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La Fondation Concorde appelle à clarifier la gouvernance du Grand Paris

9 janv. 2017, PAR Bastien Scordia
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© Xavier Francolon/SIPA

Par souci d’efficacité, la métropole du Grand Paris ne doit pas être supprimée, mais les compétences des collectivités franciliennes doivent être clarifiées, affirme le think tank libéral dans une étude publiée en décembre dernier.


Maintien de la métropole, suppression des échelons départementaux et compétences “exclusives” pour les collectivités : la gouvernance du Grand Paris doit être rendue plus “lisible, démocratique et efficace”. C’est le souhait de la Fondation Concorde qui, dans une étude publiée en décembre 2016, appelle à clarifier et à alléger le millefeuille institutionnel du territoire francilien.

Des communes aux établissements publics territoriaux, en passant par les départements, la métropole du Grand Paris et la région Île-de-France, “le nombre d’échelons institutionnels auxquels doivent s’adresser les investisseurs et les citoyens est aujourd’hui beaucoup trop important” estime le think tank libéral dans son étude [cliquez ici pour la consulter].

“La participation de tant d’acteurs entraîne une perte de temps considérable, poursuit la Fondation Concorde, et conduit naturellement à un manque de visibilité sur les actions entreprises comme à une incompréhension des rôles et des prérogatives.”

Pas de pouvoirs renforcés pour la région

Pour clarifier le rôle de chacune de ces parties prenantes, le think tank se garde pour autant de proposer la suppression de la métropole du Grand Paris (MGP) au profit de la région, et ce une année tout juste après la création de la MGP. Une idée pourtant défendue par la présidente Les Républicains de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, elle-même, et par le candidat déclaré de la droite à l’élection présidentielle, François Fillon, mais qui, selon l’organisme, représente un “contresens”.

“Il serait incohérent et contreproductif de renforcer les pouvoirs de la région alors que cette dernière n’est pas reconnue et portée par les électeurs, contrairement aux maires”, juge le think tank. À le croire, la priorité résiderait davantage dans la métropole et les intercommunalités qui la composent.

Compétences exclusives

Outre la suppression des échelons départementaux, la Fondation Concorde préconise ainsi de délimiter le rôle de chaque collectivité et de définir, pour ces dernières, des compétences “exclusives qui ne seraient plus délégables”. 

Au détriment de la région et de son schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), le développement économique et l’attractivité de la “destination” Paris “pourraient être confiés à la collectivité métropolitaine”, cite en exemple le think tank. “La métropole serait amenée à se projeter sur le long terme et à travailler avec les territoires qui la composent sur la stratégie de rayonnement de la capitale et son agglomération”, souligne-t-il.