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Arnaud Montebourg, “candidat des territoires, non des métropoles”

9 janv. 2017, PAR Pierre Laberrondo
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© J.-C. Tardivon/SIPA

“J’ai vu une France coupée en deux avec des métropoles qui se construisent et des provinces qui baissent, perdent de la substance, perdent leurs commerces”, a affirmé le candidat à la primaire de la gauche en répétant avoir, dans son programme, “budgété et présenté un investissement de 20 milliards d’euros, sur cinq ans, dans les territoires”.


En adressant des “vœux de sortie de crise” aux Français, le 7 janvier à Blanzy, son fief de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg s’est posé en “candidat des territoires, non des métropoles” et a réaffirmé son projet de relance économique et écologique.

“Je suis venu dire ici comment la transformation profonde que je porte va changer la donne sur nos territoires”, a déclaré devant plus de 400 personnes l’ancien ministre du Redressement productif, candidat à la primaire organisée par le Parti socialiste, à quelques jours du premier débat, jeudi 12 janvier.

“Il faut remettre la France au travail, se retrousser les manches pour créer de la richesse”, a-t-il ajouté. “J’ai vu une France coupée en deux avec des métropoles qui se construisent et des provinces qui baissent, perdent de la substance, perdent leurs commerces. C’est la France qui ferme. On sait ce qu’est un désert médical, culturel, économique”, a poursuivi Arnaud Montebourg.

20 milliards d’euros d’investissements

Le candidat à la primaire de la gauche a répété avoir, dans son programme, “budgété et présenté un investissement de 20 milliards d’euros, sur cinq ans, dans les territoires, dans les projets d’infrastructures (…) et il ne s’agit pas de faire des ronds-points”, a-t-il souri. “N’ayez pas peur de l’investissement car il rapporte”, a-t-il insisté, ajoutant que les marchés publics devraient réserver “80 % de leurs commandes” aux entreprises françaises car selon lui, “le « Made in France » peut faire tourner les PME”.

Reprenant un autre de ses chevaux de bataille, Arnaud Montebourg a proposé de consacrer “3 milliards (d’euros) pour inciter les entreprises à accepter une réorganisation par le télétravail”, gage d’emploi, de vie familiale plus épanouie, mais aussi, pronostique-t-il, “de baisse de 33 % de l’absentéisme et d’une hausse de la productivité de 22 %”.

Côté santé, il a proposé “aux 2,5 millions de Français qui vivent dans des déserts médicaux que la Sécurité sociale salarie des médecins dans les maisons de santé et que les étudiants en médecine fassent un service civique, humanitaire” aux côtés de ces médecins.

Avec AFP