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Quand la Bulgarie met en scène sa lutte contre la corruption

L’arrestation très médiatique d’une élue de la capitale bulgare, Sofia, accusée de corruption, a suscité une vive polémique dans le pays. L’unité judiciaire anticorruption mise en place en début d’année par le gouvernement est sous le feu des critiques.

20/04/2018 | ACTUALITÉ

Les méthodes musclées employées par la nouvelle unité spéciale mise en place par la Bulgarie pour lutter contre la corruption, fléau du pays, ont été mises en cause, jeudi 19 avril, à l’occasion de l’arrestation spectaculaire d’une élue locale. Maintenue menottée pendant des heures sur la chaussée, en plein centre de Sofia, sous l’œil des caméras de télévision et sous la surveillance de policiers cagoulés : c’est ainsi que les Bulgares ont assisté à l’interpellation, mardi 17 avril, de Dessisava Ivantcheva, maire d’un arrondissement de la capitale. Il s’agissait de l’une des toutes premières opérations chapeautées par l’unité judiciaire anticorruption mise en place en début d’année par le gouvernement bulgare. La Bulgarie, qui occupe actuellement la présidence tournante de l’Union européenne, est sous pression de l’UE depuis des années pour son inefficacité dans la lutte contre ce fléau, qui place ce pays au plus mauvais rang des Vingt-huit dans la perception de la corruption. Procédé “démonstratif et humiliant” Le quotidien d’opposition Sega a qualifié jeudi de “démonstratif et humiliant” le mode d’arrestation de cette élue interpellée, en compagnie de 2 complices présumés, avec 70 000 euros en petites coupures. “Cette arrestation démonstrative n’a rien à voir avec le droit. On prouve un pot-de-vin au moment de la remise et pas dans une voiture après une course poursuite en plein centre-ville”, a estimé un avocat, Nikolay Hadjiguenov, sur la radio publique.  La vice-Première ministre en charge de la Justice, Ekaterina Zaharieva, a admis que “les limites ont été un peu dépassées”, s’attirant une réplique cinglante du procureur général, Sotir Tsatsarov : “Quel est le sens de cette déclaration (…) alors qu’il s’agit de la première investigation commune d’un crime de corruption grave !” s’est exclamé le procureur général, évoquant “un décalage entre les déclarations officielles et les attentes réelles” en matière de lutte contre la corruption. Nouvelle loi anticorruption Dessisava Ivantcheva est accusée de s’être entendue avec un entrepreneur sur le versement d’un pot-de-vin de 500 000 euros pour faire avancer un dossier de construction, selon le parquet.  Le gouvernement conservateur bulgare avait été incité par la Commission européenne à adopter une nouvelle loi anticorruption avant que le pays ne prenne en janvier la présidence de l’UE. Cette loi votée en décembre a institué la nouvelle unité dans le but d’enquêter sur les personnalités de haut rang, leurs revenus et les éventuels conflits d’intérêts. Elle avait aussitôt été critiquée par le chef de l’État, soutenu par l’opposition socialiste, qui avait jugé le nouvel outil “inefficace”. (avec AFP)


Michel Barnier favori comme futur président de la Commission européenne ?

Le Français, négociateur en chef du Brexit, est sorti en tête d’un sondage pour savoir qui sera le prochain dirigeant de l’exécutif européen. L’enquête a été réalisée auprès d’un millier de personnes de la “bulle européenne”, dont plus de la moitié travaille dans les institutions européennes ou les ambassades nationales.

19/04/2018 | ACTUALITÉ

Ce n’est qu’un sondage, mais il trace déjà une tendance. À un an des élections européennes, 37 % des personnes interrogées par Votewatch souhaitent que Michel Barnier soit le prochain président de la Commission européenne, en remplacement de Jean-Claude Juncker, qui a annoncé qu’il ne ferait qu’un seul mandat. Certes, le sondage a été effectué dans un cercle restreint, auprès d’un millier de personnes qui travaillent à Bruxelles au sein des institutions européennes ou dans des postes en contact avec celles-ci. Mais l’écart est important entre le négociateur en chef du Brexit et ses poursuivantes, Margrethe Vestager (14 %), l’actuelle commissaire à la Concurrence, et Christine Lagarde (13 %), qui dirige actuellement le Fonds monétaire international (FMI). S’il est net, le choix des représentants de la “bulle bruxelloise” n’est pas celui des dirigeants européens. Selon les observateurs, Michel Barnier n’est le favori ni d’Angela Merkel ni d’Emmanuel Macron, qui pencheraient pour Margrethe Vestager et Christine Lagarde. Profil solide Mais la procédure de nomination n’est plus du tout entre les mains des chefs d’État et de gouvernement. En 2014, le Parlement européen a imposé sa méthode en décidant que ce serait la tête de liste du parti européen arrivé en première position lors des élections qui deviendrait automatiquement le président de la Commission. Cette règle du jeu, appelée “Spitzenkandidat”, a porté au pouvoir Jean-Claude Juncker, qui l’avait emporté devant Michel Barnier lors de la “primaire” du Parti populaire européen (PPE). Loué pour son profil solide, le Français, ancien commissaire au Marché intérieur et aux Services dans la Commission Barroso II (2010-2014), part désormais grand favori. C’est son parti, le PPE, qui devrait arriver une nouvelle fois en tête lors des élections européennes qui se tiendront en mai 2019. La prochaine étape est le congrès du groupe PPE, les 7 et 8 novembre prochains à Helsinki, qui désignera son candidat. D’ici là, la course à la succession de Jean-Claude Juncker s’annonce tendue en coulisses. Jean-Bernard Gallois


Accord salarial dans la fonction publique en Allemagne

Les rémunérations de plusieurs catégories d’agents publics vont augmenter de 3,2 % rétroactivement au 1er mars 2018, puis d’environ 3,1 % au 1er avril 2019 et enfin de 1,1 % au 1er mars 2020, selon les termes de l’accord conclu mercredi 18 avril entre les syndicats et le gouvernement fédéral allemand.

18/04/2018 | ACTUALITÉ

Les employés de la fonction publique en Allemagne vont voir leur traitement revalorisé en trois étapes jusqu’en 2020 aux termes d’un accord arraché dans la nuit de mardi à mercredi 18 avril, selon le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer. Les 2,3 millions de travailleurs des aéroports, gares, hôpitaux, services de ramassage des ordures ou crèches par exemple verront leurs revenus augmenter de 3,2 % rétroactivement au 1er mars 2018, puis d’environ 3,1 % au 1er avril 2019 et enfin de quelque 1,1 % au 1er mars 2020, a-t-il détaillé. Le ministère de l’Intérieur négocie au nom de l’État. À la sortie des négociations à Potsdam, près de Berlin, le dirigeant du principal syndicat de cette branche, Verdi, Frank Bsirske, a jugé qu’il s’agissait du meilleur accord négocié depuis des années. Dans le secteur du bâtiment en revanche, les négociations n’ont pas abouti mardi 17 avril, syndicat et employeurs ne parvenant pas à s’entendre sur une revalorisation salariale. Une procédure de tentative de conciliation va maintenant être engagée. Le syndicat IG Bau réclame 6 % d’augmentation de salaires pour les 800 000 travailleurs du secteur. Excédent budgétaire record Dans la fonction publique, les principaux syndicats du secteur public (Verdi, GEW et DBB) exigeaient une hausse de 6 % des salaires et voulaient qu’elle se traduise par au moins 200 euros de plus par mois pour les employés de l’État fédéral et des communes. Les syndicats, arguant de la bonne santé de l’économie et de l’excédent budgétaire record de 38,4 milliards d’euros en 2017, surfent sur la victoire, début février, du puissant syndicat IG Metall. Ce dernier a arraché dans la métallurgie un accord inédit sur le droit à la semaine de 28 heures – pour une durée limitée – et une hausse salariale de 4,3 %, après avoir exigé initialement 6 %. Environ 150 000 travailleurs du secteur public ont pris part, la semaine dernière, à des “grèves d’avertissement” dans toute l’Allemagne pour augmenter la pression avant une nouvelle série de négociations salariales du secteur. Ces débrayages ont pesé notamment sur les transports. Pour le seul aéroport de Francfort, Lufthansa a dû annuler 800 vols. (avec AFP)


Le gouvernement marocain accepte d’augmenter les salaires des fonctionnaires

Le montant de cette revalorisation est de 26,46 euros net par mois pour chaque agent. Elle cible les fonctionnaires moyens et devrait couter à l’État 352 millions d’euros par an. L’instauration d’une indemnité pour les fonctionnaires travaillant dans des zones éloignées du royaume est également prévue.

17/04/2018 | ACTUALITÉ

Le gouvernement marocain veut acheter la paix sociale à l’approche du Ramadhan, très propice aux dépenses. A l’issue d’une réunion de dialogue social avec les syndicats, tenue ces derniers jours, il a fait part de son accord pour augmenter les salaires des fonctionnaires. L’annonce a été faite par le Premier ministre, Saadedinne Al Othmani. Le montant de cette revalorisation est de 300 dirhams net par mois (24,46 Euros). Elle concernera la majorité des effectifs (752 423 agents sur environ 900 000 agents) qui perçoivent des salaires moyens ne dépassant pas 485 euros par mois. Les nouvelles augmentations devraient peser 352 millions d’euros par an dans le budget du Royaume. L’État prévoit également d’instaurer une indemnité de 61,74 euros par mois, pour 50 000 fonctionnaires qui travaillent dans des zones éloignées et enclavées du royaume. Les secteurs ciblés sont la santé et l’enseignement supérieur. Il s’est engagé, en outre, à une hausse générale du montant des allocations familiales qui bénéficiera à 400 000 personnes dans la fonction publique. Le coût de cette dernière mesure est estimé à 80 millions d’euros. Critiques des syndicats Pour autant, les syndicats restent insatisfaits. Les quatre organisations en négociation actuellement avec les pouvoirs publics (l’Union marocaine du travail, l’Union générale des travailleurs du Maroc, la Confédération démocratique du travail et l’Union nationale du travail au Maroc) considèrent les propositions du gouvernement Al Othmani comme insuffisantes. Les syndicats avaient tablé, à la base, sur des revalorisations salariales plus conséquentes dans la fonction publique. Ils ont par la suite revu leurs exigences à la baisse et se sont accordés sur un seuil d’augmentation équivalent à 35 euros net par mois pour tous les fonctionnaires. Le secrétaire général de l’Union marocaine du travail les (UMT), Miloudi Moukharik, a déclaré récemment, que l’objectif principal du dialogue social était d’obtenir « une augmentation salariale généralisée ». De son côté, le gouvernement se montre intransigeant. Il espère néanmoins aboutir à un accord avec les partenaires sociaux. S’adressant aux militants de son parti, le PJD (Parti pour la justice et le Développement), Saadedinne Al Othmani a indiqué qu’un « accord sans précèdent pourrait être signé » avant la date symbolique du 1er mai. Poids de la masse salariale de l’État Le chef du gouvernement compte pour cela, sur une plus grande flexibilité des syndicats qui doivent modérer, d’après lui, leurs revendications, compte tenu des réalités socio-économiques du pays et surtout du coût déjà exorbitant de la masse salariale dans la fonction publique. En novembre dernier la Cour des comptes avait déploré cette situation, en affirmant dans un rapport très retentissant que « le volume des rémunérations servies aux fonctionnaires augmente plus rapidement que la croissance du PIB ». L’institution dirigée par l’ancien chef de l’exécutif, Driss Djettou a noté par exemple qu’entre 2008 et 2016, la masse salariale a augmenté de 59,2 %, alors que pour la même période, les effectifs des fonctionnaires civils n’ont progressé que de 9 %. « Les niveaux de rémunération ont augmenté sous l'effet des promotions de grade et d'échelon en plus des différentes décisions de revalorisation salariale qui étaient souvent prises en réponse à des situations conjoncturelles exceptionnelles », avait expliqué la Cour des comptes dans son rapport. En guise de recommandations, elle avait demandé au gouvernement de prendre des mesures d’austérité, en limitant au strict minimum les recrutements et  en redéployant plus efficacement les agents de l’Etat pour pallier les départs à la retraite. La majorité parlementaire a exhorté, de son côté, l’exécutif, à plafonner les traitements des hauts fonctionnaires. Mais sa requête est restée sans suite. Le montant de la masse salariale dans la fonction publique marocaine a été estimé à environ 9 milliards d’euros en 2016. Il représente environ 12 % du PIB du Maroc. Samia Lokmane-Khelil


Un rapport épingle les gestionnaires publics en Tunisie

Les dysfonctionnements les plus fréquents concernent la gestion des ressources humaines, des marchés, des achats publics et des biens. Des ministères comme l’Éducation, la Santé et les Affaires étrangères ainsi que des grandes entreprises publiques sont concernés.

17/04/2018 | ACTUALITÉ

Mauvaise note pour les gestionnaires publics en Tunisie. Un rapport publié cette semaine par le Haut Comité de contrôle administratif et financier (HCCAF) a révélé de très nombreuses irrégularités dans le fonctionnement des administrations et des entreprises publiques. Sur 3 600 opérations de contrôle réalisées entre 2016 et 2017, la plupart ont délivré des constats plutôt négatifs et 4 039 irrégularités, au total, ont été observées. Certaines pour des raisons d’incompétence et d’autres pour manque d’intégrité. Les dysfonctionnements les plus fréquents concernent l’administration des marchés publics, des ressources humaines et du parc mobilier et immobilier, ainsi que la conduite des opérations d’ordre financier, comme les recouvrements de factures, les paiements et les achats publics. Taux d’absentéisme alarmant La mauvaise gestion des absences des personnels de la fonction publique, en particulier, est mise en évidence. Le rapport déplore les validations abusives des congés maladie et des mises en disponibilité. En octobre dernier, le gouvernement a lui-même reconnu l’étendue du fléau. Ainsi, 4 000 à 5 000 agents de l’administration publique perçoivent des salaires sans travailler. Le taux d’absentéisme dans le secteur a atteint, ces dernières années, des proportions alarmantes. Selon une étude réalisée en 2015 par l’Association tunisienne de lutte contre la corruption, les fonctionnaires travaillent 105 jours en moyenne par an. Pis, certains sont rémunérés pour des heures supplémentaires fictives. C’est le cas par exemple des enseignants. Le rapport du HCCAF cite d’ailleurs les départements de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur comme faisant partie des cabinets ministériels qui ne savent pas manager leurs effectifs. Ce constat concerne aussi les affaires étrangères et la santé.   Primes des députés Ce dernier ministère a fait l’objet tout récemment d’un rappel à l’ordre de la Cour des comptes, mais pour un tout autre problème, ayant trait à la gestion de milliers de tonnes de déchets hospitaliers dangereux. Ces résidus sont déversés actuellement dans la nature, à cause de l’absence d’un cadre réglementaire et d’infrastructures adéquats. Considérant cette question comme prioritaire, le HCCAF s’est engagé à l’intégrer dans son programme de contrôle pour l’année 2018. Il se penchera également sur d’autres sujets polémiques comme les primes des députés et les recrutements dans l’éducation nationale. Pour l’élaboration de ses rapports, cette institution présidée par l’ancien ministre de la Fonction publique Kamel Ayadi travaille sur la base des contrôles réalisés par les inspections ministérielles, la Cour des comptes et les structures d’audit des entreprises publiques. Une de ces entreprises, la Sotumag (Société tunisienne des marchés de gros), est mise à l’index pour avoir versé environ 70 000 euros de salaires à des agents qui n’ont pas justifié un volume de travail équivalent. La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) est quant à elle critiquée pour avoir failli à récupérer un peu plus 12 millions d’euros de factures de consommation impayées par des entreprises publiques. Systèmes d’information non exploités Plus globalement, le rapport du HCCAF déplore des lenteurs chroniques dans le recouvrement des diverses ressources de l’État. Il évoque par ailleurs le manque de maîtrise dans la réalisation des achats publics (identification des besoins) et la mise en œuvre des marchés (des amendes ne sont pas appliquées en cas de retard dans les travaux). Des pratiques de favoritisme dans la passation des contrats sont en outre citées. À ce propos, Kamel Ayadi a insisté sur la mise en place d’une politique efficace de lutte contre la corruption pour protéger l’économie tunisienne. Il estime que des mesures devront être également prises contre le gaspillage de l’argent public, qui sert par exemple à l’achat de systèmes d’information qui ne sont pas exploités par le personnel ou à l’attribution de logements et de véhicules de fonction sans respect des dispositions légales.  Selon Hédia Ben Azoun, juge financière chargée de mission auprès du HCCAF, sur le total des irrégularités constatées, la moitié seulement ont été réparées. Le reste a fait l’objet de recommandations qui ont été adressées aux administrations et aux entreprises concernées. Il est à noter que le rapport du HCCAF intervient quelques jours après les révélations de la Cour des comptes sur un trou de 290 000 euros dans le budget de l’État pour l’année 2013. Cet argent n’a jamais été retrouvé. Samia Lokmane-Khelil    


Négociations salariales à haut risque en Allemagne dans le secteur public

Après le mouvement de grèves de la semaine dernière, les syndicats de la fonction publique en Allemagne ont entamé dimanche 15 avril une session décisive de négociations salariales.

16/04/2018 | ACTUALITÉ

Une série de « grèves d'avertissement » dans les aéroports, les gares et les hôpitaux la semaine dernière puis, enfin, les négociations… Depuis dimanche 15 avril, le ministre allemand de l’Intérieur qui négocie au nom de l’État est assis autour de la table avec les syndicats pour une session de discussions salariales qualifiées de « décisives ». Le responsable du puissant syndicat Verdi, Frank Bsirske, a menacé d'actions élargies si aucun progrès n'était réalisé durant cette session, tout en se montrant optimiste sur la possibilité d'un accord pour les 2,3 millions de travailleurs concernés. « Les signaux que j'obtiens à présent devraient rendre possible un compromis acceptable durant la troisième session de négociations », a-t-il déclaré au quotidien financier Handelsblatt. Il a toutefois réaffirmé la détermination des syndicats pour obtenir « des augmentations significatives ». Le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer, accueilli par des manifestants à son arrivée à Postdam, dimanche, pour le début des discussions, a dit espérer parvenir à un accord d'ici mardi 17 avril. Le ministère s'est dit d'accord pour que les travailleurs du secteur public puissent « avoir leur part du bon développement économique de l'Allemagne » mais a averti que les demandes salariales étaient « trop élevées ». 6 % de hausse Les principaux syndicats du secteur public (Verdi, GEW et DBB) exigent une hausse de 6 % des salaires et veulent qu'elle se traduise par au moins 200 euros de plus par mois pour les employés de l'État fédéral et des communes. Les syndicats, arguant de la bonne santé de l'économie et de l'excédent budgétaire record de 38,4 milliards d'euros en 2017, surfent sur la victoire début février du puissant syndicat IG Metall. Ce dernier a arraché dans la métallurgie un accord inédit sur le droit à la semaine de 28 heures - pour une durée limitée - et une hausse salariale de 4,3 %, après avoir exigé initialement 6 %. Environ 150 000 travailleurs du secteur public ont pris part la semaine dernière à des débrayages coordonnés de quelques heures dans toute l'Allemagne pour augmenter la pression avant la dernière des trois séries de négociations salariales du secteur. Les deux sessions précédentes n'avaient abouti à aucun résultat. Les « grèves d'avertissement » accompagnent traditionnellement en Allemagne le début ou le milieu des négociations salariales menées de manière saisonnière à l'expiration de chaque accord de branche. En cas de blocage plus persistant, les syndicats ont ensuite recours à la grève dite « dure ». (avec AFP)


La BCE reconnaît que ses mesures extraordinaires ont eu peu d’effet depuis 2014

La Banque centrale européenne indique, dans son dernier rapport annuel, que les décisions monétaires mises en place après la crise financière n’ont eu aucun effet sur la zone euro, voire ont eu un impact négatif sur les banques espagnoles et allemandes. Les perspectives des banques de la zone euro sont peu enviables et celles-ci doivent retrouver une plus grande profitabilité.

12/04/2018 | ACTUALITÉ

Un mea culpa relatif. Dans son rapport annuel pour 2017, la Banque centrale européenne (BCE) a admis l’impact négatif du train de mesures qu’elle a adoptées depuis 2014. Trois actions extraordinaires ont été prises depuis la fin de la crise financière européenne : l’abaissement des taux d’intérêt, des taux négatifs pour les placements de banques et des programmes de rachats d’obligations. Lancé en mars 2015, ce dernier programme, appelé « assouplissement quantitatif », est le plus marquant. Il a consisté au rachat de titres de dette souveraine des pays de la zone euro en dehors de la Grèce par les banques centrales. Son objectif était de faire baisser les taux d’intérêt sur les dettes publiques. Des titres de dette de grands entreprises européennes ont ensuite été rachetés à partir de juin 2016. Ces opérations, au rythme de 80 milliards à 100 milliards d’euros par mois, ont représenté plus de 2 400 milliards d’euros au total. Le rapport publié le 9 avril indique que “les aspects négatifs ont, à ce jour, généralement été contrebalancés par les effets positifs d’une expansion économique large et solide sur la profitabilité des banques”. Manque de rentabilité du secteur bancaire Mais il reconnaît que l’impact général des mesures de politique monétaire sur la profitabilité a été limité sur l’ensemble de la zone, avec des différences selon les pays. Ainsi, les conséquences des politiques ont même été négatives en Allemagne et en Espagne, où les banques ont pâti des politiques de la BCE. Leurs marges ont été réduites, alors que les liquidités en surplus de celles-ci ont été pénalisées par les taux négatifs. En France, les mesures prises n’ont pas eu d’effet notoire sur les établissements de crédit.   Malgré les conséquences neutres de son “stimulus bancaire”, la BCE admet que les perspectives des banques de la zone euro sont aujourd’hui peu enviables. Les taux d’intérêt très bas ont des effets néfastes sur la rentabilité des banques européennes, a noté la BCE dans un rapport sur ses activités de surveillance de 2017, publié fin mars dernier. “Nous sommes inquiets du manque de rentabilité dans le secteur bancaire de la zone euro”, a déclaré Danièle Nouy, présidente du conseil de surveillance de la BCE. Point positif, cependant, la résistance moyenne des banques s’est améliorée. Leur solvabilité a atteint 14,5 % de ratio de capitaux propres au troisième trimestre 2017, contre 7 % en 2007, avant la crise financière. Jean-Bernard Gallois    


Le Royaume-Uni pourra changer d’avis après le Brexit et rester dans le marché unique

Londres a jusqu’au 31 décembre 2020 pour changer d’avis et décider de rester dans le marché unique et l’Union douanière malgré son départ de l'Union européenne, a assuré le négociateur européen, Michel Barnier.

11/04/2018 | ACTUALITÉ

Les Britanniques vont quitter l’Union européenne (UE) le 30 mars 2019, “mais ils ne sortent pas du marché unique ni de l’Union douanière avant le 31 décembre 2020”, a rappelé le négociateur de l’UE, Michel Barnier, dans un entretien publié mercredi 11 avril par le quotidien belge Le Soir. “Tant qu’ils n’en sont pas sortis, durant la période de transition, tout est possible encore”, a-t-il insisté. Fin décembre 2020 est la date probable de la fin de la période de transition de vingt et un mois visant à atténuer les effets néfastes du Brexit. La nouvelle relation entre le Royaume-Uni et l’UE pourrait alors être le modèle choisi par la Norvège, a expliqué Michel Barnier. La Norvège a accès au marché intérieur de l’UE, mais elle n’a aucun pouvoir de décision. Elle doit respecter la législation de l’UE concernant le marché unique, verser une contribution financière pour son développement et respecter les quatre libertés. Or ces obligations sont aujourd’hui rejetées par les partisans du Brexit et le Royaume-Uni a plusieurs fois affirmé qu’il quitterait le marché unique et l’Union douanière au moment du Brexit. Accord de libre-échange La solution avancée par Michel Barnier permettrait pourtant à Londres de négocier une meilleure relation avec l’Union européenne après son départ. “Si les Britanniques souhaitent modifier leurs lignes rouges, nous modifierons les nôtres en conséquence”, a-t-il déclaré dans cet entretien. “Je n’entends pas cela aujourd’hui, mais tout est possible, il n’y a pas de dogmatisme”, a-t-il ajouté. Au stade actuel de la négociation, “compte tenu des lignes rouges britanniques, ce qui en découle sera un accord de libre-échange du type de ceux que nous avons conclus avec le Canada, la Corée ou le Japon”, a souligné le négociateur européen. Malgré des avancées et un accord préliminaire sur les conditions du divorce, Michel Barnier rappelle que les négociations en cours pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne ne sont pas terminées. (avec AFP)


Le secteur public allemand en grève pour des hausses de salaires

Plusieurs syndicats allemands de la fonction publique ont appelé à des “grèves d’avertissement” pour ce mardi 10 avril, afin de peser sur les négociations en cours sur les salaires.

10/04/2018 | ACTUALITÉ

Des débrayages dans les aéroports de Francfort, Munich, Cologne et Brême, des grèves dans les transports en commun, les crèches, le ramassage des ordures et les hôpitaux de plusieurs villes et régions, dont Berlin, la Bavière et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie… Plusieurs syndicats allemands ont lancé, à partir du 10 avril et jusqu’au 13, un mouvement de grogne afin d’“augmenter la pression” avant la dernière des trois séries de négociations salariales du secteur, prévue les 15 et 16 avril. “Il faut s’attendre à des grèves massives dans toutes les régions”, a annoncé le principal syndicat de la fonction publique, Verdi. Les principales organisations du secteur public (Verdi, GEW et DBB) exigent une hausse de 6 % des salaires et veulent que cette augmentation se traduise par au moins 200 euros de plus par mois pour les 2,3 millions de contractuels de la fonction publique employés par l’État fédéral et les communes. Semaine de 28 heures Elles surfent sur la récente victoire d’IG Metall, le puissant syndicat allemand de la métallurgie, vaste branche comprenant notamment l’automobile, qui a arraché, début février, un accord inédit sur le droit à la semaine de 28 heures – pour une durée limitée – et une hausse des salaires de 4,3 %, après avoir exigé initialement 6 %. “L’économie est en expansion et les recettes fiscales de l’État et des communes n’ont jamais été aussi élevées”, justifie Frank Bsirske, responsable de Verdi, appelant à “partager la croissance”. Le ministère de l’Intérieur, qui négocie au nom de l’État, estime que la revendication de 6 % est “clairement trop élevée et impossible à réaliser”. “Malgré les bonnes conditions économiques, l’État fédéral et les communes doivent encore réduire leur endettement”, fait-il valoir. “Malgré des rapprochements sur certaines questions, de grands différends persistent, notamment sur le montant minimum, mais nous espérons qu’il n’y aura pas de grèves massives”, avait déclaré le secrétaire d’État Hans-Georg Engelke à la sortie de la deuxième série de négociations, le 13 mars. Chômage très bas et croissance Les “grèves d’avertissement” – débrayages coordonnés de quelques heures – accompagnent traditionnellement en Allemagne le début ou le milieu des négociations salariales menées de manière saisonnière à l’expiration de chaque accord de branche. En cas de blocage plus persistant, les syndicats ont ensuite recours à la grève dite dure. “L’ère de la modération salariale”, l’une des clés de la compétitivité allemande depuis la réunification, au détriment de ses voisins européens, est bel et bien “révolue”, constataient en novembre les “Sages”, un forum d’économistes conseillant le gouvernement allemand. Les salaires allemands ont déjà progressé “plus vite que la productivité horaire” depuis six ans, soulignaient-ils, mais le mouvement s’est accéléré ces deux dernières années, à mesure que la croissance et le chômage historiquement bas – il est descendu à 5,4 % en janvier – rendaient aux syndicats leur pouvoir de négociation. (avec AFP)


La Commission européenne veut partager les données chiffrées avec la police

L’exécutif européen devrait dévoiler, le 17 avril, une proposition de loi qui obligerait les entreprises de services numériques à fournir les données de leurs utilisateurs à la police dans les dix jours suivant la demande. Et ce même si les sociétés n’ont pas de bureau sur le territoire européen.

09/04/2018 | ACTUALITÉ

Accélérer les enquêtes, tel est l’objectif de la proposition de loi sur les preuves électroniques que devrait annoncer la Commission européenne le 17 avril prochain. Selon des documents obtenus par le site Euractiv, le texte autorisera les autorités des États membres à demander aux entreprises de services numériques de partager leurs données dans les dix jours, voire dans les six heures “en cas de menace imminente pour la vie ou l’intégrité physique d’une personne ou pour une infrastructure cruciale”. La proposition de loi précise que les services qui seront concernés par ces nouvelles règles sont des réseaux sociaux comme Twitter et Facebook, des fournisseurs de services en nuage et des plates-formes d’e-commerce, quels que soient l’endroit où siège l’entreprise ou le lieu où sont stockées les données. Cette loi, si elle est adoptée, imposera aussi à toute société fournissant des services et collectant des preuves électroniques dans l’Union européenne à nommer un représentant légal qui devra répondre aux demandes de données de la part des polices européennes. Le document précise que les demandes des États membres se concentreraient sur des infractions graves, telles que “l’appartenance à une organisation criminelle, le financement de groupes terroristes ou le soutien à une organisation criminelle”. Le “Cloud Act” américain Cette annonce fait suite à la pression des ministres de l’Intérieur français et allemand, qui avaient demandé la mise en place de règles facilitant l’accès de la police aux données stockées dans d’autres États membres de l’Union européenne à la suite des attentats qui ont touché la France et la Belgique. La commissaire à la Justice, Vera Jourova, avait indiqué à de nombreuses occasions, l’an dernier, que des changements juridiques étaient nécessaires car les autorités nationales sont confrontées à de longues procédures pour recevoir des données électroniques stockées dans d’autres pays. Cependant, l’exécutif européen va plus loin que les demandes des États en couvrant les entreprises situées en dehors de l’Union européenne. La Commission européenne a sans doute décidé d’accélérer la communication de sa proposition après que les États-Unis ont adopté le “Cloud Act”, le 23 mars dernier. Voté en catimini parmi les 2 200 pages de la nouvelle loi de finances américaine, ce texte oblige les géants du Net à transmettre des données personnelles aux agences gouvernementales, y compris lorsque celles-ci sont dans des centres de données situés à l’étranger. Le “Cloud Act” permet au Président américain de conclure des “accords exclusifs” avec des gouvernements étrangers pour acquérir les données d’utilisateurs stockées dans ces pays sans se conformer aux lois locales sur la protection des données personnelles.  Jean-Bernard Gallois


Une conférence à Paris pour aider l’État libanais, au bord de la faillite

Des représentants de plusieurs pays arabes et européens, ainsi que d’institutions financières régionales et internationales se réunissent ce vendredi 6 avril pour secourir financièrement le Liban. La dette du pays atteint 150 % et le déficit 10 % du PIB.

06/04/2018 | ACTUALITÉ

Une économie en panne depuis sept ans en raison de crises politiques à répétition, un afflux d’environ 1 million de réfugiés depuis le conflit en Syrie : le Liban est à bout de souffle, alors que se tiendront en mai les premières élections législatives depuis 2009. C’est dans ce contexte tendu que se déroule, ce vendredi 6 avril à Paris, une conférence de soutien, baptisée “Cedre”, avec la participation de représentants de plusieurs pays arabes et européens, ainsi que d’institutions financières régionales et internationales. Le Liban espère lever “entre 6 et 7 milliards de dollars sous forme de lignes de crédit et de dons”, a indiqué à l’AFP Nadim Mounla, conseiller du Premier ministre, Saad Hariri. Avant la conférence, les autorités ont adopté in extremis leur budget 2018, qui prévoit un déficit de 4,8 milliards de dollars, contre 2,3 milliards en 2011, au début de la crise syrienne. Face à cette forte détérioration, “la probabilité d’une crise systémique est désormais d’autant plus élevée”, met en garde l’économiste Paul Doueihy. En l’absence de toute réforme structurelle, le Fonds monétaire international (FMI) avait mis en garde les autorités libanaises, dans une note alarmante publiée en février, sur le poids croissant de la dette publique. Celle-ci est estimée à plus de 80 milliards de dollars, soit 150 % du PIB, le troisième ratio le plus élevé à l’échelle mondiale après le Japon et la Grèce, et pourrait atteindre 180 % dans cinq ans, selon le FMI. Avec un déficit public à 10 % du PIB, le “Liban a crucialement besoin d’un plan de consolidation fiscale”, a prévenu l’institution internationale. Urgence à réduire les dépenses publiques “Or l’État n’a de cesse d’augmenter ses dépenses”, déplore Paul Doueihy. Le Parlement libanais a adopté en juillet 2017 une hausse des salaires dans le secteur public dont le coût annuel est estimé à plus d’1 milliard de dollars. “L’État a embauché, en parallèle, 26 000 nouveaux fonctionnaires au cours des trois dernières années”, indique Nassib Ghobril, directeur de la recherche à la Byblos Bank.  Si les finances publiques sont dans le collimateur, les craintes d’une dévaluation monétaire n’ont pas non plus disparu. Pour éviter une éventuelle faillite, l’État devrait “urgemment” réduire ses dépenses et doper ses recettes, assurent les économistes. Le gouvernement a récemment adopté une série de mesures fiscales, dont la hausse de la TVA à 11 %, pour financer la nouvelle grille de salaires. Pour renflouer ses caisses, l’État peut lutter contre l’évasion fiscale, estimée à 4,2 milliards de dollars par an. Mais ces réformes sont à l’épreuve d’une recrudescence de la corruption, que 92 % des Libanais affirmaient en 2016 avoir constatée. Dans son dernier rapport, l’ONG Transparency International a classé le Liban au 143e rang sur 180 pays, selon l’indice de perception de la corruption. (avec AFP)


Miniremaniement gouvernemental en Algérie

Les départs concernent les ministères du Commerce, du Tourisme, de la Jeunesse et des Sports et des Relations avec le Parlement. Certains poids lourds du gouvernement, pourtant donnés partants, restent finalement en poste.

05/04/2018 | ACTUALITÉ

La rumeur qui circulait en Algérie, depuis plusieurs semaines, sur un probable remaniement du gouvernement s’est confirmée mercredi 4 avril après-midi. Mais l’étendue des changements n’est pas aussi vaste qu’attendu. Alors que beaucoup s’attendaient au départ de nombreux ministres, 4 seulement ont dû quitter leur poste. Les départements concernés sont le Commerce, le Tourisme, la Jeunesse et les Sports ainsi que les Relations avec le Parlement. Mohamed Benmeradi a cédé son poste au ministère du Commerce à Saïd Djellab, directeur central en charge des opérations d’import-export. Son limogeage intervient après quelques mois d’exercice seulement. Ce haut fonctionnaire chevronné, qui a été quatre fois ministre depuis 2012, avait été choisi par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, en août 2017 pour intégrer l’équipe gouvernementale mise en place à la suite du limogeage de l’ex-chef de cabinet, Abdelmadjid Tebboune. Réputé comme étant proche d’Ouyahia, il avait eu comme principale mission de gérer le dossier sur la limitation des achats à l’étranger. Pour faire baisser la facture en devises, le gouvernement algérien a élaboré une liste de 185 produits interdits à l’importation. Or l’application des restrictions a très rapidement conduit à une hausse des prix sur le marché local. Des pénuries ont été également enregistrées. Par ailleurs, des producteurs et des industriels ont accusé le ministère du Commerce de distribution opaque de licences pour l’importation d’intrants. Mohamed Benmeradi a appris son limogeage alors qu’il prenait part à l’assemblée générale ordinaire de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci). Faux diplômes De son côté, Mohamed Hattab, qui vient d’être désigné à la tête du ministère de la Jeunesse et des Sports, était encore il y a quelques jours, wali (préfet) de Bejaia, dans le nord-est du pays. Il succède à El Hadi Ould Ali, une ancienne figure de l’opposition berbériste, qui est devenue proche du cercle présidentiel. Selon plusieurs sources, l’éviction d’El Hadi Ould Ali était prévisible, compte tenu de ses relations avec les fédérations sportives et le comité olympique algérien. Les scores assez décevants des équipes algériennes dans les compétions internationales et l’élimination de l’équipe nationale de football du Mondial russe sont les autres raisons invoquées. Une motivation très différente est à l’origine du départ de Tahar Khaoua, ministre en charge des Relations avec le Parlement. Il avait été condamné en décembre dernier par un tribunal algérois, pour détention de faux diplômes universitaires. Une ancienne ministre de la Famille et de la Solidarité nationale est également impliquée dans le scandale. Le passage de Tahar Khaoua dans l’exécutif a été relativement long – trois ans – à l’opposé de son collègue du Tourisme, Hacène Mermouri, qui vient de céder sa place à un autre préfet, Abdelkader Benmessaoud, wali de Tissemsilt, dans le centre de l’Algérie. Peu connu du grand public, Hacène Mermouri a hérité en juillet dernier d’un département très instable ou 4 ministres se sont succédé en deux ans. Le plus médiatisé est Messaoud Benagoune, nommé puis limogé en l’espace de 48 heures en 2017, à cause de ses antécédents judiciaires. Ambitions présidentielles Au lendemain de ce miniremaniement, la presse algérienne se demande pourquoi les responsables de départements en crise n’ont pas été également remplacés. Les plus visés sont les ministres de l’Éducation et de la Santé, qui ont du mal à arrêter les grèves récurrentes dans leurs secteurs respectifs. Certains ont même évoqué le départ du Premier ministre, à la suite d’un désaccord avec la présidence de la République, dans le dossier relatif à la privatisation des entreprises publiques. Ahmed Ouyahia est par ailleurs soupçonné de nourrir des ambitions présidentielles, en perspective du scrutin qui aura lieu l’année prochaine. Mais pour l’heure, il affiche plutôt un profil bas, assurant publiquement qu’il soutiendra la candidature d’Abdelaziz Bouteflika si elle venait à se confirmer. Ahmed Ouyahia fait savoir régulièrement aussi qu’il est au service du chef de l’État et s’attache scrupuleusement à mettre en œuvre ses réformes politiques et économiques. Selon des sources, il aurait néanmoins voulu remanier profondément son équipe en décembre dernier pour des soucis de performance et de cohésion. Mais sa liste de noms n’avait pas été acceptée par la Présidence. Tous les poids lourds du gouvernement conservent aujourd’hui leurs postes. Samia Lokmane-Khelil


Le maréchal Sissi peine à faire redécoller l’économie égyptienne

Le Président égyptien, tout juste réélu, fait face à plusieurs défis. Il doit rétablir la sécurité, mais surtout la croissance. L’Égypte, sous perfusion du Fonds monétaire international, s’est engagée dans des réformes drastiques qui ont appauvri davantage la population.

04/04/2018 | ACTUALITÉ

Le Président égyptien, Abdelfattah al-Sissi, a été réélu dimanche 1er avril, sans surprise. Il a obtenu 97 % des suffrages mais 66 % des électeurs ont voté nul ou se sont abstenus. Considérant que l’élection était jouée d’avance, 59 % des Égyptiens ne se sont pas même rendus aux urnes. L’échec du maréchal al-Sissi à remettre le pays sur les rails depuis son arrivée à la tête de l’État, en 2014, explique également la désaffection des votants. De son côté, l’opposition a qualifié le scrutin de mascarade, qui entérine l’emprise d’un pouvoir autoritaire. En accédant à la Présidence, un an après le coup d’État militaire contre son prédécesseur, Mohamed Morsi, Abdelfattah al-Sissi avait déjà donné le ton, à l’établissement d’un règne sans partage. Sur le plan économique, des mesures d’austérité visant à rompre définitivement avec l’État providence, hérité de l’ère nassérienne, ont également été décidées. Elles ont été élaborées à la demande du Fonds monétaire international (FMI), qui a accordé à l’Égypte, en 2016, un prêt de près de 10 milliards d’euros. En échange de cette aide, le gouvernement s’est engagé à mener des réformes drastiques, comme l’instauration d’une nouvelle taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la libéralisation du taux de change et la diminution des subventions publiques pour certains produits et services, le carburant et l’énergie par exemple. Gel des recrutements et des salaires dans le secteur public Cet hiver, le FMI a débloqué la troisième tranche du prêt, estimant que les autorités égyptiennes avaient progressé dans leurs réformes. Mais les contrecoups de cette avancée sont nombreux. Le niveau de l’inflation, qui a atteint 30 % en 2017, pourrait augmenter davantage dans les prochains mois, surtout que le gouvernement prévoit de lever totalement les subventions sur le carburant. En deux ans, le niveau de vie des Égyptiens a beaucoup baissé. Un quart de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Le gel des recrutements et des salaires dans le secteur public, ainsi que le dégraissage des effectifs des fonctionnaires (des dizaines de milliers d’entre eux ont été mis à la retraite depuis 2016) n’ont fait qu’empirer la situation. Le taux de chômage a atteint 12 % (30 % des jeunes). Pour aider les plus pauvres, l’État entend mettre en place une carte d’approvisionnement. Il compte d’autre part sur la relance du tourisme afin de favoriser l’emploi. Mais à cause des attentats terroristes de ces dernières années, ce secteur tourne encore au ralenti. En 2017, 1,3 milliard d’euros de revenus a par exemple été enregistré, contre 11 milliards en 2010. Pour stimuler les investissements dans le tourisme et d’autres secteurs d’activités, le gouvernement a promulgué, il y a quelques mois, des lois en faveur des entreprises. Il a également décidé d’octroyer des licences industrielles. Ce qui a permis à l’armée de renforcer sa présence économique dans le domaine pharmaceutique notamment. Nouvelle capitale Dans son désir d’encourager davantage les investissements, Abdelfattah al-Sissi a lancé par ailleurs une série de mégaprojets. Le plus important concerne l’aménagement d’une nouvelle capitale “écoresponsable” dans le désert du Sinaï, à 50 km du Caire. Ce projet pharaonique, dont le montant est estimé à 43 milliards d’euros, a été lancé en 2015. Il comporte la construction d’1 million de logements, d’un aéroport international, d’édifices publics et d’un parc d’attraction Disneyland. Deux autres projets portent sur le doublement de la superficie du canal de Suez et la création d’une zone franche adjacente (la onzième dans le pays). Selon Sahar Nasr, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, cette zone pourrait fournir 14 000 opportunités d’emplois et générer des revenus annuels d’environ 1 milliard d’euros. L’Égypte mise par ailleurs sur l’exploitation de nouveaux gisements d’hydrocarbures – un grand champ de gaz a été inauguré en 2015 au large de la Méditerranée – pour passer du statut d’acheteur à celui d’exportateur d’énergie. Actuellement, la facture des importations, toutes catégories confondues, est plutôt salée. Elle constitue, avec les dépenses militaires, le principal fardeau pour les finances publiques. Samia Lokmane-Khelil


Début de consultations en Italie pour former un gouvernement

Les discussions vont commencer mercredi 4 avril à Rome, avec des entretiens entre le président de la République et les présidents deux chambres, avant d’entrer le lendemain dans le vif du sujet, avec l’audition des principaux groupes parlementaires. Les élections du 4 mars n’ont pas permis de dégager une majorité.

03/04/2018 | ACTUALITÉ

Le Président italien, Sergio Mattarella, débute, mercredi 4 avril, ses consultations en vue de la formation d’un gouvernement, dans l’espoir, ténu, de trouver rapidement une solution au rébus politique posé par l’absence de majorité claire au Parlement. Les nouveaux patrons de la politique italienne, Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles, M5S) et Matteo Salvini (extrême droite), revendiquent chacun la victoire aux législatives du 4 mars dernier. Le premier pour avoir fait du M5S, dont il est issu, le premier parti d’Italie avec plus de 32 % des voix et le second pour avoir hissé la Ligue à la première place au sein de la coalition de droite, arrivée en tête il y a un mois avec 37 % des voix. Aucun de ces deux camps n’ayant obtenu la majorité, tous les scénarios sont possibles, à commencer par celui d’un gouvernement rassemblant le M5S et la Ligue. Le rapprochement entre ces deux forces politiques, majoritaires au Parlement, a permis fin mars d’élire les présidents du Sénat et de la Chambre des députés. Mais, ont immédiatement prévenu les chefs de ces deux formations, les tractations en vue de la formation du gouvernement repartent de zéro. Vers un nouveau round de consultations Matteo Salvini a réaffirmé jeudi dernier que son objectif était bien d’aller au gouvernement, avant de partir se reposer sur l’île d’Ischia au large de Naples. “Nous sommes disposés à dialoguer avec tout le monde, mais nous ne serons les subalternes de personne, étant donné que le centre-droit est la coalition la plus votée par les Italiens”, a-t-il toutefois averti sur sa page Facebook. “Le défi le plus important qui nous attend désormais : former un gouvernement respectant la volonté populaire”, a ensuite répliqué Luigi Di Maio, en rappelant que le M5S était devenu le premier parti politique du pays. Les consultations débutent donc mercredi avec des entretiens entre le Président Mattarella et les présidents des deux chambres, et avec son prédécesseur Giorgio Napolitano, avant d’entrer jeudi dans le vif du sujet. Les principaux groupes parlementaires seront alors reçus au Quirinal, le siège de la Présidence italienne à Rome, avec le M5S qui fermera la marche en fin d’après-midi. Sergio Mattarella en tirera les conclusions, en annonçant probablement, selon la plupart des commentateurs italiens, un nouveau round de consultations, faute d’accord à ce stade des discussions entre les forces politiques. (avec AFP)


L’OCDE appelle la Tunisie à s’appuyer sur le secteur privé pour relancer l’activité

Dans un rapport, l’organisation incite Tunis à moins miser sur la dépense publique pour faire face aux conséquences de la crise et à favoriser les investissements privés.

02/04/2018 | ACTUALITÉ

“La forte hausse de l'emploi et des salaires publics a soutenu la consommation privée, mais l'activité économique et les créations d'emplois dans le secteur privé sont restées faibles”. Dans un rapport rendu public jeudi 29 mars, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) met en garde la Tunisie et appelle le pays à des “réformes structurelles”. Après la révolution de 2011, le tourisme, touché par l'insécurité, et le secteur minier, secoué par des conflits sociaux, ont connu d'importants déboires qui ont accentué les difficultés économiques du pays. Si l'investissement public a été largement préservé, “le taux d'investissement a fléchi depuis le début des années 2000 et son niveau est faible”, indique l'OCDE. L’organisation pointe du doigt “des réglementations excessives sur le marché des produits, associées à des procédures administratives complexes qui peuvent générer de la corruption”, “une fiscalité peu prévisible, des difficultés croissantes pour le passage des biens en douane” et “un système financier peu favorable aux jeunes entreprises”. Remplacement des fonctionnaires Ce rapport intervient deux mois après une série de troubles sociaux dans plusieurs villes du pays, alimentés par des hausses d'impôts et de prix, alors que le chômage persiste autour des 15 % en dépit d'une reprise de la croissance. La situation reste tendue notamment dans le bassin minier, zone marginalisée du centre du pays. “Le niveau de vie moyen des Tunisiens a progressé depuis plusieurs décennies tandis que la pauvreté a largement diminué”, a souligné l'OCDE, tout en déplorant que “de larges disparités régionales existent en termes de niveau de vie et d'emploi”. Afin de contenir une dette publique écrasante, l'OCDE appelle à “mieux lutter contre l'évasion et la fraude fiscales”, et à réviser les incitations fiscales, “peu efficaces” pour stimuler l'économie. Plutôt que les subventions de produits de première nécessité qui bénéficient davantage aux plus riches, elle préconise des aides financières aux ménages défavorisés. L'OCDE conseille également à la Tunisie de continuer à ne remplacer qu'une partie des fonctionnaires, et à augmenter l'âge de la retraite et à “remettre les finances publiques sur une trajectoire soutenable”. (avec AFP)


NOMINATIONS

Nathalie Pilhes promue à la tête d’une délégation interministérielle

Jusque-là conseillère spéciale à la délégation interministérielle à la coopération technique internationale, Nathalie Pilhes vient d’être nommée déléguée interministérielle de cette même délégation pour exercer les fonctions de présidente du conseil d'administration de l'Agence française d'expertise technique internationale (Expertise France). Cette administratrice civile hors classe de 56 ans remplace ainsi Jean-Christophe Donnellier, parti en décembre dernier à Londres pour prendre le poste de chef du service économique régional « Royaume-Uni et Irlande » [lire notre article sur le sujet]. Précisons également que Bénédicte Fauvarque-Cosson exerçait jusque-là l’intérim des fonctions de présidente du conseil d’administration d’Expertise France. Pour mémoire, Expertise France est le bras armé du gouvernement en matière d’expertise technique internationale. Créé en 2015, cet établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), placé sous la tutelle des ministères chargés des Affaires étrangères et de l’Economie, réunit et promeut notamment l’expertise internationale et l'assistance technique de l’Hexagone, à l’international. Ancienne collaboratrice de Jean-Pierre Chevènement Ancienne élève de l’ENA (promotion Marc Bloch, 1997), diplômée de l’Université de Cambridge, de l’IEP de Paris et de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), Nathalie Pilhes était conseillère spéciale à la délégation interministérielle à la coopération technique internationale depuis mars 2017. Elle est également, depuis 2016, présidence d’Administration moderne, une association de femmes haut fonctionnaires. La nouvelle déléguée interministérielle débute sa carrière en 1989 en tant que responsable de secteurs au ministère de la Défense, jusqu’en 1995. A sa sortie de la prestigieuse école d’administration, elle prend ensuite successivement les postes d’adjointe, puis de cheffe du bureau du régime économique de la presse et des interventions publiques au sein des services du Premier ministre, de 1997 à 2000. Devenue conseillère technique à cette dernière date, au cabinet de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, elle poursuit ensuite son parcours au sein du même ministère. Cela, d’abord en tant que chargée de mission à la délégation aux affaires internationales, en 2001, puis comme chargée de mission à l’inspection générale de l’administration entre 2003 et 2006, et enfin comme secrétaire générale adjointe du comité interministériel de prévention de la délinquance. Une dernière fonction qu’elle occupe jusqu’en 2008, date à laquelle elle prend le poste de responsable de pôles à la mission interministérielle « Union pour la Méditerranée », avant d’enchaîner avec celui de secrétaire générale, puis d’adjointe, à la délégation interministérielle à la Méditerranée, sur la période 2012-2017. Par ailleurs investie en politique sous les couleurs du MDC (Mouvement des citoyens), puis MRC (Mouvement républicain et citoyen), Nathalie Pilhes a aussi été adjointe au maire du 13ème arrondissement de Paris (Serge Blisko), chargée des droits des femmes, entre 2001 et 2008, et parallèlement porte-parole du MDC, de 2001 à 2002.

17/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Le Comité des JO 2024 recrute sa dircom' chez les macronistes

Changement de structure en vue pour l’actuelle directrice du développement et de la communication du parti présidentiel La République En Marche (LREM), Anne Descamps. Cette dernière devrait en effet, comme l’avait annoncé le JDD, prendre prochainement la direction de la communication du Comité d’organisation des Jeux Olympiques (Cojo), né en janvier dernier pour prendre la suite du Comité de candidature Paris 2024. Pour l’heure néanmoins, la date exacte de sa prise de fonction « n’est pas encore fixée », indique-t-elle à Acteurs publics. Agée de 32 ans, diplômée de l’IEP de Paris et titulaire d’une maîtrise de droit public, la nouvelle dircom’ était à la tête de la direction du développement et de la communication de LREM depuis juin dernier. Elle avait, avant cela, déjà collaboré, en tant que conseillère presse, auprès d’Emmanuel Macron, avant son arrivée à l’Elysée, entre 2014 et 2016, au ministère de l’Économie. La future nouvelle arrivante au sein du Cojo avait en outre, plus tôt dans sa carrière, été conseillère communication de Christian Eckert, en 2014, au secrétariat d’État au Budget, juste après une première expérience professionnelle au sein de Havas Worldwide, entre 2010 et 2014, en tant que consultante senior.

17/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Désignation du secrétaire général de la conférence des ambassadeurs de 2018

Le nom du nouveau secrétaire général de la conférence des ambassadeurs de 2018, succédant à Philippe Autié, qui officiait l’année dernière, est désormais connu. Il s’agit du ministre plénipotentiaire de 2ème classe Olivier Chambard, conseiller financier pour l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique australe et l'océan Indien de la direction générale du Trésor depuis 2015. Rappelons que durant une semaine à la fin du mois d’août, la conférence des ambassadeurs réunit, tous les ans depuis 1993, tous les chefs de missions diplomatiques français. Elle « offre l’occasion aux plus hautes autorités de l’État et au Ministre des Affaires étrangères de donner leurs orientations pour le travail des représentants de la France à l’étranger et auprès des organisations internationales pour l’année à venir », indique le quai d’Orsay sur son site internet. Olivier Chambard, 55 ans, est licencié d’histoire et diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) (hindi). Il a démarré sa carrière à la sous-direction d'Asie méridionale à la direction d'Asie et d'Océanie du ministère des Affaires étrangères, de 1989 à 1993. Premier secrétaire à l'ambassade de France à Londres (1993/1997), puis deuxième conseiller à l'ambassade de France à Jakarta (1997/2000), en Indonésie, il est devenu sous-directeur d'Asie méridionale à la direction d'Asie et d'Océanie du ministère des Affaires étrangères de 2000 à 2003. Olivier Chambard était ensuite retourné au Royaume-Uni, cette fois comme premier conseiller, conseiller de coopération et d'action culturelle, directeur de l'Institut français à Londres, de 2003 à 2006. À cette date, il avait rejoint l'Association internationale des maires francophones (AIMF), en tant que secrétaire permanent, avant de retourner, en 2009, au ministère des Affaires étrangères comme adjoint au directeur d'Afrique et de l'océan Indien. De 2012 à 2015, le diplomate a de nouveau rejoint la capitale britannique, comme consul général de France.

16/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Ambassadeur aux îles Fidji depuis septembre dernier [lire notre article sur le sujet], Sujiro Seam, conseiller des affaires étrangères hors classe, est nommé, en outre, ambassadeur de la République française auprès de la république de Nauru, en résidence à Suva, en remplacement de Michel Djokovic – Nommé pour sa part en octobre dernier ambassadeur des Philippines [lire notre article sur le sujet], Nicolas Galey, ministre plénipotentiaire de 2e classe, vient parallèlement d’être nommé ambassadeur de la République française auprès de la république des Palaos, en résidence à Manille, en remplacement de Thierry Mathou –  Suite à la démission surprise d’Emmanuel Giannesini en février dernier [lire notre article sur le sujet], Marie Message, directrice générale déléguée du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), est chargée d’exercer par intérim les fonctions de présidente de l’établissement public.

11/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Un nouvel ambassadeur nommé en Uruguay

En remplacement de Philippe Bastelica, qui occupait la fonction depuis 2016, un nouvel ambassadeur de France en Uruguay a été nommé. Il s’agit d’Hugues Moret, ambassadeur et conseiller auprès de la présidente de la Fondation Anna Lindh (l’ancienne ministre Élisabeth Guigou) depuis 2015. Pour rappel, la fondation Anna Lindh est une institution intergouvernementale visant notamment à améliorer “le respect mutuel entre les cultures” et à soutenir la société civile à travers la Méditerranée. Cofinancée par 42 pays de l’Union pour la Méditerranée et de la Commission européenne, elle est basée à Alexandrie, en Égypte. Titulaire d’une licence d’anglais et d’une maîtrise d’histoire, Hugues Moret, un conseiller des affaires étrangères hors classe de 56 ans, a notamment été ambassadeur à Monaco de 2011 à 2014 et secrétaire général de la Conférence des ambassadeurs au ministère des Affaires étrangères en 2015. Il a par ailleurs officié à plusieurs reprises en cabinets ministériels, à savoir : en tant que directeur et directeur adjoint de cabinet entre 2008 et 2009, respectivement pour Rama Yade au secrétariat d’État chargé des Affaires étrangères et des Droits de l’Homme et pour Bernard Kouchner au ministère des Affaires étrangères ; et comme directeur adjoint de cabinet auprès de Roselyne Bachelot au ministère de la Santé et des Sports, sur la période 2009-2010, parallèlement à des fonctions de directeur de cabinet, à nouveau pour Rama Yade, lorsqu’elle était secrétaire d’État chargée des Sports. Plus tôt dans sa carrière, Hugues Moret a aussi été, et entre autres, conseiller technique (porte-parole adjoint) à la présidence de la République entre 2006 et 2007 et délégué dans les fonctions de sous-directeur de la presse à la direction de la communication et de l’information du ministère des Affaires étrangères pendant près d’un an, jusqu’en 2008.

09/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Une nouvelle mission pour le diplomate Jean-Christophe Menet

Jean-Christophe Menet, jusqu’à récemment directeur de cabinet au secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée, a été nommé chargé de mission sur les consultations citoyennes pour l’Europe et placé auprès d’Arnaud Magnier, depuis peu secrétaire général pour les consultations citoyennes [lire notre article sur le sujet]. Il s’agit d’une création de poste.  Le 17 avril prochain, sera lancée la première consultation du genre à laquelle le président de la République, Emmanuel Macron, devrait prendre part à Strasbourg. Menées dans 26 États membres, ces consultations ont pour objectif de recueillir les propositions des citoyens européens sur une refondation de l’Union européenne. Jean-Christophe Menet sera, dans ce contexte, chargé de coordonner le pôle “Labellisation des projets de consultations”. Les organisateurs de consultations s’engagent en effet à adopter “une démarche transparente et pluraliste et à établir un compte rendu public des débats en échange de quoi ils s’inscrivent dans la démarche des consultations citoyennes”, indique sur le site du ministère des Affaires étrangères Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes. Diplômé de Sciences Po Paris, Jean-Christophe Menet est aussi énarque (promotion Marc Bloch, 1997). Âgé de 47 ans, il a notamment été, en 1998 et pour un an, consultant politique auprès de la force de stabilisation de l’Otan en Bosnie-Herzégovine, chargée de faire appliquer les accords de Dayton de 1995 marquant la fin de la guerre dans la région. Chargé de mission au secrétariat général de Reporters sans frontières de 2000 à 2002, Jean-Christophe Menet rejoint ensuite, à partir de 2003, le ministère des Affaires étrangères comme rédacteur à la sous-direction des relations extérieures de la Communauté (direction de la coopération européenne). De 2005 à 2007, Jean-Christophe Menet conseille Philippe Douste-Blazy, alors ministre des Affaires étrangères, avant d’être détaché, pour quelques mois, en qualité de conseiller des affaires étrangères auprès de la présidence du conseil de l’Union européenne à Lisbonne. Après avoir été à la tête du pôle “Diplomatie” au sein de l’organisation intergouvernementale Union pour la Méditerranée (2008), il retourne au Quai d’Orsay, comme chargé de mission pour le semestre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, auprès du directeur de la coopération européenne (2008-2009). À partir de 2009, Jean-Christophe Menet rejoint à nouveau l’Union pour la Méditerranée et y prend un poste d’adjoint de l’ambassadeur, avant d’y être nommé directeur de cabinet au secrétariat général de l’organisation, de 2012 à 2017, à Barcelone.

09/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Hervé Ladsous rejoint une organisation internationale

Ancien ambassadeur de France et ex-directeur de cabinet d’Alain Juppé, Hervé Ladsous devrait rejoindre, selon une information du quotidien Le Monde, l’Organisation internationale de la francophonie. Devenant conseiller spécial de la secrétaire générale de l’institution, Michaëlle Jean, il remplacerait ainsi, en mai prochain, le diplomate canadien Jacques Bilodeau. Diplômé de l’École nationale des langues orientales vivantes (Inalco), Hervé Ladsous, 68 ans, a été, de 2011 à 2017, le secrétaire général adjoint de l’Organisation des nations unies (ONU) à New York, chargé du département des opérations de maintien de la paix. Il a également été ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne, en Autriche, de 1997 à 2001. Ambassadeur de France en Indonésie et au Timor-Est entre 2001 et 2003, le diplomate a notamment été chef de service (2003-2004) et directeur d’Asie et d’Océanie (2005-2006) au ministère des Affaires étrangères, avant de rejoindre la Chine comme ambassadeur de France (2006-2010). À partir de 2010 et pour un an, Hervé Ladsous a aussi dirigé le cabinet de Michèle Alliot-Marie, puis d’Alain Juppé, alors, successivement, ministres des Affaires étrangères.

05/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Un député alsacien missionné sur la coopération franco-allemande

Menée auprès de Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes, une mission temporaire ayant pour objet l’approfondissement de la coopération transfrontalière franco-allemande a été confiée au député MoDem du Bas-Rhin Sylvain Waserman. Le 22 janvier dernier, à l’occasion des 55 ans du traité de l’Élysée, une résolution commune avait été votée par le Bundestag allemand et l’Assemblée nationale française en vue de réviser le traité de 1963. Dans cette perspective, le député Waserman a pour mission de réfléchir “à la façon dont la rénovation du traité de l’Élysée permettrait de contribuer à développer davantage la coopération transfrontalière franco-allemande”, indique un proche collaborateur. Le 7 mai prochain, un rapport devrait être rendu, portant “sur les aspects institutionnels, administratifs, économiques et sociaux de la coopération transfrontalière franco-allemande mais aussi sur les moyens que doit se donner l’action publique pour faciliter celle-ci”, ajoute-t-il. Âgé de 50 ans, le député alsacien, élu en 2017, était, de 2009 jusqu’à l’année dernière, directeur général du groupe Gaz de Strasbourg (GDS), société d’économie mixte d’énergie. Diplômé de l’Institut national des télécommunications de l’université Paris-VI et de l’Institut d’administration des entreprises, cet énarque (promotion Aristide Briand, 2008) a été le maire (DVD) de Quatzenheim, dans le Bas-Rhin, de 2008 jusqu’à juillet dernier. Depuis 2015, Sylvain Waserman est également conseiller régional (MoDem) d’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, région devenue le Grand Est, et a présidé, de 2016 à 2017, la commission du développement économique du conseil régional. Président du groupe d’amitié parlementaire France-Autriche depuis septembre dernier, il est vice-président de l’Assemblée nationale depuis 2017 et copréside depuis février le groupe d’études parlementaire “Pratiques innovantes pour l’emploi”.  

05/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Le directeur général de l’AFP va rejoindre Paris 2024

La carrière du directeur général de l’Agence France-Presse (AFP), Fabrice Lacroix, est en passe de prendre un nouveau tournant. Cet administrateur civil hors classe de 45 ans va en effet rejoindre le Comité d’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 (Cojo), en tant que directeur administratif et financier. Une nomination qui s’inscrit dans le cadre de plusieurs autres intervenues, ou devant intervenir, au cours du printemps 2018, au sein de la toute jeune structure. Rappelons en effet que le Cojo, chargé de gérer l’organisation, le financement et le déroulement des J.O. de 2024, a succédé, en janvier dernier, au Comité de candidature Paris 2024. Diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris et de l’IEP de Paris, Fabrice Lacroix est également un ancien élève de l’ENA (promotion René Cassin, 2003). Directeur général de l’AFP depuis 2016, il avait, avant cela, occupé à partir de 2012 les fonctions de directeur général adjoint, puis de directeur général délégué au sein du groupe France Télévisions, et avait été directeur financier de Radio France entre 2007 et 2009. Plus tôt dans sa carrière, Fabrice Lacroix a en outre, et entre autres, officié en administration centrale, à Bercy, en tant qu’adjoint au chef du bureau “Aéronautique civile, budget de la mer, météo”, à la direction du budget.

03/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Un ancien de la DGPN part à l’Unesco

Jusqu’à récemment conseiller juridique au cabinet du directeur général de la police nationale – Éric Morvan –, l’administrateur civil Flavio Bonetti a rejoint l’ancienne ministre de la Culture de François Hollande Audrey Azoulay. Cette dernière, fraîchement élue directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) [lire notre article sur le sujet], vient en effet de le nommer en tant que chef de son cabinet. Âgé de 33 ans et passé sur les bancs de l’ENA (promotion Jean Zay, 2013), le nouveau chef de cabinet a aussi étudié à l’IEP de Paris, et à l’École normale supérieure de Lyon. Il débute sa carrière au ministère de l’Intérieur en tant qu’adjoint du chef du bureau des élections et des études politiques, à la direction de la modernisation et de l’administration territoriale, entre 2014 et 2016. Flavio Bonetti enchaîne ensuite avec un poste de directeur de cabinet du préfet de la région Centre-Val de Loire de l’époque, à savoir Nacer Meddah, jusqu’en juin dernier, date à laquelle il rejoint la direction générale de la police nationale (DGPN).

28/03/2018 | NOMINATION FRANCE

L’Élysée recrute un conseiller pour les droits de l’Homme, la société civile et le climat

Après le départ, le 5 février, de Soria Blatmann, conseillère technique “droits humains, francophonie, rayonnement culturel, société civile”, le chef de l’État, Emmanuel Macron, a recruté un nouveau conseiller : le diplomate Jean-Marc Berthon. Il a un titre différent et plus large : conseiller pour les politiques de développement, le climat, la francophonie, les droits de l’Homme et la société civile, à la présidence de la République. Soria Blatmann, épouse du tout nouveau Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, avait quitté l’Élysée pour rejoindre le cabinet d’Audrey Azoulay à l’Unesco. Jean-Marc Berthon, 51 ans, ancien élève de Sciences Po Paris, également formé à l’École des hautes études en sciences sociales, était, depuis 2014, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France au Maroc et directeur général de l’Institut français à Rabat. Au cours de sa carrière, il a conseillé Bernard Kouchner au Quai d’Orsay sur la diplomatie culturelle et scientifique, l’audiovisuel extérieur et l’enseignement français à l’étranger en 2009 et 2010. Il a ensuite officié comme sous-directeur de la diversité linguistique et du français à la direction de la coopération culturelle et du français au ministère des Affaires étrangères entre 2011 et 2013. Auparavant, Jean-Marc Berthon a débuté dans l’enseignement, en 1990. Attaché de coopération à l’ambassade de France à Zagreb, en Croatie, en 1996, il est ensuite chargé de mission au service de la stratégie, des moyens et de l’évaluation de la direction générale de la coopération internationale et du développement, au ministère des Affaires étrangères (2000-2004), avant d’officier comme chargé de mission auprès du directeur général de la coopération internationale et du développement (2004-2006).

23/03/2018 | NOMINATION FRANCE

Un directeur des relations internationales nommé à la Cour des comptes

Remplaçant Dominique Pannier, un nouveau directeur des relations internationales, de l’audit externe et de la francophonie a été nommé à la Cour des comptes, en la personne de Rémi Frentz. Ce dernier était jusque-là directeur de projet chez L’Air liquide, un groupe français spécialisé dans les gaz industriels. Cet ingénieur civil des Ponts et Chaussées de 58 ans, diplômé de l’IEP de Paris, devient auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA, en 1987 (promotion Fernand Braudel). Conseiller juridique et financier à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) en 1988, il est ensuite détaché en qualité de deuxième conseiller au Caire, en Égypte, à partir de 1991. Devenu rapporteur adjoint auprès du Conseil constitutionnel en 1994, Rémi Frentz est ensuite détaché, deux ans plus tard, en qualité de chef de la mission “Administrations régaliennes, économiques et financières” au Commissariat à la réforme de l’État (l’un des ancêtres du SGMAP, récemment divisé en deux directions [lire notre article sur le sujet]), avant d’être délégué, en 1999, dans les fonctions d’avocat général, puis de premier avocat général à la Cour des comptes, jusqu’en 2009. À cette date, il prend la direction générale de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) et réintègre dans la foulée, en 2013, la Cour des comptes. Entré au sein du groupe Air liquide en 2014, en tant que directeur général pour les activités en Afrique du Nord, Rémi Frentz avait été nommé directeur de projets en 2017.

19/03/2018 | NOMINATION FRANCE

Carole Puig-Chevrier prend un premier poste de sous-directrice

Jusque-là chargée de mission auprès du secrétaire général du ministère de l’Intérieur, l’administratrice civile Carole Puig-Chevrier vient d’être nommée sous-directrice de la lutte contre l’immigration irrégulière à la direction de l’immigration relevant de la direction générale des étrangers en France, à l’administration centrale du ministère de l’Intérieur. En poste à compter du 12 mars, elle remplace ainsi Frédéric Joram, devenu pour sa part, en février dernier, secrétaire général de la préfecture de La Réunion [lire notre article sur le sujet]. Rappelons que cette sous-direction participe notamment, en lien avec la direction centrale de la police aux frontières et les préfectures, à la conception, au pilotage, ainsi qu’à la mise en œuvre de la politique de maîtrise des flux migratoires du gouvernement. Elle élabore également, et entre autres, les textes relatifs aux contrôles des frontières, ainsi que ceux liés à la lutte contre l’immigration irrégulière, à la fraude à l’identité ou au travail illégal intéressant les ressortissants étrangers, et pilote en outre leur application sur le plan national. Ancienne élève de l’ENA (promotion Willy Brandt, 2009) et diplômée de l’IEP de Paris, la nouvelle sous-directrice a notamment été secrétaire générale de la préfecture d’Eure-et-Loir de 2015 à août dernier. Carole Puig-Chevrier a en outre, avant cela, été rapporteure à la Cour des comptes, de 2012 à 2015, et cheffe du bureau des concours financiers de l’État, à la direction générale des collectivités locales du ministère de l’Intérieur, entre 2009 et 2012.

12/03/2018 | NOMINATION FRANCE

Un nouveau chef du département du contrôle budgétaire au Quai d’Orsay

En remplacement de Patrick Vincent, à ce poste depuis 2011, le fraîchement nommé contrôleur général économique et financier de première classe (Cgefi) en décembre dernier [lire notre article sur le sujet], à savoir Jean-Denis Forget, vient d’être désigné chef du département du contrôle budgétaire du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Jean-Denis Forget, 62 ans, était avant cela directeur adjoint, sous-directeur des ressources humaines et de la gestion à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de 2011 à décembre dernier. Diplômé de l’IEP d’Aix-en-Provence, cet ancien élève de l’ENA (promotion Michel de Montaigne) a été, à sa sortie, en 1988, adjoint au chef du bureau à la direction de la comptabilité publique à Bercy, avant de devenir chargé du bureau de l’administration des inspecteurs du Trésor “hors métropole”, de la formation professionnelle et des pensions dans la même direction, en 1992, ce pendant un an. Mis à disposition du ministère de l’Équipement, du Logement, des Transports et du Tourisme, Jean-Denis Forget devient ensuite chef du bureau “Économie du transport routier” à la direction des transports terrestres, pendant deux ans, et rejoint ensuite la DGCCRF à Bercy, où il accomplit le reste de sa carrière. Il est ainsi adjoint au chef du bureau “Transports et communications” de la DGCCRF en 1995, puis chef du bureau du budget, puis du bureau “Loyauté” jusqu’en 2003. Jean-Denis Forget est ensuite nommé sous-directeur de la gestion des moyens à cette même direction (2003-2006), avant de devenir sous-directeur des ressources humaines et de la gestion à cette direction générale de Bercy. En 2011, le sous-directeur est aussi promu directeur adjoint de la DGCCRF.  

08/03/2018 | NOMINATION FRANCE

Un rapporteur d’application nommé pour le projet de loi immigration

Ce mercredi 7 mars 2018, la commission des Lois a désigné un député de l’opposition pour devenir rapporteur d’application sur le projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif.  Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, travaillera donc aux côtés de la rapporteure LREM Élise Fajgeles [Lire notre article sur le sujet]. Le texte, controversé, vise à « renforcer la protection des personnes en état de vulnérabilité », « faire converger nos procédures avec le droit et les pratiques européennes » et à « adapter notre droit aux réalités opérationnelles ». Concrètement, il prévoit notamment de doubler la durée de rétention des étrangers en attente d’expulsion, de 45 à 90 jours. En revanche, seront raccourcis la durée moyenne d’instruction de la demande d’asile, passant de 14 à 6 mois, ainsi que le délai maximum pour demander l’asile à compter de l’entrée sur le territoire, de 120 à 90 jours. La carte de séjour des réfugiés politiques sera elle valable quatre ans au lieu d’un actuellement. Dans le cadre du rapprochement familial, les mineurs isolés pourront faire venir leurs frères et sœurs en plus de leurs parents. Guillaume Larrivé, 41 ans, est député LR de l’Yonne depuis 2012, conseiller municipal d’Auxerre depuis 2008 et porte-parole des Républicains depuis 2016. Diplômé de l’IEP de Paris, de l’Essec et passé par les bancs de l’ENA (promotion "Copernic", 2002), il entre à sa sortie au Conseil d’État. À partir de 2006, il se met en disponibilité pour devenir conseiller juridique au cabinet de Nicolas Sarkozy puis de François Baroin, alors ministres de l’Intérieur. Il devient ensuite directeur adjoint du cabinet de Brice Hortefeux, lorsque celui-ci est ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire en 2007 puis ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville en 2009. En 2016, il est le coordonnateur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle.

07/03/2018 | NOMINATION FRANCE