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L’équipe Hollande revendique la création de 29 422 postes d’agents de l’État sur le quinquennat

8 juil. 2016, PAR Pierre Laberrondo
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Près de 30 000 postes supplémentaires auront été créés dans la fonction publique d’État sur l’ensemble de la législature du fait principalement des recrutements dans les ministères prioritaires (Éducation, Intérieur, Justice et Défense), selon un document budgétaire transmis le 7 juillet au Parlement. L’année prochaine, 13 795 emplois seront créés au sein de l’État.


La fin du quinquennat de François Hollande approche et l’heure des comptes avec. Dans le cadre du débat d’orientation des finances publiques précédant la présentation du projet de loi de finances pour 2017, le gouvernement Valls a transmis au Parlement, le 7 juillet, ses prévisions budgétaires et ses objectifs en matière de recrutements (cliquez-ici pour consulter le document). L’occasion de revendiquer un solde positif de 29 422 postes dans la fonction publique de l’État sur l’ensemble du quinquennat (2012-2017).

Afin d’assurer la sécurité des Français, le gouvernement a créé un peu moins de 30 000 emplois depuis le début du quinquennat, relève le gouvernement dans ce document. Ces créations d’emplois, qui ont bénéficié principalement aux ministères de la Défense, de la Justice et de l’Intérieur, n’étaient pas prévues dans la programmation initiale mais sont indispensables dans le contexte sécuritaire actuel”, poursuit le document.

Stratégie des ministères prioritaires

Soucieux d’afficher un bilan rigoureux, l’exécutif s’empresse de préciser que déduction faite de cet effort exceptionnel, les emplois restent globalement en baisse entre 2013 et 2016 compte tenu des suppressions de postes dans les ministères non prioritaires. Sur l’ensemble de la législature, hors les créations décidées à partir de 2015 pour la sécurité des Français, les effectifs de l’État seront en baisse de 5 282 emplois, en dépit d’une légère augmentation des effectifs en 2017, hors actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) et du plan de lutte antiterrorisme, assure le gouvernement, très critiqué ces jours-ci sur sa communication en matière budgétaire et singulièrement sur le plan d’économies de 50 milliards d’euros.

Le budget de l’année prochaine, le dernier élaboré par l’équipe Hollande-Valls d’ici l’élection présidentielle, prévoit la création de 13 795 emplois au sein de l’État. Dans le détail, 16 125 postes supplémentaires seront ouverts dans les ministères prioritaires, parmi lesquels 11 662 seront en théorie créés dans l’éducation – pour satisfaire l’objectif final de la création de 60 000 postes en cinq ans dans ce secteur –, même si ces derniers ne trouvent pas nécessairement preneurs [cliquez ici pour lire notre analyse sur le sujet].

Bercy, principale cible des économies

Par ailleurs, 464 postes seront ouverts à la défense (après 2 300 en 2016), 2 100 à la justice, 1 746 à l’intérieur. 153 postes supplémentaires seront également créés dans certains services de Matignon, liés à la sécurité notamment : le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ou le groupement interministériel de contrôle (GIC).

Pour “tenir” sa comptabilité, le gouvernement poursuit la réduction du nombre de postes dans les ministères non prioritaires. Bercy reste le plus gros contributeur. La sphère “Finances” continue son cycle récessif et perdra, en 2017, 1 512 postes, tandis que l’Économie en rend 30. Le ministère de l’Environnement et des Transports enregistre, lui, la perte de 500 unités, le ministère du Logement, 160, celui du Travail et de l’Emploi, 150, et celui des Affaires sociales et de la Santé, 80.