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Opérateurs de l’État et systèmes d’information sur le gril

18 sept. 2014, PAR Xavier Sidaner
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© LCham/SIPA

Parmi les chantiers de réforme de l’État ouverts par Matignon, figurent ceux des fonctions support, des systèmes d’information, mais aussi des 1 200 opérateurs de l’État. Leur développement n’a pas fait l’objet d’une “stratégie d’ensemble”, déplore le Premier ministre dans une circulaire.


La réforme de l’État version Thierry Mandon, dont le top départ a fait l’objet d’une communication en Conseil des ministres le 10 septembre dernier, devrait cibler davantage les opérateurs de l’État. Ce vaste réseau de quelque 1 200 agences a permis un “renforcement quantitatif et qualitatif des moyens affectés aux politiques publiques concernées”, estime le Premier ministre, Manuel Valls, dans une circulaire du 16 septembre, mais dans le même temps, il regrette que leur développement n’ait pas fait l’objet d’une “stratégie d’ensemble”.[cliquez ici pour la consulter]

Il est nécessaire de revoir la répartition des missions et compétences entre l’État et ces organismes”, peut-on lire dans la même circulaire, qui évoque une “rénovation des conditions d’exercice de la tutelle”, voire, hypothèse extrême, la possibilité d’en “réduire le nombre”.

Le “tri”, dans ce vaste maquis découlera d’une revue des opérateurs sur le même modèle que la revue des missions de l’État que doivent conduire chacun des ministres. Matignon est décidé à taper fort et vite. Les premières conclusions de ces travaux sont attendues pour le 15 décembre. Les ministres ont donc trois mois pour rendre leur copie.

Mutualisations des fonctions support

Ceux-ci devront, également d’ici le 15 décembre, formuler des propositions de nouveaux services numériques, histoire de “transformer radicalement la relation entre les usagers et l’administration”.

Plus largement, au-delà du numérique, tout ce que l’on nomme les “fonctions support” et qui inclut les systèmes d’information, seront elles aussi passées en revue, dans une optique de “performance” accrue. “Une meilleure utilisation doit viser simultanément une amélioration de la qualité de vie au travail des agents et l’innovation des relations avec les usagers et les entreprises”, précise la circulaire.

Des mutualisations, interministérielles ou ministérielles, sont à prévoir. Matignon voit là un levier de maîtrise de la dépense publique supplémentaire.