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Trump veut augmenter les dépenses militaires de 10 % en 2019

L’administration Trump ne cache pas son objectif de donner la priorité à la défense, dans le contexte d’une compétition accrue avec la Russie et la Chine, selon le Pentagone.

16/02/2018 | ACTUALITÉ

L'administration Trump a dévoilé cette semaine sa proposition de budget pour l'année fiscale 2019, qui confirme sa volonté de doper les dépenses militaires et de réduire les dotations du département d’État. Les dépenses militaires passeraient de 612 milliards de dollars pour 2018 à 686 milliards pour 2019. Une hausse du budget du Pentagone de plus de 10 %, aussi significative que les réductions des dépenses humanitaires et diplomatiques seraient drastiques. Dans son budget, l'administration Trump souhaite 25 900 soldats supplémentaires, ainsi que des investissements majeurs pour les avions, les bateaux, les systèmes au sol et les missiles de défense. Le budget pour l'année fiscale 2019, présenté le 12 février par l'administration Trump, a peu de chances d'être adopté en l'état, mais adresse un signal politique sur les priorités de l'administration. Le Congrès, qui dispose du pouvoir en matière de finances publiques, travaille déjà sur un budget pour 2018 et 2019 à la suite d'un accord entre les républicains et les démocrates du Sénat. Les dépenses pour la diplomatie en forte baisse Parmi les parlementaires, l'objectif de réduction des crédits du département d'État devrait avoir du mal à passer. L'an dernier déjà, une initiative similaire avait mis vent debout des parlementaires de tous bords.  39,3 milliards de dollars de budget sont prévus pour le département d'État et l'Agence internationale pour le développement (Usaid). À titre de comparaison, pour 2018, le montant demandé par l'administration était de 37,6 milliards. Si le Congrès avait approuvé la demande pour 2018, la réduction des dépenses pour la diplomatie aurait été de 30 % par rapport aux 55,6 milliards de 2017. Les parlementaires de chaque côté de l'échiquier politique avaient estimé qu'une telle réduction, draconienne, aurait été dangereuse pour la première diplomatie du monde, engagée dans de nombreuses crises internationales. Les dépenses pour la sécurité des ambassades, la construction et la maintenance passeraient de 1,42 milliard de dollars dans le plan de 2018 à 1,66 milliard en 2019. Cette demande de hausse intervient alors que la Maison Blanche souhaite accélérer la mise en œuvre de sa décision controversée de relocaliser l'ambassade des États-Unis en Israël, de Tel Aviv à Jérusalem.  (avec AFP)


Les Cnil européennes vont se regrouper dans un comité de surveillance unifié

Le règlement européen sur les données personnelles (RGPD), qui s’appliquera dans les 28 États membres à partir du 25 mai prochain, va rassembler toutes les autorités de surveillance au sein d’un même ensemble, qui aura des pouvoirs d’enquête et de sanction à travers toute l’Europe.

15/02/2018 | ACTUALITÉ

Le groupe de travail “Article 29” (l’article qui l’a institué dans le règlement), qui regroupait, depuis 2014, l’ensemble des autorités de contrôle européennes, va se transformer en comité européen de la protection des données à l’occasion de l’application, en mai prochain, du règlement européen sur les données personnelles (RGPD). Jusqu’ici, les autorités de surveillance nationales sanctionnaient les violations contre les données personnelles à l’échelle de leur pays et partageaient leurs résultats avec leurs consœurs. Elles vont désormais davantage collaborer pour des cas dépassant leurs frontières car les réglementations et sanctions seront harmonisées au niveau des 28 États membres. En vertu de la nouvelle loi sur les données personnelles, les entreprises et les collectivités devront s’adresser à une seule autorité nationale quand elles auront subi une cyberattaque au lieu d’en référer à chaque organe de surveillance des pays où elles opèrent. Les autorités de surveillance nationales seront chargées de traiter les plaintes des consommateurs si les entreprises ne respectent pas les normes. Pression des citoyens Les entreprises courront bientôt le risque de pénalités en cas de violations de la loi européenne sur la protection des données et de non-notification des piratages auprès des autorités. Les entreprises pourront se voir infliger des amendes allant jusqu’à 4 % de leur chiffre d’affaires total ou de 20 millions d’euros. Les autorités choisiront le montant le plus élevé. Des chiffres loin d’être théoriques car lors d’une conférence de presse donnée la semaine dernière, la Française Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de ce groupe de travail, a expliqué que le groupe d’experts est devenu un groupe qui a de l’influence. C’est la pression des citoyens, de plus en plus inquiets de la protection de leurs données depuis quatre ans, qui a obligé les organismes à se rencontrer plus souvent et à harmoniser leur application de la loi sur la protection des données. “Nous avons modifié notre culture”, a expliqué Isabelle Falque-Pierrotin. Certaines décisions de justice, dont l’affaire Google en 2014, ont poussé le groupe à devenir, de manière officieuse, une autorité de surveillance unifiée. Fin novembre, les autorités de 7 États membres ont décidé de coordonner leur enquête judiciaire sur les potentiels faux pas d’Uber après que la société a annoncé que les données personnelles de 57 millions d’utilisateurs avaient été piratées en 2016. La direction du futur comité va changer puisqu’Isabelle Falque-Pierrotin, qui occupait ce poste depuis quatre ans, a démissionné et sera remplacée par l’Autrichienne Andrea Jelinek (photo). L’Autriche est l’un des deux seuls États, avec l’Allemagne, à avoir complètement modifié ses lois nationales sur la vie privée avant l’introduction du règlement européen en mai prochain. Les autres États auront quinze jours de délai pour y conformer leur droit national. Jean-Bernard Gallois


Menaces sur le droit de grève dans le secteur public en Algérie

La justice a été saisie, ces dernières semaines, pour geler plusieurs mouvements de protestation dans l’enseignement et la santé. Des radiations et des retenues sur salaire sont par ailleurs décidées.

14/02/2018 | ACTUALITÉ

Le front social se tend en Algérie. Dans le public, plusieurs secteurs sont paralysés par des mouvements de grève d’envergure. Incapable de répondre aux revendications des salariés, le gouvernement a choisi la voie de la justice pour les contraindre à reprendre le travail. Les tribunaux ont été saisis, ces dernières semaines, pour geler tour à tour les grèves des enseignants, du personnel naviguant de la compagnie aérienne nationale Air Algérie, des paramédicaux et des médecins résidents, au motif qu’elles ne sont pas légales. Les médecins résidents (des internes en formation de spécialisation) se sont vu par ailleurs notifier l’interdiction de tenir des rassemblements dans la capitale, Alger. Ce qui ne les a pas empêchés de descendre dans la rue, de nouveau, lundi 12 février, pour se faire entendre. Plusieurs milliers d’entre eux ont défilé au milieu d’un dispositif sécuritaire impressionnant. Début janvier, plusieurs de ces médecins avaient été brutalisés par la police alors qu’ils tentaient de franchir l’enceinte d’un centre hospitalo-universitaire. La violence de cette répression a scandalisé la classe politique et les ONG de défense des droits de l’Homme et des libertés syndicales. De son côté, le ministre de la Santé s’est borné à expliquer que les demandes des médecins résidents – qui portent sur l’abrogation du service civil dans les zones enclavées du pays – n’étaient pas réalistes. Peur des représailles La même réponse a été apportée aux revendications salariales des enseignants, en grève illimitée depuis près de trois mois dans plusieurs wilayas (départements). Face au spectre de l’“année blanche”, la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, entend bien forcer les grévistes à interrompre leur mouvement. Les jusqu’au-boutistes seront radiés et des retenues sur salaire ont été décidées. “Du moment que le syndicat agit contre la loi, il est tout à fait normal de recourir à des ponctions”, a expliqué la ministre, en faisant référence à l’invalidation de la grève par la justice. À l’origine, le mouvement a été déclenché par une intersyndicale. Mais une seule formation, le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapeste), persiste encore dans son action. Par peur de représailles, les autres syndicats ont préféré déclarer forfait. Dans un communiqué, ils ont affirmé vouloir placer l’intérêt des élèves avant le leur. Apportant sa solidarité à sa collègue de l’Éducation, le ministre du Travail, Mourad Zemali, a pour sa part fait savoir que la poursuite de la grève allait avoir des conséquences désastreuses. “Les lignes rouges ont été franchies”, a-t-il déploré au cours d’une réunion qu’il vient de tenir avec des représentants du Cnapeste. Selon lui, les règles sont claires. “La grève illimitée n’existe pas dans la loi. Une décision de justice a été rendue. Les enseignants doivent reprendre le travail et faire appel devant le tribunal administratif”, a-t-il déclaré. Syndicalistes sous le coup de la loi Pour montrer que les syndicats ne sont pas très respectueux de la législation en matière de droit de grève, le ministère du Travail vient de publier un bilan où il rend compte de l’illégalité de la plupart des mouvements organisés dans le secteur public. “Il ressort du constat sur le terrain des services de l’inspection du travail que la majorité des débrayages ne respectent pas les dispositions juridiques régissant le droit de grève. Ce qui fait tomber les syndicalistes et les travailleurs concernés sous le coup de la loi et les expose à des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement”, précise le ministère, assurant que les voies du dialogue doivent être privilégiées dans la relation de travail. Le gouvernement explique en outre que les syndicats, même enregistrés, doivent être suffisamment représentatifs – c’est-à-dire compter dans leurs rangs 20 % des effectifs – pour lancer un appel à la grève. Or, ces dernières années, les cessations de travail sont surtout initiées par des organisations autonomes, que l’on dit moins structurées, mais surtout plus combatives que le syndicat officiel, l’Union nationale des travailleurs algériens (UGTA). Sur un total de 66 formations, la moitié est active dans la fonction publique. Dans les prochains jours, 14 d’entre elles comptent organiser un nouvel arrêt de travail, afin de montrer leur capacité de mobilisation et souligner que la grève est un droit constitutionnel. Samia Lokmane-Khelil


Une plate-forme numérique méditerranéenne en Tunisie

Baptisé Smart Tunisia, ce programme public-privé orienté sur le numérique soutient les investisseurs internationaux dans leur installation en Tunisie.

13/02/2018 | ACTUALITÉ

Une visite à forte connotation économique et en particulier numérique. En Tunisie, le 1er février dernier, Emmanuel Macron a appelé les entreprises françaises à revenir investir dans le pays. La France est le premier partenaire commercial de la Tunisie, mais s’est fait prendre la première place de fournisseur par l’Italie en 2017, a regretté le Président français, qui a notamment ciblé le tourisme, l’agroalimentaire et évidemment le numérique comme des secteurs porteurs. Il était d’ailleurs accompagné de plusieurs chefs d’entreprise, dont Stéphane Richard (Orange) et Xavier Niel (Iliad). À l’occasion de cette visite d’État, le Président français a listé ce qui fait à ses yeux les atouts de l’économie numérique tunisienne : “une jeunesse formée, un tempérament entrepreneurial, une tradition justement de déploiement économique et de commerce qui sont propices à faire de ce pays une plate-forme de développement numérique dans toute la région”. Riche de ses 20 000 ingénieurs et scientifiques et de ses 12 000 informaticiens diplômés chaque année, la Tunisie a créé depuis une dizaine d’années des centres d’excellence en FinTech et data et s’est dotée d’une structure baptisée Smart Tunisia. Ce programme public-privé porté par la Fondation Tunisie pour le développement et le ministère des Technologies aide depuis deux ans les investisseurs internationaux dans leur installation en Tunisie au moyen d’un dispositif international composé d’équipes de support logistique et administratif, d’une équipe marketing et commerciale et d’“ambassadeurs” en Europe, aux États-Unis, en Afrique et au Moyen-Orient. Porte d’entrée Selon Badreddine Ouali, son président, “Smart Tunisia s’efforce de positionner le hub technologique tunisien comme porte d’entrée des investisseurs étrangers au Maghreb et en Afrique. Il s’agit de répondre à deux enjeux majeurs : l’employabilité de nos jeunes diplômés et la réponse concrète aux besoins de la révolution numérique”. Smart Tunisia est l’une des actions portées par la Fondation Tunisie pour le développement. Ses principaux actes de contribution tournent autour de 4 piliers d’aide au développement : la réduction de la fracture sociale par la création d’emplois dans des secteurs à potentiel, la réduction de la fracture numérique, le support des centres de recherche et de traitement des maladies mentales et l’éducation qualifiante.  Cette fondation est aujourd’hui entrée dans une phase de déploiement active. Son portefeuille d’initiatives comprend déjà, outre le hub Smart Tunisia, le lancement de l’initiative Recherche Alzheimer et santé mentale hôpital Razi, la construction de premiers centres à Siliana et Beja pour la requalification en formation des jeunes des régions défavorisées, l’initiative Université franco-tunisienne et enfin l’Observatoire de la mobilité africaine.  


Comment l’administration Trump va moderniser les grandes infrastructures

Lors de son discours sur l’état de l’Union fin janvier, le Président américain avait demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement d’au moins 1 500 milliards de dollars pour développer les infrastructures aux États-Unis. Des précisions doivent être apportées cette semaine.  

12/02/2018 | ACTUALITÉ

L’administration Trump doit préciser, lundi 12 février dans la soirée, les grandes lignes de son plan d’investissement de 1 500 milliards de dollars (environ 1 278 milliards d’euros) en faveur des infrastructures, dont un grand nombre, en piteux état, a un besoin urgent d’être rénové. Le budget du Président Donald Trump inclura 200 milliards de dollars consacrés aux routes, autoroutes, ponts et autres infrastructures cruciales pour l’économie des États-Unis, selon des responsables de la Maison Blanche. Les États et les investisseurs privés vont être sollicités pour contribuer aux 1 300 milliards restants. L’administration Trump compte utiliser les 200 milliards comme effet de levier en fournissant des garanties d’emprunt, des prêts directs et autres mesures incitatives dans le cadre de programmes tels que le Tifia, pour les infrastructures de transport (Transportation Infrastructure Finance and Innovation). Simplification des procédures Lors de son discours sur l’état de l’Union, fin janvier, Donald Trump avait demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement d’au moins 1 500 milliards de dollars pour développer les infrastructures aux États-Unis sans donner de détails sur la manière de le concrétiser. Construites pour la plupart entre les années 1950 et 1970, les autoroutes, routes, ponts, voies ferrées, aéroports et autres infrastructures sont en très mauvais état, faute d’avoir été entretenus et modernisés au fil du temps.  La Maison Blanche doit annoncer la simplification des procédures de permis de construire pour les réduire à deux ans, alors qu’elles peuvent en prendre aujourd’hui jusqu’à dix. L’administration Trump souligne que la totalité des infrastructures ont besoin d’une autorisation du gouvernement fédéral bien que ce dernier joue un rôle mineur dans leur financement. Environ 14 % des coûts d’infrastructures sont à la charge de l’État fédéral, les 86 % restants étant répartis entre États et gouvernements locaux d’une part et secteur privé d’autre part, ont détaillé les responsables de la Maison Blanche. Quelles sources de financement ? Le Congrès doit désormais discuter de la proposition. Dans cette perspective, Donald Trump doit accueillir les parlementaires des deux partis mercredi 14 février. En attendant, les experts s’interrogent sur les sources de financement des 200 milliards dans le budget fédéral alors que le déficit public risque déjà d’être creusé par la baisse des impôts entérinée fin 2017. L’administration Trump parie sur un principe de réalité pour convaincre États, gouvernements locaux, entreprises privées et même usagers de mettre la main au porte-monnais : le vieillissement des infrastructures coûte cher à l’économie américaine. (avec AFP)


La Tunisie s’emploie à prévenir la fraude aux élections municipales

L’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), en Tunisie, vient d’annoncer que des poursuites pénales cibleraient des agents de l’administration impliqués dans des opérations de bourrage des urnes ou de manipulation du fichier électoral. Environ 70 000 agents seront déployés le jour du scrutin municipal de mai pour superviser l’opération de vote.

09/02/2018 | ACTUALITÉ

La précampagne pour les élections municipales du 8 mai, en Tunisie, s’ouvrira mardi 13 février. Scrutée pour son rôle dans l’organisation du scrutin, l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) veut montrer qu’elle contrôle parfaitement la situation et qu’elle veillera scrupuleusement à l’application des règles de transparence et d’équité entre les candidats, pendant l’opération de vote. Cette structure espère surtout pouvoir assurer la neutralité de l’administration et de ses agents. Pour prévenir la fraude, des sanctions ont été prévues. S’exprimant tout récemment sur les conditions de déroulement des élections, Farouk Bouasker, membre de l’ISIE, a révélé que l’exploitation des services de l’État ou de leurs moyens à des fins électorales expose les contrevenants à des peines de prison.  L’ISIE compte sur ses propres effectifs pour traquer les éventuels fraudeurs. Anis Jarboui, son porte-parole, vient d’indiquer que 27 bureaux seront ouverts dès la semaine prochaine à travers le territoire. Ils seront pourvus de 107 agents qui veilleront au grain, au niveau local. Un peu moins de 391 coordinateurs locaux seront par ailleurs déployés. L’ISIE prévoit aussi de disséminer 244 agents dans les administrations régionales. De leur côté, 780 autres effectifs devront recevoir les candidatures aux élections. Le jour du scrutin, environ 70 000 agents en tout seront réquisitionnés. La plupart, employés à titre contractuel, officieront en tant que membres et chefs de centre de vote. D’autres assumeront le rôle de surveillants. Prémices de victoire annoncée Les partis politiques qui prendront part aux élections auront également la possibilité d’avoir des représentants dans les bureaux de vote. Beaucoup s’inquiètent de la perspective d’une fraude massive au profit des formations de la coalition au pouvoir (formée par Nidaa Tounes, du Président Bedji Caid Essebsi, et le parti islamiste Ennahda). Les prémices de cette victoire annoncée sont dénoncées régulièrement. Ces derniers jours, des chefs de parti sont montés au créneau pour déplorer la mise en place de conditions difficiles d’éligibilité. Ils ont accusé l’ISIE de vouloir réduire la participation au scrutin, en demandant par exemple aux candidats de légaliser les signatures de leurs soutiens. Une démarche jugée longue et inutile. On reproche aussi à la structure d’avoir fixé la période de dépôt des candidatures à une semaine seulement (entre le 15 et le 22 février). Plus globalement, elle est soupçonnée de faire le jeu de la majorité gouvernementale qui l’a désignée. Beaucoup, en Tunisie, doutent en effet de la capacité de l’ISIE à garantir la probité de l’opération électorale. La démission de son ancien président, Chafik Sarsar, en mai 2017, a contribué à la discréditer davantage. Chafik Sarsar avait jeté l’éponge en compagnie de plusieurs de ses collaborateurs. Certains ont évoqué publiquement des pressions politiques et leur refus de cautionner la fraude aux municipales. Désignation contestée Il a fallu ensuite attendre sept mois pour qu’un nouveau staff soit désigné. L’élection du nouveau président, Mohamed Tlili Mansri, par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en novembre dernier, s’est néanmoins déroulée dans une totale confusion. Des députés ont été accusés par leurs collègues d’avoir voté doublement pour le même candidat. Dans une interview parue ces derniers jours dans la presse tunisienne, l’ex-ministre en charge des Relations avec les institutions et la société civile Kamel Jendoubi a critiqué le mode de désignation des membres de l’instance, estimant qu’il nuit à leur indépendance. Lui-même avait présidé l’ISIE au cours de l’élection de l’Assemblée constituante en 2011, après la chute du régime de Ben Ali. Cette instance a organisé par la suite le scrutin présidentiel de 2014, émaillé par des soupçons de fraude. Ils portaient sur la validité des parrainages de certains candidats. Cette fois, 7 500 postulants devront se disputer les sièges des 365 circonscriptions municipales que compte le pays. Un peu plus de 5 000 votants ont été inscrits sur les fichiers électoraux. La date du scrutin a été reportée deux fois, à cause des réserves des partis politiques. Samia Lokmane-Khelil  


L’Europe veut être en pointe sur la technologie “blockchain”

Pour ne rien manquer de cette révolution numérique, l’Union européenne a lancé un observatoire-forum qui associera les autorités publiques, les régulateurs et les industries. L’objectif de la Commission est d’observer ce secteur pour en tirer avantage dans la perspective du marché unique européen.

08/02/2018 | ACTUALITÉ

“Je considère la technologie des chaînes de bloc (blockchain) comme un changement fondamental et je veux que l’Europe soit à la pointe de son développement”, a expliqué Mariya Gabriel, la commissaire à l’Économie numérique et à la Société, lors d’une conférence de presse, le 1er février dernier, qui annonçait la création d’un observatoire-forum sur ce sujet. Cet observatoire, lancé à l’initiative du Parlement européen, poursuit deux objectifs à moyen terme. Il vise, tout d’abord, à évaluer tous les services numériques que peut rendre la blockchain. Cette technologie de stockage et de transmissions de données a pour principaux atouts d’être transparente et sécurisée. Elle consiste à stocker des blocs d’informations de façon distribuée sur le réseau, fonctionne sans contrôle central et permet, en fonction de ses applications, de se passer de ses intermédiaires. Dans le cas des cryptomonnaies, elle évite les banques. L’idée de ce projet est ainsi d’être “un des référentiels les plus complets au monde de l’expérience et de l’expertise blockchain”, selon la commissaire. 340 millions d’euros d’investissements jusqu’en 2020 Un rapport publié par le Parlement européen en 2017 affirmait que la technologie blockchain “changerait la vie des résidents de l’UE en concentrant ses efforts sur des domaines tels que les données et l’identité”. Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne en charge de la Stabilité financière, a indiqué que l’observatoire guidera l’élaboration des politiques communautaires. La Commission a prévu d’investir 340 millions d’euros sur des projets de technologie blockchain jusqu’en 2020. L’utilisation la plus connue de la blockchain à l’heure actuelle, les monnaies cryptées (comme le bitcoin), entraîne une réaction très prudente, voire ambivalente, des instances européennes. D’un côté, lors de la conférence de presse, Valdis Dombrovskis a affirmé que “la chaîne de blocs a le potentiel d’être véritablement transformatrice pour les services financiers et les marchés”. De l’autre, la Commission a approuvé, en décembre 2017, un plan visant à mettre fin aux transactions anonymes sur les portefeuilles numériques et les échanges, ce dont sont accusées les monnaies virtuelles par les banques centrales européennes. À plus long terme, la Commission souhaite utiliser cette technologie au profit du marché unique européen. L’observatoire souhaite s’appuyer sur des projets existants et s’assurer qu’ils fonctionnent au-delà des frontières de leur pays. ConsenSys, l’une des start-up les plus en vue dans l’écosystème de la blockchain, sera l’une des premières sociétés à apporter son expertise à cet observatoire. Jean-Bernard Gallois


La Commission européenne optimiste pour la croissance française

Dans ses dernières prévisions, Bruxelles table sur 2 % de croissance pour la France en 2018, soit 0,3 point de mieux que les estimations publiées en novembre dernier. De quoi permettre à Paris de sortir à coup sûr de la “procédure de déficit excessif” ouverte en 2009. 

07/02/2018 | ACTUALITÉ

Au moment où la Cour des comptes mettait en garde, mercredi 7 février, le gouvernement contre tout “relâchement” dans la gestion des finances publiques, à l’occasion de la remise de son rapport public annuel, la Commission européenne rassurait Bercy en relevant ses prévisions de croissance. Cette reprise de l’activité plus élevée qu’attendu – 1,8 % en 2017, 2 % en 2018 et 1,8 % en 2019 – pourrait permettre à la France de rester dans les clous européens en matière de déficit public. En novembre, la Commission tablait sur 1,6 % de croissance en 2017, 1,7 % en 2018 et 1,6 % en 2019. Elle avait également estimé que le déficit de la France respecterait le critère européen d’un déficit public inférieur à 3 % du PIB : 2,9 % en 2017, 2,9 % en 2018 et 3 % en 2019. L’exécutif européen n’a pas publié mercredi de nouvelles estimations sur le déficit public français, mais doit annoncer, le 23 mai, son chiffre définitif pour 2017. Un taux qui revêt une importance particulière pour la France, seul pays de la zone euro avec l’Espagne encore sous le coup d’une “procédure de déficit excessif” en raison de ses largesses budgétaires. Cette procédure ouverte en 2009 par l’Union européenne peut aboutir à des sanctions et des amendes, même si cela ne s’est encore jamais produit. Confiance économique Pour en sortir, la France doit présenter deux années de suite à Bruxelles un déficit public inférieur à 3 %, objectif dont elle pourrait désormais un peu plus se rapprocher avec ces bons chiffres de croissance. “La confiance économique a continué de progresser dans les derniers mois, avec certains indicateurs approchant ou même dépassant leur pic d’avant-crise”, explique l’exécutif européen. “Par conséquent, la croissance du PIB devrait atteindre 2 % en 2018, avant de s’atténuer à 1,8 % en 2019, quand les capacités inutilisées de l’économie seront réabsorbées”, ajoute-t-il. Le chômage en France devrait “continuer de baisser, en ligne avec la robustesse croissante de l’économie”, insiste Bruxelles. La prévision de l’UE pour 2018 est sensiblement supérieure à celle du gouvernement français, qui table sur 1,7 % de croissance, mais qui a laissé entendre qu’il pourrait lui aussi réviser ce chiffre à la hausse. (avec AFP)


Mise en garde des banques centrales contre les cryptomonnaies

La banque centrale des banques centrales a invité les autorités à faire preuve de vigilance, car ces monnaies virtuelles peuvent miner la confiance du public dans le système financier.

06/02/2018 | ACTUALITÉ

Le patron de la Banque des règlements internationaux (BRI), la banque centrale des banques centrales, a qualifié, mardi 6 février, le bitcoin de bulle spéculative et a appelé les autorités à agir pour protéger la confiance dans le système financier.  Alors que les développeurs du bitcoin poursuivent le but de créer un système de paiement alternatif sans implication des pouvoirs publics, cette cryptomonnaie “devient à la fois une bulle, un montage Ponzi et un désastre environnemental”, a prévenu Agustin Carstens, directeur général de la BRI, lors d’une conférence à Francfort. Comme le bitcoin, les cryptomonnaies sont en réalité des actifs “purement spéculatifs” avec des valorisations “très volatiles”, a rappelé le banquier central. Elles ont bénéficié l’an dernier d’une clémence des autorités, alors que leur technologie offre un exemple à suivre pour réduire les coûts élevés des transactions financières.  Un boulevard au blanchiment de l’argent sale Or, au vu de la fonte de valeur du bitcoin – tombé d’un sommet de près de 20 000 dollars en décembre à moins de la moitié ces derniers jours, avec au passage de fortes fluctuations quotidiennes –, les régulateurs se sont faits plus critiques. La Chine envisage ainsi de renforcer son contrôle des cryptomonnaies et de porter un coup très dur aux transactions réalisées dans le pays.  Selon Agustin Carstens, la volatilité des cryptomonnaies mine leur utilité pour les transactions et comme unités de valeur, pendant qu’elle ouvre un boulevard aux criminels pour blanchir l’argent sale. “Si le seul” modèle d’activité “est l’utilisation pour des transactions illicites ou illégales, les banques centrales ne peuvent pas permettre à ces jetons numériques de s’appuyer sur la même infrastructure qui sert le système financier global et sur la confiance que celle-ci procure”, a prévenu le directeur de la BRI. C’est pourquoi, selon lui, les banques centrales doivent “être prêtes à intervenir si nécessaire”.  À la mi-janvier, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, et son homologue allemand, Peter Altmaier, ont affirmé vouloir réguler le bitcoin, et annoncé que les deux pays présenteraient des propositions communes en vue du G20 Finances en mars. (avec AFP)


Enfin un accord de gouvernement en Allemagne ?

Conservateurs et sociaux-démocrates allemands se disent disposés à trouver un accord de coalition gouvernementale, plus de quatre mois après des législatives qui ont laissé l’Allemagne et sa chancelière, Angela Merkel, dans l’impasse.  

05/02/2018 | ACTUALITÉ

Le bout du tunnel pour Angela Merkel ? Les négociations marathon du week-end n’ont pas débouché sur un accord entre la CDU-CSU de la chancelière allemande et le parti de centre-gauche SPD, mais les deux camps se voulaient optimistes, lundi 5 février, après un mois de pourparlers. Deux thèmes chers aux sociaux-démocrates continuent de poser problème : la réforme du système d’assurance santé et l’encadrement des contrats de travail à durée déterminée. “Ce sont les derniers points encore en suspens, je suis confiant dans le fait qu’on trouvera une solution”, a jugé, tard dimanche soir, Heiko Maas, cadre social-démocrate et ministre sortant de la Justice.  Les deux camps espéraient à l’origine un contrat de coalition dès dimanche. Ils se sont imposé comme dernière limite la journée de mardi 6 février. Vote des sociaux-démocrates Même en cas de contrat de coalition, la partie ne sera pas encore gagnée pour Angela Merkel, qui tente depuis septembre de trouver la majorité qui lui permettra d’entamer un quatrième mandat après douze années de pouvoir. En effet, l’accord CDU-CSU-SPD devra obtenir le soutien de la majorité des quelque 440 000 militants sociaux-démocrates au cours d’un vote postal étalé sur plusieurs semaines en février ou mars. Or le SPD, laminé aux législatives (20,5 %), en chute dans les sondages depuis, est sérieusement divisé. Nombre de ses membres en veulent à leur chef, Martin Schulz, d’être revenu sur sa promesse d’un virage à gauche et d’une cure de jouvence dans l’opposition. Pour tenter de convaincre les récalcitrants, Martin Schulz a prévu une “réévaluation à mi-parcours” de la coalition, une manière de mettre Angela Merkel en sursis dès le début de son mandat et un geste envers l’aile gauche des sociaux-démocrates. Si, au final, l’accord devait être rejeté, la chancelière devra soit se résoudre à un instable gouvernement minoritaire, soit accepter l’organisation de nouvelles élections à haut risque, qui pourraient profiter avant tout à l’Alternative pour l’Allemagne (AFD), le parti d’extrême droite. Chacun des deux scénarios serait une première en Allemagne depuis 1945. (avec AFP)


La Mauritanie veut lutter contre les faux diplômes dans la haute fonction publique

Les fraudeurs risquent des poursuites judiciaires. Dorenavant, l’accès à la haute fonction publique dans le pays se fera sur la base d’un examen de vérification des compétences.

02/02/2018 | ACTUALITÉ

Beaucoup de hauts fonctionnaires, en Mauritanie, ne méritent pas leur poste. Une commission d’authentification des diplômes, mise en place par l’État ces derniers mois, vient d’établir un premier bilan alarmant. Sur 110 diplômes examinés, 30 seulement sont vrais. Selon Coumba Ba, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, le phénomène des faux diplômes a un impact négatif sur la qualité du service public. S’exprimant tout récemment devant le Parlement, la ministre a affirmé que le gouvernement accordait une grande attention à ce dossier et comptait bien poursuivre les faussaires en justice. Dans le pays, les compétences controversées des cadres de l’État font l’objet d’un vaste débat public. Au Parlement, des députés ont deploré une “gangrène” qui saborde les efforts de l’État. Des hauts fonctionnaires sont accusés d’avoir truffé leur C.V. de qualifications fictives alors qu’ils n’ont même pas le niveau du baccalauréat. Moctar Ould Dahi, ex-ambassadeur et secrétaire général du ministère des Relations avec le Parlement, a tiré la sonnette d’alarme il y a un an, en plaidant pour un grand ménage, y compris chez les fonctionnaires moins capés. “Des centaines, voire des milliers vont se retrouver au chômage”, avait-il annoncé. Docteurs d’État fictifs Les soupçons de fraude ne concernent pas seulement les diplômes obtenus en Mauritanie. Pour plus de résultats, le gouvernement a demandé ses ambassades de vérifier l’authenticité des certificats délivrés par des universités étrangères. Intra-muros, les faux diplômes sont justifiés par la prolifération, ces dernières années, d’écoles professionnelles privées, d’universités libres et de centres de formation à distance. Des établissements d’enseignement public sont également pointés du doigt pour leur rôle dans la délivrance de faux diplômes à des personnalités influentes. Ely Mustapha, ex-candidat à l’élection présidentielle de 2007 et professeur universitaire reconnu, a dénoncé à ce sujet une distribution outrancière de titres de docteurs d’État, à des individus qui ne les méritaient pas, grâce à la corruption et au népotisme. Encore aujourd’hui, l’application des règles de la solidarité tribale contribue à la propulsion à la tête des institutions publiques de hauts fonctionnaires, sans compétences avérées et qui recourent à la fraude pour enjoliver leur parcours. En décembre dernier, le gouvernement a décidé de mettre à la retraite environ 2 000 fonctionnaires, dont un certain nombre de cadres supérieurs de ministères et d’administrations publiques. La presse locale a évoqué un départ groupé de “dinosaures”, souhaitant que le choix de leurs successeurs soit plus rigoureux. Authentification électronique Pour prévenir l’arrivée de diplômés faussaires, le ministère de la Fonction publique a décidé de mettre en place une commission des concours qui organisera des tests d’aptitude à l’adresse des hauts fonctionnaires. La Mauritanie s’est inspirée dans ce domaine de l’exemple d’autres pays africains, confrontés également au phénomène des faux diplômes dans l’administration publique. Un scandale de cette nature a éclaté en février 2017 au Togo. Environ une centaine de fonctionnaires a été radiée et poursuivis en justice pour détention de faux diplômes. À la même période, en Tanzanie, 10 000 agents publics ont été licenciés pour les mêmes motifs. Même chose au Bénin et au Tchad. Dernièrement, en Algérie, deux ministres, dont un encore en exercice, chargé des Relations avec le Parlement, ont été condamné par la justice pour avoir produit des certificats universitaires falsifiés. Un programme financé par la Banque mondiale permet à certains pays du continent de mieux lutter contre la prolifération des faux diplômes. Il porte essentiellement sur la dématérialisation des documents et leur authentification électronique.  Samia Lokmane-Khelil    


Le processus de désignation du président de la Commission européenne est remis en cause

En 2014, les partis politiques européens ont désigné pour la première fois les candidats en amont des élections européennes. Une méthode que certains verraient bien appliquée pour la désignation du successeur de Jean-Claude Juncker mais qui a été critiquée ces dernières semaines par différents chefs d’État, dont Emmanuel Macron. 

01/02/2018 | ACTUALITÉ

Comment plutôt que qui. Comment le président de la Commission européenne sera-t-il désigné après les élections qui auront lieu en 2019 ? C’est le débat qui agite actuellement les travées du Parlement et du Conseil européens. La semaine prochaine, les parlementaires européens voteront sur un texte qui indique que “le Parlement européen rejettera tout candidat à la présidence de la Commission qui n’aura pas été désigné comme Spitzenkandidat en amont des élections du Parlement européen”.  Le mot allemand Spitzenkandidat se traduit par “candidat leader”. Il s’agit de récompenser du siège de président de la Commission le leader du parti qui aura gagné le plus de sièges au Parlement européen. Le processus, qui n’est pas inscrit dans les traités européens, a été lancé lors des dernières élections européennes de 2014 et a fait l’objet d’un accord informel entre les trois têtes de l’Europe. Formellement, les traités requièrent simplement que le Conseil européen nomme à la majorité et avec le vote du Parlement le président de la Commission européenne “en prenant en compte les résultats des élections européennes”. Comment prendre en compte ces résultat avec le plus d’équité ? Un an avant les prochaines élections européennes, le débat sort des bureaux et des hémicycles et chacun avance ses justifications. Bastion de bureaucrates Les soutiens de ce processus, dont les chefs de file sont le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, et Jean-Claude Juncker, indiquent que la crédibilité de l’Union européenne dépend du maintien du processus de Spitzenkandidat. Ils ajoutent que le choix du président de la Commission européenne instaure un élément de “démocratie participative” dans ce qui avait longtemps été le bastion de bureaucrates non élus. Les principaux partis du Parlement européen se sont engagés à suivre l’an prochain cette méthode, qu’ils soutiennent tous. Quant aux chefs de gouvernement de l’Irlande, de l’Italie et de l’Espagne, ils aimeraient même aller plus loin et sanctuariser ce processus dans les traités. Mais on en est encore loin car les critiques se multiplient. Elles insistent sur le fait que cette méthode enlève au Conseil et au Parlement européens leur autorité et leur devoir de choisir le meilleur candidat en les obligeant à accepter le vainqueur d’un processus conduit à l’intérieur des partis. Emmanuel Macron s’est exprimé contre ce processus ainsi que les chefs d’État de la République tchèque, des Pays-Bas, de la Hongrie, de la Lituanie, de la Pologne, du Portugal et de la Slovaquie. Privilège aux partis traditionnels ? Les observateurs à Bruxelles indiquent que les “petits pays” s’y opposent car ils ne souhaitent pas que le candidat soit choisi par les principaux États membres comme la France ou l’Allemagne, mais par la totalité des 27 États membres du Conseil européen. Quant à l’opposition du Président français, qui fait par ailleurs campagne pour des listes transnationales, les analystes y voient la marque de son arrivée récente sur la scène internationale. Selon eux, il s’opposerait aux Spitzenkandidaten car ceux-ci garantiraient virtuellement la victoire à un grand parti traditionnel, l’opposé de son parti, La République en marche, qu’il a créé le 6 avril 2016 et qui n’a encore aucun représentant sous sa bannière au Parlement européen.   Jean-Bernard Gallois


Grève massive des fonctionnaires au Tchad

Les principaux syndicats tchadiens ont appelé à une grève générale et illimitée dans le secteur public pour protester contre l’amputation d’une partie des primes, inscrite dans la loi de finances.

31/01/2018 | ACTUALITÉ

L’appel des syndicats à une grève “générale illimitée” du secteur public, pour protester contre les mesures d’austérité imposées par le gouvernement du Tchad, a été largement suivi dans la capitale, N’Djamena, mercredi 31 janvier. Tous les établissements scolaires primaires, secondaires et universitaires de la capitale sont restés fermés. Lundi 29, les principaux syndicats tchadiens avaient appelé à la grève générale et illimitée dans le secteur public après que les fonctionnaires aient constaté une baisse de leur salaire de janvier. Celle-ci est une conséquence de la nouvelle loi de finances pour 2018, qui ampute les émoluments des fonctionnaires d’une partie de leurs primes et indemnités. Un service minimum dans les structures de santé est néanmoins assuré. Le bureau du parti au pouvoir, le MPS, a invité “les partenaires sociaux à privilégier le dialogue à tout autre mouvement, pour une sortie consensuelle de crise”.   Contexte de récession économique La police anti-émeutes avait pris position dès mardi sur tous les carrefours de la capitale. Une centaine de personnes avait été interpellée la veille, au cours d’échauffourées entre forces de l’ordre et étudiants. Pays allié de la France et des pays occidentaux dans la lutte contre le djihadisme au Sahel, le Tchad traverse depuis deux ans une sévère récession économique, conséquence de la chute des prix du baril de pétrole depuis 2014, alors que près de 40 % de la population de ce pays de plus de 14 millions d’habitants vit sous le seuil de pauvreté. L’État a imposé des mesures d’austérité drastiques, estimant que le Trésor public n’avait aucun moyen de supporter une telle masse salariale, face à un endettement à hauteur de 800 milliards de francs CFA (1,2 milliard d’euros) auprès des banques commerciales. (avec AFP)


L’armée algérienne recrute du personnel civil pour ses usines

Ces recrutements visent à consolider les effectifs dans le secteur de l’industrie militaire, où 30 000 civils sont déjà employés. L’armée algérienne n’hésite pas à venir au secours d’entreprises publiques en difficulté en les reprenant.

30/01/2018 | ACTUALITÉ

L’armée algérienne veut développer davantage son industrie, en s’appuyant sur des personnels civils de plus en plus nombreux. Le colonel Rachid Chouaki, directeur des industries militaires au ministère de la Défense nationale (MDN), vient d’annoncer le recrutement, pour l’année 2018, de 25 000 civils, qui seront déployés dans les usines de l’armée à travers le pays. Les profils recherchés sont les diplômés des universités et de la formation professionnelle et la priorité sera donnée aux résidents des zones d’implantation des unités de production. Avant de rejoindre leur lieu d’affectation, les recrues signeront un contrat et bénéficieront d’une formation spécifique. Trente mille civils travaillent déjà pour l’armée en Algérie. Ils font partie des effectifs des établissements publics à caractère économique et commercial mis en place par le ministère en 2009, afin d’accompagner l’essor de l’industrie militaire. Une dizaine de ces établissements environ est disséminée sur le territoire. Il s’agit essentiellement du Groupement de promotion des industries mécaniques, de l’Établissement de l’habillement et de la chaussure, de la Plateforme des systèmes électroniques, de l’Office national des promotions technologiques et de l’Établissement de développement de l’industrie des véhicules. Ces dernières années, l’armée algérienne, plutôt réputée comme austère, ne rate aucune occasion pour faire la promotion de ses industries. À plusieurs reprises, le MDN a pris part à la Foire internationale d’Alger, avec l’intention de nouer des partenariats. Cela a notamment abouti à la création de 3 joint-ventures avec le constructeur allemand Mercedes. Les sociétés en question sont spécialisées dans la production de poids lourds, de véhicules et de moteurs. “Assurer une meilleure qualité des produits et améliorer le taux d’intégration constituent une priorité dans notre politique d’investissement”, soutient Aziz Chouaki.  Multiplication des sites de production Aujourd’hui, la plupart des usines tourne à plein régime. Pour satisfaire ses besoins en termes de production, l’armée compte même récupérer la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), un fleuron de l’industrie mécanique tombé en décrépitude à cause d’une gestion calamiteuse. Un mémorandum vient d’ailleurs d’être signé avec le collectif des travailleurs de l’entreprise, qui garantit la sauvegarde de tous les emplois. Endossant le rôle de sauveurs, les militaires ont également empêché la fermeture d’autres usines du secteur public spécialisées dans le montage de véhicules. La direction de l’industrie militaire a également procédé à la remise en état de plusieurs manufactures de textile qui étaient en difficulté ou à l’arrêt. Après avoir acquis la majeure partie de leur capital, elle les a transformées en filiales, rattachées à sa propre entreprise de textiles. Outre la reprise des entreprises publiques en difficulté, l’armée entend aussi multiplier ses propres sites de production. D’où sa volonté de recruter massivement du personnel. Le directeur de l’industrie militaire révèle à ce propos que son département prospecte actuellement des zones industrialisables dans certaines régions de l’Algérie, comme les Hauts Plateaux (centre), l’Est et l’Ouest. Collaborations avec les Italiens, les Allemands, les Chinois… Sur un autre plan, des projets visant la modernisation des industries militaires sont engagés. Ils concernent la fabrication des explosifs et des munitions, le développement de l’électronique et des industries de transformation, ainsi que la promotion de la recherche. Dans tous ces domaines, l’armée s’appuie sur l’expertise étrangère. De nouveaux partenariats ont d’ailleurs été conclus. L’un porte sur la création d’une société d’hélicoptères en partenariat avec le constructeur italien Leonardo. Il est aussi question de promouvoir la production des explosifs à usage civil en collaboration avec les Chinois. Le fournisseur allemand Hensold a été quant à lui mis à contribution pour la fabrication de capteurs. Actuellement, l’armée algérienne fait partie du top 30 des plus puissantes dans monde. Elle a été classée à la 26e place (seconde en Afrique après l’Égypte) par le site américain spécialisé dans les questions de défense Global Fire Power en 2017. Ses effectifs s’élèvent à 520 000 militaires actifs et un personnel réserviste estimé à 400 000 personnes. Elle dispose, en matière d’équipements, de 2 405 véhicules blindés de combat, de 502 avions militaires, dont 257 hélicoptères, et de 85 navires et bâtiments de guerre. Samia Lokmane-Khelil  


Un accord met fin à plusieurs mois de grève dans l’éducation au Burkina Faso

Depuis près de quatre mois, les enseignants observaient un mouvement marqué par la suspension des évaluations, du traitement des dossiers, des examens et un sit-in hebdomadaire.  

29/01/2018 | ACTUALITÉ

Les élèves burkinabés ont repris le chemin de l’école ce lundi 29 janvier. Le gouvernement et les syndicats de l’éducation sont parvenus, dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 janvier, à un accord pour “sauver l’année scolaire”, paralysée depuis plusieurs mois par une grève des enseignants, soutenus par les élèves. “Nous avons obtenu que le budget de l’État alloué à l’éducation soit rehaussé (…) de façon progressive dans les années à venir”, a déclaré Wendyam Zongo, le porte-parole de la Coordination des syndicats de l’éducation nationale, regroupant une quinzaine d’organisations. Le statut des agents de l’éducation et de l’enseignement supérieur sera ainsi “revalorisé” – c’était l’une des principales revendications des grévistes –, “leurs conditions de vie et de travail connaîtront une évolution significative”, a-t-il expliqué. L’État s’est aussi engagé à améliorer “les bourses d’études”, à fournir davantage de places en internat pour les élèves et à ouvrir les cantines scolaires neuf mois par an, au lieu de trois, a-t-il ajouté. Risque d’“année blanche” De son côté, le Premier ministre, Paul Kaba Thièba, s’est félicité de la fin de ce long conflit. “Dès lundi, les élèves vont retrouver le chemin de l’école dans la sérénité”, a-il déclaré ce week-end. Depuis près de quatre mois, les enseignants observaient un mouvement marqué par la suspension des évaluations, du traitement des dossiers, des examens et un sit-in hebdomadaire. La radicalisation des syndicats de l’enseignement avait fait grandir le risque d’une “année blanche” pour les élèves. (avec AFP)


NOMINATIONS

Thierry Vautrin prend de nouvelles fonctions au Quai d’Orsay

Dans la foulée de la nomination d’Arnaud Magnier au poste de secrétaire général pour les consultations citoyennes du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères [lire notre article sur le sujet], l’administrateur civil Thierry Vautrin a été nommé pour le seconder en tant que secrétaire général adjoint pour les consultations citoyennes sur l’Europe. En fonction depuis le 12 février dernier, il aura notamment à traiter, comme l’indique l’intitulé de son poste, les questions des consultations citoyennes sur l’Europe. Ces dernières, souhaitées par le Président Emmanuel Macron, doivent prendre prochainement la forme d’un grand débat permettant de faire remonter les aspirations des citoyens. Âgé de 58 ans, Thierry Vautrin est diplômé du Centre d’études diplomatiques et stratégiques et ancien élève de l’Institut national des études territoriales (Inet). Chef du secteur “Présence et influence françaises dans les institutions de l’Union européenne” au secrétariat général des affaires européennes (SGAE) depuis 2012, il avait, avant cela, été chef adjoint de département au secrétariat général du ministère de l’Économie, à partir de 2011. Nommé, en 2008, adjoint au chef du bureau “Partenariats internationaux” à la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) de Bercy, Thierry Vautrin a également été, plus tôt dans sa carrière, premier secrétaire à l’ambassade de France à Moscou, en Russie, de 2005 à 2008, et rédacteur à la direction de la coopération européenne du Quai d’Orsay de 2002 à 2005.

15/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a décidé, ce mercredi 31 janvier, de mettre fin au mandat de président de Radio France de Mathieu Gallet, après la condamnation de ce dernier pour favoritisme [lire notre article sur le sujet]. Le doyen des administrateurs de Radio France, à savoir Jean-Luc Vergne, assurera l’intérim de la fonction – Le Conseil des ministres de ce mercredi 31 janvier a mis fin aux fonctions de conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des comptes exercées par Jean Debonne et à celles d’ambassadeur pour les commissions intergouvernementales, la coopération et les questions frontalières, exercées par Maxime Lefèbvre – Plusieurs postes en directions départementales interministérielles viennent d’être attribués. Ainsi, Franck Hourmat est nommé directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) des Landes, Thierry Bergeron devient DDCSPP de l’Orne, tandis que Corinne Bibaut est désormais directrice départementale de la cohésion sociale de Saône-et-Loire – La conseillère du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel Constance Dyèvre devient sous-préfète, sous-préfète de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) – Pierre Ferracci est nommé président du groupe d’experts constitué pour l’examen des projets déposés pour le label “Campus des métiers et des qualifications”.

31/01/2018 | NOMINATION FRANCE

L’Agence française de l’adoption a une nouvelle directrice générale

Après presque neuf ans à la tête de l’Agence française de l’adoption (AFA), Béatrice Biondi vient tout juste de passer la main. Celle qui avait été nommée directrice générale de l’agence publique en avril 2009 a en effet quitté ses fonctions le 10 janvier dernier, et se voit désormais remplacée par la magistrate Charlotte Girault. Jusqu’à récemment vice-procureure du tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre, la nouvelle directrice générale a pris ses fonctions à compter du 11 janvier. Pour mémoire, l’AFA a été créée en 2006. Placée sous la tutelle des ministères en charge des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de la Famille et de la Justice, elle a notamment pour mission d’informer et d’accompagner des familles désireuses d’adopter un mineur étranger de moins de 15 ans. Diplômée de l’université Louis-et-Maximilien de Munich, en Allemagne, et titulaire d’un DESS de droit européen et international des affaires, Charlotte Girault, 37 ans, a notamment été juge chargée du service du tribunal d’instance de Tonnerre, dans l’Yonne, à partir de 2007, puis juge au TGI d’Auxerre, dans le même département, à compter de 2011. Nommée, en 2012, substitute du procureur de la République du TGI de Nanterre, elle avait pris les fonctions de vice-procureure au sein de ce même tribunal en 2016.

29/01/2018 | NOMINATION FRANCE

Le label French Healthcare a élu son président

Près d’un an après sa création officielle, le label French Healthcare a tenu, le 17 janvier dernier, sa première assemblée générale. Dans ce cadre, Jean- François Gendron, président de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Pays de la Loire, a officiellement été élu président du conseil d’administration. Précisons que celui-ci occupait cette fonction de manière non officielle et transitoire depuis juin dernier, dans le but de lancer le label. Pour mémoire, French Healthcare a été lancé en mars dernier par le dernier gouvernement de l’ère Hollande. Ce nouveau label doit notamment mettre en avant le savoir-faire français en matière de santé à l’international, alors que la santé made in France est le troisième secteur exportateur du pays. Ainsi, “les exportations des seuls produits pharmaceutiques ont atteint 25,8 milliards d’euros en 2016”, s’était félicité le ministère des Affaires étrangères lors du lancement de French Healthcare l’année dernière. Né en 1957, Jean-François Gendron, œnologue de formation, débute sa carrière en tant que P.-D.G. de Gendron Industrie, une entreprise familiale de systèmes de filtration de fluides, de 1985 à 2000. Il prend ensuite la direction générale de Sotec Médical (mobilier médical) de 2001 jusqu’en janvier dernier. Parallèlement président de la CCI de Nantes-Sant-Nazaire, en Loire-Atlantique, de 2004 à 2016, puis de la chambre régionale de commerce et d’industrie (CCIR) des Pays de la Loire depuis lors, Jean-François Gendron a aussi été vice-président du grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire de 2013 à janvier dernier.

26/01/2018 | NOMINATION FRANCE


Serge Lavroff prend son premier poste d’ambassadeur

Ancien consul général de France à Hambourg (Allemagne) et jusque-là en mission à l’administration centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le conseiller des affaires étrangères hors classe Serge Lavroff a été nommé ambassadeur de la République de Trinité-et-Tobago, dans les Caraïbes. Celui qui remplace donc désormais Hedi Piquart prend ainsi son premier poste d’ambassadeur. Âgé de 63 ans et diplômé de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), Serge Lavroff débute sa carrière en 1983, comme troisième, puis deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Singapour. Il prend ensuite, notamment, entre 1987 et 2000, plusieurs postes de deuxième conseiller aux ambassades de France de : Hanoï, au Vietnam, de Bangkok (Thaïlande) et de Minsk, la capitale biélorusse. Devenu premier conseiller à l’ambassade de France à Séoul, en Corée du Sud, de 2000 à 2002, puis premier conseiller, chef de l’antenne diplomatique à l’ambassade de France à Lilongwe (Zambie) de 2002 à 2008, il revient à cette dernière date en métropole, au ministère de l’Immigration, de l’Identité nationale et Développement solidaire, pour prendre la fonction de chef du département des affaires internationales et de la coopération au service des affaires internationales et du codéveloppement solidaire, jusqu’en 2009. Passé consul général de France à Wuhan, en Chine, de 2009 à 2013, puis consul général de France à Hambourg, en Allemagne, entre 2013 et 2016, Serge Lavroff était, depuis lors, en mission à l’administration centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

18/01/2018 | NOMINATION FRANCE

Un député LREM va plancher sur l’élection des représentants au Parlement européen

Dans le cadre de l’examen, par l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à l’élection des représentants au Parlement européen, la commission des lois de la Chambre basse, saisie au fond, a nommé, le 10 janvier dernier, le député LREM Alain Tourret en tant que rapporteur du texte. Rappelons que ce projet de loi, sur lequel le gouvernement a engagé une procédure accélérée, vise notamment à revenir à une circonscription unique pour les élections européennes de 2019. Huit circonscriptions avaient en effet été créées en 2003, peu avant les élections de 2004, dans le but d’augmenter la participation. Cette mesure n’avait néanmoins pas eu l’effet escompté. Âgé de 70 ans et avocat de profession, Alain Tourret a notamment été conseiller régional (Parti radical de gauche, PRG) de Basse-Normandie de 1986 à 1997 et de 2004 à 2012. Ancien maire (de 1981 à 2016, et en 2017) de la commune de Moult, dans le Calvados (devenue Moult-Chicheboville l’année dernière), il est élu député du Calvados pour la première fois en 1997, sous les couleurs du Parti républicain socialiste (PRS), et ce jusqu’en 2002. Il est ensuite réélu à cette fonction en 2012 sous les couleurs PRG puis, en juin dernier, en tant que député LREM.

12/01/2018 | NOMINATION FRANCE

Guillaume Roty prend du galon

Attaché économique à la représentation en France de la Commission européenne depuis quatre ans, Guillaume Roty prend de nouvelles fonctions au sein de l’antenne de l’institution européenne dans l’Hexagone. Ce dernier vient en effet d’y être nommé chef du service “Presse & média” et porte-parole, en remplacement de Miguel Puente-Pattison. Ingénieur civil de l’École des mines de Paris et diplômé de l’IEP de Paris, ainsi que de la Columbia University aux États-Unis, le nouveau chef de service et porte-parole, âgé de 37 ans, donne ainsi un nouveau tournant à sa carrière. Il s’agit en effet de son premier poste en lien avec les relations média. Consultant en stratégie au cabinet de conseil McKinsey & Company en tout début de parcours, de 2005 à 2009, Guillaume Roty avait ensuite rejoint la Commission européenne pendant cinq ans. D’abord en tant qu’analyste économique et politique (2009-2010) et ensuite comme coordinateur de politiques dans le secteur bancaire et transport (2010-2013). Il avait par ailleurs intégré la représentation en France de la Commission européenne au poste d’attaché économique en janvier 2014.

11/01/2018 | NOMINATION FRANCE

Constance Deler rejoint le secrétariat général des affaires européennes

Ancienne collaboratrice d’Alain Vidalies et de Michel Rocard, Constance Deler a été nommée cheffe du secteur “Parlement national et Parlement européen” au secrétariat général des affaires européennes (SGAE). En poste depuis le 1er décembre, elle remplace Nathalie Lhayani, qui occupait la fonction depuis 2016, et qui est désormais conseillère “Europe” au cabinet de ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et de sa secrétaire d’État, Brune Poirson. Âgée de 46 ans, Constance Deler est titulaire d’une maîtrise d’études européennes et de sciences économique, ainsi que d’un DESS de géopolitique européenne. Elle débute sa carrière en 1997 en tant qu’attachée parlementaire du socialiste Michel Rocard, quand celui-ci était député au Parlement européen. À ce poste pendant douze ans, elle intègre ensuite l’Union des couveuses d’entreprises, entre 2009 et 2011, comme responsable des partenariats.  Redevenue attachée parlementaire à partir de 2011, cette fois-ci auprès de la sénatrice socialiste de l’époque, Bernadette Bourzai, Constance Deler avait rejoint, au poste de conseillère, le cabinet d’Alain Vidalies, alors secrétaire d’État chargé des Transports, de 2014 à mai dernier.

22/12/2017 | NOMINATION FRANCE


La mission “Brexit” de l’Assemblée nationale a désigné son président-rapporteur

Relancée fin novembre à l’Assemblée nationale, la mission d’information sur le suivi des négociations liées au Brexit et l’avenir des relations de l’Union européenne et de la France avec le Royaume-Uni, a désigné, mercredi 20 décembre, son président-rapporteur. C’est François de Rugy, président LREM de la Chambre basse, qui a été nommé à cette fonction. Forte de 29 membres, la mission devra notamment, comme son intitulé l’indique, suivre les négociations inhérentes à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit). Sous la précédente législature, une mission d’information présidée par Claude Bartolone (PS), alors à la tête de l’Assemblée nationale, avait planché pendant environ six mois sur les suites du référendum britannique et le suivi de la négociation. Ses membres avaient appelé, mi-février, à privilégier l’intérêt de l’Union européenne dans les discussions sur le Brexit, en préconisant une approche globale des négociations, un refus d’octroyer une situation plus avantageuse à Londres, et une négociation dans un temps limité. Ces députés avaient invité à veiller à ce que “le résultat des négociations n’affaiblisse pas la capacité à faire progresser le projet européen, mais qu’au contraire l’on puisse capitaliser sur cette expérience douloureuse”. Président de l’Assemblée nationale depuis juin 2017 Âgé de 44 ans, François de Rugy est diplômé de l’IEP de Paris. Il a notamment été adjoint (Verts) au maire de Nantes (Loire-Atlantique), délégué aux transports et aux déplacements, et vice-président de Nantes Métropole, chargé du plan de déplacements urbains, de 2001 à 2008. Député (GDR, puis non-inscrit, Écologiste, SRC, SER, et enfin LREM) de Loire-Atlantique depuis 2007, il a aussi été secrétaire de l’Assemblée nationale de 2007 à 2012, et a présidé le groupe Écologiste de la Chambre basse de 2012 à 2015. Devenu vice-président de l’Assemblée nationale à partir de 2016, François de Rugy quitte le groupe Écologiste pour rejoindre le groupe Socialiste républicain et citoyen (SRC), désormais baptisé Socialiste, écologiste et républicain (SER). Candidat malheureux, en janvier dernier, du premier tour de la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle, il annonce, le mois suivant, son soutien à Emmanuel Macron.  Réélu député de la Loire-Atlantique en juin dernier sous les couleurs de La République en marche, il est élu dans la foulée président de l’Assemblée nationale quelques jours après.

21/12/2017 | NOMINATION FRANCE

Alger a un nouveau consul général de France

En remplacement de Jean Wiet, qui occupait la fonction depuis 2015, le conseiller des affaires étrangères hors classe et lieutenant-colonel Éric Gérard, actuellement en mission à l’administration centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a été nommé consul général de France à Alger à compter du 28 décembre. Titulaire d’une licence d’allemand, d’histoire et de droit et ancien élève de l’ESM Saint-Cyr, Éric Gérard, 53 ans, a notamment été chargé de mission au centre d’analyse et prévision du ministère des Affaires étrangères entre 2004 et 2006 et chef du service de la sécurité diplomatique à la direction générale de l’administration de ce même ministère entre 2007 et 2009. Devenu délégué dans les fonctions de sous-directeur de la sécurité diplomatique et de défense à la direction générale de l’administration et de la modernisation, toujours au Quai d’Orsay, entre 2009 et 2013, il prend ensuite, dans la foulée, son premier poste de consul général, à Marrakech, au Maroc, jusqu’en août dernier. Éric Gérard était en mission à l’administration centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères depuis cette dernière date.

20/12/2017 | NOMINATION FRANCE

Didier Talpain part au Pakistan

Sous-directeur de la comptabilité à la direction des affaires financières de la direction générale de l’administration et de la modernisation au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Didier Talpain a été nommé consul général de France à Karachi, au Pakistan. Il remplace ainsi Patrice Servantie, qui occupait la fonction depuis le 20 avril dernier. Âgé de 56 ans, ce conseiller des affaires étrangères hors classe (Orient) débute sa carrière en 1989, en tant que rédacteur chargé des questions concernant la Tunisie, au ministère des Affaires étrangères, jusqu’en 1994. Devenu conseiller technique au cabinet de la ministre déléguée à l’Action humanitaire et aux Droits de l’Homme (Lucette Michaux-Chevry) de 1994 à 1995, il enchaîne ensuite plusieurs postes en ambassade de France : à Varsovie (Pologne) en tant que conseiller culturel adjoint ; à Athènes, comme attaché culturel à partir de 1999 ; en Syrie, à Damas, en tant que premier secrétaire, de 2001 à 2005 ; et enfin, dans la capitale slovaque de Bratislava, où il est conseiller de coopération et d’action culturelle de 2005 à 2010. Didier Talpain embarque ensuite pour la capitale bulgare, Sofia, afin d’exercer les fonctions de conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français, jusqu’en 2013. C’est à cette date qu’il est nommé sous-directeur de la comptabilité au Quai d’Orsay.

20/12/2017 | NOMINATION FRANCE

Anne-Laure Desjonquères prend un poste de sous-directrice en centrale

Cheffe du service de presse et d’information à l’ambassade de France à New Delhi (Inde) depuis 2015, Anne-Laure Desjonquères, conseillère des affaires étrangères, vient d’être nommée sous-directrice du droit de l’Union européenne et du droit international économique (groupe B), à la direction des affaires juridiques du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. En poste pour une durée d’un an à partir du 29 décembre, elle remplace Diego Colas. Âgée de 37 ans, Anne-Laure Desjonquères est diplômée de l’IEP de Paris. Également ancienne élève de l’École normale supérieure (Ulm) et de l’ENA (promotion Simone Veil, 2006), elle débute sa carrière en tant que rédactrice à la sous-direction du droit de l’Union européenne et du droit international économique du ministère des Affaires étrangères et européennes, à sa sortie de la prestigieuse école d’administration. Elle devient ensuite, à partir de 2010, rédactrice à la sous-direction du désarmement et de la non-prolifération nucléaires au sein du même ministère. Anne-Laure Desjonquères a également été deuxième conseillère à Pretoria, en Afrique du Sud, de 2012 à 2015.

18/12/2017 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Marie-Anne Lévêque, depuis peu secrétaire générale des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur [lire notre article sur le sujet], vient d’être nommée parallèlement haute fonctionnaire de défense et de sécurité auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation – Ministre plénipotentiaire de 2e classe, chargée de la direction de la culture, de l’enseignement, de la recherche et du réseau au sein de la direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international, Laurence Auer devient haute fonctionnaire chargée de la terminologie et de la langue française du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en remplacement d’Anne Grillo – L’administrateur en chef de 2e classe des affaires maritimes Romain Guillot est nommé directeur des territoires, de l’alimentation et de la mer (groupe IV) de Saint-Pierre-et-Miquelon, pour une durée de quatre ans, à compter du 1er janvier 2018.

18/12/2017 | NOMINATION FRANCE