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L’AP-HP en mode à distance

20 mai 2010, PAR Acteurs Publics
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Identifiée par le ministère de la Santé et l’Ordre national des médecins comme un axe stratégique, la télémédecine est testée par l’AP-HP.

Fort de son expertise en téléméde­cine (projets Télégeria), l’hôpital européen Georges-Pompidou a décidé d’évaluer la plateforme Cisco HealthPresence dans le cadre d’avis spécialisés à distance délivrés à des personnes âgées.

Dans le cadre du partenariat entre l’AP-HP, Cisco et Orange Business Services, deux stations Cisco HealthPresence ont été installées à l’AP-HP : l’une côté patients à l’hôpital Vaugirard (service de suite de soins et longs séjours), l’autre côté médecin spécialiste à l’hôpital européen Georges-Pompidou (hôpital courts séjours). Ces technologies ont permis l’examen des patients à travers le réseau sécurisé très haut débit de l’AP-HP. Les spécialités médicales concernées par cette expérimen­tation étaient l’orthopédie, la cardiologie, la médecine vasculaire, la dermatologie, la neurologie, la psychiatrie, l’ORL et le traitement des escarres chez les patients âgés. Une expérimentation suivie par le docteur Pierre Espinoza, du Pôle urgences réseaux à l’hôpital européen Georges-Pompidou. L’évaluation du système de téléconsultations entre l’hôpital européen Georges-Pompidou et l’hôpital Vaugirard a été effectuée par le docteur Laurence Esterle, directrice de recherche, CERMES.

Premiers résultats de cette expérimentation
Au total, ce sont 300 trajets en ambulance qui ont pu être évités aux personnes âgées concernées par ce pilote. Moins de stress pour ces patients mais aussi une économie pour l’hôpital. La mobilisation des patients a été réduite : 35 minutes pour la consultation médicale à distance au lieu des 5 heures nécessaires lorsqu’il fallait faire un déplacement. Résultat, un gain de temps pour les spécialistes qui ont pu donner deux fois plus de consultations en une journée. Le personnel médical de l’hôpital gériatrique a eu plus facilement accès aux spécialistes de l’hôpital européen Georges-Pompidou, alors que, jusqu’à présent, 3 à 4 semaines étaient généralement nécessaires pour planifier un rendez-vous de visu avec un patient.

Publié dans acteurs publics n°64 – Mai 2010