Cette enquête est révélatrice pour notre syndicat du désengagement de l’État à l’oeuvre dans les territoires. Un sentiment partagé par 67 % des agents de la fonction publique territoriale qui tranche avec les 52 % des agents de l’État. Réflexe corporatiste de ces derniers ? Peut-être. Quant aux jeunes, qui apparaissent le plus en pointe dans les avis positifs, sans doute n’ont-ils pas le recul nécessaire pour juger de l’impact de la réforme.
Globalement, nous doutons qu’avec les réductions d’effectifs dans la fonction publique d’État les services puissent être rendus de la même façon. L’interlocuteur unique est une mesure séduisante sur le papier, mais, pour nous, représentants des collectivités, ce n’est pas vraiment une bonne chose.
N’oublions pas que les collectivités font l’objet aujourd’hui de transferts de compétence plus ou moins bien compensés. Si en plus les intermédiaires que nous avions au niveau des services de l’État disparaissent, au nom de la rationalisation des moyens, nous allons avoir plus de mal à mener à bien nos missions.
Les agents hospitaliers représentent une catégorie à part, qui sont moins en contact avec les services de l’État, mais plutôt avec les institutions intermédiaires (agences, etc.). Sur le terrain, ils ressentent moins cette tendance que les “territoriaux”, d’où les 17 % seulement qui associent la réforme en cours à un désengagement de l’État.
Sans surprise, l’échelon régional recueille le plus d’avis favorable dans le redécoupage des directions, ce qui correspond à la volonté politique nationale d’en faire le niveau de références des politiques publiques.
Voir les résultats de la première vague de questions de l'Observatoire (nov 2009)
Les cadres publics soutiennent la réforme
Lire l'analyse de Frédéric Dabi, directeur du département "Opinion" de l'Ifop
Ineum Consulting, partenaire de l’Observatoire
Lire le commentaire de Bruno Valet, associé en charge du secteur public, Ineum Consulting
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