Répondre aux trois enjeux de la formation professionnelle
La formation professionnelle apparaît souvent comme un objet opaque, comme un système doté d’une économie propre, sans lien réel avec les problématiques économiques du pays.
La formation professionnelle apparaît souvent comme un objet opaque, comme un système doté d’une économie propre, sans lien réel avec les problématiques économiques du pays.
Dans un contexte budgétaire contraint qui impose à tous de partager le même objectif de réduction de la dépense publique, peut-on voir dans l’acte III de la décentralisation, dont le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 10 avril, un moyen de l’atteindre ? C’est en tout cas ce que souhaiteraient 40 % des Français, interrogés par l’Ifop.
Selon le sénateur UDI de l'Eure, l'État ne joue pas son rôle de stratège dans le déploiement du très haut débit sur le territoire.
À quelques jours de la parution du prochain livre blanc de la défense, ce sondage confirme que les Français demeurent attachés à leur armée. Ils sont conscients de son importance pour l’industrie française et souhaitent qu’elle continue à se réformer.
En pointe sur les questions touchant à la ruralité, le député UMP de Lozère, qui est aussi maire et conseiller général, estime que les projets du gouvernement “signent l’extinction d’une politique nationale d’aménagement du territoire digne de ce nom”.
L'officier de marine Alexis Rostand, qui fut sous-directeur de l'agence Défense Mobilité jusqu'en 2010, souligne que les anciens militaires constituent un vivier de recrutement inestimable pour notamment “contribuer au renouveau industriel”, pour peu qu'on leur propose un soutien “adapté” au moment de leur reconversion.
Le conseiller d'État et ancien président de la Commission nationale du débat public Pierre Zémor appelle de ses vœux une association plus étroite des citoyens aux décisions publiques, notamment en organisant davantage les démarches de concertation au niveau parlementaire.
Démocratie locale, répartition des compétences, place de l'intercommunalité, élections : en donnant les grandes orientations de la future loi de décentralisation, le président de la République n'a pas apporté de réponses toutes faites aux multiples interrogations soulevées par ce vaste chantier. Olivier Rouquan, chercheur associé au Centre d’études et de recherches de sciences administratives (Cersa) et auteur de Culture territoriale (Gualino), en rappelle les enjeux.
Pour la vice-présidente du Cercle de la réforme de l’État, rendre obligatoire l'évaluation des politiques publiques permettrait d'éviter “les multiples changements normatifs qui absorbent trop de temps et donc d’argent”.
Chercheur au Laboratoire techniques, territoires et sociétés (Latts) du CNRS, François-Mathieu Poupeau estime que la RGPP et la Réate ont laissé nombre de fonctionnaires des services déconcentrés de l'État désorientés. La quête de sens sur leur statut et leur métier est liée selon lui à trois acceptions du mot “sens” : signification, orientation, discernement.
Le sénateur PS de Haute-Saône affirme la nécessité de confier aux collectivités territoriales, dans certains domaines, “le pouvoir d’adapter localement les conditions de mise en œuvre de la loi”. Il juge par ailleurs “impératif et urgent de clarifier et de rendre lisible aux yeux de nos concitoyens la mission fondamentale attribuée à chacun des niveaux de collectivités”.
La suppression de ce niveau de collectivité territoriale entraînerait une désertification de nombreuses parties du territoire national et une montée des inégalités territoriales, assure le conseiller d'État et administrateur de la fondation Res Publica.
Selon le président du directoire d’Unibail-Rodamco, “si la France produisait en 355 jours ce qu’elle réalise en 365, elle renouerait de facto avec une croissance de 3 %”.
Directrice de recherche au CNRS, Évelyne Serverin suggère de remplacer le mode actuel de “redistribution par l'assistance” du RSA par un mode d'“attribution par l'impôt” à l'image de la prime pour l'emploi.
Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), ancien commissaire à la réforme de l’État, décrit le rôle et le fonctionnement des autorités administratives indépendantes, notamment les structures de régulation, soulignant leur contribution “à l’effectivité et à l’efficacité de l’action publique” ainsi qu'à la modernisation de l'État.
Selon l'enseignant et chercheur en sciences politiques Pierre Bauby*, l'évolution nécessaire des services publics passe par “une étape décisive de décentralisation de leur organisation, de leur fonctionnement”.
Pour le président de l’association Services publics, dans de nombreux domaines de l'intervention publique, un défaut d'études ou même de données statistiques serait dommageable à la collectivité.
Selon cet ancien élève de l’ENA, docteur en géographie et chercheur associé à l’université François-Rabelais, la France, pour se reconstruire, peut s'appuyer sur trois “moteurs” : l'intercommunalité, l'intégration régionale et la construction européenne.
Le ratio “augmentations salariales” liées au “un sur deux” est de 27 000 euros par agent dans les services du Premier ministre, de 17 000 euros à Bercy, mais seulement de 6 000 euros à la Justice et de 3 500 euros à l’Éducation nationale, rappelle ce professeur au Conservatoire national des arts et métiers.