Gérard Larcher, alors sénateur-maire de Rambouillet, ancien ministre et ancien président de la Fédération hospitalière de France, recevait au Sénat le Club des acteurs de la Modernisation de l'État. Extraits d'un débat libre autour du rapport de la commission sur les missions de l'hôpital qu'il préside.
Après le plan Hôpital 2007, l'hôpital a-t-il vraiment besoin d'une nouvelle réforme ? "Oui, répond Gérard Larcher, pour ne pas courir avec des semelles de plomb quand le privé se balade avec des chaussures d'athlète". Du côté du privé, le capitalisme médical s'est beaucoup développé, cela change tout en matière de management. Résultat : alors que l'hôpital public accumule les déficits, la Générale de santé fait des bénéfices confortables. Pour sauver l'hôpital public, il faut rationaliser, mutualiser et surtout le doter d'un vrai "patron".
Par ailleurs, il faut imposer aux cliniques des missions de service public en matière d'urgence, de permanence de sois et de formations des internes. Sur la base d'une communauté hospitalière territoriale, il nous faut aussi relever deux défis majeurs : celui de la formation et celui des systèmes d'information. Nous sous-investissons dans la formation médicale continue, dans un domaine où les connaissances sont obsolètes tous les cinq ans en moyenne !
"Du côté des systèmes d'information, il faut une impulsion nationale forte et arrêter de saupoudrer, de bricoler. Quand on voit que certains hôpitaux se comportent en éditeurs de système d'information, on croit rêver ; cela me rappelle le temps où mon père chirurgien, officiait dans un hôpital qui produisait ses propres légumes", rappelle Gérard Larcher. Le temps de l'hôpital qui s'occupe de tout est révolu. Il y a presque autant de SI que d'acteurs de santé ! Il faut mettre le paquet pour sortir de cette situation.

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