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“Régionaliser les budgets pour plus d'efficacité”

5 févr. 2008, PAR Acteurs Publics
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Le secrétaire général de la Préfecture de Loire-Atlantique revient sur l'expérimentation de la régionalisation des budgets en 2007 dans les Pays-de-la-Loire.
En quoi consiste l'expérimentation pour laquelle vous avez été choisis ?
Nous avons été choisis pour expérimenter un budget opérationnel de programme (BOP) au niveau régional. Nous avons vécu assez positivement cette expérimentation, qui concerne l'autonomie des services déconcentrés de l'État, même si le passage à ce système ne s'est pas fait en quelques heures. Elle nous a permis d'établir un certain nombre d'instances et d'échanger des bonnes pratiques. C'est une de ses grandes vertus.

Quel a été l'objectif prioritaire de cette démarche ?
Mieux gérer notre gestion des ressources humaines, optimiser le tableau de nos emplois et le crédit qui y est affecté, car nous avions constaté un niveau de vacances trop élevé. Avec les BOP, nous optimisons le tableau de la gestion des emplois et la vacance d'emploi est mieux ajustée. Nous avons également choisi de mutualiser un emploi : celui du représentant de l'État devant la juridiction administrative concernant le séjour des étrangers. Cet emploi, financé par les cinq préfectures de la région, permet d'éviter les déplacements coûteux pour les préfectures éloignées de Nantes, siège du Tribunal administratif. Ce système permet de faire des économies d'échelles sur les fonctions transversales.

Quelles autres actions avez-vous menées ?
La gestion commune d'une enveloppe de formation continue des personnels et une enveloppe pour soutenir la modernisation des préfectures. Nous avons ainsi mis en place un système d'information géographique commun à nos préfectures et un système de visioconférence entre elles. De la même façon, une enveloppe a été constituée pour assurer des travaux d'entretien ou d'amélioration du patrimoine immobilier (toitures, façades, etc.), en particulier des sous-préfectures. Cette action n'est pas assez lourde pour justifier un investissement central.

Comment ont été perçus ces changements ?
Ils se sont faits dans la clarté. Nous avons imaginé une charte de gestion qui met en avant la transparence et la collégialité. Les quelques appréhensions ont été surmontées sans trop de difficultés. La dimension régionale est une surface qui permet d'envisager des économies. On peut imaginer aller beaucoup plus loin, par exemple pour les achats publics ou l'immobilier, etc.