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Kouchner annonce une réforme de la politique culturelle extérieure de la France

Kouchner annonce une réforme de la politique culturelle extérieure de la France

Jeudi 2 juillet 2009 à 22h21
© AFP
Bernard Kouchner et Frédéric Mitterrand, le 30 juin 2009 à l'Assemblée Nationale
© AFP/Archives Pierre Verdy
DAKAR (AFP) - Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a annoncé jeudi à Dakar une réforme de la politique culturelle extérieure de la France, avec notamment la "mise en commun des moyens" dans un établissement qui s'appellerait "l'Institut français".

"Au coeur de cette réforme, il y a la mise en commun de nos moyens dans un établissement qui s'appellerait +l'Institut français+", a-t-il déclaré à l'occasion d'une visite au Sénégal marquant le 50e anniversaire de l'Institut culturel français de Dakar, le premier créé en Afrique.

"Ce nouvel établissement verra ainsi ses domaines de compétence élargis à l'ensemble des champs de la coopération, notamment aux domaines scientifique, technique, universitaire ou de la coopération décentralisée", a-t-il ajouté.

"Je ne laisserai pas les conservatismes triompher. Il n'est pas question de céder au conservatisme, à la frilosité", a-t-il insisté, au cours d'une rencontre avec des responsables culturels français et sénégalais.

Le ministre s'est félicité d'avoir obtenu quelque "40 millions d'euros supplémentaires pour la période 2009-10" pour mener à bien cette ambitieuse réforme.

Il a mis l'accent sur "deux directions" : "la promotion d'outils numériques, des nouvelles technologies" mais aussi "le personnel du réseau". Concernant le personnel, il a déclaré : "il faut s'adapter, travailler différemment", mettant en avant une nécessaire "meilleure gestion des effectifs".

"Je ne dis pas qu'il faut supprimer des emplois", a-t-il tenu à rassurer. Mais "les lendemains vont être plus difficiles" et il y a un "effort" à faire "en matière de formation".

La nouvelle structure mise en place sera "un partenariat entre le ministère de la Culture et le ministère des Affaires étrangères. Nous allons faire cela ensemble", a-t-il poursuivi, tout en admettant que "cela ne va pas être facile".

Le ministre a également évoqué un "partenariat avec des entreprises, des ONG et des établissements publics" et une collaboration étroite avec le réseau des Alliances françaises, dont il a vanté l'"autonomie, l'inventivité et la souplesse".

Concernant cette vaste réforme, "je prendrai les décisions dans les prochaines semaines", a-t-il annoncé.

"Nous avons la volonté de répondre beaucoup plus à la diversité des demandes avec cette nécessité (...) d'une offre solide, argumentée, diversifiée et ... financée car sinon nous n'aurons pas de possibilités", a-t-il précisé pendant une conférence de presse.

"Cet institut français (de Dakar), c'est quelque chose où doivent se retrouver les Sénégalais, les Sénégalais, pas la France au Sénégal, les Sénégalais avec la France s'ils le souhaitent. C'est cela tout le changement", a-t-il précisé.

Pour le personnel des instituts, "il n'y aura pas de changement marquant sauf que on ne peut pas ignorer dans les centres culturels la crise générale. Moi, je suis chargé de réduire les renouvellements, mais sans aucun licenciement".

"Pas de suppression de poste, pas de brutalité", a-t-il assuré. "Il faut qu'on s'adapte", a-t-il néanmoins martelé.