Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, accompagné de François Riahi, conseiller technique au cabinet du Président en charge de la réforme de l'État, a reçu les membres du Club des acteurs le 18 septembre à l’Élysée. Il est revenu sur la réforme de la haute fonction publique et le suivi des chantiers de modernisation de l'État.
"Il se passe peu de petit-déjeuner sans que le Président nous rappellent qu'il faut continuer les réformes, voire en accélérer le rythme". L'emploi du temps de Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, est bien rempli et ses journées débutent tôt. Déjà pris à l'heure du petit-déjeuner, c'est donc en milieu d'après midi que l'ancien préfet, accompagné du conseiller François Riahi, a convié les membres du Club à l'Élysée.
Réforme de l'État, gestion publique, relations avec les collectivités locales… Le collaborateur du chef de l'État a abordé tous ces sujets librement, attentif aux remarques des uns et des autres.
Lui a commencé à s'occuper de réforme des administrations dès 1977, comme directeur adjoint puis directeur des stages de l'Ena. Il en a conservé un intérêt particulier pour la formation des hauts fonctionnaires. "L'État doit se doter de viviers de hauts potentiels", note-t-il avant d'appeler à la fin des "promotions-sanctions". Le directeur de cabinet considère également l'amélioration du dialogue social au sein des ministères comme une priorité. A ses yeux, les règles et le fonctionnement des instances paritaires doivent être assouplis pour favoriser un réel dialogue.

S'agissant de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), Christian Frémont se félicite d'une démarche ayant abouti à un programme de réformes précis. "C'est la première fois que la feuille de route est aussi claire", assure-t-il en rappelant que la réforme de l'État ne date pas d'hier. Le premier à invoquer l'urgence du chantier ne fut autre qu'Adolphe Thiers, chef du gouvernement en… 1871.
L'ambition du directeur de cabinet est d'assurer le suivi des réformes lancées par la RGPP. Quitte à supporter un coût supplémentaire dans un premier temps et à sanctionner les administrations rechignant à la tâche. "La RGPP ne servirait à rien sans évaluation", a-t-il confié avant de citer la communication au Conseil des ministres de la veille. Le gouvernement devrait publier à la fin du mois un rapport sur la mise en œuvre des décisions de la RGPP. L'occasion de détailler l'avancement des 337 réformes engagées et d'en mesurer l'impact via des indicateurs.
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