indicateur de publicitŽ

Les lauréats des Prix des Communicants publics 2009

Grand prix du Communicant public

de l'année 2009

Roselyne Bachelot-Narquin

Ministre de la Santé et des Sports

La vidéo de remise du Grand prix

Sur tous les fronts

Photo : Vincent Baillais - Lieu dit

Au gouvernement, Roselyne Bachelot-Narquin ne passe pas inaperçue. Ses tailleurs colorés, ses rires de gorges ou son aptitude à chausser, à la sortie d’un conseil des ministres, des sabots en plastique rose, lui confèrent une certaine originalité. Et s’il fut un temps où elle était gaffeuse – elle avait évoqué le sonotone de Jacques Chirac, et conseillé aux Français, pendant la canicule 2003, de se “garer à l’ombre” –, la ministre la Santé et des Sports s’est aguerrie.

Docteur en pharmacie, cette angevine a débuté en politique en 1982, élue conseillère générale (RPR) du Maine-et-Loire. Six ans plus tard, elle reprend le siège de député de son père Jean Narquin, et cumule ce fauteuil celui de conseillère régionale des Pays-de-Loire, puis de conseillère municipale d’Angers. Entre 1996 et 1999, elle est également à la tête du conseil national des personnes handicapées - un de ses grands combats politiques -, comme l’accès à la contraception et à l’avortement. C’est également à cette époque qu’elle défendra le Pacs, bien seule à droite dans cette bataille. Cela ne l’empêche pas de prendre du galon au RPR, et d’être nommée en 2001 secrétaire générale adjointe du RPR.

Concertation

Au moment de l’élection présidentielle, Roselyne Bachelot intègre l’équipe de campagne de Jacques Chirac, dont elle devient la porte-parole. C’est ce qui lui permet d’être propulsée ministre de l’Écologie sous le premier gouvernement Raffarin. Elle y restera deux ans, et partira au terme de vives polémiques avec les associations écologistes. Son éviction du gouvernement l’amène à se rapprocher de Nicolas Sarkozy et à le soutenir dans sa campagne.

En 2007, cette amie de François Fillon – sa circonscription de députée était voisine de celle du Premier ministre – décroche un nouveau ticket gouvernemental, et devient ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Aujourd’hui, elle affiche à son bilan une importante réforme de la gestion des hôpitaux et de l’organisation de la santé publique, pilotée de manière relativement pacifique.

En matière de communication publique, Roselyne Bachelot croit désormais à la “démocratie participative”. Elle se dit favorable aux concertations les plus larges possibles et à la création “d’États généraux”, comme ceux sur la bioéthique. Dans une situation de crise comme celle de l’épidémie de grippe A, son mot d’ordre est triple : donner un maximum d’informations au grand public, même si les connaissances ne sont pas complètes ; assurer la mobilisation de tout le gouvernement et s’entourer d’experts divers, qui puissent relayer la parole ministérielle. En jouant au maximum la carte de la transparence.

A voir sur acteurspublics.com :

Crises sanitaires : un défi pour le communicant public

Interview vidéo de Roselyne Bachelot-Narquin

 

Photo : Vincent Baillais - Lieu dit

 

Dates clés

1982 : Élue conseillère générale du Maine-et-Loire

1986 : Élue conseillère régionale des Pays-de-la-Loire

1988 : Élue députée

1998 : Plaidoyer pour le Pacs à l’Assemblée nationale

2001 : Secrétaire générale adjointe du RPR

2002 : Ministre de l’Écologie et du Développement durable

2007 : Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports