Quantcast

Les femmes plus vulnérables au virus Ebola

9 mars 2016, PAR Jean-Michel Meyer
  • 01
    MIN
  • 0

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2016, le bureau de la vice-présidente et envoyée spéciale pour les questions du genre à la Banque africaine de développement (BAD), la Sud-africaine Geraldine Fraser-Moleketi, a présenté un rapport intitulé “La résilience des femmes : intégrant le genre dans la réponse à l’ebola”. L’étude de la BAD avait pour objet de savoir si la maladie à virus Ebola avait touché les femmes et les hommes différemment. “La réponse est un oui retentissant”, a relevé la vice-présidente.

“Nous avons pendant longtemps soupçonné que les maladies infectieuses avaient tendance à exacerber les vulnérabilités socioéconomiques qui sévissent avant l’apparition d’un foyer. Cette connaissance se confirme dans le cas de figure présent”, souligne Geraldine Fraser-Moleketi, après avoir visité le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée en août 2015, au plus fort de l’épidémie. “Le rapport examine la futilité d’essayer de renforcer la résistance au virus Ebola et aux futurs chocs de maladies infectieuses dans les ménages et les communautés sans aborder l’inégalité systémique entre les sexes”, insiste la représentante de la BAD.

Le rapport