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Séminaire " Transformation numérique et performance publique "

Le gouvernement ne manque jamais de rappeler les potentialités offertes par le numérique.  Le séminaire du 27 mai dernier organisé à l’initiative d’Orange en partenariat avec acteurs publics fut l’oc...

15/06/2015 | EXPERTISE

Le gouvernement ne manque jamais de rappeler les potentialités offertes par le numérique.  Le séminaire du 27 mai dernier organisé à l’initiative d’Orange en partenariat avec acteurs publics fut l’occasion de débattre plus particulièrement de la question de la transformation numérique et de la performance publique. Retrouvez l’essentiel de ces débats autour des quatre enjeux de transformation que sont le nomadisme, le collaboratif, le cloud computing et l’appropriation du numérique par tous.     Introduction « Les enjeux numériques pour la transformation de l'Etat » Muriel Charbonnier, Directrice Secteur Public, Orange.  Boris Jamet-Fournier, conseiller numérique auprès de Monsieur Thierry Mandon, Secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la Simplification animé par Pierre-Marie Vidal, directeur de la rédaction d’Acteurs Publics   Table ronde « Collaborer plus efficacement avec le numérique » Les réseaux sociaux, largement adoptés dans la sphère privée, représentent une opportunité d’optimisation des modes de fonctionnement interne au bénéfice des usagers et des agents publics : décloisonnement entre services, réseaux d’expertise, valorisation de l’innovation interne, ... Audran Le Baron, Directeur Cap Numérique, DGFIP Guillaume Tardiveau, Vice Président Orange labs International Centers, Orange animé par Raphael Moreaux de la rédaction d’Acteurs Publics   Table ronde « Nomadisme et performance publique » De plus en plus d’agents publics sont amenés à exercer leurs missions en situation de nomadisme et doivent disposer d’un environnement de travail adapté pour simplifier les processus métier, garantir la rapidité et l’efficacité des interventions terrain et renforcer la proximité usagers. Colonel Mirabaud, chargé de mission au cabinet de la DGGN, Jean-Luc Vallejo, Orange, marketing domaine mobile France et International animé par Raphael Moreaux de la rédaction d’Acteurs Publics   Table ronde « Accompagner les agents dans la transformation numérique » La transformation numérique ne se fera pas sans une adhésion massive des agents publics et du management. Les directions des ressources humaines vont avoir un rôle clé à jouer dans cette transformation en accompagnant le changement par des actions adaptées de sensibilisation et de formation. Thierry Le Goff, directeur adjoint à la directrice générale de l’administration et de la fonction publique Ludovic Guilcher, Directeur adjoint en charge des politiques RH Groupe, Orange animé par Raphael Moreaux de la rédaction d’Acteurs Publics   Conclusion « Les données comme levier de transformation numérique » Henri Verdier, administrateur général des données de l’Etat , directeur de la mission Etalab  Thierry Bonhomme, Directeur Exécutif Services de Communication Entreprises. animé par Pierre-Marie Vidal, directeur de la rédaction d’Acteurs Publics


Les data centers : alliés incontournables de l’évolution du secteur public

Le secteur public se trouve plus que jamais confronté à la nécessité de rationaliser les coûts de ses infrastructures informatiques. En parallèle, ce secteur est marqué par des changements économiques, par l’évolution des réglementations en matière de sécurité, d’administration et d’environnement et par la demande croissante des citoyens d’accéder aux services administratifs en ligne. Ces contraintes impliquent de pouvoir s’appuyer sur des infrastructures informatiques agiles, conformes aux régl...

22/05/2015 | EXPERTISE

Le secteur public se trouve plus que jamais confronté à la nécessité de rationaliser les coûts de ses infrastructures informatiques. En parallèle, ce secteur est marqué par des changements économiques, par l’évolution des réglementations en matière de sécurité, d’administration et d’environnement et par la demande croissante des citoyens d’accéder aux services administratifs en ligne. Ces contraintes impliquent de pouvoir s’appuyer sur des infrastructures informatiques agiles, conformes aux réglementations qui ne cessent de se complexifier, et dotées d’une connectivité et d’une disponibilité étendues pour assurer un accès aux services rapide et constant. De même, le développement du numérique impose de revoir les modes de communication aussi bien avec les publics externes qu’internes des organisations publiques. Fortement impliqués sur de multiples projets de transformation numérique, les décideurs du secteur public ont plus que jamais conscience de la nécessité de faire évoluer leurs systèmes d’information. Les appels d’offres publics, qui étaient encore assez rares hier, se multiplient actuellement. Ils témoignent de la volonté des décideurs de se tourner vers des tiers experts de l’hébergement mutualisé afin de leur confier leurs infrastructures informatiques, leur permettant ainsi de se concentrer sur leur cœur de métier tout en réduisant les coûts. Cette démarche de mutualisation est d’ailleurs au cœur de la stratégie pensée par Jacques Marzin, le directeur de la DISIC (Direction interministérielle des systèmes d'information et de communication) afin de réaliser les 20 à 40 % d’économies en 3 à 5 ans fixés par le gouvernement. Outre l’obsolescence à laquelle les data centers gérés en interne peuvent être exposés et leur besoin accru en puissance électrique, l’investissement pour la mise en place d’une salle informatique en interne est estimé entre 20 et 30 000 € par mètre carré. En comparaison, l’installation du matériel informatique dans un data center mutualisé permettrait de réaliser 30 à 40 % d’économies sur 10 ans, et ce sans investissement au départ ! Une opportunité à saisir, d’autant plus que les organisations gardent pleinement le contrôle de leurs infrastructures TIC tout en bénéficiant des technologies de pointe en place dans les data centers tiers. Mais la réduction des coûts ne se calcule pas uniquement au niveau de l’installation du matériel. En s’appuyant sur des services de data centers de colocation neutres vis-à-vis des opérateurs télécom et des fournisseurs de cloud, les organisations qui font le choix de l’externalisation disposent d’un vaste éventail d’opérateurs fixes et mobiles, de fournisseurs de cloud et de services Internet et de différents réseaux de diffusion de contenu, qui mis en concurrence, fournissent les meilleures performances aux meilleurs prix. Ce point est d’autant plus significatif que la digitalisation des services administratifs s’accélère. Au début du mois de juin 2014, le Plan Cloud Computing entrait en action confirmant ainsi l’engagement de l’Etat à adopter une politique résolument tournée vers le cloud. L’ensemble des institutions, qu’il s’agisse des mairies, des conseils généraux ou de toute autre administration, doit alors se rapprocher des cœurs de réseaux télécom et des Hubs Cloud au sein desquels ils pourront accéder à un grand nombre de partenaires de connectivité et de Cloud. Cela permettra d’accompagner l’évolution des systèmes d’information du secteur public dans leur migration, et ce de façon optimale. Les opérateurs de data centers mutualisés seront d’autant plus sollicités dans les années qui viennent qu’ils agissent déjà en tant que facilitateurs de services cloud. Ils proposent en effet la connectivité et la haute densité électrique nécessaires pour atteindre le « nuage », contribuant à faire du numérique un formidable outil de compétitivité pour la France. Toutefois, si l’ensemble des procédures vers la dématérialisation ont été entamées il y a déjà plus de 10 ans, le chemin est encore long pour faire du Cloud et des data centers un levier de compétitivité solide et inhérent à l’économie française. Les appels à projets du gouvernement permettront en tout état de cause d’entamer un dialogue avec les professionnels des data centers et de fédérer l’ensemble des acteurs pour forger une vraie culture numérique publique. En décembre 2012, lors du 1er comité interministériel pour la modernisation de l’action publique, la DISIC annonçait l’élaboration d’un « schéma directeur des infrastructures d'hébergement, lancé afin de définir une cible partagée à 10 ans ». Rendez-vous est donc pris en 2022 afin de dresser un bilan sur la présence et le rôle des data centers dans le futur du secteur public. http://www.cio-online.com/actualites/lire-jacques-marzin-disic-%C2%A0pour-economiser-20-a-40-en-3-a-5-ans-nous-allons-activer-tous-les-leviers%C2%A0-5832.html Par Fabrice Coquio, président d’Interxion France fabricec@interxion.com  


Esprit de Service France

Tout devient expérience ! Chacun vit des expériences tout au long de sa journée, les évalue, les compare. Aucun secteur n'est à l'abri. Comment s'est passée ta journée ? Tiens je vais te raconter… Les consommateurs font savoir aussi sur les réseaux sociaux, les plateformes d’avis, ils partagent leurs émotions. C’est même devenu une étape clé de l’expérience. Personne ne peut plus ignorer la prise de parole des consomm’acteurs. Toutes les organisations s’évaluent à l’aune de cette recommandation,...

11/05/2015 | EXPERTISE

Tout devient expérience ! Chacun vit des expériences tout au long de sa journée, les évalue, les compare. Aucun secteur n'est à l'abri. Comment s'est passée ta journée ? Tiens je vais te raconter… Les consommateurs font savoir aussi sur les réseaux sociaux, les plateformes d’avis, ils partagent leurs émotions. C’est même devenu une étape clé de l’expérience. Personne ne peut plus ignorer la prise de parole des consomm’acteurs. Toutes les organisations s’évaluent à l’aune de cette recommandation, devenue un véritable capital. D'autant que l'exigence de chacun augmente. La surprise qui génère un whaou se transforme en quelques semaines en une exigence nouvelle. Les travaux du Comité Européen de Normalisation sur l’excellence de service – dont nous avons conduit le comité miroir en France – montrent bien que l’expérience client est devenue aujourd’hui un levier essentiel de la transformation des organisations privées comme publiques ! Dans cet extraordinaire moment de recomposition générale, de nouveaux acteurs, qualifiés parfois de « nouveaux barbares », viennent se positionner là où cela fait mal. Là où sur la chaîne de valeur, les clients sont en souffrance, en irritants de longue durée, "c'est compliqué", "c'est long", "ils ne s'occupent pas de moi" ... Et en faisant cela, ces barbares récupèrent la valeur ajoutée et ne laissent que quelques miettes aux acteurs traditionnels, plus lourds et toujours en retard d'une bataille, surpris, hébétés. Outre leur business model disruptif, les grandes réussites de l’économie du partage et du on demand ne sont souvent vues que sous le seul angle de la performance exceptionnelle de leur plateforme numérique. Or, ce qui explique le succès des grandes marques de cette nouvelle économie, c’est bien plutôt une extraordinaire capacité à combiner l’excellence opérationnelle des plateformes avec une intense dimension émotionnelle de la relation entre internautes «demandeurs » et « offreurs » de service, rapidité, fluidité, simplicité ! « Voilà ce qu’il vous faut » ! (24/24 et smart data). Comme l’explique le journaliste américain Joël Stein, après avoir lui-même testé Lyft (leader du service de co-voiturage aux Etats Unis): « les conducteurs amateurs sont étonnamment sympathiques ». Pour lui, « tout le monde est plus sympa, quand il traite ses affaires en direct avec ses propres clients. Cette sympathie vaut également pour les clients. Quasiment tous ceux qui ont recours à des locations Airbnb, par exemple, prennent l’habitude de re-pendre leur serviette de bain, après l’avoir utilisée. » Et Stein de continuer « cet élément humain a été crucial pour favoriser le développement des entreprises d’économie du partage. Quand Relay-Rides a installé un gadget qui permettait de louer un véhicule sans serrer la main d’un prestataire, la satisfaction client a chuté de 40%. Quand ils se rencontrent en personne, les « loueurs » entretiennent davantage leur véhicule et les emprunteurs s’efforcent de les rendre à temps. » D’une part, le « fournisseur de service » se sent plus responsable et donc plus impliqué. D’autre part, le « demandeur » se sent davantage considéré. Cette notion est fondamentale dans un monde où la technologie est omniprésente et l’échange - souvent réalisé via le biais de plateformes digitales - peut vite être déshumanisé. Ainsi, l’introduction d’automates au sein des bureaux de poste n’a pu se faire sans l’accompagnement et la relation attentionnée développée par des postiers conseillers rendus disponibles et plus autonomes pour aller au devant des clients. En déployant l’esprit de service au sein de leur organisation, les grandes entreprises de service traditionnelles gagnent en agilité et transversalité et peuvent caler leurs processus sur l’expérience client. Mieux, en accordant toute leur attention au parcours des collaborateurs, à leur coopération, à leur satisfaction, elles en font des acteurs engagés au service des clients. Nous avons créé Esprit de Service France fin 2014 pour installer un lieu ouvert de coconstruction, de bottom up, d'échanges de bonnes pratiques entre faizeux précisément sur ces sujets. Le SGMAP (Etat), Leroy Merlin, AXA, GRDF, RTE, Air France, SNCF Gares & Connexions, RATP, Keolis, Transdev, Fraikin, le Groupe La Poste, Carrefour, Aéroports de Paris, de nombreuses banques, parmi les plus importantes de la place, le Printemps, le Comité Régional du Tourisme d’Ile de France, l'Institut Paul Bocuse ou encore ESSEC Business School (nous sommes déjà plus de 30) se retrouvent désormais régulièrement pour échanger sur ces enjeux et sur la meilleure façon de faire percevoir en interne l'urgence absolue de prendre à bras le corps ces sujets. Le 5 mai se tient notre première Convention sur les LEVIERS & MESURES DE L’ESPRIT DE SERVICE, pour réussir la transformation des organisations, en présence d’une centaine de personnes. C’est le début d’une belle aventure collective de transformation. En effet, le manque de sens du service nous est souvent reproché par les touristes et hommes d'affaires qui visitent notre pays. L'enjeu accueil, hospitalité, service, est clé pour notre pays, pour notre « compétitivité hors coût » dans le concert des nations. C'est dans cet esprit que l'Association a également décidé de s'investir pour la réussite des moments de vérité stratégiques pour l'image et l'attractivité du pays. Elle apportera ainsi par exemple tout son concours au dossier de candidature des JO2024. Xavier Quérat-Hément, directeur de la qualité du groupe La Poste, membre de la Commission nationale des services www.xavierquerathement.fr


Réformer, c’est possible !

L’esprit de réforme souffle en France. L’atonie de la croissance, le poids de la dette, l’absence de marges contraignent à l’action et au mouvement. Si l’on peut s’accorder sur les bénéfices généraux ...

11/05/2015 | EXPERTISE

L’esprit de réforme souffle en France. L’atonie de la croissance, le poids de la dette, l’absence de marges contraignent à l’action et au mouvement. Si l’on peut s’accorder sur les bénéfices généraux du mouvement et de l’agilité retrouvée, la gouvernance de la réforme est souvent sous-estimée. Ce sont pourtant la méthode et le processus de transformation qui déterminent in fine le contenu exact de la réforme et conditionnent son succès. Parce qu’il n’y a de réforme que réussie, il n’y a de réforme que construite et coproduite avec l’ensemble des parties prenantes. À ce titre, la mise en œuvre des processus de simplification au sein des entreprises constitue une action emblématique. C’est en particulier le cas de de la Déclaration sociale nominative (DSN), qui deviendra la modalité unique de collecte des données sociales des entreprises au 1er janvier 2016. La DSN, s’appliquant à la gestion de la paie des salariés (un seul fichier à transmettre à un seul intermédiaire), touche le cœur de l’entreprise et ses acteurs. Qu’il s’agisse des salariés, des entreprises à travers leurs fonctions paie et RH, des experts-comptables, des éditeurs de logiciels et des organismes de protection sociale, toutes ces parties prenantes doivent être entendues et convaincues. On ne peut « réformer contre » ; chacun doit pouvoir comprendre le sens général des évolutions, le bénéfice particulier qu’il pourra en retirer et le rôle exact qu’il pourra jouer dans le processus. Concernant la DSN, les salariés vont ainsi gagner la traçabilité de leurs droits pendant que les fonctions RH des entreprises pourront affecter leurs gains de temps et de productivité à de nouvelles missions individualisées. L’enjeu est ici double : libérer des énergies et des compétences et créer ainsi de la valeur ajoutée, grâce au numérique et à la dématérialisation. Ces processus de simplification rendent à l’entreprise une agilité qui a pour corollaires de nouvelles mobilités dans les manières de travailler. Il importe d’ailleurs de ne pas méconnaître la réalité des résistances au changement. Elles sont issues tant du confort des habitudes que d’un scepticisme chronique qui est souvent l’autre nom du conservatisme. Elles sont aussi liées à une culture de la complexité synonyme, pour ceux qui la maîtrisent, d’enjeux économiques, d’utilité sociale et de pouvoirs acquis. Reconnaissons enfin que la complexité (et donc parfois la lenteur) des réformes est proportionnelle à la taille des organisations sur lesquelles elles s’exercent. Les gains ne se décrètent donc pas : ils s’expliquent, se démontrent et se construisent dans l’échange. Il y a une fabrique du consensus qui ne doit rien à l’autorité technocratique et tout à l’humilité et à la patience du dialogue. L’une des clefs du succès réside aussi dans le facteur humain, dans la capacité à créer et entretenir des liens. La sincérité est requise car il est inutile de mentir sur les contraintes et les bénéfices. Par ailleurs, si l’inclusion et la participation sont indispensables, le volontarisme a aussi toute sa place. La mise en œuvre de la DSN à partir de la paie d’avril 2015 pour plus de 15 000 grandes entreprises, représentant 8 millions de salariés est directement issue d’un décret visant à accélérer le processus. Il y a ainsi un « rythme » de la réforme mêlant à la fois la durée des processus de concertation et de conviction et l’instantanéité de la volonté politique qui fixe le cap et les bornes. Ne pas respecter ces deux temporalités, écriture de la partition et mise en musique, revient à se condamner soit à un volontarisme creux, échouant tôt ou tard, soit à l’impuissance des délibérations sans fin. Liberté, conviction et ténacité doivent être les moteurs de nos ambitions réformistes. En appliquant ce discours de la méthode, chantier par chantier, nous ferons proliférer l’esprit de changement, le désir de créer, et nous enclencherons un cercle vertueux.     Éric Hayat Éric Hayat, président du groupement d’intérêt public  Modernisation des déclarations sociales, maître d’œuvre de la DSN



CEA et Impact des investissements publics

L’Etat Français a investi, et continue à investir, d’importantes ressources publiques en Recherche et Développement. Mais quels sont in fine les emplois (maintenus ou créés ex nihilo) que ces investis...

21/04/2015 | EXPERTISE

L’Etat Français a investi, et continue à investir, d’importantes ressources publiques en Recherche et Développement. Mais quels sont in fine les emplois (maintenus ou créés ex nihilo) que ces investissements génèrent sur les territoires, objectif ultime de toute politique de développement économique et d’innovation ? Et quels sont leurs retour pour la compétitivité des territoires et leur contribution à la création d’un écosystème d’innovation ? Les pouvoirs publics sont confrontés à ces questions de manière désormais systématique, pénurie de ressources et enjeux de compétitivité obligent. C’est à ces interrogations, et au besoin de mettre en place une approche méthodologique solide que le CEA, acteur majeur de la recherche, de l’innovation et du développement économique sur le territoire national, a donné une réponse en lançant une étude exploratoire sur l’impact du site de Cadarache sur l’économie de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur en collaboration avec l’ARII PACA et PwC. L’étude, qui s’est appuyée sur une méthode déjà utilisée par l’INSEE[1], a permis de mesurer, à partir de l’analyse de la masse salariale, de sa distribution sur le territoire, des commandes auprès des entreprises locales et des indicateurs liés à la recherche et à l’innovation, l’impact direct, indirect et induits, ainsi que l’effet de rayonnement scientifique sur le territoire du site. A l’issue de l’étude le CEA Cadarache a pu disposer d’une appréciation de son rôle dans l’écosystème d’innovation en Provence-Alpes-Côte d’Azur et identifier ainsi des pistes d’actions concrètes pour le renforcer. Pour en savoir plus : http://www.pwc.fr/limpact-economique-du-site-du-commissariat-a-lenergie-atomique-de-cadarache-en-paca.html   Gabriella Fiori Buscicchio PwC | Manager Secteur Public gabriella.fiori.buscicchio@fr.pwc.com       [1] Méthode corroborée avec celle utilisée par l’INSEE dans l’étude : « L'impact économique de l'établissement Nestlé de Marseille Saint-Menet » (2005).


Des centres de données climato – vertueux.

Dans un monde où l’entreprise, l’administration, l’employé ou le citoyen sont devenus « mobiles », « connectés », « interactifs », «  instantanés », les entreprises et les usagers exigent une réponse immédiate, voire anticipée  à leurs besoins en préservant  les impératifs de sécurité et de liberté. Pour répondre à cette demande, les administrations comme les entreprises, ont besoin de centres de données de pointe pour intégrer les exigences liés à la digitalisation de la société, pour s’adap...

23/02/2015 | EXPERTISE

Dans un monde où l’entreprise, l’administration, l’employé ou le citoyen sont devenus « mobiles », « connectés », « interactifs », «  instantanés », les entreprises et les usagers exigent une réponse immédiate, voire anticipée  à leurs besoins en préservant  les impératifs de sécurité et de liberté. Pour répondre à cette demande, les administrations comme les entreprises, ont besoin de centres de données de pointe pour intégrer les exigences liés à la digitalisation de la société, pour s’adapter au durcissement des contraintes législatives ; en particulier dans le domaine de l’impact énergétique et la réduction de l’empreinte carbone. Tout ceci sans pour autant oublier la nécessité de réduire leurs coûts d’exploitation et d’investissement. Ainsi les centres informatiques doivent ainsi être dotés de ressources adaptées pour répondre à ces nouveaux usages et satisfaire les demandes sans cesse croissantes liés à  ces nouvelles exigences : flexibilité, modularité, agilité, performance énergétique, sécurité ou densité sont devenus des qualificatifs informatiques.  Cependant ces centres de données - même ceux construits il y a seulement quelques années-  sont pour la plupart considérés comme déjà obsolètes parce qu'ils ne sont pas équipés de manière optimisée pour héberger les infrastructures modernes, virtualisées et beaucoup plus denses. Pour la plupart, ces centres de données génèrent des coûts d'alimentation électrique et de refroidissement plus élevés, des coûts d’exploitation qui ne sont pas en ligne avec les attentes de performance énergétique et de faible empreinte carbone. Au vu des contraintes économiques actuelles, les nouveaux centres de données doivent donc être plus durables, flexibles, agiles et évolutifs. C’est dans ce nouveau contexte que le futur centre de données sud francilien s’inscrit avec le soutien de la CAECE (Communauté d’Agglomération Evry Centre Essonne) derrière un groupement financier et industriel supporté par Vinci et Hewlett-Packard. En combinant les savoir-faire de ses filiales, VINCI Construction France et VINCI Energies (dont VINCI Facilities), VINCI apportera ses compétences d’ensemblier à chacune des étapes du projet : foncier, conception, réalisation et maintenance. HP fournit  une solution technologique modulaire de centre de données moderne et assure la maîtrise d’œuvre de conception et réalisation de ce centre.  Ce groupement garantit  performance et niveau de service élevés, minimisation de l’empreinte carbone, flexibilité, modularité et évolutivité. HP collabore en outre avec les exploitants du centre de données pour concevoir des programmes de test, d’audits réguliers de maintenance et d'exploitation, adaptés aux exigences des utilisateurs et délivre un service de maintien en conditions opérationnelles sur mesure, extrêmement fiable et hautement performant. Les technologies qui y seront déployées sont basées sur des infrastructures convergentes (simplification de management et mise à disposition très rapide de puissance informatique à la demande) avec l’assurance de délivrer aux entreprises publiques et privées  les meilleures disponibilités en réduisant drastiquement la facture énergétique ainsi que les émissions de gaz à effet de serre.   Philippe DEVINS Directeur des Marchés Publics, HP Philippe.devins@hp.com



Nouvelle dynamique du marché du travail

Nombreux sont les observateurs qui estiment que les générations futures vivront moins bien que leurs parents. En cause : le recul programmé de la population active lié aux évolutions démographiques, un taux d’activité structurellement en stagnation et un tassement tendanciel de la croissance de la productivité. Pour lutter contre ce risque d’appauvrissement collectif, les pouvoirs publics se doivent de susciter une nouvelle dynamique sur un marché du travail dont le fonctionnement est confron...

06/02/2015 | EXPERTISE

Nombreux sont les observateurs qui estiment que les générations futures vivront moins bien que leurs parents. En cause : le recul programmé de la population active lié aux évolutions démographiques, un taux d’activité structurellement en stagnation et un tassement tendanciel de la croissance de la productivité. Pour lutter contre ce risque d’appauvrissement collectif, les pouvoirs publics se doivent de susciter une nouvelle dynamique sur un marché du travail dont le fonctionnement est confronté à des difficultés qui sont autant de menaces à terme sur le niveau de vie général dans l’Hexagone. Le cloisonnement géographique des emplois en est une, c’est une difficulté à la fois pour les demandeurs et les acteurs du service public pour l’emploi qui manquent de visibilité sur les compétences disponibles en dehors de leur région. Si les français ne sont pas les travailleurs les plus mobiles d’Europe, ils sont tout de même un tiers à se dire prêts à déménager dans une autre région pour prendre un nouvel emploi (1). Le chômage et le sous-emploi sont également alimentés par un décalage marqué entre compétences disponibles et emplois laissés vacants, d’où le phénomène bien connu des « secteurs en tension ». Notre marché du travail reste en outre perçu comme protégeant les personnes qui ont un emploi, alors qu’il tend en revanche à renforcer l’exclusion de certaines populations, induisant ainsi des phénomènes de sous-emploi. Les jeunes, la main-d’œuvre faiblement qualifiée et les femmes notamment se heurtent à des barrières à l’entrée. Selon un rapport du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnel (2), si 9 emplois sur 10 sont toujours des CDI en France, il s’avère que les précaires sont davantage précaires : la durée des CDD et intérims se réduit et ces derniers éprouvent davantage de difficulté à développer leurs compétences et leur employabilité sur le long terme. Il s’agit là d’une conséquence directe de lourdeurs réglementaires historiques du marché du travail français, dont les effets sont accentués par le contexte de difficulté économique depuis plusieurs années désormais. En période d’incertitude économique chronique, les entreprises cherchent en effet à utiliser autant que possible les solutions leur permettant de s’adapter plus facilement à leur volume d’activité réel. Si l’Etat ne peut naturellement agir seul dans ce domaine, il est appelé à jouer un rôle important pour rendre le cadre réglementaire plus souple, mais aussi dynamiser et adapter la formation tant initiale que tout au long de la vie. L’objectif in fine est de renforcer la compétitivité du marché du travail et ainsi lutter contre le risque de recul à terme du niveau de vie dans le pays. Cette démarche ne peut se mener que conjointement en renforçant l’intégration entre les différents acteurs du service public de l’emploi, le secteur éducatif et les organismes de formation, les demandeurs d’emploi (et les actifs en recherche d’évolution) et nécessairement les employeurs. Pour être plus collaboratif, le marché du travail doit également évoluer vers plus de transparence et s’appuyer en cela sur tous les apports du numérique. Pour mieux comprendre et anticiper les compétences recherchées et autres tendances, il est également nécessaire que les données collectées soient mieux partagées entre les différents acteurs. C’est à cette condition qu’il sera possible de décloisonner plus avant le marché et de tendre vers une meilleure adéquation entre compétences et emplois en capitalisant sur des accompagnements plus personnalisés tout au long de la vie professionnelle. Nicolas Costes-Albrespic, Directeur exécutif, secteur Emploi & Social Accenture France (1) Etude Accenture juin 2014 sur les enjeux des marchés du travail en Europe – Programme « Delivering Public Service for the Future » (2) Dares, service statistique du ministère du Travail, juillet 2014


Rencontre autour de Jérôme Filippini, secrétaire général de la Cour des comptes

Des sages très écoutés

13/01/2015 | EXPERTISE

Le secrétaire général Jérôme Filippini a présenté le fonctionnement et les missions de la Cour des comptes aux membres du Club des acteurs de la performance publique. Le secrétaire général de la Cour des comptes, Jérôme Filippini, est l’un des hommes clés de cette très respectable institution bicentenaire chargée de juger, contrôler, certifier et évaluer le bon emploi de l’argent public. Une institution dont la visibilité s’est considérablement renforcée depuis une dizaine d’années, alors que ses missions se sont élargies, a détaillé l’ancien secrétaire général pour la modernisation de l’action publique devant les membres du Club des Acteurs de la performance publique réunis en ce début d’année rue Cambon. La Cour des comptes respecte ses trois valeurs fondamentales – indépendance par rapport aux pouvoirs exécutif et législatif, collégialité et contradiction – dans toutes ses procédures. Les sages assument une activité de publications très soutenue. Des dizaines de référés, rapports thématiques et autres « rapports Lolf », parmi lesquels le rapport annuel sur les finances locales ou l’emblématique rapport public annuel, dont les recommandations, lorsqu’elles sont suivies, contribuent à rapprocher les objectifs affi chés par les décideurs publics en matière de finances publiques des résultats obtenus. Un rapport tout à la fois redouté et très attendu par tous les acteurs publics…