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Les collectivités prises en étau

Les dépenses des collectivités locales pèsent 250 milliards d’euros, soit 12 % du PIB. Pour la Cour des comptes, c’est trop. Dans un récent rapport, les magistrats de la Rue Cambon ont donc épinglé leur gestion. En cause, des dépenses supérieures aux recettes : + 3,4 % en 2013 pour les dépenses, contre seulement + 1,1 % pour les recettes. Résultat, le déficit des collectivités s’est creusé, passant de 3,7 à 9,2 milliards d’euros de 2012 à 2013. Pour la Cour des comptes si l’Hexagone n’est tou...

10/12/2014 | EXPERTISE

Les dépenses des collectivités locales pèsent 250 milliards d’euros, soit 12 % du PIB. Pour la Cour des comptes, c’est trop. Dans un récent rapport, les magistrats de la Rue Cambon ont donc épinglé leur gestion. En cause, des dépenses supérieures aux recettes : + 3,4 % en 2013 pour les dépenses, contre seulement + 1,1 % pour les recettes. Résultat, le déficit des collectivités s’est creusé, passant de 3,7 à 9,2 milliards d’euros de 2012 à 2013. Pour la Cour des comptes si l’Hexagone n’est toujours pas dans l’épure du pacte budgétaire européen, c’est en raison de l’évolution très préoccupante des finances des collectivités locales. Reste que, contrairement à l’État ou à la Sécurité sociale, les collectivités sont tenues de présenter des budgets à l’équilibre. Elles ne peuvent recourir à l’emprunt que pour financer des investissements – par opposition aux dépenses de fonctionnement, dont celles de personnel. Face à des dépenses de personnel qui ont augmenté de 3,1 % en 2013, les collectivités n’ont donc d’autre choix que de maîtriser leurs coûts. Selon La Banque postale, l’investissement public local devrait ainsi reculer de 7,4 % en 2014. Alors qu’elles représentent deux tiers de la commande publique, ce coup de frein des collectivités aura des répercussions économiques bien au-delà de la sphère publique. Avec des recettes sous pression, une réforme territoriale à digérer et une demande sociale qui ne tarit pas, les collectivités sont prises en étau. Des solutions existent pourtant. En particulier l’externalisation raisonnée, qui commence à trouver sa place dans le paysage des RH publiques, tant elle contribue à l’efficacité des organisations. Mais il faut bien mesurer que le baromètre révèle surtout la nécessité de passer désormais des paroles aux actes. Abdel Aïssou, directeur général du groupe Randstad France abdel.aissou@randstad.fr


Externalisation et emploi local

La valeur des contrats de sous-traitance au Royaume-Uni dans le secteur public a augmenté de 168 % en glissement annuel au premier trimestre de l’année 2014. Le secteur de l’administration locale a, à...

10/12/2014 | EXPERTISE

La valeur des contrats de sous-traitance au Royaume-Uni dans le secteur public a augmenté de 168 % en glissement annuel au premier trimestre de l’année 2014. Le secteur de l’administration locale a, à lui seul, connu une augmentation de 58 %. Alors que dans la même période, la valeur des opérations externalisées par le secteur privé a diminué de 20%. Cela est dû, au Royaume-Uni, à la recherche de performance pour le secteur public. Un secteur public qui a fait de l’externalisation une stratégie clé pour réduire ses coûts de services généraux au profit de ses services de front office. Mieux encore, on constate que ces activités externalisées par le secteur public le sont essentiellement onshore et ne se prêtent que rarement à des externalisations offshore, ce qui est une bonne nouvelle en matière de contribution à l’économie du pays. En effet, trois quarts des contrats sont totalement réalisés au Royaume-Uni. Dans plus de la moitié (59 %) des offres, les services en question étaient sous-traités pour la première fois, ce qui a des répercussions directes et immédiates sur l’emploi souvent local. Nous constatons, tout secteur confondus, public comme privé, que les organisations les mieux gérées utilisent dorénavant l’externalisation comme un moyen de contrôle mais aussi de limitation de leur dépenses. Debra Maxwell, directrice générale d’arvato UK debra.maxwell@arvato.com



Big Data et gestion publique

Les services publics vont utiliser de plus en plus d’information concernant leurs citoyens. Une partie de ces données sera directement générée par les services publics eux-mêmes. L’autre partie provie...

10/12/2014 | EXPERTISE

Les services publics vont utiliser de plus en plus d’information concernant leurs citoyens. Une partie de ces données sera directement générée par les services publics eux-mêmes. L’autre partie proviendra des données générées par d’autres flux, tels que les réseaux sociaux et demain, les objets connectés. Que faire avec cette masse de données disponibles ? Un récent sondage BVA montre que les Français sont méfiants sur l’usage qui est fait de leurs données en ligne (54 %), mais accordent leur confiance à l’État pour les contrôler (57 %). Il faudra donc user de pédagogie pour démontrer l’intérêt des nouveaux usages pour le citoyen, tout en garantissant les impacts sur la vie privée et en éliminant au maximum l’usage de données personnelles par des procédures d’anonymisation. Dans ce domaine, nous collaborons avec la ville d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, pour fournir un système de surveillance utilisant les données collectées par les 800 caméras de sécurité et de surveillance du trafic, les ­données cartographiques et celles de certains capteurs environnementaux, tout en les combinant avec les données issues des médias et des réseaux sociaux. L’utilisation des données nominatives est strictement encadrée et les technologies de reconnaissance faciale ou de plaque minéralogique ont spécifiquement été écartées du cahier des charges [N. B. : le projet est en attente du feu vert de la Commission des libertés publiques]. Cet outil permettra à la ville d’Auckland d’améliorer proactivement les conditions de circulation et d’augmenter la sécurité des citoyens. La future expansion des collectes de données depuis les objet connectés, ainsi que les fonctionnalités de retour vers le citoyen (telle que la réalité augmentée, implémentée par exemple sur notre produit Aurasma à l’hôpital universitaire de Loma Linda, en Californie) permettra aux services publics d’imaginer de nouvelles offres, en particulier dans les services de la ville et de la santé. Deux enjeux seront à bien maîtriser. D’une part, l’apport des données issues des réseaux sociaux, qui sera possible grâce aux technologies Big Data. À titre d’exemple, l’utilisation de nos logiciels par le Metropolitan Police Service de Londres lors des jeux Olympiques de 2012 avait permis de suivre les sentiments sur plus de 3 millions de tweets quotidiens et d’améliorer la prévention des incidents. Un second enjeu capital pour l’avenir est l’ouverture des services publics vers les entreprises privées, qui pourront encore plus rapidement relayer le développement des usages. La communauté urbaine de Bordeaux, qui propose par exemple des APIs (interfaces de programmation) pour favoriser l’intégration de ses données en temps réel  – comme le nombre de places disponibles dans les 20 parkings communautaires – en est la parfaite illustration. Olivier Labbé,directeur du développement, HP olivier.labbe@hp.com


Pour une transformation numérique pragmatique

Dans le domaine du numérique, faire vite et simple au sein de grandes organisations s’avère bien souvent particulièrement complexe du fait du poids de l’existant technologique, organisationnel et cult...

10/12/2014 | EXPERTISE

Dans le domaine du numérique, faire vite et simple au sein de grandes organisations s’avère bien souvent particulièrement complexe du fait du poids de l’existant technologique, organisationnel et culturel. Faut-il pour autant renoncer à s’appuyer sur le numérique pour transformer le fonctionnement de l’administration et répondre ainsi aux attentes des usagers et des agents publics ? Certainement pas, mais il ne faut pas non plus s’attendre à un grand soir du numérique. Il convient plutôt d’adopter une approche pragmatique et une politique des petits pas pour progressivement instiller cette culture du numérique dans toutes les strates de l’administration.  Objectif : tirer parti des formidables opportunités qu’offrent les technologies et les usages associés et voir ainsi émerger des projets qui apportent de la valeur pour les usagers mais aussi pour les agents publics et donc pour l’administration elle-même. Ceci passera nécessairement par un dialogue permanent entre politiques, haute administration, agents publics, usagers, professionnels du numérique, PME innovantes et start-up pour construire ensemble l’administration numérique de demain. Ces enjeux de transformation numérique peuvent se résumer à quatre mots clés : mobile, information, cloud et social. Le mobile est devenu le mode d’interaction privilégié des usagers et l’administration doit adapter son offre de services en conséquence. En parallèle, elle doit également développer l’usage interne de ces services, en particulier pour renforcer l’efficacité de certains métiers (relation avec les usagers, forces de l’ordre, inspection). L’information est considérée comme l’or noir du XXIe siècle. Pour l’État, et au-delà de l’ouverture des données publiques, il va également s’agir de tirer de la valeur de cette masse de données pour contribuer au décloisonnement de l’administration publique. Le cloud est un levier essentiel pour apporter agilité et flexibilité au système d’information de l’État. C’est une opportunité unique pour penser différemment l’informatique : inves­tissements réduits, cycles de conception, de développement et de mise en production courts, applications « jetables ». Le social représente enfin une formidable opportunité de développer de nouveaux modes de relation plus collaboratifs en interne et avec les usagers en mettant en place des plates-formes de partage, de capitalisation et de coconstruction. Nous disposons de nombreux atouts pour être le partenaire de confiance de cette transformation numérique avec une préoccupation permanente de la sécurité des échanges et des données. Nous avons la capacité de construire avec les acteurs publics des solutions et des trajectoires de modernisation parfaitement adaptées à leurs enjeux financiers, leur patrimoine technologique et leur contexte social. Muriel Charbonnier, directrice de l’agence Gouvernement et institutions, Orange Business Services muriel.charbonnier@orange.com


Données de santé : quelle stratégie pour quels usages ?

Comment utiliser davantage les données de santé pour produire de la connaissance et informer le public tout en protégeant leur confidentialité ? Quelle est la stratégie du gouvernement ? Quels usages ...

18/11/2014 | EXPERTISE

Comment utiliser davantage les données de santé pour produire de la connaissance et informer le public tout en protégeant leur confidentialité ? Quelle est la stratégie du gouvernement ? Quels usages de ces données les administrations peuvent-elles promettre ? Telles étaient les questions posées lors de l'atelier "Données de santé : quelle stratégie pour quels usages ?" proposé par Acteurs publics dans le cadre du SAS Forum 2014, qui a réunissait plus d'un millier d'experts des nouvelles technolgies du public et du privé. Pour y répondre, Acteurs publics a choisi de donner la parole à Anne-Gaelle Javelle, chef de projet au secrétaire général pour la Modernisation de l'action publique, rattaché aux services du Premier ministre, et André Loth, directeur de projet Formation dans les domaines de la santé et des solidarités à la DREES (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), et co-auteur du rapport Bras sur la gouvernance et l’utilisation des données de santé. Au cours de ce débat animé par Pierre-Marie Vidal, directeur de la rédaction d'Acteurs publics, les intervenants se sont largement penchés sur le défi actuellement posé aux nombreux acteurs de la santé publique, et plus particulièrement les gestionnaires de systèmes d'information de santé (SNIIRAM, SNDMA...), qui collectent l'ensemble des données de santé des 65 millions d'habitants de notre pays. Comment garantir cette confidentialité des données de santé face aux possibilités et au potentiel de connaissance à acquérir et au développement de l’information du public ? Un débat suivi de près par le Club des Acteurs de la Performance publique. En savoir plus sur le SAS Forum Revivez l'atelier en vidéo Télécharger la présentation d'André Loth (DREES)


E-administration, introduction de la mobilité dans le service public, animation de la vie citoyenne sur les réseaux sociaux… Depuis le lancement du label Métropole French Tech, les projets se multiplient pour valoriser les potentiels de développement numérique des territoires. C’est dans cet esprit que Deloitte Digital lance le défi « Territoires numériques », ouvert à 60 étudiants issus de la majeure ingénierie des systèmes d’information de Télécom École de Management et Télécom Sud Paris, et d...

31/10/2014 | EXPERTISE

E-administration, introduction de la mobilité dans le service public, animation de la vie citoyenne sur les réseaux sociaux… Depuis le lancement du label Métropole French Tech, les projets se multiplient pour valoriser les potentiels de développement numérique des territoires. C’est dans cet esprit que Deloitte Digital lance le défi « Territoires numériques », ouvert à 60 étudiants issus de la majeure ingénierie des systèmes d’information de Télécom École de Management et Télécom Sud Paris, et d’une dizaine d’étudiants issus du master d’urbanisme de l’IEP de Paris. Trois thèmes sur les « territoires numériques » sont proposés aux étudiants : le citizen relationship management ; le marketing territorial du numérique ; la réforme territoriale et la consolidation numérique. Voir : http://www2.deloitte.com/fr/fr/pages/presse/2014/deloitte-digital-lance-le-defi-territoires-numeriques.html


De l'usage du numérique dans l'enseignement

De nombreuses « expérimentations tablettes » sont menées en France, certaines collectivités allant jusqu’à généraliser cet équipement informatique individuel. De plus l’État s’apprêterait à lancer un plan tablettes, couvrant à partir de la rentrée 2016 l’ensemble des collégiens de France. Ces initiatives « fortes » rencontrent néanmoins un certain scepticisme chez de nombreux enseignants qui se posent encore la question de l’utilité réelle du digital dans l’enseignement. Il serait facile de c...

30/10/2014 | EXPERTISE

De nombreuses « expérimentations tablettes » sont menées en France, certaines collectivités allant jusqu’à généraliser cet équipement informatique individuel. De plus l’État s’apprêterait à lancer un plan tablettes, couvrant à partir de la rentrée 2016 l’ensemble des collégiens de France. Ces initiatives « fortes » rencontrent néanmoins un certain scepticisme chez de nombreux enseignants qui se posent encore la question de l’utilité réelle du digital dans l’enseignement. Il serait facile de critiquer ces réfractaires et de les  accuser de résistance au changement. En réalité, l’expérience du numérique en classe peut se révéler décevante : manipuler une carte interactive en histoire-géo ou faire un exercice autocorrigeant en maths ne bouleverse pas la donne et ne produit pas un « choc pédagogique » capable de réduire la probabilité de l’échec scolaire. Car attention, les usages cités ci-dessus ne représentent que le B.A.-BA du numérique éducatif. Pour tirer tous les bénéfices des technologies dans l’enseignement, il faut coordonner trois dynamiques clés : – l’élève doit devenir acteur de son enseignement en s’appuyant sur les contenus digitaux pour préparer son cours de manière plus didactique. Ce n’est qu’après qu’il renforcera ses connaissances en cours, sous l’égide de l’enseignant. On parle ainsi de la « classe inversée » ; – les parcours pédagogiques doivent être individualisés grâce au recueil continu des données générées par le travail de l’élève et l’adaptation incessante des évaluations des cours proposés à chacun ; – l’accès à la connaissance doit se faire indépendamment de la présence au sein de l’établissement et doit permettre un travail plus efficace et plus interactif, décloisonnant ainsi les limites des murs de la classe. Pour mettre en œuvre de tels usages, il est nécessaire d’harmoniser les apports de différents acteurs de la chaîne de valeur (constructeurs de matériel, éditeurs de logiciels ou de manuels scolaires) et d’accompagner par la formation la transformation du processus pédagogique. Imad Bejani, directeur du pôle « Éducation et Recherche », Microsoft France Imad.Bejani@microsoft.com  


Création de l’association « Esprit de service France »

Un nombre sans cesse croissant d’organisations s’engage aujourd’hui dans l’amélioration de l’expérience client, citoyen, usager ou consommateur. Pour les aider dans cette voie, qui constitue une vérit...

30/10/2014 | EXPERTISE

Un nombre sans cesse croissant d’organisations s’engage aujourd’hui dans l’amélioration de l’expérience client, citoyen, usager ou consommateur. Pour les aider dans cette voie, qui constitue une véritable transformation, le modèle Esprit de Service a été élaboré, au départ au sein du groupe La Poste, et enrichi par la pratique mise en commun de 14 grandes entreprises françaises. Aujourd’hui, pour accompagner plus largement les organisations à s’approprier ce modèle et à faire de la France une référence dans l’excellence du service, l’association Esprit de service France est créée. Colloques, échanges inter-entreprises, interventions en universités et grandes écoles… La démarche Esprit de service soulève de plus en plus d’intérêt comme approche globale répondant au besoin de transformation du modèle de management des entreprises de service. Une grande partie de mon ouvrage Esprit de service, Passer du marketing au management de l’expérience client (Lexitis Éditions) rend hommage à toutes les personnes et organisations qui contribuent à renforcer ce mouvement : travaux menés au plan européen avec l’Afnor sur la création d’un norme sur l’excellence de service, création du référentiel Esprit de service par le club du même nom, jusqu’à l’adoption du terme esprit de service dans la stratégie même de certaines entreprises. Aujourd’hui, la création de l’association Esprit de service France vient répondre à l’intérêt que suscite la démarche Esprit de service et la volonté de très nombreux acteurs de participer à la mobilisation nécessaire face aux enjeux auxquels sont confrontés nos marchés et nos organisations, privées comme publiques. L’exemple de l’accueil des touristes montre bien que seule l’action combinée de multiples organisations (aéroports, taxi et transports publics, hôtellerie –restauration, services publics…) engagées dans une même démarche de service peut être efficace pour réussir l’expérience client qui fera revenir les visiteurs du monde entier et en attirera d’autres. Créée à mon initiative, avec le noyau fondateur des entreprises membres du club « Esprit de service & Innovation managériale », l’association Esprit de service France a pour ambition de développer la promotion de la démarche Esprit de service à la fois par le développement d’actions concrètes mobilisant les organisations, d’actions d’animation et de reconnaissance, la mise en place de dispositifs de mesure partagés et, bien entendu, le renforcement des échanges de bonnes pratiques entre organisations pour développer la satisfaction et viser l’enchantement des clients et des collaborateurs. Xavier Quérat-Hément, directeur de la qualité du groupe La Poste, membre de la Commission nationale des services www.xavierquerathement.fr  


La perception de la responsabilité

À l’heure de l’examen de la « nouvelle organisation territoriale de la République » (NOTRe) et de la réforme de l’administration territoriale de l’État, la perception des citoyens vis-à-vis des évolut...

30/10/2014 | EXPERTISE

À l’heure de l’examen de la « nouvelle organisation territoriale de la République » (NOTRe) et de la réforme de l’administration territoriale de l’État, la perception des citoyens vis-à-vis des évolutions qu’entraîneront les réformes des différents services publics mérite d’être analysée avec précision. Une étude menée par PwC en juin dernier apporte des éclairages intéressants. Bien que menée dans le contexte britannique, et donc partiellement transposable en France, elle illustre tout l’intérêt d’interroger les attentes des citoyens sur les périmètres et les modalités de responsabilité des futurs structures et échelons administratifs. L’étude PwC montre que le public a plutôt une bonne perception des capacités des différents types d’acteurs publics à agir dans un domaine particulier, pour autant que rôles et responsabilités, modes de gouvernance, de décision, leviers budgétaires et moyens d’actions soient clairs, alignés, cohérents et stables. A contrario, dans les domaines aussi divers que l’éducation, la santé, la sécurité et le logement (et à l’exception notable des transports et de la collecte des déchets), l’absence de partage clair de responsabilités, le morcellement des rôles et des niveaux d’action dans les territoires, conduit 65 % des personnes interrogées au titre de l’étude à tenir les administrations d’État comme principales responsables de la mise en œuvre des services publics – et donc in fine, de la performance et de la qualité perçues. Deux implications principales s’en dégagent. Le rôle de l’État reste perçu comme central et le gouvernement risque d’être tenu pour responsable, pendant un moment au moins, de la qualité des services publics ou des dispositifs transférés, soit en tant qu’initiateur du mouvement de transfert, soit que le public n’ait pas perçu précisément ce qui a réellement changé. Ensuite, le transfert doit être mûrement réfléchi entre les structures centrales et les acteurs locaux, ces derniers devant s’assurer de leur réelle capacité à absorber des missions supplémentaires et à les exercer au mieux. Dans tous les cas, l’expérience montre que la perception du public sur la réalité des périmètres de responsabilité n’évolue qu’assez lentement. Cela ne peut que militer pour une clarification au plus tôt des règles, et des modalités de mise en œuvre de cette fameuse « NOTRe » et des différents chantiers de modernisation de l’action publique, au service d’une démocratie de plein exercice, comprise et acceptée de tous. Fabrice Francillon, directeur consulting secteur public, PwC fabrice.francillon@fr.pwc.com   Who’s accountable ? The public’s view on decentralisation : http://www.pwc.com/gx/en/psrc/united-kingdom/whos-accountable-now.jhtml