Quantcast

Les articles du club

SELECTIONNER PAR:




En route vers la DRH de l’État

Le directeur général de l’administration et de la fonction publique, Thierry Le Goff, a présenté aux membres du Club les enjeux de la nouvelle gestion RH de l’État définie par le gouvernement.

11/07/2016 | EXPERTISE

Harmoniser, clarifier et simplifier les pratiques managériales et les organisations de travail pour instaurer une gestion plus fluide et plus sereine des agents de l’État. Voilà en substance la nouvelle « stratégie pluriannuelle de modernisation des politiques de ressources humaines » définie par le Premier ministre, Manuel Valls, et dont la mise en œuvre a été naturellement confiée à la très stratégique direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), appelée à devenir une véritable DRH de l’État. Un enjeu phare détaillé par le patron de la DGAFP, Thierry Le Goff, le 7 juin, devant les membres du Club des acteurs de la Performance publique invités au siège de la direction. Les enjeux embrassent tout à la fois le champ de la formation professionnelle des personnels et ceux des recrutements, de l’égalité professionnelle ou des rémunérations indemnitaires. La DGAFP travaille par ailleurs à la mise en œuvre du protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR). Elle concerte sur les conditions de travail des personnels, l’ouverture des recrutements pour favoriser la diversité – et une fonction publique plus à l’image de la société – et bientôt sur le temps de travail des agents. Une direction également sensibilisée à la mobilité et à la nécessité de favoriser les passerelles entre et à l’intérieur des fonctions publiques, mais aussi entre public et privé. Des problématiques RH décisives autant que sensibles… Thierry Le Goff, directeur général de l’administration et de la fonction publique


« des femmes et des hommes au service de l’intérêt général »

Rencontre avec Annick Girardin, ministre de la Fonction publique, qui a ouvert les portes de son ministère le 23 juin, à l’occasion de la première Journée des Nations unies pour la fonction publique, un événement dont Acteurs publics était partenaire.

11/07/2016 | EXPERTISE

Pourquoi avoir organisé cette journée portes ouvertes ? Si le ministère ouvre ses portes pour la première fois, c’est pour dire l’importance que revêt le service public dans notre société. En effet, ce dernier, porté et incarné par les fonctionnaires, accompagne le développement des sociétés et a vocation à encourager les jeunes générations à s’investir au service de leurs concitoyens. Vous le savez, les fonctionnaires ne sont pas des employés comme les autres. Ces derniers ont fait le choix de s’engager au service de l’intérêt général. De ce fait, ils portent une lourde responsabilité car ils sont les garants de notre modèle social. En France, la fonction publique représente 5,4 millions d’agents. Des agents investis qui assurent la sécurité des Français, les soignent, les forment, mais aussi qui les accompagnent dans leurs démarches. Et parce que leur action renforce le bien-être et le vivre-ensemble, ils sont au cœur du pacte républicain.   Que répondez-vous aux préjugés et aux clichés communément rapportés au sujet de la fonction publique ? Il faut dépasser les lieux communs et les clichés qui sont trop souvent véhiculés à l’égard des agents publics. Privilégiés, feignants, absentéistes, planqués… La liste est longue. Et pourtant ces adjectifs continuent de coller injustement à la peau des fonctionnaires. Pour démonter ces clichés aussi vivaces que persistants, le ministère de la Fonction publique présente une exposition de photographies, Clichés contre clichés, visant à dévoiler la réalité quotidienne des agents publics. Car au-delà des stéréotypes, je crois qu’il est important de rappeler qu’il y a des femmes et des hommes au service de l’intérêt général, des anonymes qui incarnent des valeurs d’égalité, de probité, d’exemplarité et qui font vivre au jour le jour des services publics indispensables à notre société.   Cela va donc contribuer à faire changer les regards… Cette journée constitue une belle opportunité pour faire découvrir notre fonction publique dans toute sa diversité et je remercie tous ceux qui s’y sont associés. L’objectif et l’esprit de cette journée étaient de faire changer les regards sur la fonction publique, de lui redonner ses lettres de noblesse dans un climat qui n’est pas toujours favorable et, en définitive, de lui rendre hommage et plus particulièrement, de rendre hommage à ses agents. Tous ses agents, quels que soient leur versant, leur catégorie, leur échelon ou leur grade. Aujourd’hui, ce sont tous les fonctionnaires qui doivent être à l’honneur !   Annick Girardin


Les missions de la nouvelle direction des achats de l’État

Le directeur des achats de l’État, Michel Grévoul, a présenté la feuille de route de cette nouvelle direction aux membres du Club.

11/07/2016 | EXPERTISE

C’est une direction chargée de faire progresser les économies sur les achats réalisées chaque année par les administrations en les faisant passer de 500 millions à 700 millions d’euros par an « sur un périmètre de dépenses annuelles de l’État et des organismes et établissements publics représentant environ 28 milliards d’euros », hors défense et sécurité. Telle était la mission assignée à la nouvelle direction des achats de l’État (DAE) lors de sa création officielle, en mars dernier, transformant ainsi le service des achats de l’État en une direction administrative transverse, placée auprès du ministre des Finances. Un chantier d’envergure dont le pilote, le directeur des achats de l’État, Michel Grévoul, a fixé le cap à l’occasion d’une rencontre organisée le 26 mai à Bercy avec les membres du Club des acteurs de la Performance publique. La mission de la DAE ne se résume pas à une affaire de chiffres. Il s’agit surtout d’instaurer une doctrine avec des objectifs d’intérêt général en matière, notamment, de protection de l’environnement ou d’insertion. Il s’agit encore de promouvoir l’expertise interne en développant un réseau de professionnels commun à l’État et aux établissements publics et de développer une « filière achat » aujourd’hui balbutiante dans les administrations publiques.    Michel Grévoul, directeur des achats de l’État






La menace sournoise des APT

Les APT (Advanced Persistent Threat, ou menace persistante avancée) sont de redoutables organisations, faisant partie d’une économie de l’ombre basée sur la monétisation du vol d’informations. Avec les APT, la question n’est plus de savoir si l’intrusion aura lieu mais quand. L’attaque commence par la collecte d’informations sur la cible : son système d’information au travers des salariés ou des agents ayant des accès privilégiés. L’étape suivante est souvent le « hameçonnage visé » : un e-ma...

23/03/2016 | EXPERTISE

Les APT (Advanced Persistent Threat, ou menace persistante avancée) sont de redoutables organisations, faisant partie d’une économie de l’ombre basée sur la monétisation du vol d’informations. Avec les APT, la question n’est plus de savoir si l’intrusion aura lieu mais quand. L’attaque commence par la collecte d’informations sur la cible : son système d’information au travers des salariés ou des agents ayant des accès privilégiés. L’étape suivante est souvent le « hameçonnage visé » : un e-mail ciblé, menant la personne à récupérer et actionner à son insu un contenu malicieux, sous un prétexte paraissant parfaitement recevable comme le document PDF d’un collègue. Ce contenu est conçu pour être indétectable par les défenses en place. Une fois actionné, il fournit aux attaquants un premier point d’accès au système d’informations. Ce dernier est alors compromis. Ensuite, les attaquants s’étendent dans l’ensemble du système et établissent une présence persistante. Ils déploient et utilisent des outils supplémentaires pour explorer et récupérer les informations. Une fois la mission accomplie, des moyens pour revenir si besoin plus tard, sont laissés sur place. La compromission du système peut être obtenue par d’autres moyens comme parvenir à rediriger l’utilisateur vers un site-leurre, lui faire divulguer ses identifiants d’accès ou bien infecter un équipement mobile (ordinateur, smartphone), qui ensuite se connectera au réseau interne. Les APT utilisent, en particulier, les vulnérabilités dites « 0 day », c’est-à-dire des failles de logiciels permettant une intrusion, mais qui ne sont pas encore corrigées 
par leurs éditeurs. Comment faire face à ces APT ? • Limiter les informations disponibles aux attaquants 
en amont. • Détecter et bloquer le contenu malicieux via une analyse dynamique à l’aide d’outils avancés, en l’activant dans un environnement contrôlé et observant son comportement. • Détecter et investiguer les comportements anormaux dans le système d’informations : l’analyse et la corrélation automatique des traces d’activité et d’autres informations est incontournable, avec les outils du marché, mais il faut aussi employer l’intelligence humaine. L’outil n’alertera qu’en fonction des règles prédéfinies, or les APT inventent constamment de nouvelles façons d’agir. • Rendre l’accès aux informations sensibles plus difficile en les isolant et protégeant dans des compartiments du système d’informations. • Avoir un dispositif de réaction rapide et efficace en cas d’intrusion. Et bien sûr, ne pas négliger les bonnes pratiques habituelles : éducation des utilisateurs, application des correctifs de sécurité, contrôle d’accès robuste, gestion rigoureuse des accès privilégiés, chiffrement.


Le PNR, un outil de lutte contre le crime et les attaques terroristes

Les attaques terroristes sont devenues de plus en plus coordonnées et organisées. Toutefois, l’évolution de nouvelles technologies devrait nous permettre de mieux nous protéger contre ces actions. L’utilisation et l’exploitation du PNR (Passenger Name Record) en est un très bon exemple. Qu’est-ce que le PNR ? À l’origine, il s’agit d’une base de données contenant les informations sur le voyage d’un individu. Ces données sont échangées et partagées à travers les systèmes de réservation et les ...

23/03/2016 | EXPERTISE

Les attaques terroristes sont devenues de plus en plus coordonnées et organisées. Toutefois, l’évolution de nouvelles technologies devrait nous permettre de mieux nous protéger contre ces actions. L’utilisation et l’exploitation du PNR (Passenger Name Record) en est un très bon exemple. Qu’est-ce que le PNR ? À l’origine, il s’agit d’une base de données contenant les informations sur le voyage d’un individu. Ces données sont échangées et partagées à travers les systèmes de réservation et les différents acteurs de l’industrie du voyage et du tourisme et doivent être communiqués depuis 2006 à la police nationale et à la gendarmerie. Les données principales contenues par un PNR sont les dates de voyage, l’itinéraire, le contact, le moyen de paiement… Les aéroports recueillent aujourd’hui une quantité importante d’informations numériques pouvant aider à combattre le crime organisé. Les États membres de l’Union européenne (UE) souhaiteraient partager le PNR des compagnies aériennes afin de détecter, prévenir, enquêter sur des actes terroristes ou criminels. Interpeller avant l’acte terroriste En ce sens, les aéroports offrent des données en temps réel concernant la localisation de l’individu surveillé (arrivée ou départ d’un territoire) grâce au système combinant les informations transmises par le passager lui-même au cours de son voyage (e-mails, SMS, réseaux sociaux, caméras de surveillance, achats, etc.). La solution mise en place permet aujourd’hui d’analyser les informations issues de la base de données du PNR. L’analyse de ces données pointant sur le ou les individus surveillés à l’aéroport permet donc de les interpeller avant qu’ils puissent entreprendre une quelconque activité criminelle. Les avantages d’un tel système ? Il permet, pour les services de police, de localiser et extraire les informations liées à un suspect en temps réel, mais aussi de comparer les données récupérées par les aéroports avec des données provenant d’autres sources policières : FPR (fichier de personnes recherchées) et SIS (système d’information de Schengen).   Enrichir les données existantes Valider l’identification du passager et de ses informations de vol, rechercher des suspects via des données non structurées (photos ou vidéos), tracer et identifier des routes fréquentées par les réseaux terroristes : ces données sont précieuses pour les autorités gouvernementales. Le système permet également de créer les liens entre les suspects et les voyageurs qui les accompagnent afin d’enrichir les données existantes. « Il est plus que jamais nécessaire que l’Europe adopte le texte sur le PNR », avait déclaré Manuel Valls, le 19 novembre 2015 à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre avait ajouté qu’il s’agissait d’une « condition de notre sécurité collective. » Le projet de PNR européen, dans les tuyaux depuis des années, fait toujours l’objet d’un blocage par le Parlement européen. Ce système mis en place dans un grand pays européen sera généralisé 
à l’ensemble de l’UE très prochainement.