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Le prix des primaires

3 mars 2010, PAR Acteurs Publics
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Les partis politiques français se sont rapidement convertis au principe des primaires, mais le bilan de l’expérimentation reste à tirer.

2007 : Ségolène Royal l’emporte sur Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Les propos échangés sont parfois rudes, une vidéo sur la présidente de la région Poitou-Charentes et les 35 heures dans les établissements scolaires sort opportunément sur le Net…

Bref, tous les coups sont permis. À peine les résultats connus, la guerre continue. Jamais la gagnante ne tendra la main aux battus, jamais ces derniers n’accepteront d’aider vraiment celle qui devient la candidate du Parti socialiste à l’Élysée. 2009 : Valérie Pécresse bat largement Roger Karoutchi dans la primaire UMP pour les régionales en Île-de-France. Pendant la campagne interne, la violence est déjà au rendez-vous.

Une fois le résultat connu, aucune trêve n’est décrétée et le combat continue comme si de rien n’était. Ailleurs, les primaires virent à l’artificiel : dans plusieurs régions, le candidat désigné par les militants n’est aujourd’hui plus en lice. Autant dire que la culture française n’est pas – encore ? – à l’heure américaine.

Et si les socialistes ont décidé de recommencer, à une échelle plus grande encore, l’expérience de 2007, ils ont tout intérêt à y réfléchir à deux fois pour que les mêmes causes ne produisent pas éternellement les mêmes effets.