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Un nouveau souffle grâce aux éoliennes

20 mars 2012, PAR Xavier Sidaner
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L’installation d’un parc éolien en 2008 a boosté l’activité économique et sociale de la petite ville de Fruges, dans le Nord. Le maire veut accueillir d’autres éoliennes.

Le plateau de la commune de Fruges, en pays d’Artois, devrait très prochainement voir s’implanter de nouvelles éoliennes. Un cabinet d’études a été mandaté fin 2011 par la commune pour analyser les conditions d’extension du site existant. “Ce projet de développement, qui fixera précisément le nombre et les caractéristiques des machines susceptibles d’être installées devrait aboutir en 2013”, espère le maire socialiste, Jean-Jacques Hilmoine. L’édile, qui soutient le projet, n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a fait du territoire de sa commune l’un des tous premiers parcs éoliens. “En 2002, le territoire avait été identifié comme propice à l’implantation d’éoliennes”, rappelle le maire. Six ans plus tard, le territoire, qui domine le plateau de l’Artois, comptait 70 éoliennes, permettant d’alimenter 150 000 habitants en électricité.

À ce parc, aurait pu s’ajouter une bonne trentaine d’autres éoliennes, si une société n’avait pas préféré investir en Allemagne, ce que déplore Jean-Jacques Hilmoine, qui avoue avoir “raté le coche”. C’est dire si le maire et l’ensemble des acteurs locaux veulent aujourd’hui se rattraper et sont impatients d’accueillir de nouvelles éoliennes, tant il est vrai que ce futur projet est susceptible d’avoir quelques retombées économiques non négligeables pour la collectivité.

Depuis que les éoliennes soufflent sur la commune, la collectivité ne cesse d’en récolter les fruits sur le plan socio-économique. Exploitées par une société privée, ces éoliennes ont généré près de 45 emplois directs dans la maintenance quotidienne des machines, sans compter les emplois indirects dans la gestion des espaces naturels notamment, soit au total une centaine d’emplois.

Dotations budgétaires
Cet accroissement d’activités a contribué à la croissance de la population, qui est passée à près de 8 000 habitants en quelques années. À nouveaux habitants, nouveaux besoins. Une maison de la petite enfance, un centre de loisirs et une maison de la solidarité ont été créées sur ce territoire en expansion. Pour en assurer le fonctionnement, la communauté de communes a dû embaucher près de 60 agents en six ans, faisant passer les effectifs de la collectivité de 20 à 80 en 2010.

Des embauches qui n’auraient pu être financées sans la société exploitant les éoliennes, qui contribue largement au budget de la collectivité au titre de la contribution économique territoriale, l’ex-taxe professionnelle. Si l’on y ajoute les autres contributions perçues par la collectivité, “le budget de la communauté de communes a été multiplié par trois pour atteindre les 4 millions d’euros”, calcule le maire, qui est aussi président de la communauté de communes. Une manne dont profitent directement les 25 communes membres de l’intercommunalité qui se partagent près de 300 000 euros au titre de la dotation de solidarité et 200 000 euros grâce à un fonds de concours. Des sommes qui permettent d’investir. Et d'instaurer un cercle vertueux.

Xavier Sidaner