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UEB C@mpus : lancement du campus numérique de Bretagne

La Bretagne se dote du premier campus connecté multi-site en Europe, inauguré le 30 septembre en simultané dans 5 villes : Brest, Lannion, Lorient, Rennes et Saint-Brieuc. Objectif : inventer une nouv...

30/09/2014 | EXPERTISE

La Bretagne se dote du premier campus connecté multi-site en Europe, inauguré le 30 septembre en simultané dans 5 villes : Brest, Lannion, Lorient, Rennes et Saint-Brieuc. Objectif : inventer une nouvelle façon d'étudier, d'enseigner et de pratiquer la recherche pour relever le défi de l'économie de la connaissance. « Emu », Pascal Olivard, le président de l’Université Européenne de Bretagne y voyait un « grand jour pour l’ensemble de la population bretonne ». En effet, face à la mondialisation de l'enseignement supérieur, l’UEB C@mpus constitue « un élément majeur de promotion de la Bretagne à l’échelle mondiale ». C’est aussi l’opportunité d'expérimenter de nouvelles modalités d'enseignement et d'apprentissage, en faisant appel aux technologies numériques pour relier 28 établissements et faciliter leur coopération dans les domaines de la gouvernance, de la formation et de la recherche. Un campus numérique unique en Europe A l'image des universités américaines de Georgetown ou de la Drake University, l'UEB propose une infrastructure de communication collaborative comprenant divers équipements : espaces de travail collaboratif, salles de séminaires, télé-enseignements, télé-amphithéâtres, etc. Autant d'éléments qui viennent enrichir l'offre de formation et qui bénéficient aux étudiants, aux enseignants et aux personnels de l’UEB, invités à multiplier les projets collaboratifs, à aller plus vite dans la conduite de ces projets, tout en disposant d'une qualité optimale dans les échanges. Dans une économie de la connaissance globalisée, le rapprochement numérique de tous les sites dispersés sur le vaste territoire breton suppose de maîtriser les nouvelles technologies, pour les mettre au service de la formation. Il s’agit également de soutenir la recherche en mettant à disposition des outils efficaces, tout en développant les relations entre les différentes structures dans une perspective de développement durable. Démonstrations, télé-table ronde multi-site et poses de premières pierres Cette connexion entre les différents sites a été mise en scène dès l'inauguration avec la tenue d'une télé-table ronde entre Brest, Lannion, Lorient, Rennes et Saint-Brieuc. Un moment d'échanges entre les 5 sites du projet qui a permis de présenter concrètement la démarche et les bénéfices du campus connecté multi-site à l’aide de démonstrations : recrutement et encadrement de thèse à distance, recherche collaborative, plateformes de formation… Les nombreux acteurs publics et privés associés dans le projet étaient réunis sur les sites de Brest et de Rennes pour assister à la pose des premières pierres des nouveaux bâtiments (photo). Un programme immobilier de nouvelles constructions qui aura aussi servi de support à la stratégie numérique imaginée pour ce projet multi-partenarial, porté et déployé par la Région Bretagne et le groupement "Breizh Connect", qui réunit la Caisse des Dépôts et la Caisse d’Epargne, Eiffage et Orange. Issu d'un partenariat original, notamment sur le volet numérique, UEB C@mpus se positionne comme un projet aux avantages économiques, écologiques et pédagogiques considérables. Pour Muriel Charbonnier, directrice secteur public d'Orange Business Services : "Ce partenariat ne repose pas seulement sur la mise à disposition d'outils numériques. Conçu pour évoluer en fonction des pratiques et des usages futurs, il répond à une vision d'avenir et permettra à l'UEB de rayonner". C'est déjà le cas, puisque des contacts ont été pris, notamment au Canada et au Liban. En chiffres : - 28 établissements connectés - 76.000 étudiants connectés - 126 laboratoires connectés - 54 salles et amphithéâtres interconnectés - 7 salles de téléprésence immersive - 3.000 heures d'enseignement en ligne - 900 km de fibre optique à très haut débit Pour en savoir plus : http://numerique.ueb.eu Voir ou revoir l'émission d'Acteurs publics TV "UEB C@mpus : les universités connectées"


Analytique et fraude

La Caisse nationale des allocations familiales s’est dotée d’un outil analytique pour optimiser ses contrôles. Résultat : une meilleure détection des fraudes et une efficacité accrue. Entretien avec D...

25/09/2014 | EXPERTISE

La Caisse nationale des allocations familiales s’est dotée d’un outil analytique pour optimiser ses contrôles. Résultat : une meilleure détection des fraudes et une efficacité accrue. Entretien avec Daniel Buchet, directeur « contrôle et lutte contre la fraude » de la Cnaf. A. P. : Comment et à combien évaluez-vous la fraude annuelle à la Cnaf ? Daniel Buchet : Dans un contexte de tension sur les déficits, la question de la fraude sociale est mise en avant dans le débat public. Dès 2009, nous avons eu recours à une méthode statistique pour estimer le montant de la fraude aux allocations familiales. Nous avons ainsi contrôlé de façon exhaustive un échantillon aléatoire de 10 500 allocataires, soit 1/1000e de notre base. En extrapolant ces résultats, nous avons pu évaluer la fraude à 700 millions d’euros par an ­– environ 1 % du total des allocations versées. A. P. : Quels ont été les résultats de l’usage de l’analytique sur les résultats des contrôles ? Daniel Buchet : Les données de l’échantillon contrôlé ont été utilisées pour modéliser, avec les outils analytiques de SAS, les risques de fraude. L’objectif était d’appliquer à chaque dossier un score significatif de niveau de risque pour mieux cibler les contrôles adéquats. Le modèle a rapidement donné des résultats spectaculaires : en deux ans, le rendement des contrôles effectués « sur place » a crû de 46 % ! Le montant des anomalies financières détectées est passé, entre 2011 et 2013, de 150 à 263 millions d’euros. A. P. : Jusqu’où peut-on automatiser la lutte contre la fraude ? Daniel Buchet : Nous savons aujourd’hui détecter les fraudes et les distinguer des indus, mais avec nos 600 contrôleurs, nous ne pouvons pas étendre le nombre de contrôles à l’infini. Il nous faut maintenant automatiser nos process, depuis la qualification de l’intention frauduleuse jusque dans la gestion des sanctions. Les outils analytiques pourraient là aussi être utilisés pour lutter contre les fraudes en réseau. L’enjeu : croiser les données de plusieurs dossiers pour mettre à jour des anomalies que l’œil humain peut difficilement détecter. Là encore, ce serait une première pour un organisme comme le nôtre. Daniel Buchet, directeur « contrôle et lutte contre la fraude » de la Cnaf Crédit photo : Lebon/Gamma - Photothèque Cnaf.


Compagnonnage numérique

La formation, initiale et tout au long de la vie, est plus que jamais un élément essentiel pour l’employabilité des agents et la performance de l’administration. Or, dans ce domaine comme dans beaucou...

25/09/2014 | EXPERTISE

La formation, initiale et tout au long de la vie, est plus que jamais un élément essentiel pour l’employabilité des agents et la performance de l’administration. Or, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, le numérique ouvre de nouvelles manières d’enseigner et de former à distance. Au-delà des technologies, ce sont les usages associés et, notamment, l’explosion des réseaux sociaux qui transforment totalement les modalités d’apprentissage et d’accès au savoir, en particulier au travers des MOOCs, ou Massive Online Open Courses. Ainsi, l’apprenant n’est plus seul face à un cours en ligne, mais il peut interagir simplement non seulement avec le formateur mais également avec l’ensemble de la communauté qui suit cette même formation et partager ainsi connaissances, savoir-faire et bonnes pratiques. On peut ainsi véritablement parler de compagnonnage numérique. Cette approche différente de la formation offre de nouvelles opportunités que le secteur public doit impérativement relever. Ses structures dédiées à la formation initiale et continue (éducation nationale, enseignement supérieur et recherche, Afpa, CNFPT, etc.) sont bien entendu concernées et vont tirer profit de ces outils pour enrichir leur offre de formation et améliorer ainsi leur performance et leur compétitivité. Ces solutions constituent également un formidable levier de modernisation de l’action publique, d’une part en permettant d’apporter aux agents publics, de manière plus efficiente, la formation nécessaire à l’accomplissement de missions en profonde transformation et, d’autre part, en se donnant la possibilité d’associer les usagers et partenaires à ces démarches dans une logique de coconstruction des services publics de demain. Orange Business Services est très présent dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Nous accompagnons déjà nombre d’acteurs publics dans leur transformation digitale : cartables numériques pour le primaire, plate-forme Internet d’apprentissage de l’anglais pour le Cned ou encore mise en place du premier campus numérique connecté multisites en Europe, l’Université européenne de Bretagne. Enfin, avec le lancement de notre plate-forme de MOOC en modèle libre, Solerni, nous proposons à toutes les administrations les briques (conception, développement, intégration et hébergement) nécessaires pour une solution numérique complète et sécurisée de formation à distance. Muriel Charbonnier, directrice de l’agence Gouvernement et institutions, Orange Business Services muriel.charbonnier@orange.com


Évaluation des politiques publiques

Dans la continuité d’une première étude publiée en octobre 2013 comparant les systèmes d’évaluation des politiques publiques de 6 pays – l’Australie, le Canada, les États-Unis, l’Espagne, l’Italie et ...

25/09/2014 | EXPERTISE

Dans la continuité d’une première étude publiée en octobre 2013 comparant les systèmes d’évaluation des politiques publiques de 6 pays – l’Australie, le Canada, les États-Unis, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni –, notre équipe « Secteur public conseil » vient de publier un deuxième opus s’attachant exclusivement au cas français. Au vu des nombreuses initiatives évaluatives et de la multitude de portages existants (État, assemblées parlementaires, collectivités, municipalités), il nous a paru intéressant de nous pencher sur l’articulation et la pertinence des différents systèmes évaluatifs nationaux   : quels sont-ils  ? Comment les caractériser ? Comment se coordonnent-ils ? Dans quelle dynamique s’inscrivent-ils ? Autant de questions qui trouvent réponses dans cette publication qui présente un état des lieux pour permette de questionner les modèles évaluatifs en présence. L’enseignement principal à retenir de cette étude est le suivant : l’évaluation d’une politique publique gagnerait à s’appréhender sur le temps long et à ne pas se limiter à une simple manifestation d’intérêt. À ce titre, il nous semble essentiel pour les décideurs publics de garder à l’esprit les quelques recommandations suivantes : maintenir une cohérence entre les systèmes évaluatifs, c’est-à-dire avoir la possibilité de conserver une diversité des méthodes pour respecter au mieux les exigences et le contexte de chaque politique évaluée tout en assurant un minimum de clarté dans le partage des responsabilités ; faire des résultats des évaluations un outil d’aide à la décision politique, afin d’éviter que l’évaluation soit une fin en elle-même et puisse se transformer en un véritable catalyseur de l’action publique ; renouveler les acteurs (fonctionnaires mais aussi élus, universitaires et experts opérationnels) et capitaliser sur les évaluations pour créer une culture et une dynamique qui soient communes à tous et dépassent le cadre strict des cercles administratifs ; communiquer plus efficacement avec les citoyens sur les résultats des évaluations pour les intégrer à la démarche et en faire de véritables « demandeurs » d’évaluation, s’identifiant mieux à l’action publique. L’évaluation d’une politique publique doit ainsi être comprise comme un investissement partagé, destiné à améliorer la gouvernance et le sens de l’action publique, et prendre la forme de processus formalisés, partagés et évolutifs. Joel Elkaim, associé responsable « secteur public », Deloitte jelkaim@deloitte.fr Étude téléchargeable sur http://www2.deloitte.com/fr/fr/secteurs/secteur-public.html  


Le sport, catalyseur de développement territorial

Le sport du XXIe siècle n’est plus uniquement affaire de victoires, de records ou de médailles. Il a dépassé les barrières du terrain de jeu pour se rapprocher de la société dans laquelle il s’insère ...

25/09/2014 | EXPERTISE

Le sport du XXIe siècle n’est plus uniquement affaire de victoires, de records ou de médailles. Il a dépassé les barrières du terrain de jeu pour se rapprocher de la société dans laquelle il s’insère et des questions sociales, sociétales, politiques et économiques qui la rythment. Vecteur de cohésion sociale, moteur d’initiatives économiques et levier d’attractivité territoriale, le sport est désormais un enjeu significatif et parfois un pilier central des politiques régionales, nationales et européennes. Dès lors, candidater pour l’accueil d’événements sportifs est une décision clé. La candidature de Marseille au titre de Capitale européenne du sport 2017 (label décerné par l’ACES Europe) s’inscrit résolument dans cet axe de développement territorial. Mais pour être attractif, il faut tout d’abord être compétitif. Grâce à la mobilisation des différents partenaires impliqués dans cette candidature, dont notre cabinet, mais aussi de tout un territoire (les habitants ont contribué directement en postant sur Instagram des centaines de photos), la ville de Marseille a présenté un dossier extrêmement valorisant. À cet effet, les 2 et 3 octobre 2014, se tient à Marseille le premier Forum euro-méditerranéen de développement des territoires par le sport. À cette occasion, de grands acteurs internationaux venus d’horizons différents (sport, santé, monde économique, sphère politique…) viendront échanger sur la capacité du sport à développer un territoire. Après la magnifique réussite de Marseille Capitale européenne de la culture 2013, c’est donc une nouvelle compétition qu’engage Marseille dans une finale face à Sofia. Une compétition visant à prouver que le sport est plus qu’une fin en soi. Fabien Goffi, associé PricewaterhouseCoopers, responsable national du secteur public local fabien.goffi@fr.pwc.com http://www.euromedsportforum.com/