Dominique Lamiot, secrétaire général de Bercy, recevait le 13 octobre, les membres du Club des acteurs de la modernisation de l’État. Une occasion de comprendre les préoccupations et la méthode de ce haut fonctionnaire au cœur des restructurations des ministères de l’Économie et du Budget, et en première ligne sur plusieurs chantiers interministériels.
C’est au septième étage du bâtiment Colbert du ministère que Dominique Lamiot, secrétaire général de Bercy, a donné rendez-vous aux membres du Club le 13 octobre. Un petit-déjeuner au restaurant “Le Cercle”, lieu traditionnel d’accueil des invités des hauts fonctionnaires des ministères de l’Économie et du Budget. L’hôte du Club est un fin connaisseur des deux ministères où il a fait toute sa carrière. Après avoir débuté à la direction de la Prévision en 1987, il a passé plusieurs années à la direction du Trésor jusqu’en 1998, avant de gravir les marches de la direction de la comptabilité publique, dont il prend la tête de 2005 à 2008.

Les membres du Club, réunis au Cercle, à Bercy.
Devenu secrétaire général, il occupe aujourd’hui une place stratégique dans la réforme interne des ministères, ainsi que dans le pilotage des chantiers interministériels issus de la Révision générale des politiques publiques. Parmi ces derniers, il cite la création du service des achats de l’État, la mise en place du système d’information financière Chorus ou encore l’installation de l’Opérateur national de paie. Non sans rappeler les économies d’échelle attendues de chacune de ces mutualisations. Au niveau territorial, le rapprochement des services déconcentrés des ministères le mobilise aussi largement.Marier des cultures très différentes au sein de nouvelles directions régionales exige du doigté.

De gauche à droite : Bernard Le Masson, directeur de l’activité service public d’Accenture France Benelux, Frank Jaubert, directeur service public de Teleperformance France, et Isabelle Schenkel- Rouland, directrice grands comptes de Logica.
Mais, à en croire le haut fonctionnaire, les réformes en cours ne sont pas de nature à effrayer Bercy. Les ministères de l’Économie et du Budget ont connu de multiples restructurations depuis dix ans. Des réformes orientées selon deux axes : la qualité de service et la performance. Les deux objectifs ont été conçus de manière suffisamment large pour s’adapter à la diversité des métiers des directions. “Il est crucial de mobiliser toutes les directions autour de ces mots d’ordre, a relaté en substance Dominique Lamiot, et de bien faire comprendre aux agents que la réforme est permanente, que l’administration se doit d’être toujours en mouvement.” Pour autant, l’impact des prochaines vagues de la RGPP sera relativement limité à Bercy. Il faut dire que le nombre de directions générales a été considérablement resserré au cours de la décennie.
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