toujours en vue de limiter l’enchevêtrement des compétences et structures locales, le rapport propose de réduire fortement le nombre de syndicats de communes et de renforcer l’échelon intercommunal, après le basculement progressif de la dotation globale de fonctionnement allouée aux communes. Plus largement, la mission Lambert-Malvy établit un constat de défiance entre l’État et les collectivités locales et l’absence de dialogue. Et dresse un bilan sévère de la réforme des services déconcentrés, qui a conduit à une déstabilisation des relations entre les collectivités et l’État. Le rapport Lambert-Malvy est rendu public alors même que le Premier ministre, Manuel Valls, a détaillé, dans l’après-midi, le détail des grandes pistes d’économies de la dépense publique. « C’est un hasard, sourit Alain Lambert. Notre rapport est un manuel de bonnes pratiques budgétaires qui, si elles étaient instaurées, seraient sources d’économies tout en préservant la qualité de nos services publics. »


Les élus à la manœuvre pour dessiner la nouvelle carte régionale

Les élus locaux profitent d’une "phase de volontariat" avant qu’une nouvelle carte régionale ne leur soit imposée au 1er janvier 2017. Les fiançailles entre les régions Bourgogne et Franche-Comté sont actées tandis que les présidents de Picardie et des Pays de la Loire veulent contrecarrer les plans de Manuel Valls. 

15/04/2014 | ACTUALITÉ

Un peu moins de 3 ans. C’est le temps dont disposent les élus locaux pour se concerter et décider de l’avenir de leur collectivité avant que le couperet de l’État ne tombe et dessine à leur place les nouvelles frontières régionales. Un véritable coup de pied dans la fourmilière qui donne le coup d’envoi aux tractations pour fusionner les territoires, alors que certains élus tiennent d’abord à mettre en avant l’unité de leur région. Un mariage en bonne voie entre Bourgogne et Franche-Comté C’est à Besançon que les présidents des régions Bourgogne et Franche-Comté, François Patriat et Marie-Guite Dufay, ont décidé le 14 avril d’annoncer les fiançailles de leurs  territoires. Tous deux socialistes, ils ont fait part de leur projet de "rapprochement administratif" visant  à une "fusion des deux collectivités" pour la fin du prochain mandat en 2021. "Soit on y va maintenant, en espérant une petite compensation financière, soit on ne fait rien et en janvier 2017 la loi tombera" et "nous pourrions disparaître", a lancé François Patriat, redoutant un "possible démantèlement" des deux régions. Une "organisation administrative plus efficace pour envisager l’avenir ne veut pas dire une perte d’identité de nos régions, au contraire, un partenariat très fort pourrait arrêter le départ de certains sièges d’entreprises à Dijon", a pour sa part estimé Marie-Guite Dufay. Du côté des sceptiques, Jacques Grosperrin, conseiller régional UMP de Franche-Comté et ancien candidat à la maire de Besançon, a souhaité un référendum avant de s’engager plus loin avec la Bourgogne. "Besançon ne peut devenir la sous-préfecture de Dijon sur simple diktat de Paris", a-t-il estimé dans un communiqué. La Normandie lorgne sur la Picardie Le président PS de Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol, a proposé le 14 avril une fusion des régions Haute et Basse-Normandie, et de la Picardie. "Si l’État s’engage sur nos projets structurants, une grande Eco-région autour de la vallée de la Seine, d’Avranches jusqu’à la Baie de Somme, avec pour capitale la métropole rouennaise, a du sens. J’y suis prêt, je la propose", a-t-il écrit dans une tribune du quotidien Paris Normandie. L’idée pourrait plaire à Claude Gewerc, président du conseil régional de Picardie, qui veut éviter à tout prix que sa région ne soit démantelée entre bassins normands et parisiens. Mais elle contrecarre les intentions de Matignon qui s’orientait davantage vers un rapprochement de la Picardie avec le Nord-Pas-de-Calais selon une carte dévoilée la semaine dernière par Challenges. Peur d’une "vente à la découpe" des Pays de la Loire Jacques Auxiette, président PS de la région Pays de la Loire, a annoncé le 14 avril qu'il allait convoquer une session extraordinaire du conseil régional face aux risques de "vente à la découpe" de la collectivité en cas de réduction du nombre de régions. "Nous ne sommes pas fermés aux changements, nous sommes ouverts à des coopérations encore plus fortes et pourquoi pas, un jour, à une fusion", a-t-il déclaré dans un communiqué. Mais en l’état, "c’est l’unité des Pays de la Loire qui est aujourd’hui en jeu", estime l’élu socialiste. Si la fusion de régions existantes est la piste privilégiée par l’exécutif, la question d’un redécoupage n’a pas été totalement écartée. "Il va peut-être falloir redécouper les régions, ce qui est un peu difficile à faire", déclarait ainsi la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, le 10 avril sur France Inter. Selon la carte dévoilée par Challenges, la Loire-Atlantique serait rattachée à la Bretagne, la Vendée à une région Aquitaine-Poitou-Limousin, et les départements restants à une région Vallée de la Loire comprenant aussi l’actuelle région Centre. "Il faut faire confiance aux territoires avant de vouloir les dissoudre", estime Jacques Auxiette, jugeant que plutôt qu'un démembrement, un rapprochement avec la Bretagne, la Région Centre, les deux Normandie ou encore la Région Poitou-Charentes devait être étudié. La session extraordinaire est prévue le 13 mai et sera "ouverte à des représentants de la société civile du territoire", a-t-il précisé.



Débats autour de l’acte III de la décentralisation au Sénégal

La caravane de “sensibilisation” qui a silloné le pays pour expliquer la réforme des territoires voulue par Macky Sall vient de s’achever. Suppression des régions et plus grands pouvoirs donnés aux communes caractérisent ce texte, qui devrait être adopté après les élections locales du 29 juin.

11/04/2014 | ACTUALITÉ

Léopold Sédar Senghor avait institué les communautés rurales en 1972. Abdou Diouf avait promu la régionalisation en 1986. En 2013, c’est au tour du président de la République Macky Sall de vouloir marquer l’organisation du Sénégal de son empreinte, avec une nouvelle réforme, baptisée “Acte III de la décentralisation.” C’est lors du Conseil des ministres du 7 juin 2012, tenu à Saint-Louis, que le président de la République a décidé de jeter les bases de cette nouvelle étape de décentralisation. Un processus officiellement lancé le 19 mars 2013, à l’hôtel King Fahd Place, et suivi par la mise en place, le 13 mai 2013, d’un Comité national de pilotage des réformes de la décentralisation, composé de 20 membres. Officiellement, la vision de l’Acte III se résume ainsi : “Organiser le Sénégal en territoires viables, complétifs et porteurs de développement durable à l’horizon 2022”. Des compétences sans moyens Mais là où son prédecesseur Abdoulaye Wade n’avait pas réussi à faire passer son fameux projet de “provincialisation”, Macky Sall connaît à son tour des difficultés pour faire accepter sa volonté de réforme. Entre les critiques liées à un manque d’information sur le projet du gouvernement, la politisation des débats à l’approche des élections locales du 29 juin (élections des conseillers régionaux, municipaux et ruraux) et des critiques de fond – les communes se voient attribuer de nouvelles compétences sans en avoir les moyens financiers –, les autorités ont multiplié les débats, les forums, les rencontres et autres tables rondes sur le terrain. Une caravane de sensibilisation composée de 90 personnes a même sillonné le pays, partant de Bambilor le 27 novembre 2013 pour s’arrêter à Kédougou le 31 mars 2014, traversant 13 régions du Sénégal. L’Acte III de la décentralisation est “une réforme partagée qui cherche le consensus” à travers une approche participative, a tenté d’expliquer Mbagnick Diouf, le directeur des stratégies de développement territorial, lors de l’une des dernières étapes de ce périple à travers le pays. Dans l’ensemble du pays, l’acte III de la décentralisation ne laisse pas indifférent. Et pour cause. Il prône notamment la suppression comme collectivités locales des 14 régions qui composent le pays et qui seront remplacées par des conseils départementaux pour une plus grande proximité avec les administrés. Ce qui fait forcément grincer des dents dans cet échelon territorial. Parmi les grandes lignes de l’acte III de la décentralisation, figure aussi “la communalisation intégrale”, qui transformera toutes les communautés rurales en communes de plein exercice. Emprunts et partenariats public-privé Les communes se verront attribuer 5 nouveaux domaines de compétences : l’agriculture, le tourisme, la pêche, l’élevage et l’énergie. Dans ce but, les budgets des communes devraient passer du simple au double d’après les estimations d’Oumar Youm, le ministre en charge de l'Aménagement du territoire et des Collectivités locales. “Les communes auront plus d’argent avec la répartition des ressources qui sera faite sur des bases claires et transparentes”, a-t-il assuré. Concrètement, selon les prévisions, le budget des communes devrait avoisiner le milliard de francs CFA (1,5 million d’euros). Ngoné Ndoye, l’ancien maire de la commune d’arrondissement de Rufisque Est, favorable à la réforme, a calculé que la commune qu’il dirigeait passerait ainsi d’un budget de 160 millions de francs CFA (244 000 euros) à 4 milliards de francs CFA (6 millions d’euros). Autres avantages qu’auront les communes avec l’entrée en vigueur de la réforme : l’opportunité de lever des emprunts sur les marchés financiers ou de nouer des partenariats public-privé. Malgré les discussions et les interrogations qui persistent encore, les autorités ont promis que l’acte III de la décentralisation serait prêt au lendemain des élections locales, fin juin. Jean-Michel Meyer   Un recensement des agents En parallèle aux discussions sur le terrain, l’État a engagé un audit pour connaître les effectifs exacts des collectivités locales, un préalable indispensable à la bonne marche de la réforme. Un audit biométrique est en cours depuis la fin mars et devrait être achevé vers la mi-avril. “Les premiers éléments évaluent à plus de 11 000 les agents des collectivités locales, avec plus de 60 % qui sont concentrés dans la région de Dakar”, a déjà indiqué Alassane Mbengue, le directeur des collectivités locales au ministère de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales. Jean-Michel Meyer    


Le duo Lebranchu-Vallini pose les jalons du big-bang territorial

[VIDÉO] La réforme territoriale fera l’objet d’un débat, mais reste “bornée” dans le temps, a indiqué la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu. Avec son secrétaire d’État, André Vallini, elle compte multiplier les échanges avec les élus pour lever les obstacles.

10/04/2014 | ACTUALITÉ

[VIDÉO] Division par deux du nombre de régions, suppression des conseils départementaux, révision de la carte intercommunale : la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, et son secrétaire d’État à la Réforme territoriale, André Vallini, s’attaquent à un serpent de mer politique qui annonce des négociations difficiles avec les élus locaux. Interrogée sur France Inter le 10 avril, Marylise Lebranchu a clarifié la méthode envisagée par le gouvernement. “Le Premier ministre a décidé de mettre une borne. Il y aura une phase de concertation pour les régions, les départements et les intercommunalités, mais on met des bornes, sinon en 2060, en 3000, on sera toujours en train de se poser des questions”, a déclaré la ministre. Et ces bornes sont claires : 1er janvier 2017 pour les régions qui “se verront ensuite opposer une carte décidée par l’État” et 2021 pour la suppression des conseils départementaux. “Entretemps, nous allons travailler, avec André Vallini, sur les départements ruraux, pour lesquels la gestion de la proximité ne sera pas de même nature”, a ajouté la ministre pour qui “la bonne méthode, c’est le temps d’un débat, et puis des bornes, parce que le débat doit s’achever sur des prises de responsabilités.” Marylise Lebranchu a par ailleurs indiqué que son deuxième projet de loi de décentralisation, clarifiant les compétences des différents échelons locaux, était prêt et serait présenté “d’ici peu de temps” en Conseil des ministres. Des garanties pour les fonctionnaires “On ne va pas toucher à la carte de la République française”, a tenu à préciser la ministre, qui a fait la différence entre la suppression des conseils départementaux et celle des départements. Les frontières administratives ont donc vocation à perdurer, avec le maintien des services déconcentrés de l’État à travers les préfectures, mais “la charte de la décentralisation devra aussi être réécrite”, a-t-elle indiqué. Quant aux agents territoriaux, la loi que Marylise Lebranchu doit présenter dans les semaines à venir leur offre “la garantie de ne pas être licenciés et de garder leurs avantages”, la ministre insistant sur la nécessité d’“une vraie discussion sur la réaffectation des fonctionnaires”. Défi politique Reste que faire passer le “big-bang territorial” présenté par Manuel Valls relève de l’exploit, tant les obstacles politiques et juridiques sont nombreux. “Il y aura sans aucun doute des difficultés”, a reconnu Marylise Lebranchu. Pour y faire face, la ministre compte notamment sur son secrétaire d’État, André Vallini qui, “en tant que président du conseil général de l’Isère, sait parfaitement de quoi il parle”, a-t-elle défendu. André Vallini a notamment fait partie du comité Balladur pour la réforme des collectivités locales en 2008 et plaidait en février dernier dans les colonnes du Monde pour “adapter notre administration à la réalité des territoires et de leurs besoins”. “Aucun parti ne peut voter à l’unanimité la suppression des départements, mais je vois bien que les uns et les autres se sont déjà posé la question”, a souligné Marylise Lebranchu, qui a dit ne pas croire au “verrou du Sénat”. D’où l’importance de la concertation, avant d’arriver aux “bornes” fixées par l’État. “C’est un travail à faire dans le calme, la sérénité et l’apaisement. Il faudra multiplier les déplacements, les échanges avec les élus et les citoyens”, a-t-elle indiqué, la réforme territoriale représentant selon elle “un enjeu important du XXIe siècle”. Un enjeu nourri par le débat annoncé avec les élus locaux, mais bel et bien “borné” dans le temps par l’État. 



André Vallini portera la réforme territoriale

Le sénateur de l'Isère André Vallini est le nouveau secrétaire d’État à la Réforme territoriale, nommé auprès de Marylise Lebranchu. Il devrait notamment porter le nouveau texte de décentralisation et les réformes promises par Manuel Valls.

09/04/2014 | ACTUALITÉ

Nouveau secrétaire d’État à la Réforme territoriale, le sénateur PS de l'Isère André Vallini remplace Anne-Marie Escoffier – ministre déléguée chargée de la Décentralisation – pour épauler Marylise Lebranchu sur le dossier sensible de la décentralisation. Une manière pour le gouvernement de marquer son attachement à ce sujet sensible. À son arrivée au pouvoir, au printemps 2012, le gouvernement Ayrault avait planché sur la rédaction d'un projet de loi global impactant l'ensemble des collectivités territoriales : communes, intercommunalités, départements et régions. Le texte a finalement été découpé en trois “morceaux”. Le premier volet, la “loi de modernisation de l'action publique territoriale et affirmation des métropoles”, a été adopté par le Parlement en décembre 2013. Depuis, Marylise Lebranchu et Anne-Marie Escoffier planchaient sur un texte renforçant le pouvoir des régions en matière économique. Il devrait être présenté en Conseil des ministres fin avril ou début mai. Mettre en œuvre les annonces de Manuel Valls André Vallini sera aussi chargé de poser les bases des réformes d'envergure promises par Manuel Valls à l'occasion de son discours de politique générale, mardi 8 avril. Le nouveau Premier ministre a proposé quatre “changements majeurs” : la réduction de moitié du nombre de régions, au plus tard en janvier 2017 ; l'écriture d'une nouvelle carte intercommunale “fondée sur les bassins de vie” d'ici janvier 2018 ; la suppression de la clause de compétence générale pour les collectivités ; la suppression des conseils départementaux à l'horizon 2021. Ces propositions ont fait bondir dans les rangs – supposés – de la majorité, notamment du côté de l'Assemblée des départements de France. Charge à André Vallini d'apaiser les tensions et de poser les bases de cette réforme territoriale sans précédent. Sénateur PS de l'Isère depuis septembre 2011, président du conseil général de l'Isère depuis 2001, André Vallini, 57 ans, est un proche de François Hollande. Spécialiste des problématiques judiciaires, cet avocat au barreau de Grenoble, ancien juge titulaire de la Cour de justice de la République entre 2007 et 2011, a débuté comme conseiller au cabinet du ministre délégué à la Coopération et au Développement Christian Nucci (1984-1986). Lui qui était pressenti pour le occuper ministère de la Justice en 2012 devra donc composer avec l'aubryste Marylise Lebranchu. Cliquez ici pour consulter la biographie complète d'André Vallini


Les 14 secrétaires d'État du gouvernement Valls

Le gouvernement de Manuel Valls est complété par 14 secrétaires d'État, 7 femmes et 7 hommes. Cinq d'entre eux faisaient partie de l'équipe Ayrault. Le rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Christian Eckert, est chargé du budget.

09/04/2014 | ACTUALITÉ

Une semaine après la formation du gouvernement Valls, l'Élysée a annoncé, mercredi 9 avril, la nomination de 14 secrétaires d'État :  - Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre : Jean-Marie Le Guen, spécialiste des questions de santé, député de Paris, qui remplace Alain Vidalies. - Secrétaire d'État au Commerce extérieur, à la Promotion du tourisme et aux Français de l'étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international : Fleur Pellerin, qui incarne le passage du commerce extérieur et du tourisme au Quai d'Orsay, après vingt-deux mois passés à Bercy, chargée de l'Économie numérique et des PME. - Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes : Harlem Désir, député européen, est ainsi exfiltré de la tête du Parti socialiste. - Secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie : Annick Girardin, députée PRG de Saint-Pierre et Miquelon, est l'une des têtes nouvelles du gouvernement Valls. - Secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, auprès de la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie : Frédéric Cuvillier conserve les attributions qu'il avait sous le précédent gouvernement, mais n'est plus que secrétaire d'État au lieu de ministre délégué. Il s'est récemment illustré en critiquant le possible abandon de l'écotaxe. - Secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche :  Geneviève Fioraso conserve son précédent portefeuille, mais n'est plus ministre de plein exercice, mais secrétaire d'État placée sous l'autorité de Benoît Hamon. - Secrétaire d'État chargé du Budget, auprès du ministre des Finances et des Comptes publics : Christian Eckert, depuis 2012 rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale, incarne une ligne budgétaire moins austère. Son tandem avec Michel Sapin risque de faire des étincelles. - Secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Économie sociale et solidaire : Valérie Fourneyron, médecin, ex-maire de Rouen, était ministre de la Jeunesse et des Sports sous le précédent gouvernement. - Secrétaire d'État chargée du Numérique : Axelle Lemaire, députée des Français de l'étranger (Amérique du Nord), franco-canadienne, avait décliné l'offre d'entrer dans le gouvernement Ayrault. Cette jeune parlementaire est spécialiste du numérique. - Secrétaire d'État aux Anciens Combattants et à la Mémoire, auprès du ministre de la Défense : Kader Arif conserve son prédécent protefeuille mais passe de ministre délégué à secrétaire d'État. - Secrétaire d'État chargé de la Réforme territoriale, auprès de la ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l'État et de la Fonction publique : André Vallini, sénateur et président du conseil général l'Isère, spécialiste des questions de justice, se serait bien vu remplacer Christiane Taubira. Il sera chargé de conduire la vaste réforme territoriale annoncée par le Premier ministre. - Secrétaire d'État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie, auprès de la ministre des Affaires sociales : Laurence Rossignol, sénatrice de l'Oise, est une proche de Martine Aubry et plutôt connue pour sa maîtrise des dossiers environnementaux. - Secrétaire d'État chargé des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, auprès de la ministre des Affaires sociales : Ségolène Neuville, députée des Pyrénées-Orientales, est médecin. - Secrétaire d'État aux Sports, auprès de la ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports : Thierry Braillard, député PRG du Rhône, proche du maire de Lyon, Gérard Collomb, a travaillé à l'Assemblée nationale sur des dossiers liés à l'économie du sport.



Bruno Sido : “Il n’y a aucune économie à faire en supprimant les départements ruraux”

Président UMP du conseil général de Haute-Marne, le sénateur Bruno Sido déplore l’absence de concertation sur la suppression des conseils départementaux. “Il n’y a aucune majorité au Parlement” et “aucune économie à faire” sur les départements ruraux, estime le secrétaire général de l’Assemblée des communautés de France. 

09/04/2014 | ACTUALITÉ

Comment réagissez-vous au discours de politique générale de Manuel Valls, qui a annoncé une suppression des conseils départementaux d’ici 2021 ? Je déplore qu’il n’y ait eu aucune concertation sur cette annonce alors même qu’on voulait nous rassurer il y a peu en affirmant l’exact contraire. À Tulle, en décembre dernier, François Hollande lui-même disait qu’il n’y avait pas d’économie à faire en supprimant les départements ruraux. Il avait tout à fait raison et cela m’a encore été confirmé la semaine dernière par la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu. Huit jours plus tard, voilà que le Premier ministre explique le contraire. Qu’est-ce qui a changé depuis ? On ne comprend plus rien. Il y a clairement un problème de méthode. Le Premier ministre a annoncé un “profond débat” qui devrait associer les élus et s’est donné jusqu’à 2021 pour faire aboutir le projet… C’est un effet d’annonce. Si l’on veut supprimer les départements malgré tout, pourquoi diminuer le nombre de régions, et pourquoi attendre ? Que la loi soit discutée au Parlement et l’on conserverait alors les 22 régions, qui ne seraient pas trop nombreuses si elles récupèrent les compétences départementales. Autant le faire avant les élections de 2015. Formuler cette proposition pour 2021 est une manière d’éviter le problème. D’ici là, il va couler de l’eau sous les ponts avec des élections présidentielle, législatives, régionales, etc. La réalité, c’est que cette réforme ne dégagera pas d’économies et qu’elle est repoussée aux calendes grecques. Manuel Valls n’a pas parlé de la suppression des départements à proprement parler, mais des conseils départementaux. Quelle différence ? S’il n’y a plus de conseil départemental, il n’y a plus de département non plus, il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Les départements, c’est la proximité, les aides sociales, les transports scolaires, la voirie ou encore l’ingénierie pour les communes. Autant de compétences pratiques qu’il faudra de toute façon assumer, soit par une renationalisation, donc le contraire de la décentralisation, soit par un transfert aux régions. Il ne restera plus que le préfet et les plaques minéralogiques pour faire perdurer l’idée du département. L’idée est assez proche de celle de Nicolas Sarkozy, sous la précédente mandature, qui voulait créer un conseiller territorial, rassemblant départements et région… C’est en effet très proche. En 2021, nous élirons peut-être des conseillers régionaux qui seront aussi départementaux. Mais ce qui est certain, c’est qu’en milieu rural, ce que font les départements devra être assumé de toute façon. Il n’y a pas un poste de fonctionnaire à supprimer. Les seules économies porteront éventuellement sur les indemnités des élus, mais c’est une goutte d’eau par rapport aux efforts attendus. La perspective d’un référendum ou d’une réforme constitutionnelle sur le sujet est-elle crédible ? Ce sera extrêmement difficile. C’est la raison pour laquelle le Premier ministre se donne six ans pour consulter. Mais je pense qu’il n’arrivera pas à convaincre les élus. J’ai écouté mes collègues présidents de conseil général de gauche, qui étaient vent debout contre cette réforme. Il n’y a aucune majorité au Parlement sur le sujet. On risque de se retrouver dans la même situation qu’en 1969 avec le général de Gaulle [dont le projet de création de régions et de réforme du Sénat a été rejeté par référendum, ndlr]. Quand un gouvernement ligue contre lui tous les élus locaux, il ne peut rien faire. À moins qu’on nous propose une autre organisation, plus pertinente. Je ne cherche pas à défendre les conseils généraux pour les conseils généraux, mais je sais bien que nous sommes indispensables en milieu rural. Que pensez-vous de la position de Claudy Lebreton, président de l’ADF que vous avez beaucoup critiqué comme étant “à la botte” du gouvernement ? Claudy Lebreton joue ici le rôle du dindon de la farce. Il n’a plus qu’une chose à faire, c’est démissionner, quitte à se représenter ensuite s’il le souhaite. À sa place, je serais terriblement vexé. Il fait partie de la majorité gouvernementale et il n’est même pas tenu au courant de ces projets sur les départements.


NOMINATIONS

George Pau-Langevin complète son cabinet

Ministre déléguée à la Réussite éducative dans le gouvernement Ayrault, promue ministre des Outre-mer dans l’équipe Valls, George Pau-Langevin poursuit la constitution de son cabinet. Après avoir maintenu à leurs postes les deux principaux collaborateurs de son prédécesseur, Victorin Lurel – le préfet Fabrice Rigoulet-Roze, directeur de cabinet, et Jean-Christophe Bouvier, son adjoint – et nommé son nouveau chef de cabinet, Emmanuel Provin (qui occupait le même poste au ministère délégué à la Réussite éducative), la ministre a nommé 10 autres collaborateurs, pour l’essentiel issus du cabinet de Victorin Lurel. Bernard Guillaume, chef de cabinet de Victorin Lurel à ce ministère, sera désormais le chef adjoint de cabinet de George Pau-Langevin. Il a auparavant été un proche collaborateur de Victorin Lurel à la présidence du conseil régional de la Guadeloupe. La ministre nomme aussi un conseiller spécial, chargé des affaires sociales et de la santé : Marc-Pierre Mancel (photo). Il était son directeur adjoint de cabinet au ministère délégué à la Réussite éducative. Conseiller régional d’Île-de-France depuis 2010, fin connaisseur du PS et proche de Vincent Peillon, Marc-Pierre Mancel a dirigé le cabinet du maire d’Argenteuil Philippe Doucet en 2011, après avoir été directeur général délégué de l’institut Edgard Quinet (2009-2011). La ministre a aussi nommé un conseiller chargé des affaires politiques et parlementaires : Nicolas Mazières. Il était jusqu’ici le conseiller de spécial de Victorin Lurel après avoir été son directeur adjoint de cabinet à la présidence du conseil régional de la région Guadeloupe de 2004 à 2012. Quatre autres conseillers ont également été nommés, dont trois issus du cabinet Lurel. Magistrat de la Cour des comptes, Brice Blondel officiait jusqu’ici comme conseiller technique chargé du budget, de la fiscalité et de la fonction publique. Cet énarque a auparavant été responsable du département “Risques et engagements” à la direction du fonds d’épargne à la Caisse des dépôts et consignations (2011-2012). Membre du Conseil d’État, Laurent Cabrera est maintenu. Il conseillait Victorin Lurel sur les affaires juridiques et institutionnelles. Il a officié comme conseiller chargé de l’Asie à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles (2009-2012). Autre conseillère maintenue : Nathalie Infante. Membre de l’inspection générale de l’Administration du ministère de l’Intérieur, elle a conseillé Victorin Lurel, notamment sur les affaires européennes, l’agriculture et la pêche. George Pau-Langevin a par ailleurs recruté l’universitaire Beligh Nabli. La ministre s’appuiera sur deux conseillers techniques : Sophie Onado et Olivier Nicolas. Sophie Onado était entrée au cabinet Lurel en novembre dernier comme conseillère technique pour l’emploi et la formation professionnelle après avoir officié comme cheffe de mission “Suivi et appui de l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa)” à la sous-direction du service public de l’emploi, à la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Olivier Nicolas était jusqu’à présent conseiller chargé de la presse et de la communication au cabinet de Victorin Lurel. Cet ancien journaliste de La Tribune a dirigé la communication et les relations publiques du conseil régional de la Guadeloupe (2004-2012). Enfin, Thomas Chevandier aura le titre de chargé de mission. Il a été le conseiller parlementaire et parallèlement le conseiller chargé de la vie lycéenne, de la prévention de l’illettrisme et de la lutte contre l’absentéisme au cabinet de George Pau-Langevin au ministère délégué à la Réussite éducative.

22/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Ministre déléguée à la Réussite éducative dans le gouvernement Ayrault, promue ministre des Outre-mer dans l’équipe Valls, George Pau-Langevin poursuit la constitution de son cabinet. Après avoir maintenu à leurs postes les deux principaux collaborateurs de son prédécesseur, Victorin Lurel – le préfet Fabrice Rigoulet-Roze, directeur de cabinet, et Jean-Christophe Bouvier, son adjoint – et nommé son nouveau chef de cabinet, Emmanuel Provin (qui occupait le même poste au ministère délégué à la Réussite éducative), la ministre a nommé 10 autres collaborateurs, pour l’essentiel issus du cabinet de Victorin Lurel. Bernard Guillaume, chef de cabinet de Victorin Lurel à ce ministère, sera désormais le chef adjoint de cabinet de George Pau-Langevin. Il a auparavant été un proche collaborateur de Victorin Lurel à la présidence du conseil régional de la Guadeloupe. La ministre nomme aussi un conseiller spécial, chargé des affaires sociales et de la santé : Marc-Pierre Mancel (photo). Il était son directeur adjoint de cabinet au ministère délégué à la Réussite éducative. Conseiller régional d’Île-de-France depuis 2010, fin connaisseur du PS et proche de Vincent Peillon, Marc-Pierre Mancel a dirigé le cabinet du maire d’Argenteuil Philippe Doucet en 2011, après avoir été directeur général délégué de l’institut Edgard Quinet (2009-2011). La ministre a aussi nommé un conseiller chargé des affaires politiques et parlementaires : Nicolas Mazières. Il était jusqu’ici le conseiller de spécial de Victorin Lurel après avoir été son directeur adjoint de cabinet à la présidence du conseil régional de la région Guadeloupe de 2004 à 2012. Quatre autres conseillers ont également été nommés, dont trois issus du cabinet Lurel. Magistrat de la Cour des comptes, Brice Blondel officiait jusqu’ici comme conseiller technique chargé du budget, de la fiscalité et de la fonction publique. Cet énarque a auparavant été responsable du département “Risques et engagements” à la direction du fonds d’épargne à la Caisse des dépôts et consignations (2011-2012). Membre du Conseil d’État, Laurent Cabrera est maintenu. Il conseillait Victorin Lurel sur les affaires juridiques et institutionnelles. Il a officié comme conseiller chargé de l’Asie à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles (2009-2012). Autre conseillère maintenue : Nathalie Infante. Membre de l’inspection générale de l’Administration du ministère de l’Intérieur, elle a conseillé Victorin Lurel, notamment sur les affaires européennes, l’agriculture et la pêche. George Pau-Langevin a par ailleurs recruté l’universitaire Beligh Nabli. La ministre s’appuiera sur deux conseillers techniques : Sophie Onado et Olivier Nicolas. Sophie Onado était entrée au cabinet Lurel en novembre dernier comme conseillère technique pour l’emploi et la formation professionnelle après avoir officié comme cheffe de mission “Suivi et appui de l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa)” à la sous-direction du service public de l’emploi, à la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Olivier Nicolas était jusqu’à présent conseiller chargé de la presse et de la communication au cabinet de Victorin Lurel. Cet ancien journaliste de La Tribune a dirigé la communication et les relations publiques du conseil régional de la Guadeloupe (2004-2012). Enfin, Thomas Chevandier aura le titre de chargé de mission. Il a été le conseiller parlementaire et parallèlement le conseiller chargé de la vie lycéenne, de la prévention de l’illettrisme et de la lutte contre l’absentéisme au cabinet de George Pau-Langevin au ministère délégué à la Réussite éducative.


Anne Hidalgo a choisi ses plus proches collaborateurs

Après avoir désigné son directeur de cabinet et son conseiller politique, la nouvelle édile parisienne a nommé ses 4 autres plus proches collaborateurs à l’hôtel de ville, dont un haut fonctionnaire venu des cabinets ministériels, ainsi que l’ancien directeur général du lobby écologiste WWF France.

17/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Élue maire de Paris après avoir été la première adjointe de Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo poursuit la constitution de son cabinet. Après avoir maintenu à son poste le directeur de cabinet de Bertrand Delanoë, Mathias Vicherat [cliquez ici pour lire notre article], la nouvelle édile parisienne a aussi, comme annoncé, nommé Jean-Marie Vernat conseiller politique. Celui-ci a été le directeur de cabinet de Daniel Vaillant (2000-2008), avant d’être celui d’Anne Hidalgo de 2008 à 2014. La maire de Paris a par ailleurs décidé de maintenir la directrice adjointe du cabinet de l’ère Delanoë, Virginie Darpheuille (photo), en place depuis novembre 2012. Cette ancienne élève de l’IRA de Lyon a dirigé, de 2008 à 2012, le cabinet de l’adjoint au maire de Paris, chargé du budget, des finances et des sociétés d’économie mixte, Bernard Gaudillère. Elle a aussi été cheffe du bureau des interventions économiques et de l’aménagement du territoire à la direction générale des collectivités locales au ministère de l’Intérieur (2007-2008). Un artisan du Grenelle de l’environnement Un deuxième directeur adjoint de cabinet fait son entrée dans l’équipe d’Anne Hidalgo : Raphaël Chambon, en provenance des cabinets ministériels. Cet énarque membre du Conseil d’État était depuis un an – et jusqu’au remaniement – était le directeur adjoint de cabinet de l’ancien ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche, Frédéric Cuvillier. Cet ancien élève de la promotion Willy Brandt de l’ENA (2009) a auparavant fait ses premières armes au Conseil d’État. Anne Hidalgo recrute aussi Serge Orru comme conseiller  en charge de l’économie circulaire, du développement durable, du climat des énergies et de l’environnement. Ancien patron de WWF France (2006-2013), il s’était rapproché de cette élue socialiste pendant la campagne des municipales et lui avait remis un rapport sur l’écologie urbaine et l’économie circulaire. Il a été l’une des chevilles ouvrières du Grenelle de l’environnement monté par Jean-Louis Borloo. Pour la communication, la maire de Paris continuera de s’appuyer sur son jeune communicant, Hervé Marro, qui a fait sa campagne et travaille à ses côtés à l’Hôtel de ville depuis janvier 2009. Cet ancien élève de l’École des hautes études en sciences sociales, diplômé de Sciences-Po Paris, a été le porte-parole du comité de soutien à Ingrid Betancourt (2004-2008). Il a par ailleurs travaillé au sein de la direction de la communication, de l’innovation et de la stratégie de France Télévisions en 2008.


Réélu, Pierre Bédier change de directeur général des services

L’ancien secrétaire d’État UMP Pierre Bédier, réélu vendredi 11 avril à la présidence du conseil général des Yvelines, qu’il avait dû quitter en 2009 après sa condamnation pour corruption, vient de placer Yves Cabana (photo) à la direction générale des services de cette collectivité. Ce dernier succède à Aude Debreil, recrutée en 2011 par Alain Schmitz, que Pierre Bédier vient de remplacer à la présidence du département. Elle avait auparavant dirigé l’établissement public foncier des Yvelines, de 2006 à 2011. Fils de l’ancien ministre Camille Cabana, Yves Cabana a pour sa part une longue carrière derrière lui. Cet énarque a été membre de l’inspection générale des Finances, dont il est retraité depuis 2009. Entre 1997 et 1993, il a officié comme conseiller technique au cabinet de Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur, puis comme conseiller du maire de Paris Jacques Chirac, et parallèlement, comme directeur de cabinet d’Alain Juppé, secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR). Il fut, dix ans plus tard, en 2003, un témoin clé lors du procès des emplois fictifs de la mairie de Paris. En 1993, Yves Cabana prend la direction du cabinet de Dominique Perben au ministère de l’Outre-mer, avant de conseiller Alain Juppé à Matignon sur la réforme de l’État de 1995 à 2002. Il est aussi délégué interministériel à la Nouvelle-Calédonie, avant d’officier, en 2002-2003, comme adjoint au chef du service de l’inspection générale des Finances à Bercy. Yves Cabana a ensuite rejoint le privé et a travaillé comme conseiller auprès du président de Veolia Environnement et parallèlement, comme secrétaire du comité exécutif et directeur du développement durable.

17/04/2014 | NOMINATION FRANCE

L’ancien secrétaire d’État UMP Pierre Bédier, réélu vendredi 11 avril à la présidence du conseil général des Yvelines, qu’il avait dû quitter en 2009 après sa condamnation pour corruption, vient de placer Yves Cabana (photo) à la direction générale des services de cette collectivité. Ce dernier succède à Aude Debreil, recrutée en 2011 par Alain Schmitz, que Pierre Bédier vient de remplacer à la présidence du département. Elle avait auparavant dirigé l’établissement public foncier des Yvelines, de 2006 à 2011. Fils de l’ancien ministre Camille Cabana, Yves Cabana a pour sa part une longue carrière derrière lui. Cet énarque a été membre de l’inspection générale des Finances, dont il est retraité depuis 2009. Entre 1997 et 1993, il a officié comme conseiller technique au cabinet de Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur, puis comme conseiller du maire de Paris Jacques Chirac, et parallèlement, comme directeur de cabinet d’Alain Juppé, secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR). Il fut, dix ans plus tard, en 2003, un témoin clé lors du procès des emplois fictifs de la mairie de Paris. En 1993, Yves Cabana prend la direction du cabinet de Dominique Perben au ministère de l’Outre-mer, avant de conseiller Alain Juppé à Matignon sur la réforme de l’État de 1995 à 2002. Il est aussi délégué interministériel à la Nouvelle-Calédonie, avant d’officier, en 2002-2003, comme adjoint au chef du service de l’inspection générale des Finances à Bercy. Yves Cabana a ensuite rejoint le privé et a travaillé comme conseiller auprès du président de Veolia Environnement et parallèlement, comme secrétaire du comité exécutif et directeur du développement durable.


L’ancienne directrice de cabinet de Guillaume Garot poursuit au ministère de l'Agriculture

Le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll, vient de placer à la tête d’une nouvelle délégation aux industries agroalimentaires la préfète Corinne Orzechowski, qui dirigeait, jusqu’au remaniement, le cabinet de Guillaume Garot au ministère délégué à l’Agroalimentaire, lequel n’a pas été reconduit dans le gouvernement Valls. Corinne Orzechowski aura pour mission l’animation et la coordination des politiques publiques et des actions en faveur du développement économique de ce secteur. Elle sera positionnée sein de la direction générale des politiques agricoles, agroalimentaires et des territoires, pilotée depuis septembre dernier par Catherine Geslain-Lanéelle. Corinne Orzechowski avait pris, en août 2012, la direction du cabinet du ministre Guillaume Garot, ancien maire de Laval qu’elle avait côtoyé en sa qualité de préfète de la Mayenne en 2012-2013. Corinne Orzechowski a au cours de sa carrière travaillé à deux reprises dans des cabinets ministériels socialistes. Cheffe de cabinet du secrétaire d’État aux Collectivités locales Jean-Pierre Sueur en 1992-1993, elle a occupé les mêmes fonctions auprès du ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement Jean-Claude Gayssot en 1997-1998, sous l’ère Jospin. Après des débuts comme attachée d’administration centrale à la Caisse des dépôts et consignations, Corinne Orzechowski est promue dans le corps des sous-préfets en 1988. D’abord directrice de cabinet du préfet des Alpes-de-Haute-Provence, elle devient directrice de cabinet du préfet du Lot-et-Garonne en 1990, puis de celui du préfet de la région Centre en 1991. Sous-préfète chargée de la politique de la ville auprès du préfet des Yvelines en 1993, sous-préfète, chargée de l’arrondissement chef-lieu auprès du préfet du Val-d’Oise en 1995, elle part ensuite dans l’administration de la police nationale comme cheffe du bureau des relations sociales et chargée de mission auprès du directeur général de la police nationale. Conseillère pour les questions de transports à la représentation permanente de la France à la Commission européenne en 1998, Corinne Orzechowski devient directrice de la stratégie et du fret à la SNCF en 2000. De retour dans la préfectorale sept ans plus tard, elle dirige le cabinet du préfet d’Île-de-France (2007-2009). Sous-préfète de Draguignan (Var) en 2009, elle avait été promue préfète de la Mayenne en janvier 2012.

16/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll, vient de placer à la tête d’une nouvelle délégation aux industries agroalimentaires la préfète Corinne Orzechowski, qui dirigeait, jusqu’au remaniement, le cabinet de Guillaume Garot au ministère délégué à l’Agroalimentaire, lequel n’a pas été reconduit dans le gouvernement Valls. Corinne Orzechowski aura pour mission l’animation et la coordination des politiques publiques et des actions en faveur du développement économique de ce secteur. Elle sera positionnée sein de la direction générale des politiques agricoles, agroalimentaires et des territoires, pilotée depuis septembre dernier par Catherine Geslain-Lanéelle. Corinne Orzechowski avait pris, en août 2012, la direction du cabinet du ministre Guillaume Garot, ancien maire de Laval qu’elle avait côtoyé en sa qualité de préfète de la Mayenne en 2012-2013. Corinne Orzechowski a au cours de sa carrière travaillé à deux reprises dans des cabinets ministériels socialistes. Cheffe de cabinet du secrétaire d’État aux Collectivités locales Jean-Pierre Sueur en 1992-1993, elle a occupé les mêmes fonctions auprès du ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement Jean-Claude Gayssot en 1997-1998, sous l’ère Jospin. Après des débuts comme attachée d’administration centrale à la Caisse des dépôts et consignations, Corinne Orzechowski est promue dans le corps des sous-préfets en 1988. D’abord directrice de cabinet du préfet des Alpes-de-Haute-Provence, elle devient directrice de cabinet du préfet du Lot-et-Garonne en 1990, puis de celui du préfet de la région Centre en 1991. Sous-préfète chargée de la politique de la ville auprès du préfet des Yvelines en 1993, sous-préfète, chargée de l’arrondissement chef-lieu auprès du préfet du Val-d’Oise en 1995, elle part ensuite dans l’administration de la police nationale comme cheffe du bureau des relations sociales et chargée de mission auprès du directeur général de la police nationale. Conseillère pour les questions de transports à la représentation permanente de la France à la Commission européenne en 1998, Corinne Orzechowski devient directrice de la stratégie et du fret à la SNCF en 2000. De retour dans la préfectorale sept ans plus tard, elle dirige le cabinet du préfet d’Île-de-France (2007-2009). Sous-préfète de Draguignan (Var) en 2009, elle avait été promue préfète de la Mayenne en janvier 2012.


Mouvements

Comme annoncé dans La newsletter d’Acteurs publics, Guillaume Robert est nommé directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé du budget, Christian Eckert, tandis qu’Isabelle Amaglio-Terisse a été nommée, comme annoncé, directrice du cabinet de la secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire, Valérie Fourneyron – Il a été mis fin, sur sa demande, en Conseil des ministres, aux fonctions de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations exercées par Jean-Pierre Jouyet, inspecteur général des finances. Ce dernier doit être nommé secrétaire général de la présidence de la République – Michaël Dudragne a été nommé conseiller parlementaire au cabinet du ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, Arnaud Montebourg.

16/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Comme annoncé dans La newsletter d’Acteurs publics, Guillaume Robert est nommé directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé du budget, Christian Eckert, tandis qu’Isabelle Amaglio-Terisse a été nommée, comme annoncé, directrice du cabinet de la secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire, Valérie Fourneyron – Il a été mis fin, sur sa demande, en Conseil des ministres, aux fonctions de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations exercées par Jean-Pierre Jouyet, inspecteur général des finances. Ce dernier doit être nommé secrétaire général de la présidence de la République – Michaël Dudragne a été nommé conseiller parlementaire au cabinet du ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, Arnaud Montebourg.


Laurent Olléon reconduit

Ce conseiller d’État, bras droit de l'ex-ministre délégué à la Décentralisation, la PRG Anne-Marie Escoffier, dirigera le cabinet du «hollandais» André Vallini au secrétariat d’État à la réforme territoriale. Il reste le directeur adjoint de cabinet de la ministre aubryste de tutelle, Marylise Lebranchu.

14/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Stabilité sur la décentralisation. Fraîchement promu secrétaire d’État à la Réforme territoriale, l'Isérois André Vallini choisit le conseiller d’État Laurent Olléon comme directeur de cabinet. Ce dernier était, depuis juin 2012, directeur de cabinet d'Anne-Marie Escoffier, l'ex-ministre délégué à la Décentralisation. Il continuera d'officier en parallèle comme directeur adjoint de cabinet de la ministre de tutelle du Hollandais André Vallini, l'aubryste Marylise Lebranchu. Marié à la secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger, Fleur Pellerin, Laurent Olléon sera l'un des rouages essentiels du big bang des collectivités promis le 8 avril par Manuel Valls lors de son discours de politique générale à la tribune de l'Assemblée nationale. Spécialiste du sujet, cet énarque de 44 ans a été le conseiller juridique de l'Association des régions de France (ARF) entre 2010 et 2012. Membre du Conseil d’État depuis sa sortie de la promotion Valmy de l'ENA en 1998, ce solide juriste a notamment officié comme rapporteur public près la 8e sous-section du contentieux du Palais Royal (2004-2012) et parallèlement comme rapporteur-adjoint au Conseil constitutionnel (2008-2012). Egalement formé sur les bancs d'HEC et de Science-Po Paris, il a par ailleurs dirigé la classe préparatoire ENA à l’IEP-Grenoble (2008-2011) et enseigné le droit public à l’université de Paris-Est-Créteil (2011-2012).


Marylise Lebranchu conserve ses deux collaborateurs les plus politiques

Maire sortant de Laval (2012-2014) dans la Mayenne, Jean-Christophe Boyer, battu au second tour des élections municipales par le président du groupe centriste du Sénat, François Zocchetto, vient d'être reconduit dans ses fonctions de conseiller spécial de Marylise Lebranchu au ministère de la Décentralisation, de la Réforme de l’État et de la Fonction publique, qu'il occupait depuis mai 2012 et n'avait pas quitté durant la campagne de mars. Comme annoncé dans la newsletter d'Acteurs publics, le cabinet reste dirigé par Jean-Yves Raude. Jean-Christophe Boyer, 47 ans, était devenu en juillet 2012 maire de Laval (50 000 habitants) en remplacement de Guillaume Garot -alors nommé ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault- et qui avait conquis cette ville en 2008. Lors des dernières municipales de mars 2014, la liste du maire-sortant Jean-Christophe Boyer et dans laquelle l'ex-ministre Guillaume Garot figurait en troisième position, est arrivée deuxième. Jean-Christophe Boyer siège par ailleurs au conseil général depuis 2008. Il a au cours de sa carrière officié comme directeur de la communication au conseil général de la Drôme (2004-2006) puis comme directeur territorial (presse et communication) au conseil régional de Bretagne (2006-2012). De son côté, Nicolas Maccioni a été renouvelé par Marylise Lebranchu au poste de conseiller auprès de la ministre, en charge des affaires juridiques et européennes, chef de cabinet. Élu lors de ces dernières municipales sur la liste du socialiste François Pupponi à Sarcelles -l'ex fief de Dominique Strauss-Kahn, il a obtenu le poste de premier adjoint au maire de cette ville de plus de 58 000 habitants. Il sera en charge des finances et de la grande intercommunalité. Fils de Pierre-Henry Maccioni (ancien préfet du Val d'Oise de 2010 à 2013 et aujourd'hui préfet de la Haute-Normandie), cet avocat se frottait là à sa première élection. Au ministère de la Décentralisation, Marylise Lebranchu a aussi décidé de lui confier les relations avec le syndicat Paris Métropole et les élus concernés par les travaux autour de la Métropole du Grand Paris et de la Région capitale. Ce, en vertu du nouveau décret d'attribution de la ministre qui à la charge de la préparation des orientations stratégiques dans ces dossiers. Nicolas Maccioni a auparavant officié comme consultant-juriste au sein du cabinet de conseil ESL & Network France de 2007 à 2009, avant de poursuivre dans la branche “Europe” du cabinet comme consultant-juriste (2010), puis comme directeur délégué en 2011-2012. Nicolas Maccioni s’est aussi occupé des relations avec les élus dans l’équipe de campagne de François Hollande lors de l’élection présidentielle de 2012.

14/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Maire sortant de Laval (2012-2014) dans la Mayenne, Jean-Christophe Boyer, battu au second tour des élections municipales par le président du groupe centriste du Sénat, François Zocchetto, vient d'être reconduit dans ses fonctions de conseiller spécial de Marylise Lebranchu au ministère de la Décentralisation, de la Réforme de l’État et de la Fonction publique, qu'il occupait depuis mai 2012 et n'avait pas quitté durant la campagne de mars. Comme annoncé dans la newsletter d'Acteurs publics, le cabinet reste dirigé par Jean-Yves Raude. Jean-Christophe Boyer, 47 ans, était devenu en juillet 2012 maire de Laval (50 000 habitants) en remplacement de Guillaume Garot -alors nommé ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault- et qui avait conquis cette ville en 2008. Lors des dernières municipales de mars 2014, la liste du maire-sortant Jean-Christophe Boyer et dans laquelle l'ex-ministre Guillaume Garot figurait en troisième position, est arrivée deuxième. Jean-Christophe Boyer siège par ailleurs au conseil général depuis 2008. Il a au cours de sa carrière officié comme directeur de la communication au conseil général de la Drôme (2004-2006) puis comme directeur territorial (presse et communication) au conseil régional de Bretagne (2006-2012). De son côté, Nicolas Maccioni a été renouvelé par Marylise Lebranchu au poste de conseiller auprès de la ministre, en charge des affaires juridiques et européennes, chef de cabinet. Élu lors de ces dernières municipales sur la liste du socialiste François Pupponi à Sarcelles -l'ex fief de Dominique Strauss-Kahn, il a obtenu le poste de premier adjoint au maire de cette ville de plus de 58 000 habitants. Il sera en charge des finances et de la grande intercommunalité. Fils de Pierre-Henry Maccioni (ancien préfet du Val d'Oise de 2010 à 2013 et aujourd'hui préfet de la Haute-Normandie), cet avocat se frottait là à sa première élection. Au ministère de la Décentralisation, Marylise Lebranchu a aussi décidé de lui confier les relations avec le syndicat Paris Métropole et les élus concernés par les travaux autour de la Métropole du Grand Paris et de la Région capitale. Ce, en vertu du nouveau décret d'attribution de la ministre qui à la charge de la préparation des orientations stratégiques dans ces dossiers. Nicolas Maccioni a auparavant officié comme consultant-juriste au sein du cabinet de conseil ESL & Network France de 2007 à 2009, avant de poursuivre dans la branche “Europe” du cabinet comme consultant-juriste (2010), puis comme directeur délégué en 2011-2012. Nicolas Maccioni s’est aussi occupé des relations avec les élus dans l’équipe de campagne de François Hollande lors de l’élection présidentielle de 2012.


Promotion pour Gaspard Gantzer

Communicant de Laurent Fabius au Quai d’Orsay, Gaspard Gantzer, énarque, vient d’être débauché par le très “hollandais” Stéphane Le Foll. Ce dernier, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt depuis l’élection de François Hollande à la présidence de la République, a récupéré à la faveur du remaniement et de la nomination de Manuel Valls à Matignon, le stratégique porte-parolat du gouvernement, que détenait jusqu’alors Najat Vallaud-Belkacem. Le ministre va charger Gaspard Gantzer, 34 ans, de piloter au quotidien la structure du porte-parolat en lui attribuant le titre de directeur adjoint de son cabinet. Gaspard Gantzer sera ainsi le deuxième directeur adjoint du cabinet de Stéphane Le Foll, dirigé par Philippe Mauguin, aux côtés de Stéphane Le Moing. Depuis sa sortie de la promotion Léopold Sédar Senghor de l’ENA (2004), Gaspard Gantzer a débuté au ministère du Travail, dans le corps des administrateurs civils, avant de bifurquer vers la communication politique. Chef du bureau des relations collectives du travail à la direction générale du travail en 2004, il effectue sa mobilité au Centre national de la cinématographie comme directeur financier et juridique adjoint en 2007. Il rejoint, l’année suivante, l’état-major politique de la mairie de Paris comme directeur de cabinet de l’adjoint au maire de Paris chargé de la culture, Christophe Girard (2008-2010). Ce haut fonctionnaire avait ensuite intégré la garde rapprochée du maire Bertrand Delanoë et y a occupé plusieurs postes : conseiller auprès du maire, chargé de la presse et de la communication, puis conseiller politique, chef du service de presse de la ville. Depuis janvier 2013, il était conseiller “presse et communication” au cabinet du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

11/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Communicant de Laurent Fabius au Quai d’Orsay, Gaspard Gantzer, énarque, vient d’être débauché par le très “hollandais” Stéphane Le Foll. Ce dernier, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt depuis l’élection de François Hollande à la présidence de la République, a récupéré à la faveur du remaniement et de la nomination de Manuel Valls à Matignon, le stratégique porte-parolat du gouvernement, que détenait jusqu’alors Najat Vallaud-Belkacem. Le ministre va charger Gaspard Gantzer, 34 ans, de piloter au quotidien la structure du porte-parolat en lui attribuant le titre de directeur adjoint de son cabinet. Gaspard Gantzer sera ainsi le deuxième directeur adjoint du cabinet de Stéphane Le Foll, dirigé par Philippe Mauguin, aux côtés de Stéphane Le Moing. Depuis sa sortie de la promotion Léopold Sédar Senghor de l’ENA (2004), Gaspard Gantzer a débuté au ministère du Travail, dans le corps des administrateurs civils, avant de bifurquer vers la communication politique. Chef du bureau des relations collectives du travail à la direction générale du travail en 2004, il effectue sa mobilité au Centre national de la cinématographie comme directeur financier et juridique adjoint en 2007. Il rejoint, l’année suivante, l’état-major politique de la mairie de Paris comme directeur de cabinet de l’adjoint au maire de Paris chargé de la culture, Christophe Girard (2008-2010). Ce haut fonctionnaire avait ensuite intégré la garde rapprochée du maire Bertrand Delanoë et y a occupé plusieurs postes : conseiller auprès du maire, chargé de la presse et de la communication, puis conseiller politique, chef du service de presse de la ville. Depuis janvier 2013, il était conseiller “presse et communication” au cabinet du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.


Sophie Duval continue en cabinet ministériel

Conseillère auprès de la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, Sylvia Pinel, depuis juin 2012, Sophie Duval suit l’élue PRG au ministère du Logement et de l’Égalité des territoires avec le titre de conseillère spéciale. Sophie Duval, 29 ans, a conseillé le PRG Jean-Michel Baylet pour la campagne de la primaire du Parti socialiste de 2011, avant d’intégrer le pôle thématique “Culture” pendant la campagne présidentielle de 2012 de François Hollande. Auparavant, cette ancienne élève de l’IEP de Paris a évolué dans la haute fonction publique. À l’issue de sa scolarité au sein de la promotion Émile Zola de l’ENA, Sophie Duval a rejoint l’administration de la ville de Paris comme cheffe du bureau du spectacle à la direction des affaires culturelles (2010-2012).

11/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Conseillère auprès de la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, Sylvia Pinel, depuis juin 2012, Sophie Duval suit l’élue PRG au ministère du Logement et de l’Égalité des territoires avec le titre de conseillère spéciale. Sophie Duval, 29 ans, a conseillé le PRG Jean-Michel Baylet pour la campagne de la primaire du Parti socialiste de 2011, avant d’intégrer le pôle thématique “Culture” pendant la campagne présidentielle de 2012 de François Hollande. Auparavant, cette ancienne élève de l’IEP de Paris a évolué dans la haute fonction publique. À l’issue de sa scolarité au sein de la promotion Émile Zola de l’ENA, Sophie Duval a rejoint l’administration de la ville de Paris comme cheffe du bureau du spectacle à la direction des affaires culturelles (2010-2012).


George Pau-Langevin a constitué son cabinet

Ministre déléguée à la Réussite éducative dans le gouvernement Ayrault, promue ministre des Outre-mer dans l’équipe Valls, George Pau-Langevin vient de constituer son cabinet. Elle maintient à leurs postes les deux principaux collaborateurs de son prédécesseur, Victorin Lurel. Le préfet Fabrice Rigoulet-Roze reste directeur de cabinet et Jean-Christophe Bouvier, son adjoint. Le premier, énarque, a conseillé le secrétaire d’État à l’Outre-mer Christian Paul dans le gouvernement Jospin en 2001. Directeur adjoint des stages à l’École nationale d’administration (ENA) en 2002, il a ensuite travaillé en collectivité. Directeur général des services du conseil général du Doubs en 2005, il directeur général de la stratégie du groupe Roullier en 2008, avant de revenir en collectivité comme directeur général des services du conseil général du Pas-de-Calais (2010-2012). Son adjoint, Jean-Christophe Bouvier, énarque également, a conseillé sur les questions diplomatiques le ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement Jean-Claude Gayssot dans le gouvernement Jospin en 2001-2002. Il a par la suite dirigé le cabinet du président du conseil régional de Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, en 2004-2005. Adjoint au sous-directeur du budget, de la prévision et des affaires financières à la direction de l’administration générale et de l’équipement au ministère de la Justice en 2005, il a ensuite officié dans la préfectorale comme directeur de cabinet du préfet de la région Haute-Normandie (2008-2011), puis comme directeur de cabinet du préfet de la région Nord-Pas-de-Calais (2011-2012). La ministre emmène aux Outre-mer son chef de cabinet du ministère délégué à la Réussite éducative : Emmanuel Provin. Ce docteur en droit public a occupé plusieurs postes au ministère de la Justice et a notamment travaillé comme chargé d’études de droit comparé, administrateur du réseau de coopération législative de 2010 à 2012. Enfin, George Pau-Langevin conserve la communicante de son précédent cabinet, Ariane Vincent. Cette dernière a conseillé en 2012-2013 la ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avant de rejoindre, en juin 2013, George Pau-Langevin.    

10/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Ministre déléguée à la Réussite éducative dans le gouvernement Ayrault, promue ministre des Outre-mer dans l’équipe Valls, George Pau-Langevin vient de constituer son cabinet. Elle maintient à leurs postes les deux principaux collaborateurs de son prédécesseur, Victorin Lurel. Le préfet Fabrice Rigoulet-Roze reste directeur de cabinet et Jean-Christophe Bouvier, son adjoint. Le premier, énarque, a conseillé le secrétaire d’État à l’Outre-mer Christian Paul dans le gouvernement Jospin en 2001. Directeur adjoint des stages à l’École nationale d’administration (ENA) en 2002, il a ensuite travaillé en collectivité. Directeur général des services du conseil général du Doubs en 2005, il directeur général de la stratégie du groupe Roullier en 2008, avant de revenir en collectivité comme directeur général des services du conseil général du Pas-de-Calais (2010-2012). Son adjoint, Jean-Christophe Bouvier, énarque également, a conseillé sur les questions diplomatiques le ministre de l’Équipement, des Transports et du Logement Jean-Claude Gayssot dans le gouvernement Jospin en 2001-2002. Il a par la suite dirigé le cabinet du président du conseil régional de Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, en 2004-2005. Adjoint au sous-directeur du budget, de la prévision et des affaires financières à la direction de l’administration générale et de l’équipement au ministère de la Justice en 2005, il a ensuite officié dans la préfectorale comme directeur de cabinet du préfet de la région Haute-Normandie (2008-2011), puis comme directeur de cabinet du préfet de la région Nord-Pas-de-Calais (2011-2012). La ministre emmène aux Outre-mer son chef de cabinet du ministère délégué à la Réussite éducative : Emmanuel Provin. Ce docteur en droit public a occupé plusieurs postes au ministère de la Justice et a notamment travaillé comme chargé d’études de droit comparé, administrateur du réseau de coopération législative de 2010 à 2012. Enfin, George Pau-Langevin conserve la communicante de son précédent cabinet, Ariane Vincent. Cette dernière a conseillé en 2012-2013 la ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avant de rejoindre, en juin 2013, George Pau-Langevin.    


Najat Vallaud-Belkacem maintient son équipe

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, qui a vu son portefeuille élargi à la Ville, à la Jeunesse et aux Sports, tout en perdant le porte-parolat du gouvernement, vient de reconduire à leurs fonctions ses principaux collaborateurs. Ami personnel de la ministre, Étienne Grass continuera de diriger le cabinet. Cet inspecteur des affaires sociales avait rejoint les cabinets socialistes après l’alternance. Il a été le conseiller technique, puis le directeur adjoint de cabinet du haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, dans le gouvernement Fillon (2007-2009). Il part ensuite pour Bruxelles comme conseiller pour les affaires sociales à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne (2009-2012). Proche d’Étienne Grass, avec qui il a travaillé au cabinet de Martin Hirsch, Jérôme Teillard poursuit sa mission au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem au même poste de directeur adjoint de cabinet de la ministre. Cet ancien élève de l’IRA de Lyon a auparavant officié comme adjoint au chef du département “Recherche-développement, innovation et expérimentations” à la direction générale de l’enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale (2010-2012). La ministre conserve aussi sa cheffe de cabinet, Anne Rubinstein. Cette ancienne enseignante a, au cours de sa carrière, travaillé comme cheffe de cabinet avec plusieurs élus : le président du conseil général de l’Oise, Yves Rome (2005-2007), le président du conseil général de Seine-Maritime Didier Marie (2007-2010), et le président du conseil régional d’Île-de-France, Jean-Paul Huchon (2010-2012). Enfin, Maxime Ruszniewski-Bryner est reconduit comme conseiller, chef du pôle “Presse-communication” au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem.

10/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, qui a vu son portefeuille élargi à la Ville, à la Jeunesse et aux Sports, tout en perdant le porte-parolat du gouvernement, vient de reconduire à leurs fonctions ses principaux collaborateurs. Ami personnel de la ministre, Étienne Grass continuera de diriger le cabinet. Cet inspecteur des affaires sociales avait rejoint les cabinets socialistes après l’alternance. Il a été le conseiller technique, puis le directeur adjoint de cabinet du haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, dans le gouvernement Fillon (2007-2009). Il part ensuite pour Bruxelles comme conseiller pour les affaires sociales à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne (2009-2012). Proche d’Étienne Grass, avec qui il a travaillé au cabinet de Martin Hirsch, Jérôme Teillard poursuit sa mission au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem au même poste de directeur adjoint de cabinet de la ministre. Cet ancien élève de l’IRA de Lyon a auparavant officié comme adjoint au chef du département “Recherche-développement, innovation et expérimentations” à la direction générale de l’enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale (2010-2012). La ministre conserve aussi sa cheffe de cabinet, Anne Rubinstein. Cette ancienne enseignante a, au cours de sa carrière, travaillé comme cheffe de cabinet avec plusieurs élus : le président du conseil général de l’Oise, Yves Rome (2005-2007), le président du conseil général de Seine-Maritime Didier Marie (2007-2010), et le président du conseil régional d’Île-de-France, Jean-Paul Huchon (2010-2012). Enfin, Maxime Ruszniewski-Bryner est reconduit comme conseiller, chef du pôle “Presse-communication” au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem.


Stabilité au sein de l’état-major du cabinet de Stéphane Le Foll

Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll, qui vient en outre de récupérer le porte-parolat du gouvernement à la faveur du remaniement, maintient à leur poste ses deux plus proches collaborateurs : Philippe Mauguin (photo), directeur du cabinet, et Stéphane Le Moing, directeur adjoint. Philippe Mauguin, ingénieur général des Ponts, des eaux et des forêts, avait rejoint Stéphane Le Foll en mai 2012 alors qu’il était depuis trois ans l’un des directeurs du ministère de l’agriculture : directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture. Auparavant, ce haut fonctionnaire a été directeur de l’agriculture et des bioénergies à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), de 1993 à 1997, avant de conseiller Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002. Promu directeur de l’Institut national des appellations d’origine (Inao) au ministère de l’Agriculture en 2002, Philippe Mauguin a ensuite officié dans les services déconcentrés comme directeur régional et interdépartemental de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Driaaf) pour la région Île-de-France (2006-2009). De son côté Stéphane Le Moing, énarque, est entré au ministère de l’Agriculture en 1989. Il a depuis conseillé le ministre des DOM-TOM Louis Le Pensec, en 1992. Conseiller commercial à l’ambassade de France en Inde, à New Delhi, en 1993, il est aussi conseiller commercial et attaché agricole au service économique et commercial à l’ambassade de France au Canada, à Ottawa (1995-1998). Stéphane Le Moing revient ensuite brièvement en cabinet ministériel sous le gouvernement Jospin, comme conseiller technique chargé du budget au cabinet du ministre de l’Agriculture et de la Mer Louis Le Pensec en 1998. Sous-directeur des affaires européennes à ce ministère en 1998, il a été chef du service des relations internationales à la direction générale des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires (DGPAAT) au ministère de l’Agriculture et de la Pêche (2007-2012).

10/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll, qui vient en outre de récupérer le porte-parolat du gouvernement à la faveur du remaniement, maintient à leur poste ses deux plus proches collaborateurs : Philippe Mauguin (photo), directeur du cabinet, et Stéphane Le Moing, directeur adjoint. Philippe Mauguin, ingénieur général des Ponts, des eaux et des forêts, avait rejoint Stéphane Le Foll en mai 2012 alors qu’il était depuis trois ans l’un des directeurs du ministère de l’agriculture : directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture. Auparavant, ce haut fonctionnaire a été directeur de l’agriculture et des bioénergies à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), de 1993 à 1997, avant de conseiller Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002. Promu directeur de l’Institut national des appellations d’origine (Inao) au ministère de l’Agriculture en 2002, Philippe Mauguin a ensuite officié dans les services déconcentrés comme directeur régional et interdépartemental de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Driaaf) pour la région Île-de-France (2006-2009). De son côté Stéphane Le Moing, énarque, est entré au ministère de l’Agriculture en 1989. Il a depuis conseillé le ministre des DOM-TOM Louis Le Pensec, en 1992. Conseiller commercial à l’ambassade de France en Inde, à New Delhi, en 1993, il est aussi conseiller commercial et attaché agricole au service économique et commercial à l’ambassade de France au Canada, à Ottawa (1995-1998). Stéphane Le Moing revient ensuite brièvement en cabinet ministériel sous le gouvernement Jospin, comme conseiller technique chargé du budget au cabinet du ministre de l’Agriculture et de la Mer Louis Le Pensec en 1998. Sous-directeur des affaires européennes à ce ministère en 1998, il a été chef du service des relations internationales à la direction générale des politiques agricole, agroalimentaire et des territoires (DGPAAT) au ministère de l’Agriculture et de la Pêche (2007-2012).


Hollande change de secrétaire général à l'Élysée

Le président de la République a décidé de remplacer, à compter du 16 avril, le préfet Pierre-René Lemas par l'un de ses plus proches amis, Jean-Pierre Jouyet, figure de la social-démocratie.

09/04/2014 | NOMINATION FRANCE

La promotion Voltaire de l'ENA reste plus que jamais le réseau de confiance du chef de l'État. François Hollande va remplacer l'actuel secrétaire général de l’Élysée, Pierre-René Lemas, par l'un de ses plus proches et anciens amis, Jean-Pierre Jouyet, qu'il avait porté lors de l’alternance de 2012 à la tête de la Caisse des dépôts et consignations, le bras financier de l’État. Tous les trois sont issus de la désormais célèbre promotion Voltaire de l'ENA qui a formé en 1980, au crépuscule du giscardisme, nombre de dirigeants actuels du public comme du privé. Ce faisant, François Hollande choisit de pousser le remaniement jusqu'à son plus proche entourage. Plus politisé que Pierre-René Lemas – un grand préfet, fidèle à la gauche, et qui a servi tous les gouvernements, toutes tendances politiques confondues –, Jean-Pierre Jouyet affiche, lui, un profil plus engagé bien que très œcuménique. Ami intime de François Hollande depuis trente ans, ancien directeur adjoint de cabinet de Lionel Jospin à Matignon (1997-2000), l'homme avait choisi en 2007 la transgression en acceptant la main tendue de Nicolas Sarkozy et le poste de secrétaire d’État aux Affaires européennes lors de l'ouverture. Une “trahison” pour certains à gauche, qui lui avaient reproché cet engagement cinq ans plus tard, en 2012, lorsque François Hollande a tenu à lui confier la direction générale de la Caisse des dépôts. Mue sociale-démocrate Presque deux ans plus tard, le recrutement à l'Élysée de cet inspecteur général des finances, un temps animateur des Gracques (un groupe de réflexion de hauts fonctionnaires sociaux-libéraux partisans d'une alliance entre les socialistes et les “centro-bayrouistes” lors de l'entre-deux tours de la présidentielle de 2007), parachève la mue sociale-démocrate de François Hollande initiée en janvier dernier avec l'annonce du Pacte du responsabilité, et confirmée ces derniers jours avec la nomination de Manuel Valls à Matignon. Jean-Pierre Jouyet dispose d'une solide expérience à l'international et dans le domaine économique qui lui sera utile au “Château” : outre son expérience de secrétaire d’État aux Affaires européennes, il a été le directeur de cabinet du président de la Commission européenne Jacques Delors (1991-1995), puis le directeur du Trésor à Bercy (2000-2004). Cet énarque a aussi présidé l'Autorité des marchés financiers de 2008 à 2012. Auparavant, Jean-Pierre Jouyet a dirigé le cabinet du ministre de l’Industrie et de l’Aménagement du territoire Roger Fauroux (1988-1991).  Pierre-René Lemas, qui a officiellement remis sa démission le 9 avril à François Hollande, sera “prochainement proposé pour exercer d’importantes responsabilités dans une grande institution publique”, assure l'Élysée sans préciser lesquelles. La nomination de Jean-Pierre Jouyet prendra, elle, effet à compter du 16 avril.


Cécile Raquin poursuit à Matignon

Membre du Conseil d’État, Cécile Raquin, conseillère pour les collectivités territoriales et la décentralisation au cabinet de Jean-Marc Ayrault à Matignon, poursuivra sa mission au cabinet de Manuel Valls et officiera au sein du pôle que conduira Philippe Mahé, ex-directeur général des services de la communauté urbaine de Toulouse. Cécile Raquin a conseillé Jean-Marc Ayrault sur la décentralisation et la réforme de l’État depuis mai 2012. Cette haute fonctionnaire de 31 ans avait rejoint Matignon après l’alternance. Auparavant, cette ancienne élève de la promotion Aristide Briand de l’ENA (2008) a fait ses premières armes au Conseil d’État. D’abord auditrice en 2008, elle a rang de maître des requêtes depuis 2011.

09/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Membre du Conseil d’État, Cécile Raquin, conseillère pour les collectivités territoriales et la décentralisation au cabinet de Jean-Marc Ayrault à Matignon, poursuivra sa mission au cabinet de Manuel Valls et officiera au sein du pôle que conduira Philippe Mahé, ex-directeur général des services de la communauté urbaine de Toulouse. Cécile Raquin a conseillé Jean-Marc Ayrault sur la décentralisation et la réforme de l’État depuis mai 2012. Cette haute fonctionnaire de 31 ans avait rejoint Matignon après l’alternance. Auparavant, cette ancienne élève de la promotion Aristide Briand de l’ENA (2008) a fait ses premières armes au Conseil d’État. D’abord auditrice en 2008, elle a rang de maître des requêtes depuis 2011.


Manuel Valls choisit son conseiller “décentralisation”

Le Premier ministre devrait désigner un administrateur territorial qui dirigeait les services d’une communauté urbaine en passe de basculer à droite.

08/04/2014 | NOMINATION FRANCE

Matignon s’organise. Le chantier de la décentralisation devrait être suivi au cabinet du Premier ministre Manuel Valls par un conseiller chevronné : Philippe Mahé. Cet administrateur territorial de 56 ans dirigeait depuis 2008 les services de la ville et de la communauté urbaine de Toulouse, dans l’ombre du socialiste Pierre Cohen. Ce dernier vient d’être battu aux municipales par l’UMP Jean-Luc Moudenc, qui a repris la ville et devrait également reprendre la présidence de la communauté urbaine. Ancien élève de l’Inet, Philippe Mahé a déjà travaillé en cabinet ministériel sous l’ère Jospin : il a conseillé Michel Sapin au ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’État en 2000-2001. Il a ensuite été le directeur général des services du conseil régional du Centre, dont Michel Sapin a été l’un des principaux élus (2001-2003), avant que Jean-Marc Ayrault ne lui confie les rênes des services de la communauté urbaine de Nantes (2003-2008). Auparavant, ce haut fonctionnaire a débuté à la direction générale de la ville de Carhaix-Plouguer, dans le Finistère (1981-1986). Directeur des affaires économiques de la ville de Niort (Deux-Sèvres) en 1986, Philippe Mahé officie ensuite comme secrétaire général adjoint de la ville de Rochefort-sur-Mer, en Charente-Maritime (1989-1990). Nommé administrateur territorial en 1991, il enchaîne ensuite les postes dans les conseils généraux : directeur général adjoint (1991-1995), puis directeur général des services (1995-1998) du conseil général des Côtes-d’Armor. Il a aussi dirigé les services du conseil général du Finistère (1998-2000) et présidé l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF), de 1998 à 2000.